


{"id":1653,"date":"2017-07-24T16:09:29","date_gmt":"2017-07-24T14:09:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=1653"},"modified":"2017-07-24T16:09:29","modified_gmt":"2017-07-24T14:09:29","slug":"les-grands-a-hauteur-denfance","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/les-grands-a-hauteur-denfance\/","title":{"rendered":"Les Grands \u00e0 hauteur d\u2019enfance"},"content":{"rendered":"<div id=\"wysiwyg\">\n<div class=\"ajaxbloc ajax-id-wysiwyg bind-ajaxReload\" data-ajax-env=\"LSesutKwDbEQqzvidpZ4G3mbbYIbaf3e3XnAXjtd0yEQTQLSDnIs1BN4p321DW9yZTDvVEhdvvLlrc60N7zlJOH3fbWDJiDvZoPvROFzfXO2DR9p2W+D8U2RapBCvND7N+pzCgZ0YwFQmLACl64C79lOWmDKpNjMsMG\/OU45PKiT4Z84P5mGYSG5e6CxJHYVMQiGGlOeOQ==\" data-origin=\".\/?exec=article&amp;id_article=552\" aria-live=\"polite\" aria-atomic=\"true\">\n<div class=\"champ contenu_chapo\">\n<div class=\"chapo\" dir=\"ltr\">\nIl y a des spectacles qui&nbsp;<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/spip.php?article532\" rel=\"external\">sont de purs ravages<\/a>, des forces qui emportent et sid\u00e8rent, renouvellent le monde et le font basculer int\u00e9rieurement. Et puis il y en a d\u2019autres qui sans fracas posent sur nous et la fragilit\u00e9 de la vie un regard humble, dont l\u2019humilit\u00e9 tient aussi \u00e0 la pr\u00e9cision, \u00e0 sa justesse. Humilit\u00e9 qui n\u2019est pas sans profondeur ni complexit\u00e9. Quand il s\u2019agit d\u2019affronter l\u2019enfance, le risque est grand de le r\u00e9duire sous le regard d\u2019adulte \u00e0 un pur jugement, un pur constat, ou une pure image. Le texte de Pierre Alf\u00e9ri \u2013 issu du&nbsp;<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.pol-editeur.com\/index.php?spec=livre&amp;ISBN=978-2-8180-4361-5\" rel=\"external\">recueil&nbsp;<i>Parler<\/i>&nbsp;publi\u00e9 aux \u00e9ditions P.O.L.<\/a>&nbsp;\u2013&nbsp;que met en sc\u00e8ne&nbsp;<a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.fannydechaille.fr\/fr\/les-grands\" rel=\"external\">Fanny de Chaill\u00e9<\/a>&nbsp;est juste aussi de cette honn\u00eatet\u00e9&nbsp;: interroger notre regard sur l\u2019enfance autant que de fouiller en elle ce qu\u2019elle poss\u00e8de de singulier. Sa part de r\u00eave et de cruaut\u00e9, de limites et de franchissement. Ce qui bouleverse dans l\u2019enfance, c\u2019est que c\u2019est un \u00e2ge que ne cesse d\u2019abandonner sa part d\u2019enfance&nbsp;: sa facult\u00e9 de changer tient \u00e0 sa part de conqu\u00eate et de renoncement.&nbsp;<i>Les Grands<\/i>&nbsp;est moins le spectacle qui en expose les conditions qu\u2019un laboratoire o\u00f9 mettre en jeu \u2013 en question et en th\u00e9\u00e2tre, en question par le th\u00e9\u00e2tre \u2013 les enjeux de cet \u00e2ge minuscule et destin\u00e9 \u00e0 l\u2019oubli.&nbsp;<i>Les Grands<\/i>, ou la vie en petit&nbsp;: cette petitesse des choses qui est sa fragilit\u00e9 pr\u00e9cieuse, la part encore vive de notre futur.\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"champ contenu_texte\">\n<div class=\"texte\" dir=\"ltr\">\n<span class=\"spip_document_574 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH334\/170718_rdl_0969-98372.jpg?1527601953\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\"><\/span><br \/>\nSur le plateau vide&nbsp;: des plateaux. Des monticules abstraits qui figurent comme des strates g\u00e9ologiques d\u2019une terre en mouvement, qui grandit, cesse, grandit de nouveau. Terres en coupes qui montrent de profil ces s\u00e9diments successifs. Plateau de th\u00e9\u00e2tre qui repr\u00e9sente les plateaux de la vie&nbsp;? Ou qui les d\u00e9signe, les met en jeu, deviendra le territoire des acteurs qui ne cesseront de changer de plateau, comme on dit en v\u00e9lo, pour passer d\u2019une vitesse \u00e0 l\u2019autre, ou plut\u00f4t d\u2019un r\u00e9gime de vie \u00e0 un autre.