


{"id":1327,"date":"2016-12-21T18:58:04","date_gmt":"2016-12-21T17:58:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=1327"},"modified":"2016-12-21T18:58:04","modified_gmt":"2016-12-21T17:58:04","slug":"soubresaut-une-puissance-de-deplacements","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/soubresaut-une-puissance-de-deplacements\/","title":{"rendered":"Soubresaut : une puissance de d\u00e9placements"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em>Soubresaut<\/em> par le Th\u00e9\u00e2tre du Radeau, mise en sc\u00e8ne et sc\u00e9nographie de Fran\u00e7ois Tanguy, du 1er au 16 d\u00e9cembre 2016 \u00e0 La Fonderie (Le Mans), cr\u00e9\u00e9 le 2 novembre 2016 au TNB (Rennes) lors du Festival Mettre en sc\u00e8ne. Avec Didier Bardoux, Frode Bj\u00f8rnstad, Laurence Chable, Muriel H\u00e9lary, Ida Hertu, Vincent Joly, Karine Pierre, Jean Rochereau.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1326\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/arton470.jpg\" width=\"625\" height=\"613\" \/><\/p>\n<p><em>Soubresaut<\/em> d\u00e9bute comme un spectacle muet. C\u2019est une boucle d&rsquo;abord : une femme vient s\u2019asseoir de profil \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne et surprend ainsi les derniers murmures du public qui vient d&rsquo;entrer. Elle se rel\u00e8ve et sort. Elle revient au bout d\u2019un certain temps, le temps sans doute de son passage par les coulisses, temps d\u00e9j\u00e0 qui glisse vers un autre temps. Les coulisses sont inimaginables dans un tel espace encombr\u00e9 de chaises, de tables, de planches et de ch\u00e2ssis. La femme revient s\u2019asseoir \u00e0 la m\u00eame place. Entre-temps, le public est devenu plus attentif.<br \/>\nUne autre boucle se met en place : un homme bizarrement accoutr\u00e9, souriant, entre en sc\u00e8ne par un toboggan qui aboutit juste en face de la femme toujours prostr\u00e9e sur sa chaise, rigide comme un mannequin. Il lui offre \u00e0 chaque fois un cadeau, comme pour tenter de la r\u00e9animer.<br \/>\nComment entrer et sortir de sc\u00e8ne ? Magnifique choix de ce toboggan, une longue planche inclin\u00e9e, sur laquelle on peut glisser de haut en bas comme un enfant ou remonter de bas en haut comme Sisyphe, l&rsquo;espace de quelques instants.<br \/>\nLe spectacle restera muet sans doute. Mais un autre homme se met \u00e0 parler. Aucune emphase. Le long silence pr\u00e9c\u00e9dent suffit \u00e0 dramatiser ces premiers mots \u00e9nonc\u00e9s avec sobri\u00e9t\u00e9. C\u2019est un extrait du journal de Kafka, peu importe qu\u2019on ait lu le programme avant ou apr\u00e8s, ou qu\u2019on ne l\u2019ait pas lu du tout. Cet extrait donne comme une d\u00e9finition indirecte du titre choisi pour ce spectacle, qui n&rsquo;a rien \u00e0 envier aux \u00e9nigmatiques <em>Onzi\u00e8me<\/em> et <em>Passim<\/em> auxquels il succ\u00e8de. L\u2019homme parle de \u00ab ce qui l\u2019emp\u00eache de se lever \u00bb et de \u00ab ce qui l\u2019emp\u00eache de rester couch\u00e9 \u00bb, de \u00ab ses hauts et ses bas \u00bb en somme. Il affirme <em>in fine<\/em> : \u00ab dans le vol est aussi le repos, et dans le repos, le vol \u00bb. Ce chiasme qui entrecroise, c\u2019est-\u00e0-dire conjoint et disjoint \u00ab vol \u00bb et \u00ab repos \u00bb, abattement et soul\u00e8vement, d\u00e9finit exactement un \u00ab soubresaut \u00bb. Le chiasme entre deux mouvements contradictoires laisse perplexe: l\u2019immobilit\u00e9 est-elle en puissance de mouvement ou ce mouvement n&rsquo;est-il que le dernier ? Per\u00e7oit-on un mouvement qui anime un corps qu\u2019on croyait jusque-l\u00e0 inanim\u00e9 ? Est-ce seulement dans notre t\u00eate ? \u00ab Soubresaut \u00bb rel\u00e8ve \u00e0 l\u2019origine du vocabulaire guerrier et \u00e9questre. C\u2019est le saut brusque, inattendu, du cheval qui peut d\u00e9sar\u00e7onner son cavalier d&rsquo;un coup. Puis le mot d\u00e9rive vers le domaine m\u00e9dical : c\u2019est une convulsion pathologique, irr\u00e9guli\u00e8re, du corps. Pour finir dans le lexique chor\u00e9graphique : saut absolument vertical du corps. Le destin \u00e9tymologique du terme va vers de plus en plus de domestication et de r\u00e9gularisation. Tanguy semble en appeler \u00e0 retrouver le soubresaut du cheval mal dress\u00e9.