


{"id":1626,"date":"2017-10-29T16:00:30","date_gmt":"2017-10-29T15:00:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=1626"},"modified":"2017-10-29T16:00:30","modified_gmt":"2017-10-29T15:00:30","slug":"langhoff-ne-demissionne-pas","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/langhoff-ne-demissionne-pas\/","title":{"rendered":"Langhoff ne d\u00e9missionne pas"},"content":{"rendered":"<div id=\"wysiwyg\">\n<div class=\"ajaxbloc ajax-id-wysiwyg\" data-ajax-env=\"LSesutKwDbEQqzuyT0Ij\/dIOkEe+KfxgyTZqWu26iqll6v2n0RX\/gS7JIK6Q2b8dN8sKVeouH849WD2xvO\/8NtPHn\/NnWtJgHpNd1tSx4ObDyjH6HmTy3J\/CtY\/\/eiz9OQzZN5wfAOVLEMgQ4YSqkIrnUT8T8tGq+eQV\/63YxI3OckJvjWcOVgcOwOad\/RRUYmm4DzETQfY=\" data-origin=\".\/?exec=article&amp;id_article=573\">\n<div class=\"champ contenu_chapo\">\n<div class=\"chapo\" dir=\"ltr\">\nTrois \u00e9missaires de la R\u00e9publique de 1792 doivent susciter un soul\u00e8vement d\u2019esclaves en Jama\u00efque, alors sous le joug de la Monarchie anglaise. Galloudec se fait passer pour un paysan de Bretagne ha\u00efssant 89, Sasportas, pour un esclave fuyant la r\u00e9volution noire d\u2019Ha\u00efti afin de rester esclave, Debuisson, pour un fils de propri\u00e9taires esclavagistes. Les masques vont leur coller \u00e0 la peau, ou tomber. Entre-temps, Bonaparte prend le pouvoir. Faut-il continuer la mission\u00a0?\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"champ contenu_texte\">\n<div class=\"texte\" dir=\"ltr\">\nLa pi\u00e8ce de M\u00fcller, publi\u00e9 en 1979, d\u00e9bute par la fin\u00a0: Galloudec mourant, Sasportas pendu, Debuisson vivant. Si la suite est une anamn\u00e8se, le sous-titre \u2012 \u00ab\u00a0Souvenir d\u2019une r\u00e9volution\u00a0\u00bb \u2012 est en partie trompeur. Un souvenir occulte que le pass\u00e9 a aussi \u00e9t\u00e9 un pr\u00e9sent. Ici, il ne s\u2019agit pas d\u2019enterrer une deuxi\u00e8me fois le pass\u00e9 mais de le raviver. \u00ab\u00a0Les morts combattront quand les vivants ne pourront plus\u00a0\u00bb, annonce ainsi Sasportas face \u00e0 Debuisson d\u00e9missionnaire. On ne se d\u00e9barrasse pas si facilement du spectre r\u00e9volutionnaire qui hante l\u2019Europe et le monde opprim\u00e9. Il a la vie dure. La m\u00e9lancolie de M\u00fcller est grosse d\u2019une col\u00e8re politique qui irrigue le spectacle de Langhoff dans ses meilleurs moments.<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh1\" class=\"spip_note\" title=\"(Re)lisons sur ce point Spectres de Marx (1993) de Derrida et le r\u00e9cent\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=573#nb1\" rel=\"appendix\">1<\/a>]<\/span><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"br-auto\" title=\"Retour ligne automatique\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L10xH10\/br-auto-10-8beb9.png?1527587285\" alt=\"Retour ligne automatique\" width=\"10\" height=\"10\" \/><br \/>\nLa n\u00e9cessit\u00e9 par o\u00f9 ce spectacle est contraint et nous contraint, dans son adresse et ses quelques maladresses, est produite par un montage d\u2019\u00e9l\u00e9ments h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, d\u00e8s sa gen\u00e8se\u00a0: l\u2019allemand Langhoff donne une nouvelle version \u2012 apr\u00e8s celle de 1989 (!) en Avignon \u2012 du texte du dramaturge de la RDA qui \u00e9crivait sous surveillance, texte o\u00f9 il revenait sur la diffusion manqu\u00e9e de la r\u00e9volution fran\u00e7aise dans les Antilles esclavagistes, tout ceci avec des com\u00e9diens de l\u2019\u00c9cole nationale de th\u00e9\u00e2tre Santa Cruz de la Sierra, dans la Bolivie d\u2019Evo Morales. Les images sc\u00e9niques entrechoquent les temporalit\u00e9s\u00a0: tentes de r\u00e9fugi\u00e9s sous le m\u00e9tro a\u00e9rien de Paris et texte de Marat, chevaux errants parmi voitures et ordures de bourgades