<br \/>\nAu milieu du brouhaha de la salle qui pr\u00e9c\u00e8de le d\u00e9but, une jeune enfant s\u2019avance depuis les gradins pour descendre les marches qui la conduisent jusqu\u2019au plateau, o\u00f9 elle se hisse. On ne l\u2019a pas vue, on ne la voit pas, on s\u2019en aper\u00e7oit quand elle est&nbsp;<i>d\u00e9j\u00e0 l\u00e0<\/i>, descendue ou mont\u00e9e sur sc\u00e8ne&nbsp;: l\u2019enfant d\u00e9j\u00e0 prend possession de l\u2019espace. Th\u00e9\u00e2tre qui escamote le commencement, puisque tout commence depuis toujours d\u00e9j\u00e0, tout a toujours d\u00e9j\u00e0 pris acte du milieu o\u00f9 aller. Une voix d\u2019enfant se fait entendre tandis qu\u2019elle \u00e9volue l\u00e0 comme pour apprivoiser chaque m\u00e8tre, marchant sur les bords des monticules, ou courant, d\u00e9valant les pentes, ou marchant minusculement suivant des trajets connus d\u2019elle seule et ob\u00e9issant \u00e0 des espaces imaginaires qu\u2019elle trace devant nous, qui ne voyons rien&nbsp;: lignes d\u2019erre. La voix qu\u2019on entend est d\u2019enfant aussi&nbsp;: elle raconte l\u2019enfance avec ses mots minuscules, ses peines et ses joies \u00e0 sa hauteur, ses cruaut\u00e9s, ses terreurs qui engendrent d\u2019autres joies, sans transition, ou plut\u00f4t&nbsp;: tout y est ici transition \u2013 moqueries de cours d\u2019\u00e9cole dont elle est sujet ou objet, conversations avec la baby-sittrice (qui lui montre son sexe), peurs, col\u00e8res, tristesse.<br \/>\n<span class=\"spip_document_575 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH334\/170718_rdl_0874-a48ff.jpg?1527601953\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\"><\/span><br \/>\nEst-ce un d\u00e9but, un premier pas, ou un prologue qui exposerait la loi de ce th\u00e9\u00e2tre&nbsp;? Sur le plateau, rien qu\u2019une enfant qui marche (et quelle audace, d\u00e9j\u00e0, de confier \u00e0 une si jeune enfant le plateau nu, de l\u2019exposer aux regards), en silence&nbsp;: silence combl\u00e9e par une voix enregistr\u00e9e, une pr\u00e9sence d\u00e9rob\u00e9e. Et sous la densit\u00e9 du texte et sa simplicit\u00e9 de fa\u00e7ade percent d\u00e9j\u00e0 les juxtapositions de sensations, le kal\u00e9idoscope des regards sur soi et sur le monde qui sera le principe moteur de cette heure fragile de th\u00e9\u00e2tre.<br \/>\nRapidement, la sc\u00e8ne sera occup\u00e9e par trois couples&nbsp;: trois jeunes enfants, trois adolescents, trois adultes \u2013 deux gar\u00e7ons et une fille, \u00e0 chaque fois. Ce sont trois devenir expos\u00e9s \u00e0 la fois&nbsp;: les habits sont les m\u00eames, ou plut\u00f4t, d\u00e9signent tout ensemble ce qui les lie et ce qui les distingue (pour la fille, un chemisier plus ou moins jaune fonc\u00e9e&nbsp;; pour l\u2019un des gar\u00e7ons, une chemise dont les carreaux sont plus ou moins grands). Un devenir&nbsp;? C\u2019est l\u00e0 que le spectacle fait de son \u00e9vidence une complexit\u00e9 joyeuse. Dans le dialogue entre les trois couples, ce n\u2019est pas un continuum qui est trac\u00e9e pour figer les devenir en fatalit\u00e9, mais des&nbsp;<i>\u00e9changes<\/i>&nbsp;qui font la part belle aux oppositions, aux conflits. Alors, la dialectique se met en place, qui prendra soin de ne jamais arr\u00eater les positions.&nbsp;<i>Les Grands<\/i>&nbsp;aurait pu \u00eatre ce discours sur l\u2019enfance depuis l\u2019\u00e2ge adulte, qui ferait du petit \u00e2ge, un \u00e2ge en petit&nbsp;: \u00e0 lui sa part de r\u00eave, \u00e0 nous la part du r\u00e9el. Bien s\u00fbr, cette partition existe, elle structure m\u00eame la dynamique des \u00e9changes&nbsp;: mais jamais le r\u00e9el ou le r\u00eave ne l\u2019emporte sur l\u2019autre, parce que jamais une position en surplomb ne vient moralement \u00e9valuer les signes et les sujets.