<br \/>\nDe <em>Passim<\/em>, on retrouve justement, mais sur un mode amplifi\u00e9, cavaliers sur montures improbables et figures assises de profil \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, prostration en attente d\u2019un sursaut et chevaliers d\u00e9risoires sur un cheval de bois sans soubresaut aucun. Dans cette m\u00e9nagerie de vers et de sons, l\u2019\u00e9nergie circule, pourtant. Tanguy met en sc\u00e8ne comme un \u00e9lectricien autodidacte branche le courant d\u2019une maison qu\u2019il aurait bricol\u00e9e elle aussi, \u00e0 la fois en marge et au centre de la ville. On le soup\u00e7onnerait m\u00eame de braconner un peu l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Le courant passe, on ne sait trop comment. Il y a bien cependant une polarit\u00e9 sans cesse pr\u00e9sente. Elle fait justement que le courant passe. Mais elle en est la principale menace d\u2019extinction, de court-circuitage, de plombs qui sautent. Il ne semble pas y avoir de fusibles. Les circuits sont plein de m\u00e9andres, tel un d\u00e9dale, pour reprendre un texte d&rsquo;Ovide prof\u00e9r\u00e9 sur sc\u00e8ne. La joie fragile \u00e9prouv\u00e9e devant ce spectacle est de sentir que le courant passe, malgr\u00e9 tout, entre le p\u00f4le m\u00e9lancolique et le p\u00f4le exalt\u00e9, les lumi\u00e8res chaudes et les lumi\u00e8res froides, les corps sautillants et les corps inanim\u00e9s. Comment peut-on passer d\u2019un \u00e9tat \u00e0 l\u2019autre ? Comment faire qu\u2019aucun ne soit d\u00e9finitif ? C\u2019est un th\u00e9\u00e2tre d\u2019animation guett\u00e9 par l\u2019an\u00e9mie et qui d\u00e9joue celle-ci presque au dernier moment. Un instant de trop eut \u00e9t\u00e9 fatal, se dit-on \u00e0 chaque reprise du mouvement. On utilise bien le terme \u00ab prise \u00bb en \u00e9lectricit\u00e9 \u00e9galement.<br \/>\n\u00ab Un souffle ouvre des br\u00e8ches op\u00e9radiques \/ dans les cloisons \u00bb (\u00ab Nocturne vulgaire \u00bb), \u00e9crivait Rimbaud. Sans doute a-t-il encore une trop grande foi en sa propre puissance. Mais c\u2019est bien ce qui se passe sans cesse sur le plateau du Radeau. Les acteurs se fraient un passage parmi l\u2019encombrement, quitte \u00e0 d\u00e9placer quelques planches. Les mots se fraient un passage parmi un silence palpable ou un brouhaha qui les recouvre. Les morceaux op\u00e9ratiques se fraient un passage tonitruant ou rhapsodique. Les hi\u00e9rarchies culturelles sont mises sens dessus dessous. Tanguy fait feu de tout bois : l\u2019op\u00e9ra (du classique le plus reconnaissable \u00e0 la musique contemporaine la plus difficile en passant par la rumeur du dehors), les po\u00e8mes (Labiche et Kierkegaard sont sur un radeau\u2026), le fatras d\u2019un grenier, des acteurs accoutr\u00e9s de mani\u00e8re bouffonne, des \u00ab joujoux du pauvre \u00bb (Baudelaire) sortis d\u2019un carton qui tra\u00eene&#8230; Un \u00ab vrai \u00bb violon coexiste avec un instrument fait de bric et de broc, un bras rembourr\u00e9 avec un \u00ab vrai \u00bb couteau. Et les anges m\u00e9lancoliques ont des ailes en plastique. C\u2019est un th\u00e9\u00e2tre toujours en instance de d\u00e9m\u00e9nagement mais qui vous accueille avec une \u00ab hospitalit\u00e9 inconditionnelle \u00bb (Derrida).