


{"id":1141,"date":"2016-07-14T16:26:56","date_gmt":"2016-07-14T14:26:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1141"},"modified":"2016-07-14T16:26:56","modified_gmt":"2016-07-14T14:26:56","slug":"bonjour-tristesses","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/bonjour-tristesses\/","title":{"rendered":"\u00ab Bonjour \u00bb Tristesses\u2026"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Quand la metteur en sc\u00e8ne Anne-C\u00e9cile Vandalem expose quelques-uns des traits qui ont servi \u00e0 construire <em>Tristesses<\/em> (pr\u00e9sent\u00e9 au Gymnase Aubanel), elle \u00e9voque Gilles Deleuze. Notamment quand le philosophe de Vincennes, soucieux des flux et des connexions, parlait, \u00e0 propos de la tristesse et de la joie, de \u00ab lignes \u00bb. Une ligne de tristesse (afin d\u2019expliquer cet \u00e9tat) relevait alors de la pression inconfortable d\u2019un corps sur un autre corps. Regardant <em>Tristesses<\/em>, on regrette que Vandalem n\u2019ait pas pris en compte \u00e9galement \u00ab la ligne de sorci\u00e8re \u00bb dont Deleuze dit qu\u2019elle est la perspective de \u00ab la pens\u00e9e \u00bb. <em>Tristesses<\/em> ne soul\u00e8ve pas celle-ci, malheureusement.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1139\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/arton424.png\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1140\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/160710_rdl_1686_1_-2.jpg\" alt=\"160710_rdl_1686_1_-2.jpg\" align=\"center\" width=\"920\" height=\"613\" \/><br \/>\n<strong>On ne souffre plus quoi ?<\/strong><br \/>\nC\u2019est la question qui, finalement, pourrait faire le lien entre plusieurs des diff\u00e9rents spectacles pr\u00e9sent\u00e9s cette ann\u00e9e dans la programmation qui met l\u2019accent sur le rapport que le citoyen peut encore entretenir \u00e0 la chose politique et au politique.<br \/>\n\u00ab On ne souffre plus quoi ? \u00bb renvoie ainsi \u00e0 ce qui devient insupportable, ce qui est douloureux. On ne souffre plus la corruption, le mensonge, le cynisme, les conmuniquants en ordre de marche qui oublient que parler ne rel\u00e8ve pas seulement de la s\u00e9duction\u2026 on ne souffre plus l\u2019horizon sans cesse diff\u00e9r\u00e9 des jours meilleurs. On ne souffre plus, habitu\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9al d\u00e9mocratique, la confiscation des id\u00e9es, des d\u00e9bats, des questions sans r\u00e9ponse, les accords \u00e9lectoraux et les consensus mous\u2026 On ne souffre plus les agences de notation, la mythologie de la croissance et de la d\u00e9croissance, la l\u00e9gende de la rentabilit\u00e9, de la flexibilit\u00e9, de la mobilit\u00e9\u2026 on ne souffre plus de demeurer le spectateur du politique, des m\u00e9dias invert\u00e9br\u00e9s et compromis, les portraits de famille politique o\u00f9 dissidents et r\u00e9volt\u00e9s se rabibochent de mani\u00e8re r\u00e9currente. On ne souffre plus les livres, en t\u00eate de gondole, de cette classe politique\u2026 ces livres historiques, biographiques, programmatiques\u2026 qui pr\u00e9tendent \u00e0 la pens\u00e9e.<br \/>\nOn ne souffre plus la r\u00e9signation qui s\u2019impose, la lutte d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e m\u00e9pris\u00e9e, les lois autoritaires et le 49.3, le terrorisme d\u2019\u00e9tat qui pr\u00e9tend prot\u00e9ger la libert\u00e9, le travail, le vivre ensemble\u2026 quand pour beaucoup cette protection n\u2019est qu\u2019un d\u00e9guisement de plus, un eni\u00e8me mensonge o\u00f9 la d\u00e9mocratie est v\u00e9cue comme \u00ab la mutualisation des pertes \u00bb pour les uns, \u00ab la privatisation des profits \u00bb \u00bb pour les autres, \u00e9crivait Gramsci.