


{"id":1837,"date":"2018-07-12T07:21:48","date_gmt":"2018-07-12T05:21:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=1837"},"modified":"2018-07-12T07:21:48","modified_gmt":"2018-07-12T05:21:48","slug":"milo-rau-un-theatre-de-frictions-avec-la-fiction","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/milo-rau-un-theatre-de-frictions-avec-la-fiction\/","title":{"rendered":"Milo Rau, un th\u00e9\u00e2tre de frictions avec la fiction"},"content":{"rendered":"<div id=\"chapo\"><center><\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p><small><i>La Reprise \u2013 Histoire(s) du th\u00e9\u00e2tre (I)<\/i>, de Milo Rau.<br \/>\nGymnase du lyc\u00e9e Aubanel. Festival d\u2019Avignon In 2018<\/small><br \/>\n<small><\/small><\/p><\/blockquote>\n<p><\/center><\/p>\n<hr class=\"spip\" \/>\n<strong>Milo Rau metteur en sc\u00e8ne et tout nouveau directeur du NTGhent pr\u00e9sente au gymnase Aubanel dans le 72e festival d\u2019Avignon\u00a0:\u00a0<i>La Reprise<\/i>\u00a0sous titr\u00e9 Histoire(s) du th\u00e9\u00e2tre (I). Une pi\u00e8ce qui respecte le Manifeste de Gand que le metteur en sc\u00e8ne \u00e0 proclamer le 1er mai 2018. Un\u00a0<a class=\"spip_out\" href=\"https:\/\/www.rtbf.be\/culture\/scene\/theatre\/detail_milo-rau-le-manifeste-de-gand-un-dogma-theatral-qui-fait-polemique-une-saison-riche-au-ntghent?id=9926322\" rel=\"external\">manifeste qui en dix pr\u00e9ceptes<\/a>\u00a0propose de cr\u00e9er avec des principes qui d\u00e9placent les habitudes de productions th\u00e9\u00e2trales europ\u00e9ennes. Depuis 15 ans, Milo Rau est qualifi\u00e9 de metteur en sc\u00e8ne du r\u00e9el. Il y a 5 ans il avait au festival d\u2019Avignon propos\u00e9\u00a0<i>Hate Radio<\/i><span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh1\" class=\"spip_note\" title=\"Lire la critique parue alors sur l\u2019Insens\u00e9.\" href=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/spip.php?article594&amp;var_mode=calcul#nb1\" rel=\"appendix\">1<\/a>]<\/span>\u00a0autour du g\u00e9nocide Rwandais par le prisme de la RTLM radio propagandiste \u00e9mettant de Kigali. Mais comme il le dit au micro de Laurent Goumarre pour pr\u00e9senter son spectacle \u00e0 Avignon\u00a0: \u00ab\u00a0le r\u00e9el n\u2019est qu\u2019un alibi.\u00a0\u00bb<\/strong>\n<\/div>\n<hr \/>\n<p><i><strong>La parole sans fiction<\/strong><\/i><br \/>\nUn acteur s\u2019avance, du fond de la sc\u00e8ne. Il est vieux, il porte son \u00e2ge et son exp\u00e9rience avant m\u00eame de parler. Autour de lui de part et d\u2019autre des acteurs derri\u00e8re des tables attendent. Avant que cet acteur s\u2019avance, on voit un espace de conf\u00e9rence avec un \u00e9cran suspendu en fond de sc\u00e8ne. Sans doute le sous-titre induit l\u2019id\u00e9e de conf\u00e9rence. Il parle, il nous parle, se pr\u00e9sente et nous questionne sur ce que c\u2019est que le th\u00e9\u00e2tre. Ou plut\u00f4t sur ce que c\u2019est que d\u2019\u00eatre acteur. Lui est acteur. C\u2019est Johan Leysen, il a jou\u00e9 dans plus de nonante films et s\u00e9ries. La conf\u00e9rence commence avec la parole d\u2019un acteur qui parle de son travail. C\u2019est du r\u00e9el. Une parole expos\u00e9e, r\u00e9flexive sur l\u2019art de l\u2019acteur. Dans son expos\u00e9, Johan Leysen explique qu\u2019un acteur est celui qui laisse la place au spectateur de faire se rejoindre le personnage et l\u2019acteur qui le porte. Pour cela, il donne un exemple. L\u2019exemple du personnage du fant\u00f4me du p\u00e8re d\u2019Hamlet. Alors il joue le fant\u00f4me. Il demande de la fum\u00e9e et joue le fant\u00f4me.