


{"id":1904,"date":"2018-07-17T22:53:39","date_gmt":"2018-07-17T20:53:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=1904"},"modified":"2018-07-17T22:53:39","modified_gmt":"2018-07-17T20:53:39","slug":"les-sons-du-packaging","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/les-sons-du-packaging\/","title":{"rendered":"Les sons du packaging"},"content":{"rendered":"<div id=\"contenu\">\n<div class=\"auteur\">Chlo\u00e9 Larmet &#8211; 17 juillet 2018<\/div>\n<hr \/>\n<div id=\"chapo\">\nCr\u00e9\u00e9e avec la derni\u00e8re promotion de l\u2019Ecole r\u00e9gionale d\u2019acteurs de Cannes-Marseilles et pr\u00e9sent\u00e9e au Gymnase du Lyc\u00e9e Saint Joseph, la pi\u00e8ce de Gurshad Shaheman s\u2019annonce comme un \u00ab\u00a0oratorio th\u00e9\u00e2tral\u00a0\u00bb performatif o\u00f9 paroles d\u2019exil\u00e9s, de jeunes com\u00e9diens et composition \u00e9lectro-acoustique se m\u00ealent. Si le cadre minimaliste de\u00a0<i>Il pourra toujours dire que c\u2019\u00e9tait pour l\u2019amour du proph\u00e8te<\/i>\u00a0pr\u00e9serve les \u00e9l\u00e8ves d\u2019une exhibition trop ostentatoire et fait entendre les t\u00e9moignages de personnes LGBT forc\u00e9s de fuir la violence de leurs pays, la sensibilit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience reste trop en surface.\n<\/div>\n<hr \/>\n<p>Un an plus t\u00f4t, dans le m\u00eame lieu, quasiment \u00e0 la m\u00eame place, avec une temp\u00e9rature avoisinant les m\u00eames sommets, une situation quasi semblable\u00a0: un metteur en sc\u00e8ne empli de bonnes intentions, des jeunes \u00e9l\u00e8ves d\u2019une \u00e9cole de th\u00e9\u00e2tre, un spectacle. Qu\u2019il soit dit d\u2019embl\u00e9e que l\u00e0 o\u00f9 l\u2019an pass\u00e9, l\u2019emmerdement l\u2019avait emport\u00e9, cette fois-ci les sentiments au sortir de la salle furent plus partag\u00e9s. L\u2019approche de la trentaine, sans doute. Des sentiments partag\u00e9s entre deux critiques possibles, l\u2019une s\u2019attaque \u00e0 l\u2019emballage, l\u2019autre rend justice \u00e0 ces paroles d\u2019exil\u00e9s et \u00e0 ces corps de jeunes acteurs, emplis d\u2019une maladresse parfois mais dont la pr\u00e9sence ne laisse aucun doute sur l\u2019engagement et la bienveillance de Gurshad Shaheman, sorti lui aussi de cette m\u00eame Ecole r\u00e9gionale d\u2019acteurs de Cannes-Marseille.<\/p>\n<h3 class=\"spip\">CRITIQUE N\u00b01\u00a0: L\u2019ART DU PACKAGING<\/h3>\n<p><i>Il pourra toujours dire que c\u2019est pour l\u2019amour du proph\u00e8te<\/i>\u00a0de Gurshad Shaheman s\u2019inscrit parfaitement dans la programmation du Festival In. Tout y est\u00a0: un metteur en sc\u00e8ne issu de la diversit\u00e9 (selon l\u2019expression consacr\u00e9e), de jeunes acteurs sortis de l\u2019ERAC, quatre exil\u00e9s LGBT ayant fui la r\u00e9pression de leur pays pour vivre libres et, parfois, amoureux. Difficile de s\u2019opposer \u00e0 une telle affiche qui colle si bien au th\u00e8me phare de cette 70\u00e8me \u00e9dition du festival\u00a0: le genre. Puisque pour certains le th\u00e9\u00e2tre se doit d\u2019\u00eatre une f\u00eate, il fallait bien lui trouver