


{"id":2018,"date":"2018-10-07T13:10:24","date_gmt":"2018-10-07T11:10:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=2018"},"modified":"2018-10-07T13:10:24","modified_gmt":"2018-10-07T11:10:24","slug":"monologue-tanner","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/monologue-tanner\/","title":{"rendered":"Monologue Tanner"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>Par Yannick Butel. Hedwig Tanner<\/em><strong>,\u00a0<\/strong>d\u2019apr\u00e8s Robert Walser, mise en sc\u00e8ne de Malte Schwind\u00a0avec Na\u00efs Desiles \u2013\u00a0La D\u00e9viation, Marseille.<\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2027 aligncenter\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/40598994_1079572578885400_1079795464439595008_n-600x352.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"352\" \/><\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Metteur en sc\u00e8ne allemand r\u00e9sidant \u00e0 Marseille, Malte Schwind a su inventer avec une bande de camarades <em>La D\u00e9viation, <\/em>lieu am\u00e9nag\u00e9 \u00e0 l\u2019Estaque dans une ancienne cimenterie, qu\u2019ils d\u00e9finissent comme \u00ab\u00a0un lieu de vie et de recherche artistique\u00a0\u00bb et appara\u00eet aujourd\u2019hui comme l\u2019un des espaces embl\u00e9matiques d\u2019une pratique artistique alternative o\u00f9 il ne suffit pas de faire du th\u00e9\u00e2tre, mais o\u00f9 l\u2019on pense surtout \u00e0 en faire quelque chose.<\/strong><br \/>\n<strong>Apr\u00e8s <em>Tentatives de Fugue<\/em>, apr\u00e8s <em>La Promenade<\/em> de Robert Walser et quelques autres esquisses, Malt Schwind, fondateur de la compagnie <em>En Devenir 2<\/em>, propose une s\u00e9rie d\u2019\u00e9tudes monologiques\u00a0: \u00c9tude #. Helwig Tanner (\u00c9tude # 1), extrait du roman <em>Les Enfants Tanner<\/em> de Robert Walser, est la premi\u00e8re de ses \u00e9tudes qui met en sc\u00e8ne la com\u00e9dienne Na\u00efs Desiles dans un monologue maitris\u00e9 d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre, d\u2019une force vive, dans une mise en sc\u00e8ne \u00e9pur\u00e9e, renouant avec un th\u00e9\u00e2tre des humbles, \u00e9clair\u00e9 par Iris Julienne sur quelques fragments d\u2019Arvo P\u00e4rt.<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>\u00ab\u00a0\u00c9couter ce que dit la nuit profonde\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nDit Nietzsche quand il donne le chant \u00e0 Zarathoustra. Et d\u2019une certaine mani\u00e8re, \u00e9coutant Na\u00efs Desiles, jouant Edwig Tanner, on \u00e9coute la langue qu\u2019elle parle comme ce qui vient de la \u00ab\u00a0nuit profonde\u00a0\u00bb. C\u2019est-\u00e0-dire \u2014 la m\u00e9taphore ne doit pas nous priver de la clart\u00e9 signifiante \u2013 que ce qui est donn\u00e9 \u00e0 entendre, ou ce qui est parl\u00e9, rel\u00e8ve d\u2019une int\u00e9riorit\u00e9 et d\u2019une intimit\u00e9\u00a0; l\u00e0 o\u00f9 la voix de l\u2019\u00eatre d\u00e9barrass\u00e9e de la p\u00e9renne et contraignante socialisation fait entendre ce qu\u2019elle a \u00e0 c\u0153ur, ce qui est au c\u0153ur de son esprit nourri du regard port\u00e9 \u00e0 la vie. Alors, dans l\u2019obscurit\u00e9 qui baigne l\u2019immense hangar-sc\u00e9nique o\u00f9 se joue une v\u00e9rit\u00e9, une jeune femme qu\u2019on devine \u00e0 peine dans le lointain, en fond de sc\u00e8ne, confesse un r\u00eave peut-\u00eatre, une pens\u00e9e certainement.