


{"id":1691,"date":"2017-07-19T16:20:37","date_gmt":"2017-07-19T14:20:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=1691"},"modified":"2017-07-19T16:20:37","modified_gmt":"2017-07-19T14:20:37","slug":"lextension-du-domaine-du-theatre","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/lextension-du-domaine-du-theatre\/","title":{"rendered":"L\u2019extension du domaine du th\u00e9\u00e2tre"},"content":{"rendered":"<div id=\"wysiwyg\">\n<div class=\"ajaxbloc ajax-id-wysiwyg bind-ajaxReload\" data-ajax-env=\"LSeWutKwDXEQqzvyX0Ij\/UTJo2BJyYXcHUOmonYA5KllaqjqellxC2KcjXrIeNh1PaHoxoei5O3qj29i1Lzg3AFgVyX9GEmEFVNP1AlUwymx7+AHYqPjjvWh1JRwq5GgXGz3rDfHJqvkkRVeCAH5QjYQLY6VkblfeJuW67LX1zN0sN4dwiXJzjeBNvxJDjuwzkGKE8SCw\/c=\" data-origin=\".\/?exec=article&amp;id_article=540\" aria-live=\"polite\" aria-atomic=\"true\">\n<div class=\"champ contenu_chapo\">\n<div class=\"chapo\" dir=\"ltr\">\n<strong>Le th\u00e9\u00e2tre est-il le lieu du th\u00e9\u00e2tre\u00a0? \u00c0 Avignon, depuis sa cr\u00e9ation en 1947, la Cour d\u2019Honneur du Palais des Papes est le territoire majuscule et paradoxal du festival, et les parois d\u2019une forteresse papale sont le mur de fond contre lequel s\u2019adossent symboliquement tous les spectacles. Depuis 71 ans, c\u2019est sa marque, sa singularit\u00e9\u00a0: un festival qui fait du th\u00e9\u00e2tre un espace en dehors du th\u00e9\u00e2tre \u2013 ou qui convoque le th\u00e9\u00e2tre au lieu o\u00f9 il n\u2019est pas\u00a0? C\u2019est toute la question de cette c\u00e9r\u00e9monie estivale\u00a0: on joue dehors, dans les \u00e9glises, dans les rues, les gymnases de lyc\u00e9e \u2013 mais on prend le risque de th\u00e9\u00e2traliser la rue, le dehors, le monde\u00a0? Une exposition passionnante \u00e0 la BNF \/ Maison Jean-Vilar retrace les lieux insolites au Festival d\u2019Avignon et pose (ces) questions\u2026<\/strong>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"champ contenu_texte\">\n<div class=\"texte\" dir=\"ltr\">\n<span class=\"spip_document_540 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH375\/2017-07-19_12.53.41-b5a9c.jpg?1527601986\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" \/><\/span><br \/>\n\u00ab\u00a0Parcours documentaire\u00a0\u00bb\u00a0: c\u2019est le sous-titre de l\u2019exposition, au deuxi\u00e8me \u00e9tage de la Maison Jean-Vilar o\u00f9 la BNF a son antenne d\u00e9di\u00e9e au Festival d\u2019Avignon, mais plus g\u00e9n\u00e9ralement aussi aux arts de la sc\u00e8ne. En quelques images, l\u2019exposition donne \u00e0 voir ce qui est finalement le geste exact du Festival pens\u00e9 par Vilar\u00a0: sortir le th\u00e9\u00e2tre du th\u00e9\u00e2tre. Ou faire entrer le th\u00e9\u00e2tre ailleurs qu\u2019au th\u00e9\u00e2tre\u00a0? C\u2019est tout l\u2019enjeu. Cette sortie\/entr\u00e9e est un d\u00e9placement paradoxal. On le sait, le th\u00e9\u00e2tre organise un rapport autre au temps et \u00e0 l\u2019espace, op\u00e8re cette rupture dans l\u2019ordre des choses et des tempo, fait silence en nous et arr\u00eat de la vie \u2013 c\u2019est sa nature, sa fonction. Mais que se passe-t-il quand le th\u00e9\u00e2tre se fait au c\u0153ur m\u00eame des espaces de la vie\u00a0? Le d\u00e9placement se redouble\u00a0: le th\u00e9\u00e2tre devient l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une double bascule\u00a0: d\u00e9placement par le th\u00e9\u00e2tre, d\u00e9placement du th\u00e9\u00e2tre.