un th\u00e8me. Paillettes et perruques \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 pris cette ann\u00e9e, c\u2019est le genre qui est l\u2019heureux \u00e9lu. Genre qui, plus qu\u2019un th\u00e8me, est une question se devant d\u2019\u00eatre analys\u00e9e, critiqu\u00e9e, d\u00e9battue, sous peine d\u2019\u00eatre une simple op\u00e9ration de com\u2019. Mais l\u2019analyse, la critique, le d\u00e9bat sont rarement les bienvenus dans une f\u00eate digne de ce nom. Passons.<br class=\"autobr\" \/>La critique n\u00b01 porte moins sur la repr\u00e9sentation th\u00e9\u00e2trale de Il pourra toujours dire que c\u2019est pour l\u2019amour du proph\u00e8te que sur la fa\u00e7on dont elle est vendue aux spectateurs. Pour commencer, avec un plaisir certain, d\u00e9cortiquer l\u2019entretien propos\u00e9 dans la bible du spectacle o\u00f9 l\u2019op\u00e9ration com\u2019 est ex\u00e9cut\u00e9e \u00e0 merveille au travers d\u2019un discours format\u00e9 et offrant au spectateur et au critique des \u00e9l\u00e9ments de langage tout pr\u00eats.<br \/>\nD\u00e9cortiquons.<br \/>\nD\u2019abord, l\u2019entretien d\u00e9bute par un rappel du parcours individuel de l\u2019artiste\u00a0: une trilogie\u00a0<i>Touch me<\/i>\u00a0\/<i>Taste me<\/i>\/<i>Trade me<\/i>, trois spectacles, trois textes autobiographiques rassembl\u00e9s dans le r\u00e9cent\u00a0<i>Pourama Pourama<\/i>, dont l\u2019\u00e9criture est souvent percutante et dr\u00f4le et l\u2019engagement entier. Imm\u00e9diatement, Gurshad Shaheman nomme son appartenance\u00a0: c\u2019est la performance\u00a0<i>The Artist is present<\/i>\u00a0de Marina Abramovi\u0107 qui d\u00e9finit pour le jeune metteur en sc\u00e8ne de fa\u00e7on in\u00e9dite la qualit\u00e9 de la pr\u00e9sence et la nature de la relation avec les spectateurs, une relation reposant sur un sens singulier\u00a0: le toucher. Du 14 mars au 31 mai 2010, l\u2019artiste serbe pionni\u00e8re de l\u2019art corporel passe 700 heures assises sur une chaise dans une salle du Museum of Modern Art, \u00e0 New York. Face \u00e0 elle, les spectateurs d\u00e9filent et s\u2019asseyent pendant quelques minutes ou plus s\u2019ils le souhaitent. Beaucoup pleurent, saisis par la force de cette pr\u00e9sence qui s\u2019impose par son immobilit\u00e9 et son endurance. Rester l\u00e0. Faire face. Opposer \u00e0 la violence possible de l\u2019autre la tendresse d\u2019un corps qui ne se d\u00e9fend pas mais qui tient bon, en d\u00e9pit d\u00e9pit de tout. Dans ses actions des ann\u00e9es 1970, elle prend des psychotropes, repousse les limites de son corps qu\u2019elle taillade et offre aux coups de spectateurs invit\u00e9s \u00e0 la malmener dans\u00a0<i>Rythme\u00a0<\/i>.<br \/>\nC\u2019est donc cela, le mod\u00e8le de Gurshad Shaheman. Rien de moins. Et c\u2019est ce que la premi\u00e8re trilogie de l\u2019auteur metteur en sc\u00e8ne reprenait selon une tonalit\u00e9 plus l\u00e9g\u00e8re lorsqu\u2019il pr\u00e9sentait son travail \u00e0 l\u2019Echangeur \u00e0 Bagnolet en 2016. Avec\u00a0<i>Il pourra toujours dire que c\u2019\u00e9tait pour l\u2019amour du proph\u00e8te<\/i>, ce n\u2019est plus lui qui se tient seul \u00e0 la merci des palpations des spectateurs gris\u00e9s par des vodkas-fraises mais de jeunes acteurs et de quatre amateurs, quatre t\u00e9moins. L\u2019alcool et la nourriture ont disparu, plus question que l\u2019on touche. Ou alors par un autre biais plus acceptable pour un public de festivalier\u00a0: le son. J\u2019y reviendrai.