


{"id":1092,"date":"2016-01-26T12:26:59","date_gmt":"2016-01-26T11:26:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1092"},"modified":"2016-01-26T12:26:59","modified_gmt":"2016-01-26T11:26:59","slug":"godot-sans-absurde","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/godot-sans-absurde\/","title":{"rendered":"Godot sans Absurde"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">&#8212;-<br \/>\n<center><br \/>\n<em>En attendant Godot<\/em>, de Samuel Beckett<br \/>\n<small><br \/> mise en sc\u00e8ne de Laurent Fr\u00e9churet<br \/>\n<br \/>Th\u00e9\u00e2tre de la Croix-Rousse, 19-30 janvier 2016.<br \/>\n<br \/>Tourn\u00e9e \u00e0 Privas, Voiron, Roanne, Villefranche-sur-Sa\u00f4ne, Montbrison, Villefontaine et Firminy.<\/small><br \/>\n<\/center><\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1090\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/arton407.jpg\" width=\"225\" height=\"150\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1091\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/eag_image_640x480_.jpg\" alt=\"eag_image_640x480_.jpg\" align=\"center\" width=\"640\" height=\"480\" \/><br \/>\n<center><small><em>Photo<\/em> Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Incendie<\/center><\/small><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Fr\u00e9churet d\u00e9laisse l\u2019Absurde qui englue la r\u00e9ception de la pi\u00e8ce de Beckett presque depuis sa cr\u00e9ation. Il donne un <em>Godot<\/em> sans D\u00e9rision, sans M\u00e9taphysique, sans Nihilisme, sans D\u00e9sespoir, sans Parabole. Un Beckett de moins en somme.<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p>\tLa distribution, ici tout particuli\u00e8rement, est d\u00e9cisive : Jean-Claude Bolle-Reddat (Estragon), \u00e0 la voix et la bouille enfantines malgr\u00e9 les ans, passe subtilement d&rsquo;une fatigue demi-feinte \u00e0 un sursaut de vie apr\u00e8s une saute d&rsquo;humeur ; David Houri (Vladimir), beaucoup plus jeune, tr\u00e8s protecteur envers son comparse, se d\u00e9m\u00e8ne pour le distraire quand tout flanche ; Vincent Schmitt (Pozzo), sourcils broussailleux et torse velu, oscille entre rodomontades et fragilit\u00e9 ; Maxime Dambrin (Lucky), grand jeune homme d\u00e9gingand\u00e9 qui d\u00e9passe Pozzo d&rsquo;une t\u00eate, est \u00e0 mille lieues d\u2019une victime path\u00e9tique ; Antoine Besson (le Gar\u00e7on), petit d&rsquo;homme sans \u00e2ge assignable, d\u00e9boule \u00e0 deux reprises du haut de la salle en tee-shirt et jean.<br \/>\n\tLe plateau est enti\u00e8rement recouvert d\u2019une mati\u00e8re r\u00eache et empoussi\u00e9r\u00e9e habituellement utilis\u00e9e pour les paillassons au seuil des portes d&rsquo;entr\u00e9e. Un arbre plastifi\u00e9 et vo\u00fbt\u00e9 par un vent absent tr\u00f4ne \u00e0 jardin. Entre les deux actes, un technicien juch\u00e9 sur un escabeau vient rajouter trois feuilles aux branches. Les c\u00f4t\u00e9s de la sc\u00e8ne sont bord\u00e9s par des pendrillons noirs. Le disque lunaire d\u2019une poursuite vient se projeter sur celui du fond \u00e0 la fin de chaque acte. La sc\u00e9nographie de Damien Schahmaneche retrouve ainsi le m\u00e9lange de la pi\u00e8ce entre une \u00ab <em>route \u00e0 la campagne, avec arbre<\/em> \u00bb et un b\u00e2timent th\u00e9\u00e2tral qui permet \u00e0 Vladimir de sortir pour aller aux toilettes. La poussi\u00e8re et les lumi\u00e8res de Franck Th\u00e9venon apportent juste assez de plasticit\u00e9 \u00e0 l\u2019image sc\u00e9nique pour susciter un trouble entre r\u00eave et r\u00e9alit\u00e9, notamment quand Pozzo, Lucky, Vladimir et Estragon se retrouvent par terre autour de l\u2019arbre. La surface du plateau du Th\u00e9\u00e2tre de la Croix-Rousse est suffisamment grande pour que le f\u00e9brile Vladimir l\u2019arpente dans tous les sens, pr\u00e9figurant \u00e0 sa mani\u00e8re les derni\u00e8res pi\u00e8ces de Beckett (<em>Quad I<\/em> et <em>II<\/em>, 1980), et pour qu\u2019elle donne un sentiment de vide peupl\u00e9 d\u2019autant plus vaillamment par ces quelques figures.