


{"id":1952,"date":"2018-07-20T23:12:22","date_gmt":"2018-07-20T21:12:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=1952"},"modified":"2018-07-20T23:12:22","modified_gmt":"2018-07-20T21:12:22","slug":"mille-demain","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/mille-demain\/","title":{"rendered":"Mille demain"},"content":{"rendered":"<div id=\"contenu\">\n<div class=\"auteur\"><a class=\"lienAuteur\" title=\"Envoyer un maiaral \u00e0 Malte Schwind\" href=\"http:\/\/insense-scenes.net\/spip.php?auteur4\">Malte Schwind<\/a>\u00a0&#8211; 20 juillet 2018<\/div>\n<hr \/>\n<div id=\"chapo\">\n<i>Mille aujourd\u2019hui<\/i>, mis en sc\u00e8ne Victor Ginicis,<br \/>\nCie Avant l\u2019incendie (on verra demain)<br \/>\navec Pierre-Olivier Bellec, L\u00e9a Cuny-Bret, Fran\u00e7ois Riv\u00e8re<br \/>\nLa Scierie, Avignon Off 2018<\/p>\n<hr class=\"spip\" \/>\nMille aujourd\u2019hui est jou\u00e9 par la jeune compagnie Avant L\u2019incendie (on verra demain) \u00e0 la Scierie dans ce Festival OFF d\u2019Avignon 2018. Un concert-spectacle \u00e0 partir de textes de Michaux et de Rezvani avec cette belle intention de \u00ab\u00a0convoquer une beaut\u00e9 fulgurante et fugitive au beau milieu du d\u00e9sastre, du chaos, de la catastrophe\u00a0\u00bb. Belle intention qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre poursuivie.\n<\/div>\n<hr \/>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/DGwiG-8d62c\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\"><\/iframe><i>Mille aujourd\u2019hui<\/i>\u00a0est une sorte de r\u00e9citation de textes de Michaux et de Rezvani. Une r\u00e9citation mise en musique. Il nous est propos\u00e9 un voyage po\u00e9tique. Si nous ne le faisons pas, nous pouvons au moins croire que Pierre-Olivier Bellec &#8211; le com\u00e9dien qui dit ces textes &#8211; le fait. Ses deux partenaires, L\u00e9a Cuny-Bret au saxophone et Fran\u00e7ois Riv\u00e8re \u00e0 l\u2019ordi (?), le suivent, dans tous les cas, de pr\u00e8s.<br \/>\nLa mise en musique joue principalement sur des nappes sonores avec beaucoup de reverb. Le saxophone se pose sur ces nappes avec des m\u00e9lodies m\u00e9lodieuses. Puis, ces nappes sont trou\u00e9es. Avec leurs ruptures se brisent les bulles de r\u00e9alit\u00e9 de Michaux. Et hop, apr\u00e8s, c\u2019est reparti et on plane de nouveau vers des joies infinies. Des rires transform\u00e9s \u00e9lectroniquement qui pourraient \u00eatre dans un film comme\u00a0<i>Matrix<\/i>\u00a0inqui\u00e8tent un instant celui qui dit. De nouvelles r\u00e9alit\u00e9s adviennent. Il voyage.<br \/>\n<center><span class=\"spip_document_781 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/insense-scenes.net\/local\/cache-vignettes\/L320xH381\/spectacle_24022-baab0.jpg?1532095148\" alt=\"\" width=\"320\" height=\"381\" \/><\/span><\/center>Et cela aurait pu \u00eatre un beau voyage si la mise en espace des corps (ne serait-ce que ce micro qui cache pendant toute la repr\u00e9sentation la moiti\u00e9 du visage de l\u2019acteur) n\u2019avait pas d\u00e9fait tout \u00ab\u00a0immersion\u00a0\u00bb possible, si la musique avait \u00e9t\u00e9 un peu moins lisse, soutenant toujours une univocit\u00e9 \u00e9motionnelle et surjouait par l\u00e0 les paysages convoqu\u00e9s, si on ne d\u00e9celait pas parfois dans la mani\u00e8re de prendre le texte une syst\u00e9matique, un truc d\u2019acteur. C\u2019est peut-\u00eatre un peu \u00e7a le probl\u00e8me, quelque chose se surjoue. On comprend la difficult\u00e9 devant l\u2019intention\u00a0: \u00ab\u00a0En bref, la recherche de quelque chose de profond\u00e9ment vivant, un morceau de beau \u00e0 se mettre sous la dent, l\u00e0 tout de suite\u00a0; une furieuse envie de vivre.\u00a0\u00bb, dit Victor Ginicis, le metteur en sc\u00e8ne.<br \/>\nQuelque chose se surjoue donc dans cette intention, mais, peut-\u00eatre paradoxalement, cela se surjoue par un manque de th\u00e9\u00e2tralit\u00e9. Les corps sont plant\u00e9s l\u00e0, devant leur micros, l\u2019espace est celui d\u2019une sc\u00e8ne de musique de rock. Une question\u00a0: Est-ce qu\u2019il ne manque pas un corps dans un espace, qui s\u2019y d\u00e9place, pour incarner, ou faire advenir cette furieuse envie de vivre\u00a0? Ce n\u2019est pas la question de les repr\u00e9senter dont Victor Ginicis semble se m\u00e9fier avec raison. C\u2019est la question de savoir comment l\u2019espace devant nous se tend et participe \u00e0 l\u2019invitation du voyage. Le jeu du com\u00e9dien et des musiciens se fait beaucoup par des \u00e9changes de regards. Regards publics, regards intenses, un peu trop dans ce dispositif \u00ab\u00a0concert\u00a0\u00bb. Pierre-Olivier Bellec imagine, voit ce qu\u2019il traverse.<br \/>\nEt l\u00e0 encore, il semble que le \u00ab\u00a0paysage int\u00e9rieur\u00a0\u00bb soit un peu trop masqu\u00e9 par la volont\u00e9 de le faire advenir. C\u2019est plut\u00f4t une d\u00e9monstration qu\u2019une invitation \u00e0 une immersion, alors que les jeux esquiss\u00e9s auraient pu permettre de faire advenir un monde. Mais tout monde a besoin d\u2019un espace physique. Ici on ne lui donne malheureusement pas la possibilit\u00e9 de se d\u00e9plier pleinement. C\u2019est peut-\u00eatre \u00e0 venir. Si ce n\u2019est pour aujourd\u2019hui, ce sera Mille demain\u00a0!\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malte Schwind\u00a0&#8211; 20 juillet 2018 Mille aujourd\u2019hui, mis en sc\u00e8ne Victor Ginicis, Cie Avant l\u2019incendie (on verra demain) avec Pierre-Olivier Bellec, L\u00e9a Cuny-Bret, Fran\u00e7ois Riv\u00e8re La Scierie, Avignon Off 2018 Mille aujourd\u2019hui est jou\u00e9 par la jeune compagnie Avant L\u2019incendie (on verra demain) \u00e0 la Scierie dans ce Festival OFF d\u2019Avignon 2018. Un concert-spectacle \u00e0 partir de textes de Michaux et de Rezvani avec cette belle intention de \u00ab\u00a0convoquer une beaut\u00e9 fulgurante et fugitive au beau milieu du d\u00e9sastre, du<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":1953,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-1952","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1952","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1953"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1952"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=1952"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}