<br \/>\nApr\u00e8s ce bref rappel biographique, l\u2019entretien du programme entre dans le vif du sujet\u00a0: pourquoi cette cr\u00e9ation, son contexte, etc. Accompagnons le spectateur, donnons lui des clefs de lecture pour qu\u2019il ne soit pas perdu. Des r\u00e9cits diffract\u00e9s et redistribu\u00e9s, une mati\u00e8re \u00ab\u00a0vraie\u00a0\u00bb (des entretiens effectu\u00e9s par le metteur en sc\u00e8ne \u00e0 Calais et ailleurs). Apr\u00e8s le mod\u00e8le performatif de la pr\u00e9sence et de l\u2019exposition de soi, celui des\u00a0<i>Mille et une nuits<\/i>\u00a0(on n\u2019en attendait pas moins de la part d\u2019un artiste iranien), \u00ab\u00a0mat\u00e9riau tr\u00e8s fort\u00a0\u00bb (certes, mais ensuite\u00a0?) en particulier pour son rapport \u00e0 l\u2019\u00e9rotique (qu\u2019on ne d\u00e9finit pas d\u2019ailleurs, le lecteur sera pri\u00e9 de comprendre tout seul). Un exemple d\u2019histoire d\u2019amour ne disant pas son nom qui sera reprise dans le spectacle sert \u00e0 attiser la curiosit\u00e9. Le cadre est pos\u00e9\u00a0: des r\u00e9cits \u00e0 traverser plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 incarner (un jeu non naturaliste donc), une forme chorale, un trajet dramaturgique qui part de paroles LGBT pour s\u2019ouvrir \u00e0 la question de l\u2019exil. Ne pas oublier de peaufiner ce cadre, de l\u2019orner pour qu\u2019il brille bien. Et la critique de reprendre en boucle les m\u00eames \u00e9l\u00e9ments de langage pour parler de ce spectacle\u00a0: un \u00ab\u00a0concert documentaire\u00a0\u00bb (cat\u00e9gorie que forge le metteur en sc\u00e8ne qui ne s\u2019embarrasse pas d\u2019une d\u00e9finition plus pr\u00e9cise), une exp\u00e9rience sensible, un oratorio. L\u2019occasion de faire \u00e9talage de ses connaissances dans ce domaine \u00e9rudit qu\u2019est la musique classique. Un oratorio, oeuvre lyrique dramatique sans mise en sc\u00e8ne, ni costume ni d\u00e9cor, pour ceux qui ne conna\u00eetraient pas la d\u00e9finition par coeur. Cette qualification \u00e9l\u00e9gante pr\u00e9pare l\u2019horizon d\u2019attente du spectateur et annonce le minimalisme du dispositif sc\u00e9nique\u00a0: sur un plateau nu, 14 acteurs et 4 exil\u00e9s sont plac\u00e9s dans des postures immobiles et parlent \u00e0 tour de r\u00f4le, chacun dans un micro \u00e0 main dont ils ma\u00eetrisent plus ou moins l\u2019usage. En r\u00e9gie, leurs voix sont modul\u00e9es en direct et les niveaux de son r\u00e9gl\u00e9s comme on dirigerait un orchestre qui ne contiendrait que 16 instruments (17 si l\u2019on compte la cr\u00e9ation sonore de Lucien Gaudion). Pour le spectateur, il s\u2019agit de sentir le son plut\u00f4t que de l\u2019entendre, de le comprendre ou de l\u2019analyser. Ou comment la sensibilit\u00e9 devient soudain un argument qui suffit \u00e0 justifier n\u2019importe quel dispositif th\u00e9\u00e2tral du moment qu\u2019il contient des micros et une composition sonore.