<br \/>\nIci et l\u00e0, \u00e0 tous les niveaux du champ social, \u00e7a souffre donc. Et bient\u00f4t \u00e7a souffle le chaud sur les braises du politique qui n\u2019appara\u00eet plus, aux yeux d\u2019un nombre grandissant, que sous la r\u00e9f\u00e9rence du \u00ab tous pourris \u00bb, \u00ab tous les m\u00eames \u00bb. Formules synth\u00e9tiques qui d\u00e9signent une \u00e9quivalence, un indistinct, une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 ou une uniformatisation de la classe politique qui a perdu son rapport au clivage, \u00e0 la diff\u00e9rence. Et bient\u00f4t \u00e7a souffle le chaud qui, ces derniers temps, se manifeste par la mont\u00e9e simultan\u00e9 du populisme, de l\u2019abstention et du vote blanc.<br \/>\nMais ce tableau recueilli, brosser \u00e0 grands traits, volontairement sch\u00e9matique et qui s\u2019inspire d\u2019une prose quotidienne et journalistique ; ce tableau de d\u00e9sesp\u00e9rances massives, d\u2019id\u00e9aux en voie de disparition\u2026 ne dit rien. Au mieux est-il un constat, presque amiable, que chacun s\u2019entend \u00e0 promouvoir. Il ne dit rien de ce qui structure l\u2019organisation du social.<br \/>\nPassons sur la critique du lib\u00e9ralisme : serpent de mer et motif critique de ces deux derniers si\u00e8cles. Passons sur la critique machiavelienne du politique&#8230; qui souligne que le pouvoir ne peut \u00eatre que fautif. Passons sur la critique psychologique et darwinienne\u2026 qui rappelle que l\u2019homme n\u2019est pas \u00e9tranger \u00e0 son destin et donc responsable de ce qu\u2019il vit (cf. se reporter aux \u00ab trois frustrations \u00bb que d\u00e9cline Freud). Passons sur l\u2019\u00e9thique, dont l\u2019\u00e9tymologie \u00e9thos, signifie clairement que le jugement fond\u00e9 sur les moralit\u00e9s s\u2019adapte en fonction de la situation\u2026<br \/>\nPassons, sur ces lunes, vieilles lunes\u2026 qui suscitent les commentaires \u00e9ternels d\u2019une cohorte d\u2019h\u00e9ritiers critiques qui en font leur fonds de commerce et nourrissent les plateaux m\u00e9diatiques.<br \/>\nEt avan\u00e7ons que la fin de la souffrance passera par l\u2019oubli d\u00e9finitif de l\u2019esp\u00e9rance en un monde qui aurait besoin de la venue d\u2019un Sauveur. Pas plus de Dieu que d\u2019Homme Providentiel, de Surhomme ou de Grand homme, ne sont \u00e0 attendre.<br \/>\nEt d\u2019imaginer que cette id\u00e9e aboutissant, avec elle seront \u00e9branl\u00e9s la vassalit\u00e9, l\u2019ali\u00e9nation, la dialectique du Ma\u00eetre et de l\u2019esclave, la supercherie de la connaissance de l\u2019avenir, la dette qui lie le client et son dealer\u2026 la fin de \u00ab la fabrication du consentement \u00bb \u00e9crirait Noam Chomsky.<br \/>\nAux petites voix qui privil\u00e9gieront l\u2019ordre et s\u2019alarmeront de cette perspective qu\u2019ils ont t\u00f4t fait de confondre avec l\u2019anarchie, rappelons juste que le d\u00e9sordre est consubstanciel de l\u2019ordre. Que jusqu\u2019\u00e0 maintenant l\u2019exp\u00e9rience n\u2019a valoris\u00e9 que le dernier\u2026 Et que l\u2019int\u00e9r\u00eat du d\u00e9sordre, c\u2019est d\u2019inscrire la pens\u00e9e dans le mouvement, dans l\u2019incertitude, dans l\u2019invitation \u00e0 nous familiariser avec ce qui, d\u00e9finitivement, ne serait plus fig\u00e9 (qui est le propre de l\u2019ordre). En finir avec le Sauveur, avec le go\u00fbt de l\u2019ordre, c\u2019est juste s\u2019engager vers un autre cap, que celui qui est tenu actuellement et qui nous maintient dans un \u00ab cap au pire \u00bb. Le pire se profilant dans l\u2019une des m\u00e9tamorphoses qui habitent ce syst\u00e8me : PEDIGA en Allemagne, FP\u00d6, Vlaams Belang (int\u00e9r\u00eat flamand) en Belgique, Union Nationale Attaque en Bulgarie, Le parti des vrais finlandais, Aube dor\u00e9e en Gr\u00e8ce, le Jobbik en Hongrie\u2026<br \/>\n<strong>Trivial True Tristesses<\/strong><br \/>\nUne \u00eele au large du Danemark du nom de Tristesses. 