


{"id":1135,"date":"2016-07-14T07:11:06","date_gmt":"2016-07-14T05:11:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1135"},"modified":"2016-07-14T07:11:06","modified_gmt":"2016-07-14T05:11:06","slug":"lenz-ou-la-resistible-chevauchee-vers-la-constance-dune-douleur","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/lenz-ou-la-resistible-chevauchee-vers-la-constance-dune-douleur\/","title":{"rendered":"Lenz, ou la r\u00e9sistible chevauch\u00e9e vers la constance d\u2019une douleur"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Pr\u00e9sent\u00e9 cour du lyc\u00e9e Saint Joseph, le <em>Lenz<\/em> de Cornelia Rainer, donn\u00e9 en allemand (surtitrage en fran\u00e7ais) met en sc\u00e8ne un drame o\u00f9 la constance des uns se heurte \u00e0 l\u2019intempestif de l\u2019autre. A ce compte-l\u00e0, <em>Lenz<\/em> se regarde comme une chevauch\u00e9e marqu\u00e9e par la douleur\u2026<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1133\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/arton422.png\" width=\"150\" height=\"150\" \/><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1134\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/160707_rdl_1534-2.jpg\" alt=\"160707_rdl_1534-2.jpg\" width=\"1301\" height=\"613\" align=\"middle\" \/><br \/>\n<strong>Dichtung und Warheit<\/strong><br \/>\n\u00c0 la lisi\u00e8re du XVIII\u00e8me finissant, \u00e0 l\u2019endroit de la fragilisation et du d\u00e9clin des mod\u00e8les monarchiques remis bient\u00f4t en cause par les peuples, au moment o\u00f9 la doxa religieuse perd, sinon son emprise, du moins son exclusive sous les coups r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de la pens\u00e9e temp\u00e9tueuse des po\u00e8tes et des philosophes, dans une Europe o\u00f9 l\u2019image de dieu (avec elle celle du monarque) ne suffit plus \u00e0 rendre solide l\u2019organisation stable du monde : sa marche, son sens, sa finalit\u00e9\u2026 l\u2019id\u00e9alisme se d\u00e9velopperait au sein de R\u00e9publiques comme un antidote \u00e0 la solitude des hommes qui \u00e9prouvaient la complexit\u00e9 li\u00e9e au silence des voix qui l\u2019avaient jusqu\u2019alors guid\u00e9.<br \/>\nDevant cet \u00e9tat d\u2019incertitude gagnant les consciences inqui\u00e8tes, la philosophie, la po\u00e9sie, les arts\u2026 tentaient moins de r\u00e9pondre ou d\u2019avancer un nouveau mod\u00e8le (comme l\u2019avait pr\u00e9tendu le discours religieux, comme l\u2019affirmerait la science encore balbutiante, comme le politique l\u2019incarnerait) que de se faire l\u2019\u00e9cho d\u2019un tourment qui pla\u00e7ait l\u2019homme \u00e0 un croisement existentiel o\u00f9, priv\u00e9 d\u2019un pass\u00e9 d\u00e9funt, l\u2019avenir lui ne mat\u00e9rialisait encore aucun autre chemin. Dans cet intervalle, o\u00f9 le pass\u00e9 formait le tissu d\u2019une connaissance caduque et l\u2019avenir lointain un savoir incertain, le pr\u00e9sent serait un temps de t\u00e2tonnements.<br \/>\nUn temps de recherche qui proc\u00e9derait d\u2019hypoth\u00e8ses que la \u00ab chose \u00bb politique produirait sous la forme des id\u00e9alismes. C\u2019est sur ce seuil \u2013 l\u2019hypoth\u00e8se rel\u00e8ve toujours du seuil qui renvoie \u00e0 la figure du risque \u2013 que se trouve Lenz, car le seuil marque la fin d\u2019un territoire connu et simultan\u00e9ment le d\u00e9but d\u2019une aventure de la pens\u00e9e : ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 encore pens\u00e9, ce qui est impensable, ce que ne d\u00e9nouera pas la pens\u00e9e et qui fait de la pens\u00e9e une \u00e9preuve, parfois une douleur.<br \/>\nEn cette fin du XVIII, si moins d\u2019un si\u00e8cle plus tard Marx pourra \u00e9crire qu\u2019\u00ab un spectre hante l\u2019Europe \u00bb, il faut ainsi regarder Lenz comme celui qui constate d\u2019abord le monde d\u00e9fait, le monde aux idoles bris\u00e9es\u2026 le monde des cadavres que sont dieu, les rois, les princes\u2026 accessoires sans devenir-spectral.