<\/p>\n<h3 class=\"spip\">CRITIQUE N\u00b02\u00a0: DES CORPS ET DES VOIX<\/h3>\n<p>Reste qu\u2019en d\u00e9pit de ce packaging savant, une exp\u00e9rience sensible a lieu mais \u00e0 un endroit autre qu\u2019il faut deviner\u00a0: celui des acteurs et de leur fragilit\u00e9. Dispos\u00e9s sur un plateau recouvert d\u2019une fine couche de sable noir et quasiment nu \u00e0 l\u2019exception de quelques chaises, les quatorze jeunes de l\u2019ERAC sont fig\u00e9s dans des postures tant\u00f4t lascives tant\u00f4t s\u00e9v\u00e8res, les yeux ferm\u00e9s. \u00c0 la port\u00e9e de main de chacun, un micro et une lampe de poche. Parmi eux quatre hommes \u2013 Lawrence Alatrash, Daas Alkhatib, Mohammad Almarashli et Elliott Glitterz \u2013 sont les corps dont parlent ces voix\u00a0: ceux des exil\u00e9s, des r\u00e9pudi\u00e9s, chass\u00e9s, tortur\u00e9s parce qu\u2019ils ne s\u2019aimaient pas de la bonne fa\u00e7on. Des corps qui dansent, chantent et psalmodient pour troubler l\u2019\u00e9coute du spectateur et la d\u00e9placer vers la musicalit\u00e9 de la langue. Car c\u2019est bien l\u00e0 le projet de Gurshad Shaheman\u00a0: travailler la parole comme un mat\u00e9riau sonore. Et les r\u00e9cits, de fait, se superposent en couches plus ou moins audibles selon une logique contrapuntique souvent trop \u00e9l\u00e9mentaire qui met en \u00e9cho deux mots aux sonorit\u00e9s identiques dans l\u2019une et l\u2019autre prise de parole. L\u2019art du contrepoint est autrement complexe, mais passons \u00e0 nouveau. Certains t\u00e9moignages (les plus dramatiques) sortent du lot et n\u2019ont plus pour basse continue les mots murmur\u00e9s au micro d\u2019un autre corps mais les sons sourds et grossissant de la cr\u00e9ation sonore de Lucien Gaudion. Fa\u00e7on pour le metteur en sc\u00e8ne de pr\u00e9server, tout de m\u00eame, des espaces d\u2019audibilit\u00e9. Mais cela, aussi, pose question. Pourquoi isoler ces r\u00e9cits plut\u00f4t que d\u2019autres\u00a0? Pour leur caract\u00e8re choquant\u00a0? Erotique\u00a0? Po\u00e9tique\u00a0? Qe faire, alors de la banalit\u00e9 de certaines paroles, devenues inaudibles parce que recouvertes par d\u2019autres mots en canon\u00a0? Gurshad Shaheman dit avoir cherch\u00e9 \u00e0 fragmenter les r\u00e9cits. Tr\u00e8s bien. Le probl\u00e8me advient lorsque le dispositif spectaculaire (et il existe m\u00eame s\u2019il est r\u00e9duit) le force \u00e0 organiser dramaturgiquement les paroles et \u00e0 rattacher \u00e0 telle ou telle parole une fonction au sein de l\u2019objet spectaculaire qu\u2019il construit. Les corps des acteurs sont entour\u00e9s par une obscurit\u00e9 charg\u00e9e de sons et passent d\u2019une posture \u00e0 l\u2019autre, au rythme des r\u00e9cits \u00e9nonc\u00e9s au micro. Protocole \u00e9l\u00e9mentaire et pourtant efficace\u00a0: une voix, une position, une lueur. On se prend alors \u00e0 repenser, toujours, \u00e0 ces voix des r\u00e9cits de Beckett.