


{"id":1157,"date":"2016-07-15T10:59:46","date_gmt":"2016-07-15T08:59:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1157"},"modified":"2016-07-15T10:59:46","modified_gmt":"2016-07-15T08:59:46","slug":"tigern-et-apres","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/tigern-et-apres\/","title":{"rendered":"Tigern, et APR\u00c8S"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Prenez un festival international (Avignon) qui s\u2019est fix\u00e9 pour sa 70\u00e8me \u00e9dition d\u2019interpeller le public sur les enjeux du politique. Sollicitez une metteure en sc\u00e8ne su\u00e9doise : Sophia Jupither qui, sa biographie le souligne (cf. voir plus bas) n\u2019entretient pas vraiment un rapport \u00e0 cette injonction festivali\u00e8re. Ajoutez-y le texte d\u2019une auteure de 33 ans consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab l\u2019enfant terrible \u00bb des nouvelles dramaturgies roumaines et, accessoirement, port\u00e9e par les m\u00e9dias roumains comme l&rsquo;une des 100 femmes les plus influentes dans la soci\u00e9t\u00e9 roumaine d&rsquo;aujourd&rsquo;hui (Ce qui n\u2019en fait pas pour autant un penseur du politique, mais plut\u00f4t un r\u00e9sultat). Agitez le tout afin que cela devienne assez flou pour que \u00ab ce qui ne raconte rien \u00bb, finisse par \u00e9ventuellement \u00ab raconter autre chose \u00bb. Comprenons par-l\u00e0 un truc passe-partout, un machin flou dont on pourra toujours pr\u00e9tendre qu\u2019il est \u00e7a, \u00e7a, \u00e7a, \u00e7a, \u00e7a, ca, ca, ca, ca\u2026 et pr\u00e9sentez <em>Tigern<\/em>, salle Benoit XII, du 13 au 17 juillet.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1154\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/arton426.jpg\" width=\"567\" height=\"378\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1155\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/160712_rdl_1353.jpg\" alt=\"160712_rdl_1353.jpg\" align=\"center\" width=\"920\" height=\"613\" \/><br \/>\n<strong>C\u2019est dur parfois d\u2019\u00eatre critique\u2026<\/strong><br \/>\nQuel ennui, mais quel ennui terrible. Au point que la petite heure plus quinze minutes (dit comme \u00e7a on prend le risque), finit par appara\u00eetre sous sa forme massive\u2026 4500 secondes. Quatre mille cinq cents secondes s\u00e9parent donc le spectateur de son retour dans la rue. Soit le d\u00e9but d\u2019une \u00e9ternit\u00e9 qui aurait pour motif de d\u00e9part <em>Tigern<\/em> : une pi\u00e8ce contemporaine.<br \/>\nPermettons-nous de rapporter celle-ci comme elle est pr\u00e9sent\u00e9e sur le site du festival<br \/>\n<quote>\u00ab <em>Un chauffeur de taxi, des touristes, trois volatiles et quelques autres t\u00e9moignent. Tous ont eu affaire \u00e0 Mihaela, une \u00e9trange cr\u00e9ature apparemment peu au fait des us et coutumes locales et tous h\u00e9sitent sur son identit\u00e9 : il, elle, cet individu&#8230; Et pour cause, Mihaela est une tigresse, une tigresse qui s&rsquo;est \u00e9chapp\u00e9e du zoo pour d\u00e9couvrir la ville et le monde. \u00c0 travers cette fable fantasque, dont la narration r\u00e9pond aux codes du film documentaire, Gianina C\u0103rbunariu et Sofia Jupither livrent une satire joyeuse et puissante de notre rapport \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Le regard est tendre mais sans concession : La Tigresse est