<br \/>\nAussi, dans l\u2019Histoire de la pens\u00e9e des hypoth\u00e8ses en devenir, il faut imaginer Lenz comme le repr\u00e9sentant de cette humanit\u00e9 pensante livr\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame. Suspicieux \u00e0 l\u2019endroit des modes d\u2019ali\u00e9nation ant\u00e9rieurs encore vivaces, pas encore en t\u00eate-\u00e0-t\u00eate avec le Politique dont la place (le r\u00f4le) est encore ind\u00e9cise, singulier vis-\u00e0-vis de ses semblables et autres auteurs, Lenz est celui qui ne trouve plus \u00e0 qui parler, celui qui se parle seul, celui qui enrage de ne trouver nulle voix audible\u2026 Il est celui qui fait l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un monde priv\u00e9 du jeu agonal.<br \/>\nA ce jeu-l\u00e0, agonal et rh\u00e9torique, dans l\u2019histoire de la litt\u00e9rature allemande qui partage avec celle de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise un go\u00fbt pour le romantisme, si le classisme des derniers est revendiqu\u00e9, celui des allemands sera riche d\u2019une diversit\u00e9 aussi bien classique que baroque. Jakob Lenz, en cela bien proche des \u00e9lisab\u00e9thains qui pourraient \u00eatre un mod\u00e8le, sera celui qui pousse loin la d\u00e9rision, l\u2019ironie, la folie, le grotesque\u2026 ici se trouvent le Sturm und Drang, ce monde de pulsions \u2013 \u00ab temp\u00eate et passions \u00bb traduit-on \u2013 qui, objet des c\u00e9l\u00e9brations d\u2019un Goethe (\u00e0 travers <em>Werther<\/em> ou <em>Faust<\/em>) ou plus tard d\u2019un Holderlin (<em>La Mort d\u2019Emp\u00e9docle<\/em>, <em>Hyp\u00e9rion<\/em>\u2026), n\u2019est plus aux yeux de Jakob Lenz \u2013 et le h\u00e9ros \u00e9ponyme de Cornelia Rainer \u2013 qu\u2019un songe creux, une farce, une baudruche\u2026 Fa\u00e7on pour Lenz de susbstituer \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9 \u00e9nigmatique (unheimliche Dunkel) que cultiveront avec s\u00e9rieux Goethe &amp; co, un \u00ab unheimlich dumheit \u00bb (une stupidit\u00e9 effrayante) pour rendre compte d\u2019un monde d\u00e9boussol\u00e9, azimut\u00e9\u2026 Car s\u2019il y a un \u00e9cart de Jacob Lenz (rejet\u00e9 d\u00e8s lors par ses semblables et autres po\u00e8tes), et que le travail de Rainer sur Lenz ne n\u00e9glige pas de souligner, c\u2019est que le d\u00e9lire chez Lenz est encore une mani\u00e8re renouvel\u00e9e de lire le monde.<br \/>\nLenz sera donc un arpenteur des sentiers touffus et des chemins escarp\u00e9s, au vrai un Wanderer ( traduisez : \u00ab voyageur \u00bb ou \u00ab errant \u00bb, figure et personnage essentiels dans la litt\u00e9rature et le th\u00e9\u00e2tre allemands) infatiguable, d\u00e9sabus\u00e9\u2026 riv\u00e9 \u00e0 un mot d\u2019ordre, dans le d\u00e9sordre dont il assure la maintenance mentale : pas d\u2019id\u00e9alisme ! C\u2019est-\u00e0-dire et aussi, en d\u00e9finitive, pr\u00e9f\u00e9rer ce qui est, \u00e0 ce qui pourrait \u00eatre. Soit une po\u00e9sie, chez Jakob Lenz, qui privil\u00e9gie le Darstellung au Vorstellung\u2026 La r\u00e9pr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019id\u00e9e, l\u2019image mat\u00e9rielle \u00e0 l\u2019imaginaire, le visuel \u00e0 l\u2019imagination. Lenz qui, pour autant qu\u2019il partage les affres d\u2019un Emp\u00e9docle (on pense \u00e0 Ganz au sommet d\u2019une montagne chez Gr\u00fcber), d\u2019un Hyp\u00e9rion (chez Malis) et s\u2019inqui\u00e9te du silence grandissant qui annihile le sens du monde, d\u00e9cide de s\u2019affranchir de toutes conduites puisqu\u2019il n\u2019y a plus de chemin \u00e0 prendre. Lenz, d\u2019une certaine mani\u00e8re, est un \u00e9trangl\u00e9 et porte le nom d\u2019une toile de Sta\u00ebl il \u00ab habite une douleur \u00bb.