


{"id":1112,"date":"2016-05-18T23:17:00","date_gmt":"2016-05-18T21:17:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1112"},"modified":"2016-05-18T23:17:00","modified_gmt":"2016-05-18T21:17:00","slug":"orage-o-desespoir-ou-un-fabuleux-eloge-de-lintranquilite-par-des-moins-que-rien","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/orage-o-desespoir-ou-un-fabuleux-eloge-de-lintranquilite-par-des-moins-que-rien\/","title":{"rendered":"Orage \u00d4 d\u00e9sespoir\u00a0! ou un fabuleux \u00e9loge de l\u2019intranquilit\u00e9 par des moins que rien"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">&#8212;-<\/p>\n<p><center><\/center><em>Orage \u00d4 d\u00e9sespoir<\/em><br \/>\n<small> Mise en sc\u00e8ne\u00a0: Marie-Laure Baudin, assist\u00e9 de Cl\u00e9ment Parly<br \/>\nAvec (par ordre alphab\u00e9tique) Christelle Audureau, Tsellina Baleyte, Pauline Cescau, Abel De Castro, Vincent Denis, Corinne Dufetelle, Audrey Dugue, Louis-Marie Feuillet, Pauline Goudergues, B\u00e9atrice Hue, V\u00e9ronique Le Souquet, Sophie Robles, Doroth\u00e9e Royer, Jean-Claude Thomasse.<br \/>\n<\/small><\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1111\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/pauline-couic-vm53.jpg\" alt=\"pauline-couic-vm53.jpg\" width=\"768\" height=\"510\" align=\"middle\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p>[\/<small>Certains ont dans leur vie un grand r\u00eave, et ils le trahissent.<br \/>\nD\u2019autres n\u2019ont pas dans leur vie le moindre r\u00eave \u2013 et ils le trahissent tout autant.<\/small><br \/>\nFernando Pessoa\/]<\/p>\n<hr \/>\n<p>Ils d\u00e9passent la douzaine\u2026 Clowns, c\u2019est-\u00e0-dire com\u00e9diens d\u2019occasion, \u00e0 les consid\u00e9rer au param\u00e8tre de l\u2019art du spectacle, ou d\u00e9chet d\u2019humanit\u00e9 dans l\u2019ordre social des choses\u2026 Finalement des encombrants ou des embarrassants\u2026 m\u00eame pas des intermittents\u00a0!<br \/>\nDes paum\u00e9s du narcissisme qui se regardent dans une flaque d\u2019eau\u2026 Parce qu\u2019il pleut \u00e9videmment\u00a0!<br \/>\nPas une pluie d\u2019abondance, r\u00e9jouissante promesse d\u2019une luxuriante v\u00e9g\u00e9tation, NON, une pluie ridicule qui go\u00fbte \u00e0 goutte du toit, du mauvais abri, du mauvais logis, de la mauvaise enseigne\u00a0!<br \/>\n<strong>Th\u00e9or\u00e8me de la goutte d\u2019eau<br \/>\n<\/strong><br \/>\nAinsi <em>Orage \u00f4 d\u00e9sespoir<\/em> commence par le mauvais cas d\u2019une mise \u00e0 l\u2019encan\u2026 la goutte d\u2019eau qui fait d\u00e9border le vase\u00a0!<br \/>\nC\u2019est vrai que la communaut\u00e9 se propose d\u2019enterrer TRUMP, le roi de la d\u00e9mocratie spectacle\u2026<br \/>\nEt en sous-main chercher Hollande\u2026 N\u2019h\u00e9sitez pas, <em>Orage et \u00f4 d\u00e9sespoir<\/em> est terriblement POLITIQUE.<br \/>\nUne mise au point impitoyable\u00a0! \u00ab\u00a0Sortez vos mouchoirs, m\u00e9g\u00e8res d\u2019alentour qui pleurez dedans\u00a0!\u00a0\u00bb dirait Michaux\u00a0: \u00ab\u00a0on cherche aussi nous autres le grand secret\u00a0\u00bb conclut-il dans <em>Grand combat<\/em>\u00a0!<br \/>\nAinsi la petite bande \u00e0 Marie-Laure nous emparouille contre terre, nous rague et nous roupette jusqu\u2019\u00e0 nos drales\u2026 Bref on passe un sale quart d\u2019heure, dans cette empoignade d\u00e9mente qui nous est propos\u00e9e.<br \/>\nS\u2019agit pas d\u2019\u00eatre des couilles molles et de se prendre le melon, NON, faut faire front \u00e0 l\u2019\u00e9preuve\u00a0!<br \/>\nLe premier clin d\u2019\u0153il s\u2019appelle UBU [[La filiation \u00e0 Alfred Jarry est ici manifeste, sans oublier que ce m\u00eame Jarry a \u00e9crit\u00a0<em>L\u2019Amour absolu<\/em>, Mercure de France,\u00a01964]]\/TRUMP\u00a0! Faut vous faire un dessin\u00a0?<br \/>\n\u00ab\u00a0The show must go one\u00a0!