<br \/>\nCe qui est au travail ici serait une mani\u00e8re de figurer la travers\u00e9e&nbsp;: non, l\u2019enfance, pas plus que l\u2019\u00e2ge adulte, n\u2019est question de position, acquise ou re\u00e7ue, mais bien l\u2019espace travers\u00e9e par tous les \u00e2ges, et tous les devenir. Les enfants sont anim\u00e9s aussi de gestes adultes, comme les adultes anim\u00e9s de pulsions r\u00e9gressives&nbsp;: ces travers\u00e9es sont belles aussi parce qu\u2019elles sont toujours provisoires, \u00e9clat\u00e9es, \u00e9parses. Elles secouent le spectacle de nombreux moments qui emp\u00eachent de le situer, de lui donner une assise. Dramaturgie minuscule du processus, du d\u00e9ploiement qui ne r\u00e9v\u00e8le pas, mais construit&nbsp;: dramaturgie th\u00e9\u00e2trale qui est celle du passage de l\u2019enfance \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, passage qui ne cesse jamais.<br \/>\n<span class=\"spip_document_576 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH334\/170718_rdl_0922-b709f.jpg?1527601954\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\"><\/span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"br-auto\" title=\"Retour ligne automatique\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L10xH10\/br-auto-10-8beb9.png?1527587285\" alt=\"Retour ligne automatique\" width=\"10\" height=\"10\"><br class=\"autobr\"><i>Les Grands<\/i>&nbsp;expose autant qu\u2019il fait l\u2019exp\u00e9rience de ces travers\u00e9es qui renversent les hi\u00e9rarchies. Au juste, on est toujours le grand de quelqu\u2019un&nbsp;: et les adolescents en regard des enfants sont bien cet espace de passage complexe qui permet de faire imploser la fausse dualit\u00e9 qu\u2019on pourrait croire \u00e0 l\u2019\u0153uvre ici. Avec le rythme ternaire comme dispositif du spectacle, tout ici tremble et devient heureusement bancal, emp\u00eache de trouver une r\u00e9ponse pour mieux relancer incessamment ce qu\u2019on met en jeu.<br \/>\nD\u00e8s lors quelque chose se produit entre ce qui se met en sc\u00e8ne et la question de la mise en sc\u00e8ne en tant que telle. En t\u00e9moigne ce moment o\u00f9 les adolescents refusent les le\u00e7ons de morale politique que leur ass\u00e8nent les adultes \u2013 les discours sur la responsabilit\u00e9, la gouvernance de soi et du monde\u2026 Les jeunes s\u2019\u00e9l\u00e8vent et r\u00e9clament leur propre droit \u00e0 la parole pour envisager le monde autrement que sous l\u2019angle qu\u2019on leur impose. C\u2019est le discours adolescent qu\u2019on reconnait, avec sa belle arrogance&nbsp;; c\u2019est le discours du printemps dernier aussi&nbsp;: ce refus du politique s\u2019il est gestion des affaires courantes, ce droit \u00e0 la destitution, au retrait, \u00e0 l\u2019invention d\u2019autres mani\u00e8res d\u2019habiter le monde. Mais ce discours tenu par la jeune fille, comment ne pas l\u2019entendre aussi comme un discours \u00e9crit par un adulte \u2013 l\u2019auteur \/ philosophe Pierre Alf\u00e9ri. Et les mots qu\u2019elle prononce ne sont que des partitions de th\u00e9\u00e2tre&nbsp;: une parole qu\u2019on lui demande de dire, et que l\u2019actrice ex\u00e9cute. C\u2019est le beau et modeste pli de ce travail (mot qu\u2019il faudrait pr\u00e9f\u00e9rer \u00e0 celui de spectacle, s\u2019agissant d\u2019un moment qui met en travail ce qu\u2019il travaille, ce qui le travaille). De juxtaposer un propos sur le th\u00e9\u00e2tre \u00e0 celui sur l\u2019enfance&nbsp;: et de ne jamais c\u00e9l\u00e9brer ces deux espaces, le th\u00e9\u00e2tre et l\u2019enfance, comme des lieux de v\u00e9rit\u00e9.<br \/>\nLa chor\u00e9graphe essaie ici des corps \u00e0 une pens\u00e9e en mouvement&nbsp;: quand ils se d\u00e9placent ensemble, les trios font les m\u00eames gestes mais les r\u00e9alisent chacun diff\u00e9remment. Et dans la l\u00e9g\u00e8re d\u00e9synchronisation qu\u2019on per\u00e7oit du jeune enfant jusqu\u2019\u00e0 l\u2019adulte&nbsp;<i>en passant par<\/i>&nbsp;l\u2019adolescent, on assiste \u00e0 l\u2019invention d\u2019un geste neuf, qui serait entre les trois et qui n\u2019existe pas. C\u2019est un travail de th\u00e9\u00e2tre, un travail de l\u2019ombre, de l\u2019image ou de l\u2019absence. Et d\u2019une singuli\u00e8re libert\u00e9&nbsp;: la chor\u00e9graphe ne force pas chacun \u00e0 fusionner dans le m\u00eame tempo et dans le m\u00eame geste. Marchant \u00e0 travers l\u2019espace du plateau, ils habitent trois mondes et dans le m\u00eame temps travaillent trois temps diff\u00e9rents, trois espaces singuliers.