<br \/>\n<strong> <em>Lenz<\/em> montage de Rainer<\/strong><br \/>\nTout commence avec l\u2019arriv\u00e9e de Jakob Lenz, dans la montagne vosgienne. Lenz a suivi les conseils de Kaufmann, son docteur, qui l\u2019encourage \u00e0 soigner son mal \u00eatre aupr\u00e8s du pasteur Oberlin. C\u2019est ainsi qu\u2019un 20 janvier 1778, il arrive dans la famille du chef d\u2019une communaut\u00e9 du massif du Ban de la Roche. Lenz a 27 ans, n\u2019\u00e9crit plus rien depuis 1777 et son rejet, par Goethe. L\u2019homme, qui se tient sur le seuil de la maison d\u2019Oberlin, a travers\u00e9 la montagne, s\u2019est bless\u00e9, a connu le froid, l\u2019hostilit\u00e9 des pierres et regrette de n\u2019avoir pas su \u00ab marcher sur la t\u00eate \u00bb. En qu\u00eate d\u2019un r\u00eave perdu, il est poursuivi par quelque chose\u2026 \u00ab Etre poursuivi \u00bb, comme on dit, \u00ab \u00eatre obs\u00e9d\u00e9 \u00bb par une id\u00e9e, par une personne, peut-\u00eatre tout simplement un souvenir qui le porte \u00e0 des multiples tentatives de suicide, \u00e0 un enthousiasme li\u00e9 \u00e0 la d\u00e9rision qui voisine avec la d\u00e9raison aux yeux des bien-portants. Le R\u00e9cit qu\u2019en fera B\u00fcchner reprend cette histoire. L\u2019histoire de celui qui, d\u2019un titre de Paul Celan, observe un <em>dialogue dans la montagne<\/em>. Le temps du s\u00e9jour dans la famille rang\u00e9e d\u2019Oberlin, Lenz sera comme un \u00ab chien dans un jeu de quilles \u00bb : un chien fou, excit\u00e9, s\u2019enduisant le visage de cendres, gravissant une montagne \u00e0 ses p\u00e9rils, se baignant dans l\u2019eau glac\u00e9, objet d\u2019hallucination, mettant son entourage \u00e0 la torture, prieur fanatique et blasph\u00e9mateur hors norme, vindicatif quand il n\u2019arrive par \u00e0 ramener \u00e0 la vie une jeune femme morte\u2026<br \/>\n<strong>Lenz sur sc\u00e8ne<\/strong><br \/>\nSur le plateau, Lenz d\u00e9lire, passe de la gravit\u00e9 \u00e0 la joie imp\u00e9tueuse, de la parole socialis\u00e9e au monologue violent li\u00e9 aux id\u00e9es inattendues. Dans le d\u00e9cor qui figure un int\u00e9rieur rude (po\u00e8le, table, chaises de bois, gamelle de cuisine), en vis-\u00e0-vis de silhouettes protestantes ternes aussi \u00e9trang\u00e8res que la vaisselle neutre l\u2019est au vernis, Lenz interpr\u00e9t\u00e9 par Markus Meyer est tour \u00e0 tour un \u00eatre path\u00e9tique, grotesque, d\u00e9mesur\u00e9, introverti ridicule, for\u00e7at socialis\u00e9, reclu desesp\u00e9r\u00e9\u2026 Lenz ou un \u00eatre inadapt\u00e9 parle seul ou tente de dialoguer, essaie de prier, ou revient \u00e0 l\u2019\u00e9criture qui l\u2019a abandonn\u00e9 et qui se pr\u00e9sente ici sous la forme de petits bouts de papier griffonn\u00e9s. Geste d\u2019\u00e9criture hyst\u00e9ris\u00e9 chez Lenz, r\u00e9current \u00e0 toute la mise en sc\u00e8ne (on se souviendra de l\u2019\u00e9criture illisible \u00e0 la craie sur toute la surface sc\u00e9nique), pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience qui ne d\u00e9livre aucune cl\u00e9.<br \/>\nLenz ou un fardeau excentrique, incompris ou incompr\u00e9hensible pour ceux qui l\u2019entourent et se sont rang\u00e9s \u00e0 un monde expliqu\u00e9 par la pr\u00e9sence divine en toute chose. Lenz, lui, n\u2019est que le locataire pr\u00e9caire du monde qui lui \u00e9chappe et qui l\u2019emprisonne. Il ignore l\u2019\u00e9ternit\u00e9 et ne s\u2019inscrit que dans un pr\u00e9sent instable.<br \/>\nSur le plateau, au milieu d\u2019un \u00ab grand huit \u00bb nomm\u00e9 \u00ab montagne russe \u00bb qui se substitue \u00e0 une peinture de Caspar David Friedrich (le pire a \u00e9t\u00e9 \u00e9vit\u00e9), Cornelia Rainer organise Lenz sous une double partition.