l&rsquo;histoire d&rsquo;\u00eatres vuln\u00e9rables mais tous int\u00e9gr\u00e9s au syst\u00e8me urbain &#8211; du sans domicile au banquier &#8211; qui manifestent d\u00e9sarroi, mesquinerie et parfois m\u00eame violence d\u00e8s lors qu&rsquo;ils sont confront\u00e9s \u00e0 l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9. Si l&rsquo;ombre de Ceau\u0219escu plane \u00e0 un moment donn\u00e9 sur la vraie\/fausse ville en panique, ce sont bien les d\u00e9mons europ\u00e9ens contemporains qui menacent. Sofia Jupither \u00e9vite costumes et d\u00e9cors figuratifs, pr\u00e9f\u00e9rant dessiner un espace abstrait o\u00f9 les r\u00e9cits subjectifs se transforment en bruits m\u00e9diatiques. Ses cinq com\u00e9diens campent des arch\u00e9types plus que des personnages, tendant au public un miroir troublant mais non d\u00e9formant <\/em> \u00bb.<\/quote><br \/>\nNo comment\u2026. dirait-on en anglais.<br \/>\nOu, comme aurait dit mon grand-p\u00e8re qui n\u2019avait pas internet : \u00ab le papier ne refuse pas l\u2019encre mon gar\u00e7on \u00bb.<br \/>\n<em>Tigern<\/em> n\u2019est pas rien, mais vide. Pas abstrait, mais figuratif \u00e9vid\u00e9. Pas le r\u00e9cit \u00ab d\u2019\u00eatres vuln\u00e9rables \u00bb mais les fadaises consternantes de propos de bistrot qui eux, ont le m\u00e9rite de rester attach\u00e9s au Zinc. Fadaises et pens\u00e9es merdiques d\u00e9construites\u2026 on dirait parler \u00e0 \u00ab mots couverts\u2026 \u00bb. C\u2019est-\u00e0-dire cette fa\u00e7on tr\u00e8s reconnaissable, chez certains fascistes et populistes qui ne se d\u00e9clareront qu\u2019au \u00ab grand soir \u00bb \u2013 quand le Front National ne faisait q\u2019un peu moins d\u20191% \u2013 de parler \u00e0 \u00ab mi-mots \u00bb. Mani\u00e8re de faire entendre un peu, sans se d\u00e9couvrir. Mani\u00e8re de cam\u00e9l\u00e9on en quelque sorte o\u00f9 la langue prend la couleur en fonction du terrain fertile ou pas des id\u00e9es qui vous ressemblent.<br \/>\n<em>Tigern<\/em> oscillera sans cesse sur cette pratique du raconter un peu, dire un peu, \u00e9voquer un peu\u2026 et bien entendu, c\u2019est sur le mode critique qu\u2019il faut comprendre \u00e7a. Ce qui se dit presque l\u00e0.<br \/>\nMais qu\u2019est-ce qu\u2019on s\u2019ennuie\u2026 devant ce mur de bois, ces 4 chaises, ce micro pos\u00e9 sur la table d\u2019\u00e9colier\u2026 Qu\u2019est-ce qu\u2019on s\u2019emmerde ici, devant <em>Tigern<\/em>, qui rel\u00e8ve d\u2019une prestation minimale d\u2019acteur qui parle \u00e0 vous saouler. Et c\u2019est tout.<br \/>\nMais peut-\u00eatre que ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019un mauvais r\u00eave\u2026 Peut-\u00eatre que je me suis endormi\u2026<br \/>\n<strong>Le th\u00e9\u00e2tre et Apr\u00e8s<\/strong><br \/>\n<strong>Vers 22H30.<\/strong><br \/>\nAu Th\u00e9\u00e2tre des Carmes o\u00f9 il est rendu hommage \u00e0 Andr\u00e9 Benedetto, l\u2019un de ses lecteurs attentifs, l\u2019un de ceux qui l\u2019ont bien connu parlera du th\u00e9\u00e2tre que l\u2019on peut esp\u00e9rer\u2026 Il \u00e9voquera \u00ab un th\u00e9\u00e2tre responsable \u00bb.