


{"id":1027,"date":"2015-07-22T09:32:36","date_gmt":"2015-07-22T07:32:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1027"},"modified":"2015-07-22T09:32:36","modified_gmt":"2015-07-22T07:32:36","slug":"finir-en-beaute-moins-belle-la-vie-moa","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/finir-en-beaute-moins-belle-la-vie-moa\/","title":{"rendered":"Finir en Beaut\u00e9, moins belle la vie Moa\u2026"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">&#8212;&#8212;<br \/>\n<center><i><a href=\"http:\/\/www.avignonleoff.com\/programme\/2015\/par-titre\/a-z\/finir-en-beaute-15134\/\">Finir en beaut\u00e9<\/a><\/i>, \u00e9crit, mis en sc\u00e8ne et interpr\u00e9t\u00e9 par <a href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/spip.php?mot89\">Mohamed El Khatib<\/a><br \/>\n<br \/>Avignon Off, La Manufacture<\/center><\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1026\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/arton384.jpg\" width=\"921\" height=\"613\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1019\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/2015-07-22_08.51.34.jpg\" alt=\"2015-07-22_08.51.34.jpg\" align=\"center\" width=\"3264\" height=\"2448\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Rue des \u00e9coles, au lieu dit la Manufacture, Mohamed El Khatib pr\u00e9sente <i>Finir en Beaut\u00e9<\/i>[[Publi\u00e9 initialement sous le titre <em>Pi\u00e8ces en 1 acte de d\u00e9c\u00e8s<\/em>, aux \u00e9ditions L&rsquo;L, Bruxelles 2104 (magnifique travail de composition typographique et \u00e9ditorial), le texte sous le titre <em>Finir en beaut\u00e9<\/em> a ensuite \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 aux \u00e9ditions des Solitaires intempestifs.]], texte documentaire qui livre un t\u00e9moignage sur la mort de Yamna El Khatib, sa m\u00e8re. Rue des \u00e9coles\u2026 de la vie, El Khatib, en solo sur le plateau mais pas seul, comme Hanz dans Par les villages, parlent \u00e0 ses morts et ses vivants, d\u2019une mort, d\u2019une morte veill\u00e9e\u2026 60 minutes, moins une, ou un zoom sur des ann\u00e9es d\u2019agonie, et aussi de vie, un va et vient entre Orl\u00e9ans et le Maroc, o\u00f9 par la voix El Khatib, tel un funambule sur un fil, tient en \u00e9quilibre l\u2019ironie, l\u2019humour et la tristesse dans une esth\u00e9tique de la bri\u00e9vet\u00e9.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Moa et Toa<\/strong><br \/>\nC\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre en 2004 ou 2005, dans le hall du Centre chor\u00e9graphique de basse-normandie que j\u2019ai rencontr\u00e9 Mohamed El Khatib. Presque un hasard fortuit qui voulut qu\u2019il m\u2019interpelle sur \u00ab la critique \u00bb, lui qui venait d\u2019\u00e9crire un livre et de faire une enqu\u00eate \u00e0 ce sujet. Le temps, les caf\u00e9s, une pizza ici, une salade par-l\u00e0, un verre par-ci par-l\u00e0\u2026 formeront les liens d\u2019une amiti\u00e9 qui ira se d\u00e9veloppant sans la conscience qu\u2019elle devient essentielle. Ce n\u2019\u00e9tait pas encore le moment o\u00f9 lui comme moi signerions Moa et Toa nos sms et nos mails, notre correspondance. Jeu de mots que Mohamed, en attentif \u00e0 la langue, en veilleur linguistique cultivera. Moa\/Toa mani\u00e8re pour nous de marquer une proximit\u00e9 de pens\u00e9e, un plaisir \u00e0 rire ensemble, une mani\u00e8re d\u2019envisager le temps. Fa\u00e7on en deux syllabes de marquer une interchangeabilit\u00e9 de nos pens\u00e9es parce que, rarement, nous trouvions un espace au d\u00e9saccord dans nos conversations. Bient\u00f4t, et \u00e7a serait un signe chaleureux mais aussi une rude t\u00e2che, Moa me donnera \u00e0 lire son premier texte, <em>A l\u2019abri de rien<\/em>. C\u2019est comme \u00e7a, lui \u00e9crivait, et m\u2019offrait ce premier livre \u00e0 lire et \u00e0 raconter. J\u2019ai appris, ce jour-l\u00e0, que Moa avait quelque chose en t\u00eate, quelque chose \u00e0 dire, \u00e0 faire entendre, \u00e0 \u00e9crire donc comme son nom El Khatib le signifie en arabe, lui : l\u2019auteur.