8 habitants, dans dix minutes une \u00ab suicid\u00e9e \u00bb, et dans deux heures 8 morts. Soit une op\u00e9ration immobili\u00e8re en perspective qui vaudra \u00e0 l\u2019\u00eele, ses maisons et ses abattoirs, rachet\u00e9s, de devenir la \u00ab cinecitta \u00bb de propagande du parti populiste Danois dont la leader, la fille du patelin, a l\u2019avenir l\u00e9gislatif et politique devant elle. Une \u00eele marqu\u00e9e par la crise \u00e9conomique (expression laudative qui travestit mal les int\u00e9r\u00eats financiers d\u00e9plac\u00e9s, les blanchiments d\u2019argent et autres malversations, les op\u00e9rations de d\u00e9localisation, le go\u00fbt du dividende des actionnaires, et ici en particulier, une escroquerie aux assurances et une subvention europ\u00e9enne obtenue malhonn\u00eatement (par Un p\u00e8re) qui serviront \u00e0 fonder le parti populiste).<br \/>\nMais avant cela\u2026 pendant un peu plus de deux heures, le spectacle cruel pouss\u00e9 jusqu\u2019au grotesque, jusqu\u2019\u00e0 la farce m\u00eame, que donne la meute des huits habitants. Meute ou petite machine sociale o\u00f9 s\u2019agencent les pass\u00e9s (rancunes, coups bas, forfaitures, hypocrisies, d\u00e9lits de tous genres\u2026). Cruaut\u00e9 r\u00e9currente \u00e0 chaque sc\u00e8ne o\u00f9 les temp\u00e9raments tyraniques et machistes se multiplient et ce d\u00e8s le commencement lors d\u2019une partie de Trivial Pursuit et d\u2019une question (camembert rose), a priori anodine, qui met le feu aux poudres.<br \/>\nSooren Petersen \u00e0 sa femme Anna l\u2019introverti soumise d\u00e9pressive jusqu\u2019au bout des cils humect\u00e9s : \u00ab Comment y s\u2019appelle le restaurant de Bob l\u2019\u00e9ponge ? \u00bb. Silence. \u00ab Tu fais chier, tu fais toujours tout pour me faire chier \u00bb. \u00ab r\u00e9fl\u00e9chis. Je te donne un indice\u2026 y a des pinces dans le nom du restau \u00bb\u2026 etc.<br \/>\n(Ah, les jeux de soci\u00e9t\u00e9s, produits industriels qui entretiennent \u00e0 travers la d\u00e9bilit\u00e9 organis\u00e9e le mythe de la culture. Eh merde alors, Horkkeimer et Adorno auront \u00e9ternellement raison. Au fait la r\u00e9ponse \u00e0 la question c\u2019est \u00ab le crabe croustillant \u00bb pour tous les ahuris qui commen\u00e7aient \u00e0 jouer pour trouver et \u00e9viter une insomnie. Heu sorry.)<br \/>\nLe ton est donn\u00e9. Tristesses sera le tableau d\u2019un monde vulgaire, m\u00e9diocre, \u00e0 peine \u00e9duqu\u00e9, sans avenir\u2026 qui vote Parti Populiste parce que la leader on la conna\u00eet (\u00e9quation diff\u00e9rentielle entre le connu et l\u2019\u00e9tranger r\u00e9duite en 5 minutes). Tableau d\u2019un monde obsc\u00e8ne qui rit gras, qui cause gras, qui vit gras depuis que les deux fr\u00e8res de Petersen se sont suicid\u00e9s suite \u00e0 la fermeture des abattoirs. Monde gras, et pens\u00e9e grasse\u2026 o\u00f9 le tableau livre sa galerie de portraits glauque corrompus, tous et toutes corrompues, complices. Le pasteur, alias bouboule, invert\u00e9br\u00e9 tueur perclu de culpabilit\u00e9. Sa femme : ce qu\u2019il en reste. Un p\u00e8re, mafieux, fascistes, blagues d\u00e9gueux\u2026 qui oublie jusqu\u2019au nom de la suicid\u00e9e, sa femme Ida pendue aux mats de l\u2019\u00eele. Et, microcosme repr\u00e9sentatif de ce monde d\u2019en bas, la famille Petersen : Le p\u00e8re-Maire autorit\u00e9 tyranique, la m\u00e8re-esclave presque tragique qu\u2019on imagine subissant les assauts puants de son con de mari. Et deux fillettes, genre ados \u00e9nigmatiques, spectres grunges d\u00e9j\u00e0.