<br \/>\nAvignon est le territoire de ces ruptures\u00a0: finalement, peu de th\u00e9\u00e2tres accueillent ici les spectacles. Depuis 1947, il y a eu pr\u00e8s de 182 lieux diff\u00e9rents. Cours, clo\u00eetres (\u00f4, les arbres du Clo\u00eetre des C\u00e9lestins\u2026), chapelles, \u00e9glises, h\u00f4tels, jardins, mais aussi gymnases, ou gare, carri\u00e8re d\u00e9saffect\u00e9e, patinoire, parc des expositions\u2026\u00a0Le th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Avignon a pris le large. Ou est-ce le large qui est devenu un th\u00e9\u00e2tre\u00a0?<br \/>\nL\u2019exposition donne \u00e0 voir ces lieux insolites, insolents m\u00eame\u00a0: elle commence par 1947 et la Cour d\u2019honneur du Palais des Papes, avec ce paradoxe qu\u2019aujourd\u2019hui, il est le lieu embl\u00e9matique du festival, son th\u00e9\u00e2tre par excellence, une sorte de centre archi-th\u00e9\u00e2tral qui est l\u2019image m\u00eame d\u2019un th\u00e9\u00e2tre absolu, majeur, indomptable aussi. Rare sont les spectacles qui prennent la mesure de cette d\u00e9mesure. (Mc Burnley avait trouv\u00e9 le moyen de faire \u00ab\u00a0disparaitre\u00a0\u00bb les murs de la Cour, et de laisser les acteurs flotter dans l\u2019espace<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh1\" class=\"spip_note\" title=\"Voir la critique du spectacle par Yannick Butel : Le Malin G\u00e9nie de McBurney\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=540#nb1\" rel=\"appendix\">1<\/a>]<\/span>\u2026) Suivent des images de clo\u00eetres aujourd\u2019hui espace incontournable, mais aussi de parking (celui de l\u2019Oratoire, pour\u00a0<i>Saperleau<\/i>\u00a0de Gildas Bourdet), d\u2019h\u00f4pital (l\u2019hospice Saint-Louis, de\u00a0<i>La Onzi\u00e8me heure<\/i>\u00a0de Jean-Daniel Magnin et Emmanuel Ostrovski), ou m\u00eame robe gigantesque d\u2019un homme travesti mont\u00e9 sur des \u00e9chasses sous laquelle quelques spectateurs ont assist\u00e9 en 1980 \u00e0\u00a0<i>Femme chapiteau<\/i>, de l\u2019Unit\u00e9 et Cie au Clos des Arts.<br \/>\n<span class=\"spip_document_541 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH375\/2017-07-19_12.53.52-fa67d.jpg?1527601989\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" \/><\/span><br \/>\nDans\u00a0<i>L\u2019\u00c9trange mot d\u2019\u2026<\/i>, Jean Genet r\u00e9clamait \u00ab\u00a0aux urbanistes futurs, [\u2026] de m\u00e9nager un cimeti\u00e8re dans la ville, o\u00f9 au milieu des tombes on \u00e9rigera un th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb\u00a0: pour Genet, il fallait que les spectateurs en sortant soient au c\u0153ur de ce que le th\u00e9\u00e2tre avait retourn\u00e9, appel\u00e9, travers\u00e9. En 1997, Herv\u00e9 Loichemol monte\u00a0<i>Lettre au Directeur du th\u00e9\u00e2tre<\/i>\u00a0dans le Clo\u00eetre du cimeti\u00e8re de la Chartreuse \u00e0 Villeneuve lez Avignon.<br \/>\nIl y a ces lieux singuliers qui d\u00e9visagent le th\u00e9\u00e2tre, et il y a ces lieux communs qui le rendent singulier\u00a0: un appartement (pour Anne-Laure Li\u00e9gois), un camion bulgare (pour Rimini Protokoll), un stade (pour Boris Charmatz). Il est vrai qu\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est le mouvement m\u00eame du th\u00e9\u00e2tre de sortir du th\u00e9\u00e2tre, et l\u2019insolite est devenu la r\u00e8gle, renouant finalement \u00e0 l\u2019origine des espaces th\u00e9\u00e2traux quand c\u2019est dans le jeu de paume qu\u2019on dressait les tr\u00e9teaux. Mais une certaine histoire est pass\u00e9e aussi. On est apr\u00e8s l\u2019\u00e9poque des th\u00e9\u00e2tres b\u00e2tis pour \u00eatre th\u00e9\u00e2tres, pens\u00e9s en fonction des regards (de l\u2019\u0153il du Prince \u00e0 \u00ab\u00a0la perspective militaire\u00a0\u00bb dont parlait Jourdheuil pour d\u00e9finir nos th\u00e9\u00e2tres d\u00e9mocratiques o\u00f9 on peut \u00ab\u00a0bien\u00a0\u00bb voir de partout, et qui annulent les perspectives \u00e0 l\u2019italienne, aristocratique, in\u00e9galitaire\u2026).