<br \/>\nLa Fonderie n&rsquo;a rien de standardis\u00e9 comme la plupart des th\u00e9\u00e2tres o\u00f9 le Radeau tourne. La salle m\u00e9nage une disproportion flagrante entre le plateau et la jauge. La jauge est r\u00e9duite \u00e0 quelques bancs. Elle est peu profonde mais les bancs sont extr\u00eamement allong\u00e9s. Cet allongement est n\u00e9cessit\u00e9 par l\u2019\u00e9tirement du plateau de cour \u00e0 jardin, qu\u2019il \u00e9pouse ainsi. Mais le plateau, lui, est tr\u00e8s profond, sans commune mesure avec la jauge. Acteurs et public au premier rang sont cependant de plain-pied : pas de vision en plong\u00e9e ou en contre-plong\u00e9e, sauf quand les acteurs se d\u00e9placent dans les airs. L\u2019important est cet \u00e9tirement du plateau, doubl\u00e9 d\u2019une immense profondeur de champ et relativis\u00e9 par une hauteur du cadre de sc\u00e8ne assez r\u00e9duite. Le public, par cette disproportion m\u00eame, est comme attir\u00e9, voire happ\u00e9, vers le plateau, sa profondeur de champ. D\u2019autant plus que Tanguy joue sans cesse de cette profondeur de champ. Il la montre et la cache \u00e0 la fois.<br \/>\nIl y a une \u00e9rotique de la sc\u00e9nographie dans ses spectacles par ailleurs sans \u00e9rotisme \u2012 dans <em>Soubresaut<\/em>, on voit parfois des jambes nues, ce qui me semble in\u00e9dit au moins depuis <em>Onzi\u00e8me<\/em>, mais globalement on retrouve les acteurs dans des \u00ab v\u00eatements-emballages \u00bb (Kantor). L\u2019encombrement cache en partie la profondeur de champ et l\u2019exhausse en m\u00eame temps. L\u2019encombrement est rarement tel qu\u2019il obture tout et permet la perc\u00e9e luminescente d\u2019une ligne de fuite, d\u2019une porte lointaine qu\u2019il suffirait d\u2019ouvrir et qui repousse les coulisses \u00e0 l\u2019infini. Il y a une alliance paradoxale entre la perspective classique et l\u2019embrouillamini baroque.<br \/>\nPourtant, avec <em>Soubresaut<\/em>, le plateau semble cette fois aller comme jamais vers le public, irradier vers lui: plus centrifuge que centrip\u00e8te. Je pense \u00e0 une autre s\u00e9quence du spectacle issue du journal de Kafka o\u00f9 est transcrit un dialogue int\u00e9rieur \u00e0 propos d\u2019un \u00ab commandement \u00bb entendu par intermittence. Une lanterne magique, dont la lumi\u00e8re blanche provient du fond du plateau, traverse un panneau translucide derri\u00e8re lequel se trouve un homme inclin\u00e9 soutenu par un autre et qui mat\u00e9rialisent les deux voix internes \u00e0 Kafka. Les corps sont comme radiographi\u00e9s par la lumi\u00e8re. C\u2019est l\u2019inverse exact d\u2019un \u00e9cran de cin\u00e9ma o\u00f9 le faisceau lumineux provient de la salle, derri\u00e8re les spectateurs, en hauteur, et projette ses images sur l\u2019\u00e9cran blanc. Ici le faisceau vient du fond, de derri\u00e8re l\u2019\u00e9cran, qui est ainsi transperc\u00e9 par la lumi\u00e8re en m\u00eame temps qu\u2019il en att\u00e9nue l\u2019\u00e9blouissement. Les corps se confondent avec leur ombre. Paroles et corps sont dissoci\u00e9s. Cette s\u00e9quence fait l\u2019objet d\u2019une des rares photographies du spectacle, avec une autre o\u00f9 Vincent Joly en violoniste exalt\u00e9 contraste avec Muriel H\u00e9lary immobile comme une poup\u00e9e de cire. Ces deux photographies donnent en raccourci le d\u00e9placement centrifuge, rare chez Tanguy, du plateau vers la salle, non sans osciller dangereusement entre les deux p\u00f4les contraires de l\u2019immobilit\u00e9 et du mouvement : d\u00e9placement par \u00ab soubresaut \u00bb donc.