\u00a0\u00bb Et \u00e7a fait un moment qu\u2019\u00e7a dure\u2026 honorable public \u00e0 qui on ne la fait pas\u00a0! ben si justement on vous la fait\u2026 On vous la baille bien bonne\u00a0: la rigolade vire au jaune\u2026<br \/>\n<strong>AUTO PORTRAITS en pieds de nez<br \/>\n<\/strong><br \/>\nL\u2019auto portrait\u2026 Vous voulez du th\u00e9\u00e2tre miroir style Schopenhauer \u2014 regard dans la glace du dimanche matin quand on prend cong\u00e9 du social\u00a0? Ben on vous l\u2019offre\u2026 Regarde toi\u00a0! Merdre et cornes au cul tu t\u2019es vu quand t\u2019as bu c\u2019est-\u00e0-dire quand t\u2019abuses\u2026 de toi, de ton image, de rire de te voir si beau, de te croire si belle\u00a0!<br \/>\nPutainge de moine\u2026 Peuple de France ton narcissisme fout le camp\u2026 Pour qui te prends-tu et peux-tu te prendre toi ex premi\u00e8re, puis deuxi\u00e8me puis cinqui\u00e8me et bient\u00f4t insignifiante puissance du monde\u00a0! Ton imp\u00e9rialisme se barre en couilles et tu t\u2019accroches \u00e0 la premi\u00e8re m\u00e8re Ubu venue qui offense le bleu marine des mirettes \u00e0 Germaine, notre mini-Trumpette\u00a0qui fait le Pen \u00e0 voir\u00a0!<br \/>\n<strong>Politiquement\u00a0: \u00e7a cogne\u00a0!<br \/>\n<\/strong><br \/>\nWouais on vous le dit et le r\u00e9p\u00e8te,\u00a0 <em>Orage, \u00d4 d\u00e9sespoir<\/em> politiquement \u00e7a cogne\u00a0!<br \/>\n\u00c7a cogne et \u00e7a remue\u2026 y\u2019a, y\u2019aurait un deuil \u00e0 faire\u2026 Un stade comateux (les institutions pr\u00e9sidentielles de la Ve r\u00e9publique version grand homme) \u00e0 d\u00e9passer\u2026 Crise de la d\u00e9mocratie\u2026 Fin du grand, du gros, de celui qui d\u00e9passe les bornes et s\u2019accorde la l\u00e9gitimit\u00e9 de parler \u00e0 ma place\u00a0! Qu\u2019il se taise \u00e0 ma place, Wouais\u00a0!<br \/>\nCarpe Diem\u00a0!<br \/>\nLe r\u00e8gne d\u2019un grand homme (confer Louis\u00a0XIV) suppose, implique un max de servilit\u00e9\u2026 Louis\u00a0XIV va inventer la mode\u2026 D\u00e9tourner l\u2019attention des pr\u00e9tentieux par la perruque, l\u2019\u00e9tiquette et les fanfreluches\u2026 Des clones d\u00e9j\u00e0\u2026 Bien vu, en son temps par Rossellini avec sa c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0Prise du pouvoir par Louis\u00a0XIV\u00a0\u00bb\u2026 Tourn\u00e9e en 1967 par l\u2019ORTF\u2026 Aujourd\u2019hui la t\u00e9l\u00e9 poursuit ses louisquatorzeries avec \u00ab\u00a0shoping\u00a0\u00bb de Cristina Cordula sur M6\u2026 Mais puisque la perruque vise \u00e0 \u00e9carter les ambitieux de l\u2019exercice du pouvoir, c\u2019est bien les femmes que l\u2019on pr\u00e9tendit tenir en suj\u00e9tion (assujettissement) avec le shopping. Faites confiance \u00e0 Marie Laure Baudin pour faire un mauvais sort \u00e0 ce type d\u2019ali\u00e9nation, d\u2019ailleurs avec ses complices clownesses, elle s\u2019y emploie d\u00e9j\u00e0 sans coup f\u00e9rir\u00a0!<br \/>\nC\u2019est du \u00ab\u00a0Piarrot\u00a0\u00bb le fou (Moli\u00e8re\/Godard) sauvant Don Juan des eaux qui le dit et le raconte \u00e0 sa promise (Charlotte) d\u00e9licieusement\u00a0et peu ou prou, on reconna\u00eetra les tenues de la troupe qui par ailleurs se tiennent fort mal\u2026 de travers\u2026 comme un mauvais travers\u2026 La perruque vacillante sur son fa\u00eete\u2026 \u00e7a branle bas du chef\u2026 donc Piarrot le fou d\u00e9crit ainsi notre petit monde\u00a0:<br \/>\n\u2026 il a du dor \u00e0 son son habit tout de pis le haut jusqu\u2019en bas\u2026 que d\u2019histoires et d\u2019angigorniaux boutont ces messieurs-l\u00e0 les Courtisans\u2026 Quien, Charlotte ils avont des cheveux qui ne tenont point \u00e0 leu teste, et ils boutont \u00e7a apr\u00e8s tout comme un gros bonnet de filace\u2026 en glieu de pourpoint, de petites brassi\u00e8resqui ne leur venont point usqu\u2019au brichet, et en glieu de rabas un grand mouchoir de cou \u00e0 reziau aveuc quatre grosse houppe de linge qui leur pendons sur l\u2019estomaque\u2026. Igna pas jusqu\u2019aux souliers\u2026<br \/>\nQu\u2019ils soient jaunes ou verts, les souliers du clown signent son d\u00e9s\u00e9quilibre\u00a0! Le cloun est un plantigrade qui donc, se plante r\u00e9guli\u00e8rement.