<br \/>\n<strong>Vers 23H30<\/strong><br \/>\nNice. Jour de f\u00eate nationale. Une information fend ce 14 juillet. Promenade des anglais, il semble que les spectateurs du feu d\u2019artifice soient victimes d\u2019un attentat. Au matin, on compte plus de 80 morts\u2026<br \/>\n<strong>73\u00e8me \u00e9dition du festival<\/strong><br \/>\n(le th\u00e8me du politique pass\u00e9 de mode, l\u2019\u00e9dition est plac\u00e9e sous le signe des \u00e9critures du r\u00e9el)<br \/>\nUn collectif met en sc\u00e8ne \u00ab La promenade des anglais \u00bb, \u00ab Bataclan \u00bb, \u00ab Charlie \u00bb\u2026 trilogie macabre qui porte le nom g\u00e9n\u00e9rique de \u00ab \u00e9chec Lib\u00e9ral \u00bb \u00e9crit par les d\u00e9tenus de Guantanamo, jou\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre des Carmes. Dur\u00e9e 24H00. Captation et retransmission dans la cour d\u2019honneur du palais des papes. Jauge r\u00e9duite \u00e0 un spectateur, devant un \u00e9cran d\u2019ordinateur. Le dispositif sc\u00e9nique de la Cour pr\u00e9voit que le spectateur a acc\u00e9s \u00e0 une documentation sur le monde et un ensemble d\u2019intervenants est l\u00e0 en permanence pour donner un point de vue sur ce que le spectateur pourrait vouloir savoir. Il y a l\u00e0 un philosophe (celui qui met en tension), un \u00e9conomiste (celui qui explique), un metteur en sc\u00e8ne (celui qui s\u2019interroge sur le th\u00e9\u00e2tre), un docteur (au cas o\u00f9), une sage femme (celle qui parle du plaisir d\u2019aider la vie), un ancien pr\u00e9sident de la R\u00e9publique (le muet). En pr\u00e9ambule, lecture de <em>l\u2019Etrange mot d\u2019urbanisme<\/em> de Jean Genet. En exergue du programme une phrase de Brecht l\u00e9g\u00e8rement pastich\u00e9e \u00ab on a \u00e9vit\u00e9 que le th\u00e9\u00e2tre devienne lentement un bordel pour le contentement de putains \u00bb. Une bande son diffuse sur un mode plus ou moins fort, la chanson de Bertrand Cantat <em>Droit dans le soleil<\/em>. Au terme du spectacle qui dure 3 heures au Th\u00e9atre des Carmes, et 24 heures dans la cour, le sauvetage du spectateur est assur\u00e9 par une \u00e9quipe de critiques qui publient les pens\u00e9es du spectateur : celles sur le spectacle, celles sur les entretiens qu\u2019il a eu avec les intervenants du dispositif, celles qu\u2019il peut avoir en g\u00e9n\u00e9ral . A partir de ces propos recueillis, un collectif d\u2019auteurs contemporains, en r\u00e9sidence \u00e0 la Chartreuse, r\u00e9-\u00e9crit un texte. Son titre pr\u00e9visible est : \u00ab nous sommes encore \u00e0 na\u00eetre \u00bb. Phrase qui sonne Bene.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>\u00c9lements de communication de TIGERN<\/strong><br \/>\n<em>A propos de Gianina Carbunariu<br \/>\n<\/em><br \/>\n<quote>Gianina C\u0103rbunariu (1977) est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab l&rsquo;enfant terrible \u00bb du th\u00e9\u00e2tre contemporain roumain. Elle commence ses \u00e9tudes dramatiques en 1999 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Nationale de Th\u00e9\u00e2tre I. L. Caragiale et Film Arts de Bucarest, d\u00e9partement mise en sc\u00e8ne. Trois ans apr\u00e8s ses \u00e9tudes, quelque chose commence \u00e0 changer dans le milieu du th\u00e9\u00e2tre contemporain roumain. Avec trois camarades, C\u0103rbunariu fonde un nouveau concours de th\u00e9\u00e2tre qui est rapidement devenu une plateforme passionnante pour de nouveaux dramaturges. Ce groupe, appel\u00e9 <em>DramAcum<\/em>, a donn\u00e9 un nouveau visage au th\u00e9\u00e2tre roumain, le plus fort depuis la chute du communisme. Non seulement <em>DramAcum<\/em> encourage les productions nouvelles, mais il permet de nouvelles traductions d\u2019oeuvres \u00e9crites dans des langues europ\u00e9ennes peu diffus\u00e9es.