<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>La voix \u00e9met une lueur. Le noir s\u2019\u00e9claircit le temps qu\u2019elle parle. S\u2019\u00e9paissit quand elle reflue. S\u2019\u00e9claircit quand elle revient \u00e0 son faible maximum. Se r\u00e9tablit quand elle se tait.<\/p><\/blockquote>\n<p>On se dit alors que c\u2019est cela qu\u2019il manque pour donner \u00e0 la sensibilit\u00e9 de ce spectacle une force v\u00e9ritable\u00a0: la boue de\u00a0<i>Comment c\u2019est<\/i>. Cette boue qui s\u2019engouffre dans la bouche et p\u00e8se sur la langue de sorte que chaque syllabe, chaque son est un combat physique contre la mati\u00e8re. Une boue comme mati\u00e8re pour<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>qu\u2019ainsi reli\u00e9s directement les uns aux autres chacun d\u2019entre nous est en m\u00eame temps Bom et Pim bourreau et victime pion cancre demandeur d\u00e9fendeur muet et th\u00e9\u00e2tre d\u2019une parole retrouv\u00e9e dans le noir la boue l\u00e0 rien \u00e0 corriger<\/p><\/blockquote>\n<p>Faute de cette mati\u00e8re,\u00a0<i>Il pourra toujours dire que c\u2019est pour l\u2019amour du proph\u00e8te<\/i>\u00a0n\u2019a de sensible qu\u2019une surface polie avec soin \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de laquelle il est difficile de trouver un espace de sensation. Sauf \u00e0 observer ces visages des jeunes acteurs et \u00e0 deviner, derri\u00e8re leurs yeux ferm\u00e9s, les images qui les hantent et les sensations qu\u2019elles \u00e9veillent en eux. Dans son ouvrage sur la voix,\u00a0<i>L\u2019oreille et le langage<\/i>, Alfred Tomatis rappelle l\u2019importance de la dimension \u00e9pidermique et sensible de la voix\u00a0:<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>Nous entendons par coul\u00e9e, lors de l\u2019\u00e9mission verbale, ce flot acoustique qui sort de notre bouche par vagues successives, model\u00e9 dans sa forme et son volume par notre articulation et qui s\u2019\u00e9coule sur nous comme un trop de tarte \u00e0 la cr\u00e8me, ainsi qu\u2019il me pla\u00eet de le dire souvent aux enfants en r\u00e9\u00e9ducation.<\/p><\/blockquote>\n<p>Sans doute Gurshad Shaheman d\u00e9signe-t-il cette coul\u00e9e verbale lorsqu\u2019il qualifie sa cr\u00e9ation d\u2019exp\u00e9rience sensible et cherche-t-il, sur le mod\u00e8le d\u2019Artaud, \u00e0 faire entrer \u00ab\u00a0par la peau\u00a0\u00bb ces paroles d\u2019amour et de violence. Que chacun d\u00e9cide, selon l\u2019\u00e9tat de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de sa sensibilit\u00e9, s\u2019il y parvient ou non.\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chlo\u00e9 Larmet &#8211; 17 juillet 2018 Cr\u00e9\u00e9e avec la derni\u00e8re promotion de l\u2019Ecole r\u00e9gionale d\u2019acteurs de Cannes-Marseilles et pr\u00e9sent\u00e9e au Gymnase du Lyc\u00e9e Saint Joseph, la pi\u00e8ce de Gurshad Shaheman s\u2019annonce comme un \u00ab\u00a0oratorio th\u00e9\u00e2tral\u00a0\u00bb performatif o\u00f9 paroles d\u2019exil\u00e9s, de jeunes com\u00e9diens et composition \u00e9lectro-acoustique se m\u00ealent. 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