<br \/>\nAutre point remarquable, ce nouveau spectacle met en abyme, comme jamais peut-\u00eatre, la position de Tanguy et du Radeau au sein de l\u2019institution th\u00e9\u00e2trale et, surtout, de l\u2019\u00e9tat du monde. En t\u00e9moigne le choix de recueillir \u00ab les fragments de textes de Celan, de Kafka, de Bruno, de Coleridge\u2026 [qui] ressemblent \u00e0 des pens\u00e9es testamentaires o\u00f9 la fin du r\u00e8gne de la \u201ccommunaut\u00e9 des esprits\u201d a fait place \u00e0 celle des anachor\u00e8tes atemporels \u00bb (Yannick Butel). Ajoutons \u00e0 cette liste le po\u00e8te russe Joseph Brodsky, condamn\u00e9 puis expuls\u00e9 par le r\u00e9gime sovi\u00e9tique pour \u00ab parasitisme social \u00bb et exil\u00e9 aux \u00c9tats-Unis. Tanguy fait entendre dans sa langue d\u2019adoption un de ses Vingt sonnets \u00e0 Marie Stuart. La prof\u00e9ration de ces textes est souvent sobre, par contraste avec ce qu\u2019ils charrient : le Minotaure tapi au centre du labyrinthe et \u00ab une engeance de serpents enserrant le ventre et le cou \u00bb, l\u2019enlisement obscur dans la Tamise et la complainte d\u2019un vieux marin, une flamme qui danse comme un esprit et une flamme qui aveugle mais fait parler\u2026 Me reviennent la voix profonde de Jean Rochereau et le fragile accent de Frode Bj\u00f8rnstad.<br \/>\nPeu \u00e0 peu semble se d\u00e9ployer un art po\u00e9tique et politique en m\u00eame temps qu\u2019il s\u2019\u00e9nonce : dans cette approche de ce que serait v\u00e9ritablement \u00ab la danse \u00bb par le biais d\u2019une \u00ab flamme \u00bb (on pense aux d\u00e9placements si pr\u00e9cis des acteurs dans le fouillis du plateau et \u00e0 leur qualit\u00e9 de pr\u00e9sence si contradictoire, qui se consume en se manifestant), \u00e0 ce \u00ab petit essai \u00bb qui \u00ab donne ce chef-d\u2019\u0153uvre r\u00e9pugnant \u00bb, \u00e0 l\u2019espi\u00e8glerie que demande une \u00ab farce \u00bb r\u00e9ussie (propos tenu par Laurence Chable en tapant sur une machine \u00e0 \u00e9crire, comme un double humoristique de Tanguy, deux complices depuis quelques d\u00e9cennies), \u00e0 cet autoportrait du metteur en sc\u00e8ne en sanglier peu sociable\u2026<br \/>\nEt de finir quasiment sur un extrait de Labiche qui ressemble \u00e0 du Ionesco, comme un ultime coup de pied de l\u2019\u00e2ne dont le bonnet orne la t\u00eate des acteurs. Mais l\u00e0 o\u00f9 le vaudeville d\u00e9ploie une \u00e9nergie artificielle et joue en surr\u00e9gime, Tanguy r\u00e9v\u00e8le le vide dont le vaudeville a peur et sa secr\u00e8te d\u00e9pression. La v\u00e9ritable \u00e9nergie, celle du soul\u00e8vement, est ailleurs.<br \/>\nOn pense \u00e0 la blague de Nagg : \u00ab \u201cEn six jours, vous entendez, six jours, Dieu fit le monde. Oui Monsieur, parfaitement Monsieur, le MONDE ! Et vous, vous n\u2019\u00eates pas foutu de me faire un pantalon en trois mois !\u201d (Voix du tailleur, scandalis\u00e9e.) \u201cMais Milord ! Mais Milord ! Regardez \u2012 (geste m\u00e9prisant, avec d\u00e9go\u00fbt) \u2012 le monde\u2026 (un temps)\u2026 et regardez \u2012 (geste amoureux, avec orgueil) \u2012 mon PANTALON !\u201d \u00bb (<em>Fin de partie<\/em>) Beckett en savait long aussi sur le soubresaut. Sa derni\u00e8re prose s\u2019intitulait <em>Stirrings Still<\/em> avant qu\u2019il ne la traduise lui-m\u00eame en fran\u00e7ais par <em>Soubresauts<\/em>. Du pluriel au singulier, la pantalonnade de Tanguy semble plus pessimiste&#8230; ou plus optimiste, qui sait ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soubresaut par le Th\u00e9\u00e2tre du Radeau, mise en sc\u00e8ne et sc\u00e9nographie de Fran\u00e7ois Tanguy, du 1er au 16 d\u00e9cembre 2016 \u00e0 La Fonderie (Le Mans), cr\u00e9\u00e9 le 2 novembre 2016 au TNB (Rennes) lors du Festival Mettre en sc\u00e8ne. Avec Didier Bardoux, Frode Bj\u00f8rnstad, Laurence Chable, Muriel H\u00e9lary, Ida Hertu, Vincent Joly, Karine Pierre, Jean Rochereau. Soubresaut d\u00e9bute comme un spectacle muet. 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