<br \/>\n\u00c7a ne marche pas\u2026 Un clown\u00a0! \u00e7a n\u2019en finit pas de tomber\u2026 On ne peut pas tomber plus bas\u00a0!<br \/>\nEt il faut un putain de satan\u00e9 courage pour assumer \u00e7a\u2026 alors on dit \u00ab\u00a0chapeau bas\u00a0\u00bb \u00e0 la petite bande rassembl\u00e9e par Marie Laure Baudin et le courage \u2013 y\u2019a pas d\u2019autre mot \u2014 de faire et assumer ce qu\u2019ils font\u00a0! Wouais\u2026 chapeau\u00a0!<br \/>\n\u00c0 propos de chapeau, il me fut donn\u00e9 de lire r\u00e9cemment le petit po\u00e8me que voici<br \/>\n\u00ab\u00a0je ne sais pas pourquoi tu rejettes<br \/>\nla forme<br \/>\nde mon chapeau, car<br \/>\nje voudrais voir le ciel<br \/>\n\u00e0 travers le pelage d\u2019un tigre\u00a0\u00bb<br \/>\nPatricio Sanchez, <em>Terre de feu<\/em>, 2013<br \/>\nParce que l\u2019habit fait le moi ne vous en d\u00e9plaise\u2026 Donc tout ce petit monde de cloun e s accouche de corps des plus encombrants.. Difficile de reconna\u00eetre le sien\u00a0; il est pourtant l\u00e0, la merdre au cul\u00a0!<br \/>\n<strong>Le corps tortur\u00e9<br \/>\n<\/strong><br \/>\nIl l\u2019est (si laid l\u2019est)\u2026 Et les femmes en savent quelque chose parce que \u2014 entre nous \u2014 de femme \u00e0 femme [[Mauvais esprit, mauvais genre\u2026 Effet d\u00e9r\u00e9glementaire du cloun. Qu\u2019un gar\u00e7on s\u2019habille en fille, \u00e7a reste poilant\u2026 derri\u00e8re un \u00e9ventail chinois ou pas.]] \u2013 entre celles qu\u2019un voile emprisonne et celles qu\u2019emprisonnent les revues de mode (moyennant une torture moyen\u00e2geuse des mannequins\u00a0!) voyez-vous une si grande diff\u00e9rence\u00a0?<br \/>\nTortur\u00e9 e s par la loi dite de Dieu ou les lois du march\u00e9\u2026 Tortur\u00e9 e s\u2026 sommes\u00a0! moi compris, que louis XIV affubla d\u2019une jupette [[Bon\u00a0! fendons nous de cette confidence que\u00a0: petit enfant m\u00e2le d\u2019une maman couturi\u00e8re, le jeune gar\u00e7on devait n\u00e9anmoins pr\u00eater (\u00e0 sa grande honte) son corps \u00e0 l\u2019essayage des robes destin\u00e9es aux filles.. L\u2019anecdote \u00e9claire cette lourde insistance sur la jupette assez inopportune m\u00eame si l\u2019enfant ressentait bien comme une torture de se pr\u00eater \u00e0 ce jeu-l\u00e0. Il est vrai qu\u2019aller au th\u00e9\u00e2tre reste une exp\u00e9rience strictement intime dont ici, nous trahissons l\u2019un des ressorts. On peut se le permettre \u00e0 l\u2019instar du cloun e qui n\u2019existe que par ce type d\u2019aveu, d\u00e9guis\u00e9 en pantalonnade. La pantalonnade \u00e9tant le masque appropri\u00e9 de la jupette.]] (il para\u00eet que la jupette revient \u00e0 la mode via la primaire de droite)\u2026<br \/>\nAlors le corps tortur\u00e9. ?\u2026 Une clounette solo va nous en offrir d\u2019embl\u00e9e de jeu la quintessence. Affubl\u00e9e d\u2019une barboteuse et sa rousse chevelure coiff\u00e9e d\u2019un casque de motard, sophitisquement \u00e9quip\u00e9e, et embarrass\u00e9e d\u2019un lourd sac \u00e0 malice, \u2028elle recueille dans une bassine la goutte d\u2019eau qui ainsi ne tombe pas sur son cr\u00e2ne. La torture de la goutte d\u2019eau fut un classique du r\u00e9pertoire chinois des horreurs inflig\u00e9es par l\u2019homme \u00e0 l\u2019homme (Cf Georges Bataille).<br \/>\nAujourd\u2019hui ce raffinement sadique semble r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la gent animale\u2026 Et l\u2019homme croit de ce r\u00e8gne avoir fait son deuil\u2026 Idiot b\u00eate\u00a0!