boliviennes, mise \u00e0 mort d\u2019un esclavagiste et ex\u00e9cution d\u2019un otage par Daech, la Marseillaise version Gainsbourg et l\u2019hymne national version bicentenaire mitterrandien, film pornographique et \u00e9gorgement d\u2019une b\u00eate, esclave en cage sur le rivage et paquebot immense qui s\u2019avance, t\u00eate guillotin\u00e9e de Robespierre et ballon de foot, cadavres de Sasportas et Galloudec dans leur cercueil et exhibition de communards ex\u00e9cut\u00e9s\u2026<br \/>\n<span class=\"spip_document_620 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH334\/la-mission-souvenir-dune-revolution-par-matthias-langhoff-07677.jpg?1527601938\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\" \/><\/span><br \/>\nComme souvent chez Langhoff, l\u2019image sc\u00e9nique ne r\u00e9git pas le regard du spectateur en un point central mais se diffracte en tous sens\u00a0: il se passe trop de choses en m\u00eame temps \u2012 au lointain, \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, sur les c\u00f4t\u00e9s, au-dessus, en-dessous \u2012, le plateau bancal et foutraque \u00e9voque un radeau de la M\u00e9duse \u00e0 demi naufrag\u00e9. Au spectateur de choisir, de relier ou d\u2019\u00e9carteler les constituants sc\u00e9niques.<br \/>\nComme souvent chez Langhoff, \u00e0 aucun moment on oublie que ce spectacle est le fruit d\u2019un travail, d\u2019un labeur, comme un autre\u00a0: les r\u00e9gisseurs sont assis derri\u00e8re leur console c\u00f4t\u00e9 jardin, une com\u00e9dienne se grime en noir dans un coin \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, les acteurs transforment \u00e0 vue le plateau, une cuisini\u00e8re fait mijoter une soupe qui sera offerte \u00e0 la fin aux spectateurs&#8230; Ce n\u2019est pas tous les jours que l\u2019on sert une soupe populaire dans l\u2019orchestre des C\u00e9lestins, un des plus anciens th\u00e9\u00e2tres \u00e0 l\u2019italienne de France. Festival Sens Interdits oblige, c\u2019\u00e9tait placement libre et tarif abordable. L\u2019odeur de la soupe se r\u00e9pand pendant deux heures, elle transporte en Bolivie plus s\u00fbrement qu\u2019un documentaire. Je me souviens que pour\u00a0<i>Hamlet-Cabaret<\/i>\u00a0(2009) du m\u00eame Langhoff le parterre d\u00e9structur\u00e9 de l\u2019Od\u00e9on avait eu droit \u00e0 des Carlsberg, bi\u00e8res danoises\u2026<br \/>\nComme souvent chez Langhoff, le spectacle achev\u00e9 inclut la trace visible des r\u00e9p\u00e9titions et de tout le travail de recherche qui a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 en amont. Ainsi, un po\u00e8me de M\u00fcller bien ant\u00e9rieur \u00e0 sa pi\u00e8ce croise une \u00e9vocation de la nouvelliste Anna Seghers qui a inspir\u00e9 le dramaturge. Surtout, une citation de Walter Benjamin fait office de prologue\u00a0:<br \/>\n\u00ab\u00a0Il existe un tableau de Klee qui s\u2019intitule\u00a0<i>Angelus Novus<\/i>. Il repr\u00e9sente un ange qui semble sur le point de s\u2019\u00e9loigner de quelque chose qu\u2019il fixe du regard. Ses yeux sont \u00e9carquill\u00e9s, sa bouche ouverte, ses ailes d\u00e9ploy\u00e9es. C\u2019est \u00e0 cela que doit ressembler l\u2019Ange de l\u2019Histoire. Son visage est tourn\u00e9 vers le pass\u00e9. L\u00e0 o\u00f9 nous appara\u00eet une cha\u00eene d\u2019\u00e9v\u00e9nements, il ne voit, lui, qu\u2019une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les pr\u00e9cipite \u00e0 ses pieds. Il voudrait bien s\u2019attarder, r\u00e9veiller les morts et rassembler ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9membr\u00e9. Mais du paradis souffle une temp\u00eate qui s\u2019est prise dans ses ailes, si violemment que l\u2019ange ne peut plus les refermer. Cette temp\u00eate le pousse irr\u00e9sistiblement vers l\u2019avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s\u2019\u00e9l\u00e8ve jusqu\u2019au ciel. Cette temp\u00eate est ce que nous appelons le progr\u00e8s.