<br \/>\n\tLe monologue de Lucky a \u00e9t\u00e9 hiss\u00e9 comme embl\u00e8me de l\u2019Absurde et du D\u00e9risoire. Dambrin le prof\u00e8re non comme un pur mat\u00e9riau sonore, amas de signifiants sans signification, mais comme un v\u00e9ritable discours, f\u00fbt-il parodique de la logique au point de rendre fous Estragon, Vladimir et Pozzo qui finissent par se ruer sur Lucky pour le faire taire, puis par \u00e9craser son chapeau qui lui permet seul de penser. Il y a pourtant bel et bien une ossature syntaxique qui peut \u00eatre extraite de cette logorrh\u00e9e, une proposition principale en regard de laquelle tout le reste, malgr\u00e9 son volume et le d\u00e9s\u00e9quilibre, n\u2019est que secondaire : \u00ab [&#8230;] [L]\u2019homme [&#8230;] est en train de maigrir et [&#8230;] de rapetisser [&#8230;]. \u00bb Ce rapetissement et cet amaigrissement de l\u2019homme avaient une r\u00e9sonance tr\u00e8s concr\u00e8te quand Beckett \u00e9crivait la pi\u00e8ce en 1948-1949 et quand elle f\u00fbt cr\u00e9\u00e9e par Roger Blin en 1953 : au sortir de la Seconde Guerre, on ne pouvait pas ne pas penser aux \u00eatres qui revenaient des camps. Giacometti, que Beckett rencontre en ces m\u00eames ann\u00e9es, ne sculptait pas autre chose lui aussi.[[Voir la passionnante biographie de James Knowlson, <em>Beckett<\/em>, traduit de l&rsquo;anglais par Oristelle Bonis, Actes Sud, Arles, 1999 [1996 pour la version anglaise].]]<br \/>\n         Vers le d\u00e9but du deuxi\u00e8me acte, Estragon et Vladimir entendent des \u00ab voix mortes \u00bb et hallucinent un \u00ab charnier \u00bb. Juste avant, ils \u00e9voquent les \u00ab vendanges \u00bb qu\u2019ils auraient faites chez un certain \u00ab Bonnelly \u00bb \u00e0 \u00ab Roussillon \u00bb dans le \u00ab Vaucluse \u00bb. Le r\u00e9sistant Beckett s\u2019\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment cach\u00e9 avec sa femme dans ce village. Il aidait les paysans du coin, dont un vigneron du m\u00eame nom, pour survivre. Dans un \u00e9tat ant\u00e9rieur du texte, Estragon s\u2019appelait L\u00e9vy. En 2008, des chercheurs fran\u00e7ais ont soulev\u00e9 cette pr\u00e9sence discr\u00e8te mais insistante du contexte historique dans une pi\u00e8ce trop souvent consid\u00e9r\u00e9e sous un angle exclusivement m\u00e9taphysique. Mais leurs travaux n\u2019ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s qu\u2019en Allemagne et en langue allemande&#8230;[[Voir Pierre Temkine, (dir.), <em>Warten auf Godot. Das Absurde und die Geschichte<\/em> (<em>\u00c0 la recherche de Godot, L\u2019absurde et l\u2019histoire<\/em>), Matthes&#038;Seitz, Berlin, 2008 ; traduit du fran\u00e7ais par Tim Trzaskalik. Textes de Pierre Temkine, Valentin Temkine, Raymonde Temkine, Fran\u00e7ois Rastier, Denis Thouard, Tim Trzaskalik. Une recension \u00e9clairante de ce volume a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e par Ariel Suhamy dans le site <em>La Vie des Id\u00e9es<\/em> le 17 septembre 2008.]]<br \/>\n        Fr\u00e9churet fait entendre toutes ces allusions et leurs possibles \u00e9chos avec aujourd\u2019hui. Mais il s\u2019attache \u00e0 tous les signes de vie qui dans la pi\u00e8ce pers\u00e9v\u00e8rent malgr\u00e9 tout. Ainsi de ce fragment irr\u00e9ductible de langage dans le monologue de Lucky qui semble pourtant \u00eatre la d\u00e9molition du langage. Les statues de Giacometti elles aussi tiennent bon sur leur mince socle et continuent leur marche immobile vers nous. Le corps et le visage de Bolle-Reddat ont \u00e9t\u00e9 esquint\u00e9s hors sc\u00e8ne quand la pi\u00e8ce d\u00e9bute, puis quand elle repart pour un deuxi\u00e8me acte. Estragon est victime d\u2019une violence gratuite malgr\u00e9 les efforts de Vladimir pour lui donner une explication plausible. Mais comment tient-il encore d\u00e9bout ? Comment continuer \u00e0 vivre dans de telles conditions ?