<br \/>\nDonc, la goutte devient le symbole du corps livr\u00e9 mortellement \u00e0 la merci de l\u2019eau\u2026 On dit aller vau l\u2019eau\u2026 On n\u2019est pas des veaux\u2026 Ces vaux-l\u00e0 valent pour d\u00e9valer de val en val pour que l\u2019eau suive son cours\u2026 d\u2019eau\u00a0!<br \/>\nDe fait, la clown tente l\u2019interception de la goutte\u2026 Pour du temps, d\u00e9tourner le cours, peut \u00eatre la boire (c\u2019est pas la mer \u00e0 boire, mais bon, attraper une goutte d\u2019eau faux fuyante suppose une certaine vivacit\u00e9).<br \/>\nSoif de vie\u2026 L\u2019eau en para\u00eet la source et la goutte fait source pour la lecture du spectacle<br \/>\nNe serait-ce que comme m\u00e9taphore de la larme.<br \/>\nPudeur\u00a0! Le rire\u00a0? rideau de quelles larmes\u00a0?<br \/>\nPeut-on reconna\u00eetre dans le rituel clounesque un avatar de la mort \u00e0 exorciser\u00a0?<br \/>\nDe fait \u2014 sous couvert de pitrerie \u2014, il s\u2019agira de \u00e7a\u00a0: exorciser la mort. Reconna\u00eetre les corps en perdition pour en rire. Chute\u00a0! \u00e0 quoi peut bien penser l\u2019esp\u00e8ce humaine en chute libre\u00a0?<br \/>\nLe corps n\u2019a pas d\u2019autre avenir que son autodestruction [[Une star de cin\u00e9ma \u00e0 la plastique avantageuse fait circuler sur la toile des photos d\u2019elle toute nue et devant l\u2019enthousiasme que suscite son initiative elle s\u2019empresse d\u2019assurer ses fans de ce qu\u2019elle le fera toujours\u00a0! ce qui a provoqu\u00e9 ce commentaire aigre doux du chroniqueur qui rapportait l\u2019anecdote\u00a0: \u00ab\u00a0j\u2019esp\u00e8re quand m\u00eame qu\u2019elle s\u2019arr\u00eatera \u00e0 temps\u00a0!\u00a0\u00bb]]\u2026 Et \u00e7a commence de bonne heure. Y\u2019en a qui prennent les devants.<br \/>\nBeckett avait rep\u00e9r\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne\u2026 Il trouvait son \u00e9criture fort dr\u00f4le et tenait son \u00ab\u00a0En attendant Godot\u00a0\u00bb pour une superbe clownerie\u2026 Tchekhov d\u00e9j\u00e0, pensait la m\u00eame chose de ses \u00ab\u00a0Trois s\u0153urs\u00a0\u00bb\u2026 Bon\u2026 question d\u2019\u00e9tiquette. Angle de tir, angle de rire. L\u2019un et l\u2019autre ont assis leur r\u00e9putation sous le signe du tragique.<br \/>\nTragique\u00a0: <em>Orage \u00f4 d\u00e9sespoir<\/em> pr\u00eate \u00e0 rire\u2026 Service facultatif. Wouais, pour peu que l\u2019on rende gorge, c\u2019est-\u00e0-dire, que le rire s\u2019\u00e9trangle au path\u00e9tique des corps en chute libre, on s\u2019\u00e9mouvera du spectacle \u00e0 bon escient.<br \/>\nNe rien \u00e9luder du tragique\u2026 la libert\u00e9 est \u00e0 ce prix. Nous sommes mortels, l\u2019affaire est entendue\u2026 N\u2019avons, subtile coquetterie que la ressource d\u2019en rire. On appelle cela l\u2019\u00e9l\u00e9gance. Certains cloun e s n\u2019en sont pas d\u00e9pourvu e s.<br \/>\nToujours voir plus loin, voir et anticiper l\u2019apr\u00e8s (l\u2019apr\u00e8s-vie).<br \/>\nFusse ne pas voir plus loin que le bout de son nez\u2026 Enfin du nez du premier cloun venu.<br \/>\n<strong>Les derniers seront les premiers<br \/>\n<\/strong><br \/>\nPieuse consolation que de penser ce mensonge \u00ab\u00a0les derniers seront les premiers\u00a0\u00bb.<br \/>\nIl n\u2019y a que les clouns pour en v\u00e9rifier l\u2019assertion. De quoi, nous consolent-ils\u00a0?\u2026 ces maladroits, ces inaptes et moins que rien\u00a0?<br \/>\n\u00ab\u00a0Orage \u00f4 d\u00e9sespoir\u00a0\u00bb a d\u2019abord la vertu de rassembler des individus pour en faire une communaut\u00e9. L\u2019individuation se fait par le Clown c\u2019est-\u00e0-dire la mise en commun d\u2019un syst\u00e8me de valeur, un certain abandon de la morale et de la m\u00e9taphysique \u2014 Outre Beckett, Fellini fut un chantre assez magistral du contre syst\u00e8me clownesque. Marie Laure B. et sa joyeuse petite bande abonde (on pourrait dire d\u00e9bonde) dans ce sens. S\u2019invente sous nos yeux un deverbondage\u00a0!