


{"id":1001,"date":"2015-07-19T19:07:36","date_gmt":"2015-07-19T17:07:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1001"},"modified":"2015-07-19T19:07:36","modified_gmt":"2015-07-19T17:07:36","slug":"cuando-vuelva-otro-cest-trop","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/cuando-vuelva-otro-cest-trop\/","title":{"rendered":"Cuando Vuelva\u2026 Otro, c\u2019est trop"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Cuando vuelva a casa voy a ser otro<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">(<em>Quand je rentrerai \u00e0 la maison je serai un autre)<\/em>,<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">texte et mise en sc\u00e8ne <a href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/spip.php?mot82\">Mariano <\/a>Pensotti<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Avignon 2015, La FabricA<\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1000\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/arton376.jpg\" width=\"1400\" height=\"975\" \/><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-997\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/2015_cuando_marianopensotticbeniaminboar-3_0.jpg\" alt=\"2015_cuando_marianopensotticbeniaminboar-3_0.jpg\" width=\"800\" height=\"490\" align=\"center\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Sur le texte de Mariano Pensotti, le grupo Marea pr\u00e9sentait \u00e0 la Fabrica <strong>Quand je rentrerai \u00e0 la maison je serai un autre<\/strong>. Un spectacle cr\u00e9\u00e9 r\u00e9cemment, en mai dernier, au Kunstenfestivaldesarts de Bruxelles. Une sorte d\u2019\u00e9pop\u00e9e de personnages ou de caract\u00e8res, aux pens\u00e9es int\u00e9rieures qui viennent \u00e0 prendre forme sur le plateau.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p>Avouons-le, le d\u00e9sir de la d\u00e9couverte du travail de cette compagnie argentine aura dur\u00e9 le temps de franchir les portes de la salle de la Fabrica. Alors install\u00e9, on a tout le temps de scruter la toile peinte tendue en travers du plateau. Une sorte de fresque pr\u00e9historique d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et de t\u00e9moignage des ruines d\u2019un \u00ab\u00a0temple grec\u00a0\u00bb pour l\u2019autre. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, des dinosaures fa\u00e7on <i>Jurassik Parc<\/i> d\u2019attraction fig\u00e9s dans une esth\u00e9tique des Walt Disney des ann\u00e9es\u00a060\u00a0; de l\u2019autre la repr\u00e9sentation d\u2019un \u00ab\u00a0capitole\u00a0\u00bb abandonn\u00e9 aux sables du d\u00e9sert. Sentiment de na\u00efvet\u00e9 du visuel qui joue de distance du coup avec ce qu\u2019il repr\u00e9sente.<br \/>\nQuand sur le plateau, \u00e7a s\u2019animera, la toile d\u00e9voilera une banquise et des pingouins, etc., etc., etc. En front de sc\u00e8ne, deux tapis roulants oblongs porteront les com\u00e9diens du grupo qui semblent s\u2019en servir comme de diff\u00e9rents espaces mentaux, publics, familiaux. Ils accueilleront aussi une tripot\u00e9e de bibelots et de collections de matous.<br \/>\nC\u2019est au mieux une s\u00e9rie de sketchs sur la vie, la m\u00e9moire, le deuil du p\u00e8re, le deuil de la carri\u00e8re politique, le deuil des histoires d\u2019amour, le deuil d\u2019un monde, le souvenir d\u2019une dictature et la mutilation de la m\u00e9moire\u2026<br \/>\nAu vrai, ce jeu surfait de personnages en vacances existentiels repose sur l\u2019\u00e9nergie des interpr\u00e8tes qui endossent les diff\u00e9rents personnages dont ils ont la charge. Ici un cabaret de travelos, l\u00e0 un groupe de rock qui chante les chansons de papa\u2026 et \u00e0 deux reprises une sorte de carnaval enfum\u00e9. Rien qui ne fasse image, repr\u00e9sentation, mais un spectaculaire pauvre et sans int\u00e9r\u00eat. Quelques id\u00e9es \u00e9galement puisque le Grupo a mis en sc\u00e8ne deux espaces de surtitrage o\u00f9 l\u2019un relaie, par <em>voix off<\/em>, une sorte de synth\u00e8se des chapitres qui se suivent, quand l\u2019autre est l\u2019espace des dialogues traduits.<br \/>\nD\u00e9cid\u00e9ment Rien, en d\u00e9finitive. Rien qui puisse arr\u00eater le spectateur lentement, mais ind\u00e9passablement tir\u00e9 vers l\u2019ennui.<br \/>\nLa seule chose qui m\u00e9ritait peut-\u00eatre d\u2019\u00eatre montr\u00e9e, et qui est \u00e9voqu\u00e9e dans le programme, correspondait au mode de travail du Grupo. Sur le mode des collectivo, le travail de groupe, fortement r\u00e9pandu en Am\u00e9rique du Sud, est une pratique qui remet en cause les hi\u00e9rarchies, les modes de travail, les constituants des formes th\u00e9\u00e2trales, notamment la place du texte qui est bien souvent, pour autant qu\u2019il est le r\u00e9sultat d\u2019une \u00e9criture, avant toute chose une \u00e9criture collective. Le temps de pr\u00e9paration du travail est donc r\u00e9solument celui de l\u2019exp\u00e9rience, de la recherche, de l\u2019ouverture et de la production d\u2019hypoth\u00e8ses. Et le choix d\u2019une forme plut\u00f4t que d\u2019une autre est bien souvent un choix collectif.<br \/>\nEt de se prendre \u00e0 r\u00eaver d\u2019un festival qui aurait le courage de programmer aussi des modes de travail plut\u00f4t que des spectacles finis sans int\u00e9r\u00eat. Mais c\u2019est une autre histoire, sans doute un souvenir o\u00f9, et il me manque, Didier Georges Gabily, invitait quelques spectateurs \u00e0 suivre la mani\u00e8re dont le th\u00e9\u00e2tre s\u2019organise, se fabrique\u2026 \u00ab\u00a0Comment \u00e7a se fabrique\u00a0\u00bb pour \u00eatre un lieu pour la Fabrica\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Cuando vuelva a casa voy a ser otro (Quand je rentrerai \u00e0 la maison je serai un autre), texte et mise en sc\u00e8ne Mariano Pensotti Avignon 2015, La FabricA Sur le texte de Mariano Pensotti, le grupo Marea pr\u00e9sentait \u00e0 la Fabrica Quand je rentrerai \u00e0 la maison je serai un autre. Un spectacle cr\u00e9\u00e9 r\u00e9cemment, en mai dernier, au Kunstenfestivaldesarts de Bruxelles. Une sorte d\u2019\u00e9pop\u00e9e de personnages ou de caract\u00e8res, aux pens\u00e9es int\u00e9rieures qui viennent \u00e0 prendre forme<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1000,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1001","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1001","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1000"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1001"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1001"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}