<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>\u00ab\u00a0Je suis l\u2019esprit de ton p\u00e8re, condamn\u00e9 pour un certain temps \u00e0 errer la nuit, et, le jour, \u00e0 je\u00fbner dans une prison de flammes, jusqu\u2019\u00e0 ce que le feu m\u2019ait purg\u00e9 des crimes noirs commis aux jours de ma vie mortelle. S\u2019il ne m\u2019\u00e9tait pas interdit de dire les secrets de ma prison, je ferais un r\u00e9cit dont le moindre mot labourerait ton \u00e2me, glacerait ton jeune sang, ferait sortir de leurs sph\u00e8res tes yeux comme deux \u00e9toiles, d\u00e9ferait le noeud de tes boucles tress\u00e9es, et h\u00e9risserait chacun de tes cheveux sur ta t\u00eate comme des piquants sur un porc-\u00e9pic furieux.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Le passage du r\u00e9el \u00e0 la fiction op\u00e8re. Ce court exemple nous parvient, nous emm\u00e8ne au-del\u00e0 de la d\u00e9monstration qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u0153uvre sur l\u2019art de l\u2019acteur.<br \/>\nRetour \u00e0 la conf\u00e9rence o\u00f9 \u00e0 la parole r\u00e9elle reprend. Un autre acteur se pr\u00e9sente, son visage est repris en live sur l\u2019\u00e9cran en fond de sc\u00e8ne. Il vit en Belgique, il a une fille. Il prom\u00e8ne son chien. Il nous raconte qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 troubl\u00e9 par le massacre d\u2019Ishane Jarfi. C\u2019est parce qu\u2019il connait les lieux o\u00f9 a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 le corps sans vie d\u2019Ishane. C\u2019est parce qu\u2019il a imagin\u00e9 qu\u2019il aurait pu retrouver ce corps. C\u2019est parce que dans sa vie, dans son rapport aux autres, \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui l\u2019entoure, il ne peut pas imaginer qu\u2019on puisse \u00eatre tabass\u00e9 \u00e0 mort. C\u2019est parce que l\u2019homosexualit\u00e9 n\u2019est pas un tabou. C\u2019est parce qu\u2019il avait du temps qu\u2019il a assist\u00e9 au proc\u00e8s. Cette histoire que S\u00e9bastien Foucault raconte nous arrive comme un t\u00e9moignage sinc\u00e8re. Nous sommes au th\u00e9\u00e2tre et la parole qu\u2019il nous fait entendre est une parole sans fiction. La vid\u00e9o de son visage en gros plan renforce cette id\u00e9e de non fiction.<br \/>\nC\u2019est int\u00e9ressant, le rapport qu\u2019on entretient avec cette parole, celle qui est sans \u00ab\u00a0fiction\u00a0\u00bb. Celle sinc\u00e8re qui dirait le r\u00e9el, la v\u00e9rit\u00e9. Milo Rau et ses acteurs jouent avec cette parole sinc\u00e8re car elle permet d\u2019exposer le cadre dans lequel se construit le spectacle et son rapport au r\u00e9el.<br \/>\n<i><strong>La construction du personnage<\/strong><\/i><br \/>\nApr\u00e8s que ces deux acteurs se soient pr\u00e9sent\u00e9s. Ils mettent en place une reconstitution des castings pr\u00e9alables \u00e0 cette cr\u00e9ation. Cette reconstitution sert aussi \u00e0 nous pr\u00e9senter les autres acteurs de la pi\u00e8ce. La premi\u00e8re est Suzy Cocco. C\u2019est Johan Leysen qui lui pose des questions. Elle se pr\u00e9sente, elle est retrait\u00e9e. On lui demande si elle a d\u00e9j\u00e0 fait du th\u00e9\u00e2tre. Comme un exercice, on lui demande de pleurer, l\u00e0 maintenant devant nous. C\u2019est impossible pour elle. On lui demande si elle pourrait se mettre nu sur une sc\u00e8ne.<br \/>\nLe deuxi\u00e8me est Fabian Leenders qui se pr\u00e9sente comme ch\u00f4meur, peu diplom\u00e9, DJ. Les exercices qui lui sont propos\u00e9s sont d\u2019embrasser Sara De Boshere, actrice qui lui fait passer le casting et de la gifler. Dans cette sc\u00e8ne de la gifle, on lui apprend \u00e0 faire semblant.