<br \/>\nD\u2019un c\u00f4t\u00e9, un travail sur le jeu de l\u2019acteur et la prof\u00e9ration rigoureuse du texte (montage de B\u00fcchner, Lenz et Oberlin). Un travail qui la prive d\u2019une \u00e9nergie plus explosive o\u00f9 l\u2019enjeu semble tenir \u00e0 la fonction d\u2019adresse du th\u00e9\u00e2tre. \u00c0 cet endroit, le texte devient vite le carcan de l\u2019acteur et fait \u00e9cran aux turpitudes du corps qui sont aussi en jeu. \u00c0 cet endroit, les acteurs sont justes, dans ce travers naturaliste, cette tentative de \u00ab bouche qui touche \u00bb comme l\u2019\u00e9criraient Labarthe et Nancy.<br \/>\n\u00c0 l\u2019exception de la domestique muette (jou\u00e9e par Jele Br\u00fcckner que l\u2019on regarde comme la s\u0153ur de catherine du M\u00e8re courage de Brecht, ou celle de Strindberg dans Mademoiselle Julie), dont le corps \u00e9pileptique r\u00e9fl\u00e9chit toute la tension d\u2019un monde qui nie, justement toute tension, le corps est donc absent.<br \/>\nD\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, Cornelia Rainer, adroitement et paradoxalement, a sans doute mesurer que le drame qui \u00e9tait en jeu concernait le silence, ou disons-le autrement, la mani\u00e8re dont la langue ne peut \u00eatre le v\u00e9hicule de tout puisqu\u2019aucuns des discours qui se tiennent ne peuvent couvrir le vide qu\u2019ils portent. Alors, et c\u2019est l\u00e0 un geste qu\u2019il faut saluer, elle sature l\u2019espace de bruits de percussions (Julian Sartorius frappe sur toute la structure sc\u00e9nique, fait retentir la cloche, cogne sa batterie, fait tinter la vaisselle\u2026). \u00c0 la mani\u00e8re d\u2019un Pierre Schaeffer qui promut la musique concr\u00e8te, ces \u00e9pisodes sonores viennent couvrir le langage articul\u00e9. Jusque dans la sc\u00e8ne finale o\u00f9 le cantique chant\u00e9 des d\u00e9vots est couvert par le volume sonore des percussions. Ultime image qui, au final, boute le dialogue, le discours, la langue pour leurs substituer un bruit tonitruant qui r\u00e9sonne dans le noir.<br \/>\nEt d\u2019imaginer, quittant la cour Saint Joseph, que ce Lenz proposait aujourd\u2019hui, en 2016, pourrait \u00eatre le sympt\u00f4me de ce qui nous menace ou est en passe de devenir. Imaginer, oui, que nous sommes tous des Lenz, puisque si le discours religieux est obsol\u00e8te, si le discours scientifique a livr\u00e9 ses limites, le discours politique en l\u2019\u00e9tat n\u2019a, lui non plus, rien r\u00e9gl\u00e9.<br \/>\nEt de quitter la salle, donc, d\u00e9sorient\u00e9, mis en demeure d\u2019inventer au silence qui cl\u00f4t Lenz, \u00ab le retour d\u2019une langue \u00bb comme le prescrivait H\u00f6lderlin dans <em>F\u00eate de Paix<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sent\u00e9 cour du lyc\u00e9e Saint Joseph, le Lenz de Cornelia Rainer, donn\u00e9 en allemand (surtitrage en fran\u00e7ais) met en sc\u00e8ne un drame o\u00f9 la constance des uns se heurte \u00e0 l\u2019intempestif de l\u2019autre. A ce compte-l\u00e0, Lenz se regarde comme une chevauch\u00e9e marqu\u00e9e par la douleur\u2026 Dichtung und Warheit \u00c0 la lisi\u00e8re du XVIII\u00e8me finissant, \u00e0 l\u2019endroit de la fragilisation et du d\u00e9clin des mod\u00e8les monarchiques remis bient\u00f4t en cause par les peuples, au moment o\u00f9 la doxa religieuse perd,<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1133,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1135","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1135","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1133"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1135"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1135"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}