<br \/>\n\u00c0 quoi s\u2019ajoute Martha, fille d\u2019Ida, l\u2019insulaire partie faire carri\u00e8re sur le continent dans le parti x\u00e9nophobe qu\u2019a financ\u00e9 son p\u00e8re. Femme des basses \u0153uvres qui, au pr\u00e9texte de ramener sa m\u00e8re pour l\u2019enterrer sur le continent, vient mettre un terme \u00e0 la vilaine histoire de famille, r\u00e9cup\u00e9rer les actes de ventes des abattoirs et acc\u00e9ssoirement r\u00e9v\u00e9ler les dessous de table de qui conduit \u00e0 l\u2019h\u00e9catombe. Au passage, elle en profite pour faire entendre sa voix et, th\u00e9oricienne de son parti, rappelle que la menace c\u2019est le \u00ab renoncement \u00bb\u2026 Renoncer \u00e0 son plat national, \u00e0 vivre comme on veut, \u00e0 \u00ab boire une bi\u00e8re en terrasse sans devoir affronter la rafale de Kalachnikov \u00bb, etc\u2026<br \/>\nEt tous oppinent du bonnet (d\u2019\u00e2ne) et forment un \u00e9lectorat fascin\u00e9.<br \/>\nBref, aucune diff\u00e9rence entre eux, aucune distinction g\u00e9n\u00e9tique\u2026 les insulaires forment une r\u00e9serve de \u00ab sales cons \u00bb, de \u00ab putains de merdeux \u00bb, de \u00ab d\u00e9pressifs qui y trouvent leur compte \u00bb\u2026 et aiment tous tirer \u00e0 la carabine sur les \u00e9toiles quand le ciel est d\u00e9gag\u00e9\u2026 \u00ab Faire un carton \u00bb sur les \u00e9toiles\u2026 fallait y penser !!!<br \/>\nEt de regarder tout cela, sans s\u2019amuser. Regarder ces fa\u00e7ades de maisons paisibles, prise dans un halo gris, abrit\u00e9s le monstrueux qui y sommeille. Cam\u00e9ra \u00e0 l\u2019\u00e9paule, en direct, un vid\u00e9aste filme d\u2019ailleurs les int\u00e9rieurs qui sont projet\u00e9s sur grand \u00e9cran. Que d\u2019images vid\u00e9o dans cette mise en sc\u00e8ne au point que le plateau est parfois d\u00e9sert\u00e9 longuement.<br \/>\nSans doute Anne-Cecile Vandalem pr\u00eate \u00e0 cet utilisation massive quelques caract\u00e9ristiques sc\u00e9niques. Peut-\u00eatre a-t-elle en t\u00eate de doubler \u00ab l\u2019image du petit \u00e9cran \u00bb : ce lieu de v\u00e9rit\u00e9 parce que \u00ab \u00e7a a \u00e9t\u00e9 dit \u00e0 la T\u00e9l\u00e9 \u00bb. Peut-\u00eatre, en cela de son temps, faut-il faire du th\u00e9\u00e2tre en recourant \u00e0 l\u2019interm\u00e9dialit\u00e9\u2026 Peut-\u00eatre\u2026<br \/>\nMais en d\u00e9finitive, l\u2019usage oppressif de la vid\u00e9o, la saturation vid\u00e9ographique produit n\u2019augmente rien, ne d\u00e9veloppe rien. Or, et c\u2019est peut-\u00eatre le reproche majeur qu\u2019il faut faire \u00e0 cette mise en sc\u00e8ne (en plus de celui comme disait Desproges \u00ab qu\u2019on peut rire de tout mais pas avec n\u2019importe qui\u2026\u00bb Qui a vu comprendra), mais le travail de Vandalem ne soul\u00e8ve, in fine, rien. Il donne \u00e0 voir tellement trop, qu\u2019il ne donne \u00e0 regarder rien. Citant le texte de Didi-Huberman <em>Survivances des lucioles<\/em> lequel concerne Pasolini, on est loin d\u2019un cin\u00e9ma qui pue parce qu\u2019ailleurs il sent bon (variation de la phrase de Genet \u00ab si mon th\u00e9\u00e2tre pue c\u2019est que le v\u00f4tre sent bon \u00bb. Ici, \u00e7a serait plut\u00f4t \u00ab rien ne r\u00e9siste \u00e0 canard \u00bb.<br \/>\nCanard c\u2019\u00e9tait aussi le sobriquet de la femme de Sooren. Aga\u00e7ant donc ce melting pot d\u2019id\u00e9es convenues, de radotages caricaturaux\u2026<br \/>\nAllez, revenons au Trivial Pursuit pour finir, l\u00e0 o\u00f9 Vandalem aurait pu commencer. Ajoutons une couleur : \u00ab jaune merde \u00bb. Et imaginons qu\u2019Anne-C\u00e9cile Vandalem, directrice de la Fraulein Kompanie (bas\u00e9e \u00e0 Bruxelles) ait pos\u00e9 au hasard une autre question\u2026 par exemple : \u00ab  \u00c0 quel futur peuvent bien penser Goldman-Sachs et Jos\u00e9 Manuel Barroso quand ils parlent de l\u2019Europe ? \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand la metteur en sc\u00e8ne Anne-C\u00e9cile Vandalem expose quelques-uns des traits qui ont servi \u00e0 construire Tristesses (pr\u00e9sent\u00e9 au Gymnase Aubanel), elle \u00e9voque Gilles Deleuze. 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