<br \/>\n         Le spectacle de Fr\u00e9churet n\u2019est pas optimiste par go\u00fbt du contrepied. Rien n\u2019est dissimul\u00e9 de l\u2019\u00e9tat de clochardisation des personnages, leurs v\u00eatements macul\u00e9s et d\u00e9chir\u00e9s, la violence, l&rsquo;\u00e9puisement ou la vieillesse qui marquent les corps et les postures. Reste que le lien \u00e0 l\u2019autre et aux autres est maintenu co\u00fbte que co\u00fbte. Ce lien et sa n\u00e9cessit\u00e9 n\u2019ont rien d\u2019abstrait. La pi\u00e8ce est hant\u00e9e par les totalitarismes qui rendraient compr\u00e9hensibles une suspicion, voire une m\u00e9fiance visc\u00e9rale, vis-\u00e0-vis du lien humain. La solidarit\u00e9 qui s\u2019est nou\u00e9e dans la r\u00e9sistance ne suffit pas \u00e0 dissiper les doutes aux yeux de Beckett. Aujourd\u2019hui, le lien se distord entre hyper-connectivit\u00e9 virtuelle et individualisme n\u00e9o-lib\u00e9ral : autres menaces, autre \u00e9poque. Fr\u00e9churet choisit de prendre au mot Beckett, notamment lorsque Estragon et Vladimir se demandent s\u2019ils sont \u00ab pieds et poings li\u00e9s \u00bb \u00e0 Godot. Le lien, ce sont les lacets de la chaussure d\u2019Estragon, la corde introuvable ou fr\u00eale avec laquelle lui et Vladimir pourraient se pendre et bander, la corde avec laquelle Pozzo tient (\u00e0) Lucky&#8230; Avant de faire son envol\u00e9e calamiteuse sur le \u00ab cr\u00e9puscule \u00bb, Schmitt confie sa corde \u00e0 un des spectateurs des premiers rangs.<br \/>\n         C\u2019est que les com\u00e9diens ne cessent d\u2019\u00e9tablir et d\u2019entretenir un lien avec le public dont ils ont conscience qu\u2019il ne va pas de soi et qu\u2019il est fragile lui aussi. Bolle-Reddat et Houri jouent souvent de face et \u00e0 la face, c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, transformant des dialogues <em>a priori<\/em> d\u00e9sabus\u00e9s en vivantes stichomythies. Fr\u00e9churet a rappel\u00e9 \u00e0 ses acteurs l&rsquo;admiration de Beckett pour Buster Keaton et Charlie Chaplin, au point d\u2019impr\u00e9gner les didascalies du texte d&rsquo;\u00e9vocations de leurs d\u00e9marches et accoutrements reconnaissables entre tous : entr\u00e9e de Vladimir \u00ab <em>s\u2019approchant \u00e0 petits pas raides, les jambes \u00e9cart\u00e9s<\/em> \u00bb, chapeaux melon pour Vladimir, Estragon, Pozzo et Lucky, etc. Mais il n\u2019oublie pas que le burlesque \u00e9tait chez eux une forme de r\u00e9sistance aux pulsions de mort qui gangrenaient les ann\u00e9es 30-40. Ce burlesque est d\u2019autant plus vital qu&rsquo;il est travers\u00e9 d&rsquo;inqui\u00e9tude.<br \/>\n\tGodot ici n\u2019est donc pas une fin en soi ni l\u2019objet d\u2019un questionnement m\u00e9taphysique sans fin. C\u2019est un jeu qui englobe tous les autres moins \u00e9labor\u00e9s qu\u2019essaient tour \u00e0 tour les personnages. On peut toujours se raccrocher au jeu qui consiste \u00e0 attendre Godot quand tous les autres jeux foirent l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre. Dans la mise en sc\u00e8ne de Fr\u00e9churet, Vladimir et Estragon sont les premiers conscients que Godot est une fiction de leur propre cru. Le jeu ne se r\u00e9duit pas au ludique. C\u2019est l\u2019autre nom d\u2019une \u00e9thique, d\u2019un lien \u00e0 l\u2019autre et aux autres maintenu envers et contre tout. Et tant pis si les multiples jeux successifs sont des fiascos. Rien de tel que d\u2019en rire ou d\u2019en sourire.<br \/>\n        Vladimir prend souvent l\u2019initiative, notamment ici : \u00ab On pourrait jouer \u00e0 Pozzo et Lucky. \u00bb Dans le texte, on lit seulement : \u00ab VLADIMIR.\u2013 Engueule-moi ! ESTRAGON.