<br \/>\nQuand Ch\u00e9reau monte\u00a0<i>Dans la solitude des champs de coton<\/i>\u00a0dans la Salle de Courtine pour le Festival d\u2019Avignon en 1988, il est tout \u00e0 sa t\u00e2che de d\u00e9faire de l\u2019int\u00e9rieur la sc\u00e9nographie d\u00e9termin\u00e9e en amont du th\u00e9\u00e2tre. Ce qu\u2019il cherchait d\u00e9j\u00e0, c\u2019\u00e9tait travailler le lieu contre le th\u00e9\u00e2tre, et que le th\u00e9\u00e2tre puisse l\u2019accepter, malgr\u00e9 lui.<br \/>\n<span class=\"spip_document_538 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH375\/2017-07-19_13.16.17-c8d7a.jpg?1527601992\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" \/><\/span><br \/>\nL\u2019exposition donne \u00e0 voir un mouvement fascinant qui conduit le th\u00e9\u00e2tre en dehors, au dehors\u00a0: et qui pourtant se relocalise, fabrique dans la rue un th\u00e9\u00e2tre qui fait de la rue un th\u00e9\u00e2tre. \u00c0 Avignon, ces fronti\u00e8res l\u00e0 sont poreuses, ou en tous cas instables\u00a0: dans chaque rue, les artistes font la r\u00e9clame de leur spectacle sous forme de spectacle, on chante et danse, rivalise de performance plus ou moins avouable pour attirer le spectateur \u2013 lui donner \u00e0 voir un spectacle qui d\u00e9j\u00e0 commence. Et on \u00e9prouve cet \u00e9trange sentiment\u00a0: ce sont les rues vides des p\u00e9riph\u00e9ries o\u00f9 soudain il n\u2019y a plus ni foule ni bruit qui sont insolites \u2013 et th\u00e9\u00e2trales, car tout (et surtout rien) redevient possible.<br \/>\nDes 182 lieux du festival depuis 1947, combien en reste-t-il\u00a0? La Carri\u00e8re Boulbon n\u2019accueille pas de spectacle cette ann\u00e9e \u2013 restriction budg\u00e9taire oblige, sans parler de l\u2019\u00c9tat d\u2019Urgence. Le th\u00e9\u00e2tre reviendra-t-il au th\u00e9\u00e2tre, dans les salles ferm\u00e9es o\u00f9 il est plus facile d\u2019organiser les flux, d\u2019installer les formes visibles de la reconnaissance institutionnelle\u00a0? Autre question\u00a0: \u00e0 faire des lieux insolites l\u2019image (internationale) du Festival, l\u2019insolite ne deviendrait qu\u2019une forme de plus de la patrimonalisation de la cr\u00e9ation. Combien de spectacles jou\u00e9s dans des lieux singuliers qui annulent ces singularit\u00e9s et pourraient tout aussi bien avoir lieu ailleurs\u00a0? On a d\u00e9j\u00e0 vu le Parc des Expositions transform\u00e9 en bo\u00eete noire, ou le Clo\u00eetre des C\u00e9lestins en salle municipale. Que reste-t-il de ces lieux qui renonce \u00e0 \u00eatre insolite mais qui ne seront jamais tout \u00e0 fait des th\u00e9\u00e2tres\u00a0?