\u00a0\u00bb (<i>Th\u00e8ses sur le concept d\u2019histoire<\/i>, 1940)<br \/>\n<span class=\"spip_document_619 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L359xH479\/angelus-novus-klee1-71151.png?1527601938\" alt=\"\" width=\"359\" height=\"479\" \/><\/span><br \/>\nL\u2019\u0153uvre de Klee nous faisait face. Au prologue, r\u00e9pond un \u00e9pilogue\u00a0: le spectacle se cl\u00f4t sur la vid\u00e9o d\u2019un travailleur immigr\u00e9 qui fait les poubelles \u2012 aux deux sens de l\u2019expression \u2012 dans un parc urbain, pendant que l\u2019on entend un morceau de musique classique qui entre en tension ironique avec l\u2019image. Cette fin se passe de commentaire all\u00e9gorique. Mais je me souviens de la figure disparue du chiffonnier de Paris au milieu du 19e si\u00e8cle, \u00e0 laquelle Baudelaire, puis Benjamin se sont identifi\u00e9s\u00a0: celui qui fait les poubelles de l\u2019Histoire, glane ce que la marche du Progr\u00e8s \u00e9crase sur son passage, hommes et objets jetables que la \u00ab\u00a0R\u00e9volution\u00a0\u00bb industrielle laisse dans son ressac, traces du vieux Paris survivant \u00e0 son haussmannisation, aux vitrines et \u00e0 la circulation du capital.<br \/>\nParodiant les micros-trottoirs, une autre vid\u00e9o montrait les com\u00e9diens et des habitants de Santa Cruz de la Sierra prenant en charge ce passage qui mart\u00e8le une m\u00eame phrase\u00a0: \u00ab\u00a0LA R\u00c9VOLUTION EST LE MASQUE DE LA MORT LA MORT EST LE MASQUE DE LA R\u00c9VOLUTION\u00a0\u00bb. Dans ce chiasme, la mort est encercl\u00e9e par la r\u00e9volution. Les habitants redisent la phrase sans la comprendre, cherchent \u00e0 la comprendre, l\u2019\u00e9prouvent, refusent tout net, la glosent carr\u00e9ment&#8230; Autre chiasme explosif\u00a0: \u00ab\u00a0Ton masque, Sasportas, est ton visage. Mon visage est mon masque.\u00a0\u00bb Ou comment Debuisson choisit de trahir la cause au moment m\u00eame o\u00f9 Sasportas l\u2019\u00e9pouse \u00e0 corps perdu. Debuisson se cache opportun\u00e9ment derri\u00e8re sa fausse identit\u00e9 d\u2019esclavagiste l\u00e0 o\u00f9 le visage de Sasportas ne fait plus qu\u2019un avec son masque noir \u2012 je pense cette fois \u00e0\u00a0<i>Combat de n\u00e8gre et de chiens<\/i>, \u00e9crit, jou\u00e9 et publi\u00e9 dans ces m\u00eames ann\u00e9es 1978-1983, \u00e0 L\u00e9one qui scarifie son visage pour reproduire le signe tribal du visage d\u2019Alboury, \u00e0 l\u2019amiti\u00e9 entre M\u00fcller et Kolt\u00e8s. Ils appuient l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a fait mal\u00a0: le rendez-vous partiellement manqu\u00e9 entre r\u00e9volution bourgeoise et antiesclavagisme, marxisme et d\u00e9colonisation, rouge et noir, communisme europ\u00e9en et \u00ab\u00a0Tiers Monde\u00a0\u00bb\u2026<br \/>\nQuel est le traitement m\u00e9diatique et politique d\u2019Evo Morales en France\u00a0? Il ne s\u2019agit certes pas d\u2019en faire un saint. M\u00fcller et Langhoff ne sont pas des hagiographes. Le visage de l\u2019acteur qui joue Debuisson n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans ressemblance avec celui de Morales. Cependant, M\u00fcller et Langhoff excavent ce que l\u2019historiographie officielle ensevelit ou caricature. Le rire des Debuisson r\u00e9sonne encore face \u00e0 l\u2019esp\u00e9rance des Sasportas\u00a0: \u00ab\u00a0On ne parlera plus de votre g\u00e9n\u00e9ral, j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9 son nom, quand le nom du lib\u00e9rateur de Ha\u00efti sera dans tous les livres d\u2019\u00e9cole.