<br \/>\nUn renversement de tendance\u2026 jusqu\u2019\u00e0 une r\u00e9volution qui peut faire d\u2019un mal faire, un bien\u00a0!<br \/>\n\u00c7a fait du bien, car fin de l\u2019oppression et de l\u2019intimidation culturelle. Revanche des plus pauvres (y compris d\u2019esprit) sur les plus riches. Mettre ses chaussettes \u00e0 l\u2019envers et de pr\u00e9f\u00e9rence d\u00e9pareill\u00e9es. Se \u00ab\u00a0d\u00e9remparder\u00a0\u00bb dirait Oury\u2026 de la raison, tirons notre r\u00e9v\u00e9rence, recommandait Kafka\u00a0!<br \/>\nFricotons avec la folie comme on effeuille la marguerite\u00a0: un peu, beaucoup passionn\u00e9ment\u2026 Oubliez le \u00ab\u00a0pas du tout\u00a0\u00bb\u00a0: aucun fou ne vous en tiendra rigueur\u00a0!<br \/>\n<strong>ILS NE RESPECTENT RIEN<br \/>\n<\/strong><br \/>\nUn comble\u2026 L\u2019ob-sc\u00e9nit\u00e9 vaut mise en sc\u00e8ne. Ce qui a pour effet premier, quand m\u00eame, que le plus nul et le plus quelconque des pr\u00e9sents sur le plateau, peut parfaitement remplir son contrat d\u2019acteur.<br \/>\nEn ce sens lui (elle) le dernier devient indispensable \u00e0 la consistance m\u00eame du spectacle qui \u2013 cela va de soi \u2014 ne sera donc pas un spectacle\u2026 Dans la foul\u00e9e, le non-acteur devient star de ce syst\u00e8me anti-star\u00a0! Para doxa\u2026 Pas \u00e9tonnant de trouver l\u00e0, le paradoxe fondateur d\u2019une communaut\u00e9 de clowns.<br \/>\n\u00c0 ma connaissance on peut identifier l\u00e0, la r\u00e9ussite en forme d\u2019acte manqu\u00e9 d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 communiste.<br \/>\nPrenons les choses et les pr\u00e9cautions d\u2019usage dans le bon ordre\u00a0: d\u2019abord se d\u00e9barrasser du Trump l\u2019\u0153il (relire La Boetie sur notre besoin de servitude\u2026 adulateur communiste compris)\u2026 Y n\u2019a urgence, \u00e9tant donn\u00e9 l\u2019exploitation de la plan\u00e8te, du singe et de l\u2019homme par l\u2019homme.<br \/>\nLa radicalit\u00e9 des clouns \u00ab\u00a0en orag\u00e9s\u00a0\u00bb (ou \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb) serait donc d\u2019aller jusqu\u2019au bout de leur insignifiance\u2026 jusqu\u2019au bout du rien\u2026<br \/>\nDu rien \u00e0 foutre\u00a0! pendant qu\u2019on y est.<br \/>\nNous serions dans un au-del\u00e0 du th\u00e9\u00e2tre, un d\u00e9jouement des apparences, et la ligne de conduite de l\u2019\u00e9criture sc\u00e9nique installerait une forme d\u2019intranquillit\u00e9 fascinante.<br \/>\nOn ne peut rigoler tranquillos\u00a0! Le ver est dans le fruit et le tour dans son sac (belle m\u00e9tamorphose fugace et fugitive d\u2019une des clounesses rousse, en jolie et fragile an\u00e9mone.) Comme quoi il faut s\u2019attendre \u00e0 tout avec ces zoziaux l\u00e0\u00a0: y compris de voir \u00e9clore la rose sur le tas de fumier\u00a0! Ce tout est possible met tout le monde \u00e0 la m\u00eame (mauvaise) enseigne\u2026 Et revoil\u00e0 le signe indien de la prestation offerte. D\u00e9lices du jeu des langues \u00e9trang\u00e8res\u2026 Enchantement du baragouinage et jeu de mains, jeu de vilains\u00a0! Ce fut tout bon.<br \/>\n<strong>Outrage au public<br \/>\n<\/strong><br \/>\nOrage\u2026 Outrage\u00a0! Une clounesse (\u00e0 la v\u00eature tr\u00e8s historis\u00e9e, style dame de cour) nous en pr\u00e9vient\u00a0: ce spectacle n\u2019est pas un spectacle\u2026 Plut\u00f4t un d\u00e9sastre sans int\u00e9r\u00eat, servi par des com\u00e9diens d\u2019une m\u00e9diocrit\u00e9 consternante\u2026 Bref d\u00fbment pr\u00e9venu (comme en \u00e9tat de d\u00e9linquance) de la d\u00e9liquescence du produit propos\u00e9\u2026 Nous serions invit\u00e9s \u00e0 prendre la poudre d\u2019escampette pour ne pas subir d\u2019avantage les outrages et autres maladresses des ci-devants clouns. Aucun ci-devant citoyen n\u2019obtemp\u00e8re.