<br \/>\nPuis s\u2019\u00e9loignant de Caen, retrouvant Orl\u00e9ans et Nauzyciel qui le soutiendra, il y eut le passage \u00e0 la sc\u00e8ne : le faire th\u00e9\u00e2tre, mais pas \u00e0 n\u2019importe quelle condition. Car El Khatib, s\u2019il rentre dans le jeu du th\u00e9\u00e2tral n\u2019a jamais cess\u00e9 d\u2019en interroger les limites et les a priori, de repousser le divertissement ou alors n\u2019a jamais cess\u00e9 de penser le divertissement s\u00e9rieux. Et comment faire autrement ? Mohamed El Khatib, franco-marocain, po\u00e8te oui, po\u00e8te mais aussi chroniqueur de son temps, victime des contr\u00f4les au facies, inquiet aussi de la mont\u00e9e du FN, h\u00e9ritier d\u2019une double culture\u2026 Moa n\u2019est en rien \u00e9tranger \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 puisque ces derni\u00e8res ann\u00e9es celle-ci ressemble parfois pour lui \u00e0 un autoportrait. Je me souviens, parfois arrivant en retard \u2013 car Mohamed arrive toujours en retard \u2013 il posait un journal ouvert sur un titre qu\u2019il commentait\u2026 \u00ab tu as lu \u00e7a \u00bb disait-il avec le m\u00eame ton sid\u00e9r\u00e9. Puis passant aux pages foot \u2013 Mohamed pourrait \u00eatre entra\u00eeneur d\u2019une \u00e9quipe nationale \u2013 il poursuivait l\u2019analyse des matchs \u00e0 venir nous donnant \u00e0 rire sur les pronostics ou quand il s\u2019interrogeait sur le \u00ab r\u00e9f\u00e9rentiel bondissant \u00bb.<br \/>\n \u00c0 <em>A l\u2019abri de rien<\/em> succ\u00e8dera <em>Sheep<\/em>, <em>Tous les tch\u00e9ch\u00e8nes ne sont pas des menteurs<\/em>, divers autres travaux avec des chor\u00e9graphes, des circassiens, puis un travail sur les \u00e9critures du r\u00e9el avec des femmes de m\u00e9nage \u00e0 la Gare Franche \u00e0 Marseille, puis Actoral et d\u00e9j\u00e0, depuis longtemps, dans nos conversations, El Khatib me raconte la maladie de Yamna, les paroles des Mandarins PR-PU, son p\u00e8re d\u00e9j\u00e0 perdu quand l\u2019hospitalisation est trop longue, ses allers et retours dans sa vie, entre salle de soins et sc\u00e8nes de th\u00e9\u00e2tre. Un jour, tu m&rsquo;adresseras un sms mon ami qui me pr\u00e9venait de tout cela&#8230;<br \/>\nEt si je prends le risque d\u2019une critique qui sort des r\u00e8gles du jeu social que suppose ce \u00ab genre \u00bb, avec ses fourberies et ses jugements fond\u00e9s de mani\u00e8re r\u00e9currente sur l\u2019ignorance, ses amiti\u00e9s int\u00e9ress\u00e9es et clandestines, c\u2019est peut-\u00eatre parce qu\u2019\u00e0 l\u2019oppos\u00e9 Mohamed El Khatib entretient au th\u00e9\u00e2tre un rapport non de d\u00e9fiance, non de m\u00e9fiance, mais un rapport politique o\u00f9 l\u2019illusion, l\u2019artifice, la fiction\u2026 ne le concernent pas, lui qui leur pr\u00e9f\u00e8re une pratique documentaire, un rapport \u00e0 la langue qui s\u2019\u00e9carte des ornements, une forme de parr\u00easia th\u00e9\u00e2tralis\u00e9e\u2026 qui n\u2019enl\u00e8vent rien \u00e0 la po\u00efesis qui est contruction d\u2019un espace distinct \u00e0 part enti\u00e8re.