\u00a0\u00bb La m\u00e9moire est une lutte contre l\u2019Histoire, r\u00e9\u00e9crite par les vainqueurs. La m\u00e9moire r\u00e9volutionnaire n\u2019est raviv\u00e9e que par les luttes du pr\u00e9sent. Elle rel\u00e8ve moins d\u2019un r\u00e9cit que d\u2019une dramaturgie, moins d\u2019un th\u00e9\u00e2tre que d\u2019une performance o\u00f9 le th\u00e9\u00e2tre prend au corps et \u00e0 la gorge.<br \/>\nLes sous-titres fran\u00e7ais qui traduisent l\u2019espagnol sont comme trac\u00e9s \u00e0 la craie sur un panneau de bois. Les moments marquants du spectacle ont sans doute lieu lorsque le texte de M\u00fcller se fait entendre pleinement, dans tout son tranchant, d\u00e9sencombrant soudainement le plateau, mettant en sourdine la cacophonie ambiante, traversant les langues, se faisant entendre justement sur fond de ce qui pourrait en \u00e9touffer l\u2019\u00e9coute et en interrompre la relance, dans sa po\u00e9sie au vitriol et sa vigilance politique implacable\u00a0: \u00ab\u00a0On parle plus facilement d\u2019une r\u00e9volution perdue quand on a la bouche pleine. Le sang, coagul\u00e9 en m\u00e9dailles de fer-blanc. Les paysans n\u2019avaient pas d\u2019autre solution, non. Et peut-\u00eatre avaient-ils raison, non. Le commerce est florissant. Quant \u00e0 ceux de Ha\u00efti, nous leur donnons \u00e0 pr\u00e9sent leur terre \u00e0 bouffer. C\u2019\u00e9tait la r\u00e9publique des n\u00e8gres. La libert\u00e9 conduit le peuple sur les barricades, et quand les morts se r\u00e9veillent elle porte un uniforme. Je vais te confier un secret\u00a0: elle aussi n\u2019est qu\u2019une putain. Et je peux m\u00eame en rire. Hahaha.\u00a0\u00bb<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2\" class=\"spip_note\" title=\"Antoine, ancien commanditaire de la mission, au Marin qui lui apporte une\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=573#nb2\" rel=\"appendix\">2<\/a>]<\/span>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"champ contenu_notes\">\n<div class=\"label\">Notes<\/div>\n<div class=\"notes\" dir=\"ltr\">\n<div id=\"nb1\">\n<span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 1\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=573#nh1\" rev=\"appendix\">1<\/a>]\u00a0<\/span>(Re)lisons sur ce point\u00a0<i>Spectres de Marx<\/i>\u00a0(1993) de Derrida et le r\u00e9cent\u00a0<i>M\u00e9lancolie de gauche<\/i>\u00a0(2016) d\u2019Enzo Traverso.\n<\/div>\n<div id=\"nb2\">\n<span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=573#nh2\" rev=\"appendix\">2<\/a>]\u00a0<\/span>Antoine, ancien commanditaire de la mission, au Marin qui lui apporte une lettre de Galloudec mourant. La traduction est de Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger, publi\u00e9e chez L\u2019Arche.\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"nettoyeur\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois \u00e9missaires de la R\u00e9publique de 1792 doivent susciter un soul\u00e8vement d\u2019esclaves en Jama\u00efque, alors sous le joug de la Monarchie anglaise. Galloudec se fait passer pour un paysan de Bretagne ha\u00efssant 89, Sasportas, pour un esclave fuyant la r\u00e9volution noire d\u2019Ha\u00efti afin de rester esclave, Debuisson, pour un fils de propri\u00e9taires esclavagistes. Les masques vont leur coller \u00e0 la peau, ou tomber. Entre-temps, Bonaparte prend le pouvoir. Faut-il continuer la mission\u00a0? La pi\u00e8ce de M\u00fcller, publi\u00e9 en 1979, d\u00e9bute<\/p>\n","protected":false},"author":35,"featured_media":1760,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1626","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1626","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/35"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1760"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1626"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1626"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}