


{"id":1244,"date":"2016-07-22T13:53:43","date_gmt":"2016-07-22T11:53:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1244"},"modified":"2016-07-22T13:53:43","modified_gmt":"2016-07-22T11:53:43","slug":"gabily-des-bouches-qui-bougent","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/gabily-des-bouches-qui-bougent\/","title":{"rendered":"Gabily : Des bouches qui bougent"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Du 17 au 21 Juillet, lecture de textes de Didier-Georges Gabily, \u00e0 la Maison Jean Vilar. Des mots qui pourraient nous faire imaginer de quel travail il s\u2019agissait. Des mots qui pourraient faire entendre une violence quelconque. Pour ceux qui sauraient \u00e9couter.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1241\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/arton447.jpg\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1242\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/160721_rdl_3066.jpg\" alt=\"160721_rdl_3066.jpg\" align=\"center\" width=\"920\" height=\"613\" \/><br \/>\nCe 21 juillet 2016, journ\u00e9e de chaleur plombante, \u00e9touffante de cette 70e \u00e9dition du Festival d\u2019Avignon. Journ\u00e9e (pour moi) post-Lupa. Post. Encore \u00e9puis\u00e9 d\u2019une nuit trop arros\u00e9e pour oublier, pour supporter la vie, qu\u2019en sais-je\u00a0? Post-Lupa, avec aucun envie de retourner au th\u00e9\u00e2tre ou voir quelconques agitations pour masquer le nihilisme qui nous habite. Post, de quelque chose qui pouvait tenir encore. Les premiers mots de <em>Marguerite L.<\/em> me poussent presque les larmes aux yeux\u00a0: \u00ab\u00a0depuis quinze ans\u00a0\u00bb Quoi\u00a0? Qui\u00a0? Mais cet \u00e9nonc\u00e9 \u00e0 lui, tout seul, m\u2019oblige \u00e0 reprendre possession de moi. Fini les sentimentalit\u00e9s.<br \/>\n\u00ab\u00a0Reconstitution\u00a0\u00bb, impossible. Quelques bribes de phrases parviennent \u00e0 mes oreilles. Cette France qui se grattait le ventre avec le Th\u00e9\u00e2tre du quotidien.<br \/>\nF\u00e9tichisation de la compr\u00e9hension. Qu\u2019est-ce qui a chang\u00e9\u00a0? C\u2019\u00e9tait il y a plus de vingt ans.<br \/>\nUn mart\u00e8lement de pas d\u2019un cheval, mais cela n\u2019a rien \u00e0 voir, avec toi.<br \/>\nEt en demi sommeil, je me demande, presque syst\u00e9matiquement dans les lectures, si c\u2019est moi qui ne comprends pas, si c\u2019est moi qui ne voit que des bouches qui bougent et produisent des sons, qui veulent me faire parvenir un sens quelconque, mais c\u2019est comme un mur qui me s\u00e9pare des ces agitations buccales, une limite infranchissable sans un effort \u00e9norme, surhumain, comme une langue \u00e9trang\u00e8re devant moi dont je reste exclu et je retourne dans mes pens\u00e9es. \u00ab\u00a0Si quelqu\u2019un pouvait faire que \u00e7a se taise l\u00e0, dans la t\u00eate\u00a0\u00bb. Que \u00e7a se taise, dans la t\u00eate et devant moi, que \u00e7a se taise.<br \/>\nPl\u00e8vre dans la bouche. Inconsciente honte. Tu pue. Demain tu te prendras un bain. Doigts dans le sexe f\u00e9minin. Nourrisson humain \u00e9clat\u00e9 tel un chaton de trop dans une port\u00e9e, contre un mur. Douze ans de silence.<br \/>\nAgitations buccales et phoniques. Mais quels corps avec ces mots\u00a0? Du Gabily post-Gabily. Il en faisait quoi, lui\u00a0?<br \/>\nOn aurait pu voir quelques extraits \u00e0 la NEF, mais le matin, quelqu\u2019un pensait que c\u2019\u00e9tait une bonne id\u00e9e d\u2019inter-changer le programme, commencer avec ces extraits et finir avec la captation de Matignon. Je les ai donc rat\u00e9s.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1243\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/160721_rdl_3076.jpg\" alt=\"160721_rdl_3076.jpg\" align=\"center\" width=\"409\" height=\"613\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 17 au 21 Juillet, lecture de textes de Didier-Georges Gabily, \u00e0 la Maison Jean Vilar. 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