\u2013 Salaud ! VLADIMIR.\u2013 Plus fort ! ESTRAGON.\u2013 Fumier ! Crapule ! \u00bb Dans le spectacle, ce qui est sans doute le r\u00e9sultat d\u2019une improvisation lors des r\u00e9p\u00e9titions, Bolle-Reddat et Houri s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie. Comme dans un match de boxe, ils s\u2019envoient chacun \u00e0 son tour des injures de cet acabit : \u00ab architecte \u00bb, \u00ab r\u00e9publicain \u00bb&#8230; Le jeu s\u2019arr\u00eate avant d\u2019en venir aux mains et se cl\u00f4t par une franche embrassade. Cet ajout est le plus fid\u00e8le qui soit \u00e0 l\u2019esprit du texte de Beckett. En effet, la pi\u00e8ce n\u2019est pas compos\u00e9e autrement que d\u2019une succession de num\u00e9ros interrompus qui permettent de \u00ab passer le temps \u00bb et de pr\u00e9server le lien. C\u2019est du pain b\u00e9ni pour le spectacle vivant. L\u2019interruption des jeux \u00e0 peine engag\u00e9s (cf. les exercices d\u2019assouplissement) en fait justement des canevas pour improvisations, appelle d\u2019autant plus \u00e0 les reprendre \u00e0 notre tour, suscite un d\u00e9sir de jouer. La pi\u00e8ce contient ainsi plusieurs pi\u00e8ces en puissance. Que ce soit pr\u00e9cis\u00e9ment le jeu des insultes qui ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par les com\u00e9diens de Fr\u00e9churet n\u2019est sans doute pas un hasard : le lien, la tendresse, sont dits avec les mots qui semblent en \u00eatre la n\u00e9gation. Les personnages essaient d\u2019\u00eatre m\u00e9chants mais n\u2019y arrivent pas tout en se prenant au jeu d\u2019insultes plus hilarantes qu\u2019autre chose. Les personnages sont d\u2019une infinie tendresse l\u2019un envers l\u2019autre, m\u00eame au milieu des pires vacheries. Et Dieu sait si les conditions dans lesquelles ils se trouvent pourraient engendrer la m\u00e9chancet\u00e9. Ainsi imitent-ils v\u00e9ritablement Pozzo et Lucky qui ne se r\u00e9duisent nullement eux aussi \u00e0 un rapport caricatural ma\u00eetre esclave (I) ou esclave ma\u00eetre (II).<br \/>\n\tL\u2019image du spectacle peut-\u00eatre la plus marquante a lieu lors du deuxi\u00e8me et dernier dialogue de Vladimir avec le Gar\u00e7on vers la toute fin de la pi\u00e8ce. Houri se trouve \u00e0 cour assis sur une cagette en plastique. Besson se tient debout \u00e0 jardin. Entre les deux, Bolle-Reddat dort recroquevill\u00e9 au sol. C\u2019est ce choix qui me touche : faire dialoguer un Vladimir lucide et un Gar\u00e7on amn\u00e9sique \u00e0 travers le corps endormi d\u2019Estragon. Vladimir veille et nous avec lui. Le Gar\u00e7on peut retourner voir ailleurs si Godot y est.<\/p>\n<hr \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;- En attendant Godot, de Samuel Beckett mise en sc\u00e8ne de Laurent Fr\u00e9churet Th\u00e9\u00e2tre de la Croix-Rousse, 19-30 janvier 2016. Tourn\u00e9e \u00e0 Privas, Voiron, Roanne, Villefranche-sur-Sa\u00f4ne, Montbrison, Villefontaine et Firminy. Photo Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Incendie Fr\u00e9churet d\u00e9laisse l\u2019Absurde qui englue la r\u00e9ception de la pi\u00e8ce de Beckett presque depuis sa cr\u00e9ation. Il donne un Godot sans D\u00e9rision, sans M\u00e9taphysique, sans Nihilisme, sans D\u00e9sespoir, sans Parabole. Un Beckett de moins en somme. La distribution, ici tout particuli\u00e8rement, est d\u00e9cisive : Jean-Claude Bolle-Reddat<\/p>\n","protected":false},"author":35,"featured_media":1090,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1092","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1092","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/35"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1090"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1092"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1092"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}