<br \/>\nLa premi\u00e8re pi\u00e8ce de Gianina C\u0103rbunariu, intitul\u00e9e <em>Stop the Tempo, <\/em> est son travail le plus connu internationalement; elle est consid\u00e9r\u00e9e depuis par la critique comme \u00ab la cr\u00e8me de la g\u00e9n\u00e9ration des nouveaux dramaturges \u00bb. En 2004, la pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 la Biennale de Wiesbaden (Allemagne). Depuis, elle a tourn\u00e9 \u00e0 Paris, Berlin, Dublin, New York, Istanbul, Vienne, Nice et Leipzig. Sa deuxi\u00e8me pi\u00e8ce, Kebab, \u00e9crite en partie lors d\u2019une r\u00e9sidence internationale au Royal Court Theatre \u00e0 Londres, a \u00e9t\u00e9 interdite pour son \u00ab langage ind\u00e9cent \u00bb par un th\u00e9\u00e2tre priv\u00e9 \u00e0 Bucarest quelques jours seulement avant la premi\u00e8re. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 soutenue par Teatrul Foarte Mic Th\u00e9\u00e2tre de Bucarest (un groupe qui a aussi encourag\u00e9 la carri\u00e8re de metteur en sc\u00e8ne de Carbunariu), Kebab est devenue l&rsquo;une des productions les plus fr\u00e9quemment pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger et a attir\u00e9 l&rsquo;attention des th\u00e9\u00e2tres du monde entier, du Japon au Royaume-Uni et du Danemark \u00e0 la Gr\u00e8ce.<br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, le nom de Gianina C\u0103rbunariu a \u00e9t\u00e9 constamment mis en avant par les critiques de th\u00e9\u00e2tre roumain pour le Prix europ\u00e9en Nouvelles R\u00e9alit\u00e9s Th\u00e9\u00e2trales. \u00c0 33 ans, elle a \u00e9t\u00e9 choisie par les m\u00e9dias roumains comme l&rsquo;une des 100 femmes les plus influentes dans la soci\u00e9t\u00e9 roumaine d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/quote><br \/>\n<em>A propos de Sophia Jupither<\/em><br \/>\n<quote>Sofia Jupither a d\u00e9but\u00e9 comme metteur en sc\u00e8ne en 2001 avec Visites de Jon Fosse au Stadsteater d&rsquo;Helsingborg. Elle a poursuivi avec des pi\u00e8ces comme <em>La Fille sur le sofa<\/em> au Stadsteater de Stockholm en 2002 et <em>Le Chemin de Damas<\/em> au Strindbergs Intima Teater en 2003. En 2005 Sofia a fait ses d\u00e9buts de metteur en sc\u00e8ne en Norv\u00e8ge avec la cr\u00e9ation mondiale de <em>Sommeil<\/em> de Jon Fosse au Th\u00e9\u00e2tre National \u00e0 Oslo, spectacle qui a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 par la TV norv\u00e9gienne et est la pi\u00e8ce de Fosse la plus vue en Norv\u00e8ge.<br \/>\nDepuis, Sofia a dirig\u00e9 bon nombre de spectacles acclam\u00e9s sur des sc\u00e8nes su\u00e9doises autant que norv\u00e9giennes, dont <em>Le Canard sauvage<\/em> au Rogaland Teater \u00e0 Stavanger, <em>La M\u00e9nagerie de verre <\/em> et <em>La Mouette<\/em> au Th\u00e9\u00e2tre National \u00e0 Oslo, sa propre adaptation du Songe dans la salle Torshovs du Th\u00e9\u00e2tre National, <em>Qui a peur de Virginia Woolf ?<\/em>, <em>Les Revenants<\/em> et Il ne faut pas jouer avec le feu au Stadsteater de Stockholm, de m\u00eame que <em>Maison de poup\u00e9e<\/em> de Ibsen et <em>Sa Maison d&rsquo;\u00e9t\u00e9<\/em> de Jane Bowles au Th\u00e9\u00e2tre Royal, Dramaten.