<br \/>\nQu\u2019est-ce qui nous retient\u00a0?<br \/>\nSans doute la m\u00eame chose qui fit dans les ann\u00e9es\u00a060 (cinquante ans d\u00e9j\u00e0) le succ\u00e8s d\u2019\u00ab\u00a0Outrage au public\u00a0\u00bb \u00e9crit par l\u2019auteur autrichien Peter Handke.<br \/>\nLa pi\u00e8ce n\u2019ob\u00e9issant \u00e0 aucun des proc\u00e9d\u00e9s ou conventions en usage alors, ne reposait que sur la pr\u00e9sence des acteurs\u2026 Comme si ces derniers \u00e9taient livr\u00e9s \u00e0 une improvisation sans objet. Autrement dit par leur seule pr\u00e9sence, les acteurs (et l\u2019auteur complice) pr\u00e9tendaient remplir le contrat \u2013 donc l\u2019\u00e9change \u2014 th\u00e9\u00e2tral.<br \/>\nOutrage de l\u2019absence (pseudo) de texte et de narrativit\u00e9\u2026 En r\u00e9alit\u00e9 la pi\u00e8ce de Handke proc\u00e9dait d\u2019une modernit\u00e9 qui va faire flor\u00e8s jusqu\u2019\u00e0 nos jours. Le th\u00e9\u00e2tre ne vaudrait que par la qualit\u00e9 de pr\u00e9sence des protagonistes\u2026 Qu\u2019ils soient sur sc\u00e8ne ou dans la salle\u00a0! C\u2019est donc bien cette \u00ab\u00a0qualit\u00e9\u00a0\u00bb que notre clounesse \u00e0 la v\u00eature historique, interpelle\u2026 \u00e0 quoi il nous est donn\u00e9 de r\u00e9pondre\u00a0: je suis l\u00e0\u00a0!<br \/>\nL\u00e0 o\u00f9\u00a0? \u00c0 ma place devant MON autoportrait en pied\u2026 en Narcisse fascin\u00e9 s\u2019admirant au miroir\u00a0! Fascin\u00e9 tout autant par la n\u00e9gativit\u00e9\u00a0de se trouver beau en dehors de toute consid\u00e9ration esth\u00e9tique. Le clown fait l\u2019\u00e9conomie du beau et en soulage tout le monde. De tous ses actes manqu\u00e9s, celui \u2013 l\u00e0 para\u00eet des plus r\u00e9ussis.<br \/>\nLe manque \u00e0 tout ne vivifie-t-il pas un d\u00e9sir de tout\u00a0?<br \/>\nVoil\u00e0 la grande affaire de ces clounes-l\u00e0\u00a0: quel d\u00e9sir te travaille\u00a0?<br \/>\nIls seraient fascin\u00e9s \u2013 obnubil\u00e9s \u2014 par le d\u00e9sir dont on sait qu\u2019il r\u00f4de l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a manque, d\u2019\u00eatre l\u00e0. De nous plaire et nous s\u00e9duire NOUS l\u2019autre.<br \/>\nMais le d\u00e9sir s\u2019inscrit l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a boite\u2026 L\u00e0 o\u00f9 la pomme se perd\u2026 l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on se paume\u2026 Errance et \u00e9garement seraient les prix \u00e0 payer d\u2019un d\u00e9sir insaisissable.<br \/>\nSelon Adam Phillips, illustre psychanalyste new-yorkais, nous ne serions des hommes accomplis que fort de trois capacit\u00e9s n\u00e9gatives\u00a0; notion emprunt\u00e9e \u00e0 Keats qui la d\u00e9finit ainsi\u00a0: \u00ab capable d\u2019\u00eatre dans l\u2019incertitude, les myst\u00e8res, les doutes sans courir avec irritation apr\u00e8s le fait et la raison\u00a0\u00bb\u2026<br \/>\nPour revenir \u00e0 Adam Phillips, observons que ces trois capacit\u00e9s n\u00e9gatives seraient (dans l\u2019ordre)\u00a0: l\u2019embarras, \u00eatre perdu, \u00eatre impuissant.<br \/>\nDe fait, Orage \u00f4 d\u00e9sespoir nous offre avec bonheur, un merveilleux floril\u00e8ge de ces trois capacit\u00e9s\u2026<br \/>\n<strong>L\u2019embarras<\/strong><br \/>\nL\u2019embarras serait le postulat d\u2019existence tant de la personne sur le plateau que du clown\u00a0: masque\/alibi dont cette m\u00eame personne pr\u00e9tend s\u2019affubler.<br \/>\n\u00ab\u00a0Je suis l\u00e0\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0\u2026 S\u2019emploient \u2013 ils \u00e0 nous dire aussit\u00f4t \u201cembarrass\u00e9s\u201d de cet aveu\u00a0!<br \/>\nQu\u2019est ce que je peux faire justifiant l\u2019injustifiable\u00a0? L\u2019arbitraire (artifice) total de ma pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne\u00a0! Vaine tentative\u00a0!