<br \/>\n<sc><strong>Bonjour\u2026 <\/strong> <\/sc><br \/>\nDit-il en venant au plateau, le livre <em>A l\u2019abri de rien<\/em>, \u00e0 la main. Puis, le lisant et notamment la toute fin, il rappelle d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il avait imagin\u00e9 comment il aimerait que s\u2019\u00e9crive la disparition, ou disons pr\u00e9cis\u00e9ment, la s\u00e9paration d\u2019avec sa m\u00e8re puisque la mort c\u2019est les deux. Le ton est donn\u00e9 et c\u2019est celui de l\u2019anti-jeu, le rejet du \u00ab faire th\u00e9\u00e2tre \u00bb et des mines feintes\u2026 Avec ce \u00ab bonjour \u00bb qui appelle quelques timides retours parmi les spectateurs, El Khatib vient d\u2019\u00e9carter les conventions th\u00e9\u00e2trales et le mur entre lui et la salle. Lui est avec nous, ou disons qu\u2019il n\u2019y a plus qu\u2019un Nous qui sera l\u2019espace, le seul espace \u00e0 vivre. Commence alors une histoire vraie o\u00f9 il revient sur sa vie aux c\u00f4t\u00e9s de sa m\u00e8re\u2026 une descente en intimit\u00e9, un road movie de banlieue et de quartiers, un voyage entre la boucherie halal du coin et les urgences de l\u2019h\u00f4pital\u2026 Une histoire simple, en d\u00e9finitive, o\u00f9 le mariage d\u2019une s\u0153ur, la rencontre avec un ami de la famille, un imam connect\u00e9 au r\u00e9seau pendant la pri\u00e8re fun\u00e8bre, un orchestre \u00e0 la trompette mal accord\u00e9e, un petit bol \u00e0 soupe introuvable, la philosophie de Gasoil, le dialogue avec un m\u00e9decin qui parle de cancer du foie\u2026 forment les feuillets d\u2019Hypnos d\u2019une vie qu\u2019El Khatib a consign\u00e9 dans un carnet de notes.<br \/>\nNon pas un journal intime, non pas une biographie en cours de r\u00e9daction, mais bien, sur le mode de Char, un carnet de notes o\u00f9 voisinent dans une parent\u00e9 retrouv\u00e9e le po\u00e8me et le pr\u00e9cipit\u00e9 anthropologique, la pens\u00e9e et le commentaire, la notice et son extension litt\u00e9raire\u2026 Soit un espace de consignes de sensations, d\u2019analyses furtives, d\u2019\u00e9nonc\u00e9s documentaires, de gestes insignifiants qui ne s\u2019\u00e9cartent pas d\u2019un regard ethnologique port\u00e9 aux choses que cumule la vie dont ici, il est fait un inventaire qui souligne la diversit\u00e9 des plis de l\u2019univers du quotidien. Finir en beaut\u00e9 avoue ainsi son rapport \u00e0 l\u2019\u00e9tranget\u00e9 d\u2019un monde inhospitalier et terriblement humain o\u00f9 l\u2019h\u00f4pital vaut d\u2019\u00eatre le r\u00e9v\u00e9lateur de la complexit\u00e9 que nous entretenons \u00e0 la langue qui nous sert \u00e0 tout nommer. Nommer \u00ab le cancer \u00bb pour El Khatib, le fils de Yamna ; nommer ce qui marque trop souvent l\u2019\u00e9ch\u00e9ance de la vie\u2026 c\u2019est peut-\u00eatre juste \u00e0 cet endroit qu\u2019El Khatib nous conduit. L\u00e0, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 soudainement, alors que nous sommes dans un tutoiement avec la mort qui se confond ici avec celui qui est r\u00e9current au dialogue qu\u2019il a avec sa m\u00e8re, le seul mot de \u00ab cancer \u00bb marque la fin pr\u00e9visible du dialogue filial. Et la langue qui r\u00e9unit devient celle, ici, qui s\u00e9pare ; qui pr\u00e9pare \u00e0 la s\u00e9paration.