<br \/>\nDepuis 2009, Sofia Jupither est artiste en r\u00e9sidence au Folkteatern. A l&rsquo;automne 2010, elle a mont\u00e9 <em>Skalv<\/em> de Lars Nor\u00e9n et, au printemps 2012, <em>Hiver<\/em> de Jon Fosse. Comme pour <em>Fragmente<\/em>, elle a travaill\u00e9 avec le sc\u00e9nographe Erlend Birkeland. <em>Fragmente<\/em> est leur onzi\u00e8me collaboration.<br \/>\nDepuis sa mise en sc\u00e8ne pour Villes en sc\u00e8ne \/ Cities on stage, Sofia Jupither a dirig\u00e9 <em>3.31.93<\/em> de Lars Nor\u00e9n au th\u00e9\u00e2tre de Stockholm et a fait ses d\u00e9but de metteur en sc\u00e8ne d&rsquo;op\u00e9ra avec <em>Salome<\/em> de Richard Strauss \u00e0 l&rsquo;Opera Royal de Stockholm, avec la soprano su\u00e9doise Nina Stemme dans le r\u00f4le principal. <\/quote><br \/>\n<em>A propos de Tigern sur le site de Sophia Jupither<\/em><br \/>\n<quote>Il y a un centre historique, des terrasses de caf\u00e9, des pigeons, des passants, des touristes, des sans-abri\u2026 C\u2019est une ville d\u2019Europe du sud \u00e0 la fois singuli\u00e8re et universelle, si lointaine et si proche o\u00f9 va se produire un \u00e9trange \u00e9v\u00e9nement\u2009: une tigresse s\u2019est \u00e9chapp\u00e9e du zoo. Mais derri\u00e8re ce pr\u00e9tendu f\u00e9lin se cache surtout une fable contemporaine, \u00e0 la fois burlesque et politique, \u00e9crite par Gianina C\u0103rbunariu (Roumanie) et mise en sc\u00e8ne par Sofia Jupither (Su\u00e8de).<br \/>\nAvec ce texte, la dramaturge roumaine poursuit son travail th\u00e9\u00e2tral et documentaire sur des th\u00e8mes plus que jamais d\u2019actualit\u00e9\u2009: les injustices sociales, la d\u00e9fense des minorit\u00e9s, le repli identitaire\u2026 Dans Tigern, elle aborde de front un sujet particuli\u00e8rement sensible en Europe\u2009: la discrimination envers les populations nomades r\u00e9guli\u00e8rement expuls\u00e9es des villes, d\u00e9plac\u00e9es dans les banlieues et victimes de racisme et de violences. L\u2019artiste aborde le sujet de fa\u00e7on critique et engag\u00e9e et offre une pi\u00e8ce dr\u00f4le et vivante. Un moment doux-amer sur les traces d\u2019un tigre traqu\u00e9.<\/quote><br \/>\n<em>A ne pas lire<\/em><br \/>\n<a href=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/gianina_carbunariu_la_tigresse_-_copie.pdf\">gianina_carbunariu_la_tigresse_-_copie.pdf<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prenez un festival international (Avignon) qui s\u2019est fix\u00e9 pour sa 70\u00e8me \u00e9dition d\u2019interpeller le public sur les enjeux du politique. Sollicitez une metteure en sc\u00e8ne su\u00e9doise : Sophia Jupither qui, sa biographie le souligne (cf. voir plus bas) n\u2019entretient pas vraiment un rapport \u00e0 cette injonction festivali\u00e8re. Ajoutez-y le texte d\u2019une auteure de 33 ans consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab l\u2019enfant terrible \u00bb des nouvelles dramaturgies roumaines et, accessoirement, port\u00e9e par les m\u00e9dias roumains comme l&rsquo;une des 100 femmes les plus influentes<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1154,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1157","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1157","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1157"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1157"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}