<br \/>\nPour me donner \u00e0 croire que je peux y para\u00eetre, je me propose de faire le clown .. Mais de se faire je ne suis pas dupe qu\u2019il n\u2019en est rien\u2026 donc je ne fais qu\u2019\u00eatre l\u00e0\u00a0! Une clownesse blondinette fait jeu de ce postulat. \u00catre l\u00e0 sans raison s\u00e9rieuse\u2026 Comme Keats l\u2019indique\u00a0: myst\u00e8re x et doutes de gommes\u2026 Je suis l\u00e0 donc pour m\u2019effacer.<br \/>\nPour dispara\u00eetre \u00e0 vue. Je suis l\u00e0, tomb\u00e9 e du ciel et je ne sais comment m\u2019en sortir\u00a0!<br \/>\nQui m\u2019a pouss\u00e9 dans cette vie et comment vais-je m\u2019en sortir\u2026 Le secret et les secrets de mon existence m\u2019\u00e9chappent et in\u00e9luctablement \u201con\u201d me pousse vers la sortie.<br \/>\nBref cela s\u2019appelle avoir le cul entre deux chaises et la \u201cMarie Laure\u201d me dit de m\u2019asseoir\u00a0!<br \/>\nAlors merdre et cornes aux culs, y\u2019a pas de chaise\u00a0!<br \/>\nMais la Marie Laure insiste \u201cassois-toi\u00a0! bord\u2019elle, qu\u2019elle me dit et l\u00e0 je comprends plus rien\u00a0: y\u2019a pas de chaise et pas de bordel non plus\u00a0! alors Merdre\u2026<br \/>\nJe suis o\u00f9\u00a0! Et l\u00e0\u2026 on passe de l\u2019embarras ontologique (dit embarras de l\u2019existence) \u00e0 l\u2019errance de Ph\u00e8dre \u2018Dieu que ne suis-je assise \u00e0 l\u2019ombre des for\u00eats\u2019 lui fait dire Racine. Alors, allons-y\u00a0! va pour un petit tour dans les bois\u2026 histoire de voir si le loup y est pas\u2026 C\u2019est parti mon kiki.<br \/>\n<strong>ARCHE, PARADIS, TOUT se perd\u2026 Le th\u00e9\u00e2tre lieu de perdition par excellence\u00a0!<br \/>\n<\/strong><br \/>\nArche\u2026 C\u2019est l\u2019histoire du chat et du miaou\u2026 Quand la goutte devient gougoutte. Le cloune qui ne sait plus tr\u00e8s bien qui il est, peut se prendre pour n\u2019importe quoi\u2026 mais de pr\u00e9f\u00e9rence\u00a0: b\u00eate \u00e0 poil\u2026 Chat, Chien\u2026 Quand la troupe cherche Mirza c\u00e9l\u00e8bre chien de Nino Ferr\u00e9\u2026 C\u2019est la meute\u2026 \u00e7a kiffe partout\u2026 Faut avoir un nez averti\u00a0! Le clown est un renifleur \u00e0 courte vue\u2026 cherchant le chien, il le trouve puisqu\u2019il en est poss\u00e9d\u00e9.<br \/>\nPas mieux qu\u2019un chien pour trouver un autre chien. Voil\u00e0 pour l\u2019arche perdue\u2026 Entre chien et chat. Deux esp\u00e8ces qui ne s\u2019aiment pas, disait Queneau.<br \/>\nLe paradis\u2026 C\u2019est le leurre de la sc\u00e8ne puisque peut s\u2019y investir un corps h\u00e9ro\u00efque\u2026<br \/>\nCe m\u00eame corps qui se fabrique et se produit \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra Garnier\u2026 Corps de l\u2019op\u00e9ra.<br \/>\nUn corps r\u00eav\u00e9, id\u00e9alis\u00e9, le plus merveilleux corps possible pour s\u2019envoyer en l\u2019air\u00a0!<br \/>\nUne clounesse nous en fait la d\u00e9monstration par ses lancements de jambes\u2026 une autre pr\u00e9f\u00e8re se houlahoupiser pour atteindre le vertige\u00a0!<br \/>\nBref les sommets\u2026 Gagner le l\u00e0-haut, bien nomm\u00e9 le paradis\u2026 En tous sens, l\u2019espace a trois dimensions\u2026 Entre dehors\/dedans et haut et bas\u2026 la sc\u00e8ne n\u2019est pas tenable\u2026 On ne peut que s\u2019y perdre\u2026 Mais du perdu, de l\u2019inconnu\u00a0: on s\u2019en trimballe une sacr\u00e9e couche. Malheureusement les for\u00eats sont de plus en plus civilis\u00e9es et balis\u00e9es\u2026 G\u00e9om\u00e9tris\u00e9es et g\u00e9olocalis\u00e9es&#8230; Impossible de s\u2019y perdre\u00a0!<br \/>\nReste donc la sc\u00e8ne comme lieu de perdition\u2026 On aime y \u00eatre\u2026 heure de gloire\u2026 Paradis perdu, retrouv\u00e9 avec plaisir d\u2019enfance et go\u00fbt d\u2019\u00e9ternit\u00e9.