<br \/>\nLe dernier a pass\u00e9 le casting est Tom Adjibi. C\u2019est S\u00e9bastien Foucault qui l\u2019interroge. Lui se pr\u00e9sente comme acteur professionnel \u00e0 qui on ne donne que des r\u00f4les de magr\u00e9bins \u00e0 cause de son faci\u00e8s. Il parle de son rapport \u00e0 la musique et \u00e0 son m\u00e9tier en l\u2019associant \u00e0 un texte de Wajdi Mouhawad qui raconte qu\u2019un com\u00e9dien entre sur sc\u00e8ne avec une chaise, monte sur la chaise. Au-dessus de lui se trouve une corde avec un n\u0153ud coulant. Il la passe autour de son cou, il fait tomber la chaise et s\u2019agrippe \u00e0 la corde pour ne pas mourir en attendant qu\u2019un spectateur vienne le secourir. C\u2019est \u00e7a pour lui l\u2019art de l\u2019acteur. Un risque, une situation extr\u00eame qui d\u00e9pend de l\u2019action de celui qui regarde.<br \/>\nLes acteurs se sont pr\u00e9sent\u00e9s, ils sont venus vers nous avec sinc\u00e9rit\u00e9. C\u2019est avec cette \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb fiction que la fiction peut commencer. Une fiction qui raconte, qui tente de raconter une histoire vraie. Comme le proposait Johan Leysen au tout d\u00e9but de la pi\u00e8ce, nous allons rapprocher les personnages du drame aux acteurs qui les incarnent. La narration du drame commence. Mais Milo Rau raconte ce drame par le prisme des diff\u00e9rents protagonistes ce qui permet d\u2019ancrer la narration dans plusieurs points de vue particuliers. Celui de la m\u00e8re d\u2019Ishane, celui du petit ami, celui du p\u00e8re, celui d\u2019un des tortionnaires. Cette narration kal\u00e9idoscopique abolit la tentative de dire La V\u00e9rit\u00e9.<br \/>\n<i><strong>Le r\u00e9cit du drame<\/strong><\/i><br \/>\nDans le r\u00e9cit du drame en cinq actes, les acteurs rejouent des sc\u00e8nes du casting au service du drame ce qui permet une distance puisque nous avons d\u00e9j\u00e0 vu les acteurs faire mais aussi d\u2019associer ce qu\u2019ils font, au r\u00e9el du drame et de construire intimement la violence et la douleur de ce drame. Dans son interview, au d\u00e9but du festival Milo Rau disait \u00e0 Laurent Goumarre\u00a0: \u00ab\u00a0Alors, il y a en m\u00eame temps immersion totale et distanciation, il faut \u00eatre dans les deux en m\u00eame temps, dans la r\u00e9alit\u00e9 et dans sa mise \u00e0 distance. C\u2019est \u00e7a le th\u00e9\u00e2tre pour moi.\u00a0\u00bb<br \/>\nLa sc\u00e8ne de lynchage de Ishane fonctionne avec ce va et vient, car nous savons que nous sommes au th\u00e9\u00e2tre, la polo grise qui arrive sur sc\u00e8ne est pouss\u00e9 par les acteurs, ils font semblant de rouler. La sc\u00e8ne est reprise par la vid\u00e9o et ils jouent la monstruosit\u00e9 mais cette bascule, ce changement de rythme des acteurs, d\u2019atmosph\u00e8re produit un effet de r\u00e9el m\u00eame si tout a \u00e9t\u00e9 mis en place en amont pour nous dire que nous sommes au th\u00e9\u00e2tre. C\u2019est le travail de projection du spectateur qui est convoqu\u00e9. C\u2019est lui qui cr\u00e9e le r\u00e9el. Sur la sc\u00e8ne tout est jou\u00e9. Les coups sont factices mais dans leurs r\u00e9p\u00e9titions, dans le temps o\u00f9 se d\u00e9ploie cette s\u00e9quence, nous construisons notre rapport \u00e0 la violence. D\u2019autant plus que tous les protagonistes de cette s\u00e9quence nous les avons appr\u00e9ci\u00e9, apprivois\u00e9. Nous avons \u00e9t\u00e9 leur \u00ab\u00a0confident\u00a0\u00bb au d\u00e9but du spectacle quand ils se pr\u00e9sentaient sinc\u00e8rement dans leur non fiction. En cela l\u2019\u00e9quipe raconte une r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019horreur. L\u2019horreur est port\u00e9e par l\u2019humanit\u00e9, par des humains. La monstruosit\u00e9 n\u2019est pas le