<br \/>\nBien s\u00fbr, le spectacle passe par des sc\u00e8nes qui voudraient illustrer ces pistes, et n\u2019\u00e9chappent pas \u00e0 quelques maladresses, pr\u00e9cis\u00e9ment peut-\u00eatre pour provoquer les affects de ces maladresses qui constituent ces espaces de seuil&nbsp;: ici, les adultes danseront un slow ridicule&nbsp;; l\u00e0, les enfants parleront comme des adultes&nbsp;; ici encore, l\u2019un des adultes changera sa voix qui mue\u2026&nbsp;L\u2019important est sans doute ailleurs&nbsp;: l\u2019essaie de corps aberrants, la tentative non pas d\u2019\u00eatre autre, mais d\u2019\u00eatre, en tant que soi-m\u00eame, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un autre. C\u2019est une mani\u00e8re de d\u00e9signer le th\u00e9\u00e2tre quand il se fait travail \u00e0 vue, espace d\u2019invention.<br \/>\nLe travail ne revendique rien&nbsp;: ni de conserver \u00e0 tout prix sa part d\u2019enfance et de r\u00eave, ni d\u2019y renoncer pour \u00eatre pleinement adulte et responsable \u2013&nbsp;il ne s\u2019abstrait pas non plus de ces questions&nbsp;: il les met en travail. Ainsi peut se lire le dialogue entre Fanny de Chaill\u00e9 et le texte de Pierre Alf\u00e9ri, lui m\u00eame en dialogue avec la chor\u00e9graphe. Les deux s\u2019interpellent (parfois explicitement&nbsp;: le texte par exemple r\u00e9clamant \u00e0 la metteur en sc\u00e8ne d\u2019exiger par tous les moyens \u00e0 l\u2019actrice \/ personnage qui le refuse de quitter la sc\u00e8ne\u2026) pour creuser le possible de ces passages, entre texte et corps, entre enfance et \u00e2ge adulte, entre acteurs et personnages, entre sc\u00e8ne et salle&nbsp;: entre le th\u00e9\u00e2tre et la vie. Ce qui se joue tient moins \u00e0 la r\u00e9partition, \u00e0 la s\u00e9paration, qu\u2019\u00e0 un jeu infini entre les territoires r\u00e9els et symboliques.<br \/>\nC\u2019est d\u2019ailleurs sur cette ultime hypoth\u00e8se que s\u2019ach\u00e8ve le spectacle, travers\u00e9e par une belle chanson in\u00e9dite de Dominique A,&nbsp;<i>Cycle<\/i>&nbsp;: \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie moralisante de la construction (du monde, de la personne, des nos villes comme de l\u2019art), le travail r\u00e9pond par l\u2019intuition du&nbsp;<i>jeu<\/i>&nbsp;: un jeu qui peut \u00eatre destructeur, un jeu qui d\u00e9fait les m\u00e9canismes trop d\u00e9termin\u00e9s du r\u00e9el pour lui opposer la loi toujours plus inqui\u00e8te, plus fragile sans doute, plus joyeuse aussi, d\u2019un jeu avec le jeu \u2013&nbsp;hypoth\u00e8se minuscule, qui d\u00e9fait les grands principes, et font les belles travers\u00e9es.<br \/>\n<span class=\"spip_document_577 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH334\/170718_rdl_1111-822d4.jpg?1527601954\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"334\"><\/span>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"nettoyeur\"><\/div>\n<p><span class=\"icone s24 verticale right ajax preload article-edit-24\"><a class=\"ajax preload bind-ajax\" title=\"Modifier cet article\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article_edit&amp;id_article=552\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/prive\/themes\/spip\/images\/article-edit-24.png\" alt=\"Modifier cet article\" width=\"24\" height=\"24\"><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a des spectacles qui&nbsp;sont de purs ravages, des forces qui emportent et sid\u00e8rent, renouvellent le monde et le font basculer int\u00e9rieurement. 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