<br \/>\nPromenons-nous dans les bois\u2026 Et justement on peut y rencontrer le loup et le questionner\u00a0: que fais-tu\u00a0! et il r\u00e9pond\u00a0: je mets mon pantalon\u00a0! Donc, le loup \u00e0 poil peut nous manger tout cru. Au risque de l\u2019amour\u00a0: mon chou, mon loup, ma reine\u2026 Apr\u00e8s le quiqui, voici venir le temps du zizi\u00a0! Parlons donc de l\u2019impuissance\u00a0!<br \/>\n<strong>En avoir ou pas\u00a0: zi\u00a0! zi\u00a0!<br \/>\n<\/strong><br \/>\nL\u2019amour\u00a0: tout le monde en veut et y\u2019a eu m\u00eame un savant pour dire que le zizi \u2014 itou l\u2019amour \u2014 tout le monde en voudrait un\u00a0!<br \/>\n\u00c9trange histoire\u2026 qui ne marche pas comme sur des roulettes m\u00eame pour une handicap\u00e9e en petite voiture ad\u00e9quate. Elle en r\u00e9clame\u00a0: de l\u2019amour\u00a0!<br \/>\nTout le monde veut sa part de pied (elle y compris, qui n\u2019en a plus l\u2019usage)&#8230; de plaisir.<br \/>\nEt si, il fallait se passer d\u2019en avoir pour en palper\u2026\u00a0?<br \/>\nNouveau paradoxe\u2026 Le paparadoxe\u00a0?\u2026 La capacit\u00e9 d\u2019impuissance comme postulat de l\u2019amour possible\u00a0!<br \/>\nC\u2019est peut-\u00eatre dans l\u2019approche de cette capacit\u00e9 n\u00e9gative que \u2018orage \u00f4 d\u00e9sespoir\u2019 pourrait s\u2019av\u00e9rer une proposition d\u2019une extr\u00eame pertinence. Une exp\u00e9rience exceptionnelle et originale \u00e0 vivre\u00a0: l\u2019impuissance sexuelle\u00a0!<br \/>\nVertu et b\u00e9n\u00e9fice secondaire\u2026 De l\u2019imaginaire bien employ\u00e9.<br \/>\nC\u2019est par l\u2019\u00e9tat d\u2019impuissance que ce spectacle qui n\u2019est pas un spectacle nous donne \u00e0 explorer les arcanes de l\u2019amour\u00a0!<br \/>\nAccessoirement, redonner \u00e0 l\u2019interdit dans le contexte du tout permissif, un bienheureux coup de fouet\u00a0!<br \/>\nFouette cocher\u00a0! Introuvable le fouet de l\u2019handicap\u00e9e. Il y a les actes manqu\u00e9s expr\u00e8s et des pas expr\u00e8s\u2026 Impossible de trancher\u00a0!<br \/>\nTout ce qui ne marche pas\u2026 marche\u00a0! que courent et nous vengent les clowns de toutes humiliations\u00a0!<br \/>\nNous aurons pour eux, la gratitude du ventre\u00a0! \u00d4 rage \u00f4 d\u00e9sespoir \u00f4 vieillesse ennemie\u00a0! que n\u2019ai-je tant v\u00e9cu que pour cette infamie, que de voir \u00e0 la Cit\u00e9 th\u00e9\u00e2tre, rue de Bretagne, un pareil spectacle\u00a0!<br \/>\nEn avoir ou pas\u00a0!!!!! Laissez-moi rire\u2026 C\u2019est trop rigolo de sortir de ce putain de dilemme et ce fut trop de bonheur que de voir cette infamie\u00a0!<br \/>\nTant de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9\u00a0! Con\u00e7u et r\u00e9alis\u00e9 par une ma\u00eetresse femme\u00a0!<br \/>\nMarie \u2014 Laure, sauras-tu jamais\u2026 Combien on t\u2019aime\u00a0!<\/p>\n<hr \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;- Orage \u00d4 d\u00e9sespoir Mise en sc\u00e8ne\u00a0: Marie-Laure Baudin, assist\u00e9 de Cl\u00e9ment Parly Avec (par ordre alphab\u00e9tique) Christelle Audureau, Tsellina Baleyte, Pauline Cescau, Abel De Castro, Vincent Denis, Corinne Dufetelle, Audrey Dugue, Louis-Marie Feuillet, Pauline Goudergues, B\u00e9atrice Hue, V\u00e9ronique Le Souquet, Sophie Robles, Doroth\u00e9e Royer, Jean-Claude Thomasse. [\/Certains ont dans leur vie un grand r\u00eave, et ils le trahissent. D\u2019autres n\u2019ont pas dans leur vie le moindre r\u00eave \u2013 et ils le trahissent tout autant. Fernando Pessoa\/] Ils d\u00e9passent la<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":1111,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1112","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1112","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1111"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1112"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1112"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}