fait de monstres. Ce sont des hommes et des femmes qui font partie de l\u2019humanit\u00e9. Mais sans doute ce qui manque \u00e0 ces humains lorsqu\u2019ils passent \u00e0 l\u2019acte, ce sont les mots, la parole. En effet, cette sc\u00e8ne de violence dans le silence dit quelque chose de la corr\u00e9lation entre l\u2019absence de parole et le passage \u00e0 l\u2019acte violent. D\u2019une certaine mani\u00e8re, les trois meurtriers d\u2019Ishane en ne disant rien pendant qu\u2019ils massacrent le jeune homme emp\u00eachent une distance verbale avec ce qu\u2019ils font.<br \/>\n<i><strong>Le retour du fant\u00f4me<\/strong><\/i><br \/>\nDans\u00a0<i>Reprise \u2013 Histoire(s) du Th\u00e9\u00e2tre (I)<\/i>, Milo Rau et son \u00e9quipe pr\u00e9sente un th\u00e9\u00e2tre du r\u00e9el, un th\u00e9\u00e2tre documentaire. Mais ce n\u2019est pas \u00e0 l\u2019endroit du drame qu\u2019ils racontent qu\u2019ils font du th\u00e9\u00e2tre du r\u00e9el m\u00eame s\u2019ils se sont particuli\u00e8rement document\u00e9s sur le fait divers qu\u2019ils pr\u00e9sentent. Ils font du th\u00e9\u00e2tre documentaire \u00e0 l\u2019endroit de ce qu\u2019ils font c\u2019est-\u00e0-dire du th\u00e9\u00e2tre. Ils mettent en sc\u00e8ne l\u2019histoire vraie de la cr\u00e9ation. Ce qui fait que nous sommes, nous spectateurs face au processus m\u00eame de la cr\u00e9ation. Nous suivons les \u00e9tapes de la cr\u00e9ation autant que nous suivons le fait r\u00e9el en train de se raconter. Cette distance permet \u00e0 Milo Rau de ne jamais nous faire croire que ce qu\u2019il met en sc\u00e8ne est La V\u00e9rit\u00e9. \u00c0 travers la mani\u00e8re d\u2019aborder cette histoire vraie, l\u2019\u00e9quipe de cr\u00e9ation nous dit qu\u2019elle est en train de raconter une histoire. Le th\u00e9\u00e2tre est toujours pr\u00e9sent. Il est moteur pour raconter une histoire r\u00e9elle symptomatique de la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle nous vivons. Mais la pr\u00e9sence de la question de la repr\u00e9sentation tout au long du spectacle affirme les partis pris. Ce n\u2019est pas une v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est un fant\u00f4me de la v\u00e9rit\u00e9. Fant\u00f4me que nous avions au d\u00e9but du spectacle dans l\u2019interpr\u00e9tation d\u2019Hamlet p\u00e8re et que nous retrouvons dans la narration du petit ami de Ishane. En effet, le contact avec une patte de lapin en Italie et la vision d\u2019un lapin traversant devant lui la rue qu\u2019il emprunte chaque jour en rentrant du travail sont pour lui des manifestations de l\u2019esprit d\u2019Ishane.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Reprise \u2013 Histoire(s) du th\u00e9\u00e2tre (I), de Milo Rau. Gymnase du lyc\u00e9e Aubanel. Festival d\u2019Avignon In 2018 Milo Rau metteur en sc\u00e8ne et tout nouveau directeur du NTGhent pr\u00e9sente au gymnase Aubanel dans le 72e festival d\u2019Avignon\u00a0:\u00a0La Reprise\u00a0sous titr\u00e9 Histoire(s) du th\u00e9\u00e2tre (I). Une pi\u00e8ce qui respecte le Manifeste de Gand que le metteur en sc\u00e8ne \u00e0 proclamer le 1er mai 2018. Un\u00a0manifeste qui en dix pr\u00e9ceptes\u00a0propose de cr\u00e9er avec des principes qui d\u00e9placent les habitudes de productions th\u00e9\u00e2trales<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":1838,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1837","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1837","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1838"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1837"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1837"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}