<br \/>\nSur l\u2019\u00e9cran Plasma qu\u2019El Khatib utilise comme un tableau noir o\u00f9 s\u2019\u00e9crivent les dialogues qu\u2019il a eu avec le corps m\u00e9dical, avec le corps social et familial, avec le corps m\u00e9dicalis\u00e9 ; sur le plateau o\u00f9 il marche \u00e0 l\u2019\u00e9conomie en recourant \u00e0 une t\u00e9l\u00e9commande pour convoquer les \u00e9pisodes qui l\u2019ont tenu dans l\u2019intimit\u00e9 de la fin de vie de sa m\u00e8re ; sur la sc\u00e8ne o\u00f9 tel un g\u00e9om\u00e8tre El Khatib tente de reconstituer r\u00e9ellement ce qui s\u2019est pass\u00e9 (la place des uns et des autres le jour de l\u2019enterrement, la mani\u00e8re de lever le corps et de le garder inclin\u00e9 dans le cercueil dans la tradition musulman, etc.) afin de donner \u00e0 voir ce qui fut ; El Khatib raconte une histoire, la sienne qui, par le motif qu\u2019elle convoque, est aussi la n\u00f4tre. Lui, le musulman franco-marocain, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, lui qui rapporte l\u2019\u00e9cueil que fut la langue pour ses parents immigr\u00e9s dont il ignore l\u2019\u00e2ge (tous deux n\u00e9s le 10 juin 1950 par d\u00e9cr\u00eat administratif \u00e0 leur arriv\u00e9e en France), porte alors la langue \u00e0 son efficience qui fait de Finir en beaut\u00e9 un pr\u00e9cis de r\u00e9fl\u00e9xions o\u00f9, comme l\u2019\u00e9crivait Deleuze, \u00ab on ne parle pas au mourant comme on parle aux vivants \u00bb.<br \/>\nC\u2019est un peu moins qu\u2019un album de famille et ce n\u2019est pas le journal de deuil de Barthes auquel il fait r\u00e9f\u00e9rence. C\u2019est un peu plus que cela et El Khatib, qui ne joue pas, gagne une pr\u00e9sence humble qui ne s\u2019interrompra qu\u2019avec la fin de Finir en beaut\u00e9. Et de souligner que sur le plateau o\u00f9 le t\u00e9moignage le dispute \u00e0 la reconstitution, il y a dans chacune des minutes de ce travail documentaire la livraison po\u00e9tique de sensations priv\u00e9es de pathos. El Khatib leur pr\u00e9f\u00e8re le r\u00e9cit d\u2019une vie qui aura m\u00eal\u00e9 le rire et les larmes. Sur sc\u00e8ne, il nous rappelle alors sa foi dans l\u2019\u00e9criture, cette fa\u00e7on dont l\u2019\u00e9criture est le lieu d\u2019un d\u00e9placement continu. Lieu de toutes les forces et de toutes les \u00e9nergies qui d\u00e9jouent le temps, qui le courbent, il faut \u00e9couter le r\u00e9cit intime d\u2019El Khatib et l\u2019entendre quand il raconte avoir lu des livres \u00e0 sa m\u00e8re alit\u00e9e. Proust, Les aventures du sultan Mourad de la l\u00e9gende des si\u00e8cles, le Livre de ma m\u00e8re d\u2019Albert Cohen\u2026 jusqu\u2019\u00e0 imaginer qu\u2019il pourrait d\u00e9faire la mort et la repousser en poursuivant la lecture. Jusqu\u2019\u00e0 trouver le mot qui convient\u2026 et le doute qui l\u2019aura \u00e9treint\u2026 jusqu\u2019\u00e0 nommer d\u2019un mot non plus le deuil, mais le chagrin\u2026 le chagrin de Moa.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;&#8212; Finir en beaut\u00e9, \u00e9crit, mis en sc\u00e8ne et interpr\u00e9t\u00e9 par Mohamed El Khatib Avignon Off, La Manufacture Rue des \u00e9coles, au lieu dit la Manufacture, Mohamed El Khatib pr\u00e9sente Finir en Beaut\u00e9[[Publi\u00e9 initialement sous le titre Pi\u00e8ces en 1 acte de d\u00e9c\u00e8s, aux \u00e9ditions L&rsquo;L, Bruxelles 2104 (magnifique travail de composition typographique et \u00e9ditorial), le texte sous le titre Finir en beaut\u00e9 a ensuite \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 aux \u00e9ditions des Solitaires intempestifs.]], texte documentaire qui livre un t\u00e9moignage sur la<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1026,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1027","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1027","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1026"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1027"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1027"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}