<br \/>\nEn 2011, Anne Teresa De Keersmaeker pr\u00e9sente sa chor\u00e9graphie\u00a0<i>Cesena<\/i>\u00a0en convoquant les spectateurs \u00e0 l\u2019aube<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2\" class=\"spip_note\" title=\"Voir la critique de Yannick Butel : Cesena : Un, deux, trois, soleil, et de\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=540#nb2\" rel=\"appendix\">2<\/a>]<\/span>\u00a0C\u2019est la danse qui fait se lever le jour peu \u00e0 peu. En 2013, Dieudonn\u00e9 Niangouna jette depuis le sommet de la Carri\u00e8re Boulbon des effigies de Dieux qui restent suspendus entre ciel et terre, tandis que dans la boue de la terre, les hommes se battent. En 2017, Castorf r\u00e9pand le foin du th\u00e9\u00e2tre de Moli\u00e8re sur le sol du Parc des Expositions entre deux \u00e9crans gigantesque. \u00c0 chaque fois, les lieux ne sont pas pris o\u00f9 ils sont, mais interrog\u00e9s dans leur capacit\u00e9 \u00e0 questionner le th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 le r\u00e9inventer, \u00e0 le d\u00e9placer.<br \/>\nTh\u00e9\u00e2tre,\u00a0<i>lieu d\u2019o\u00f9 l\u2019on voit<\/i>, aime dire Fran\u00e7ois Tanguy en rappelant l\u2019origine du mot. \u00c0 cet \u00e9gard, le th\u00e9\u00e2tre peut bien se passer de th\u00e9\u00e2tre, tant qu\u2019il ne perd pas cette inqui\u00e9tude de voir, par lui, les formes qu\u2019il prend pour nous voir, et voir avec nous le monde\u00a0: une fois sortis du spectacle, sommes-nous de nouveau au dehors, ou dans un dedans trou\u00e9, ouvert, agrandi, emport\u00e9\u00a0?<br \/>\n<span class=\"spip_document_539 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L500xH375\/2017-07-19_12.53.37-19524.jpg?1527601995\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" \/><\/span>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"champ contenu_notes\">\n<div class=\"label\">Notes<\/div>\n<div class=\"notes\" dir=\"ltr\">\n<div id=\"nb1\">\n<span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 1\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=540#nh1\" rev=\"appendix\">1<\/a>]\u00a0<\/span>Voir la critique du spectacle par Yannick Butel\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/spip.php?article158\">Le Malin G\u00e9nie de McBurney\u00a0: le pepper papal<\/a>\u2026\n<\/div>\n<div id=\"nb2\">\n<span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article&amp;id_article=540#nh2\" rev=\"appendix\">2<\/a>]\u00a0<\/span>Voir la critique de Yannick Butel\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/spip.php?article207&amp;var_mode=calcul\"><i>Cesena<\/i>\u00a0: Un, deux, trois, soleil<\/a>, et de Pauline Pingeot\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/spip.php?article204&amp;var_mode=calcul\"><i>Cesena<\/i>\u00a0Amen<\/a>.\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"nettoyeur\"><\/div>\n<p><span class=\"icone s24 verticale right ajax preload article-edit-24\"><a class=\"ajax preload bind-ajax\" title=\"Modifier cet article\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/ecrire\/?exec=article_edit&amp;id_article=540\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/prive\/themes\/spip\/images\/article-edit-24.png\" alt=\"Modifier cet article\" width=\"24\" height=\"24\" \/><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le th\u00e9\u00e2tre est-il le lieu du th\u00e9\u00e2tre\u00a0? \u00c0 Avignon, depuis sa cr\u00e9ation en 1947, la Cour d\u2019Honneur du Palais des Papes est le territoire majuscule et paradoxal du festival, et les parois d\u2019une forteresse papale sont le mur de fond contre lequel s\u2019adossent symboliquement tous les spectacles. 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C\u2019est<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1691","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1691","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}