<br \/>\nAssise sur une petite chaise qui est l\u2019unique ornement d\u2019une chambre ramen\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019un lit m\u00e9tallique, \u00e0 peine distincte, elle parle simplement. Inqui\u00e8te de ce qu\u2019elle dit, contrainte par ce qu\u2019elle pense, elle avoue une lassitude pour son m\u00e9tier. Institutrice devenue \u00ab\u00a0institu-triste\u00a0\u00bb comme le fait entendre le mot-valise, elle est pr\u00eate \u00e0 faire son bagage, car elle dit son accablement non pour l\u2019enseignante qu\u2019elle est, mais pour l\u2019absence de vie qui l\u2019a gagn\u00e9e. Ainsi en va-t-il d\u2019une conscience endeuill\u00e9e soumise \u00e0 la clart\u00e9 de l\u2019esprit. M\u00e9tier et bonheur n\u2019ont que peu \u00e0 voir l\u2019un avec l\u2019autre et c\u2019est cette peine-l\u00e0, cette douleur-l\u00e0 qu\u2019Hedwig a d\u00e9couvert, a endur\u00e9 et s\u2019avoue.<br \/>\nC\u2019est cette v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019elle tra\u00eene d\u00e9sormais avec elle qu\u2019elle voudrait fuir en abandonnant son m\u00e9tier et ce qui l\u2019environne. Fuir le respect, fuir la reconnaissance, fuir toute chose et peut-\u00eatre esp\u00e9rer dans l\u2019humilit\u00e9 d\u2019une condition domestique apprendre \u00e0 vivre autrement. Peut-\u00eatre anonymement. Peut-\u00eatre\u2026<br \/>\n\u00c0 ce premier tableau qui s\u2019ach\u00e8ve alors que Na\u00efs Desiles a port\u00e9 sa chaise telle une croix, pas \u00e0 pas, par \u00e9tapes, en front de sc\u00e8ne, \u00e0 quelques pas du public, lui laissant distinctement voir un cheveu tir\u00e9 ramass\u00e9 en chignon, une petite robe bleu p\u00e2le surmont\u00e9 d\u2019un pull bleu plus affirm\u00e9\u00a0; au terme de ce premier tableau o\u00f9 la voix de la com\u00e9dienne tant\u00f4t r\u00e9sign\u00e9e, parfois port\u00e9e par quelques soubresauts, s\u2019est tenue \u00e0 une douceur m\u00e9lancolique que soutenaient ses mains crois\u00e9es sur ses genoux et son regard embu\u00e9\u00a0; \u00e0 ce premier tableau du chapitre X mis en sc\u00e8ne par Malte Schwind qui s\u2019ach\u00e8ve sur l\u2019image d\u2019un gisant alors que sa com\u00e9dienne a rejoint le lit pour se couvrir d\u2019un drap blanc\u2026 succ\u00e8dera ce qu\u2019on est tent\u00e9 d\u2019appeler, empruntant le titre \u00e0 Howard Barker, le \u00ab\u00a0tableau d\u2019une ex\u00e9cution\u00a0\u00bb o\u00f9 lignes de v\u00e9rit\u00e9 et perspectives de cruaut\u00e9 forment un portrait en miroir adress\u00e9 au public.<br \/>\n<strong>Tableau d\u2019une ex\u00e9cution\u2026<\/strong><br \/>\nC\u2019\u00e9tait donc peut-\u00eatre un r\u00eave, \u00e0 moins que ce ne fut une conversation avec Simon, personnage absent que le \u00ab\u00a0Vous\u00a0\u00bb qui le d\u00e9signe rend tout \u00e0 la fois pr\u00e9sent et lointain, tout au long du chapitre X. \u00ab\u00a0Vous\u00a0\u00bb qui d\u00e8s lors qu\u2019il est lanc\u00e9 sans qu\u2019il rencontre l\u2019ombre d\u2019un personnage pourrait tr\u00e8s bien figurer l\u2019ensemble du public qui se remet \u00e0 peine de la confession d\u2019Hedwig.<br \/>\nUne lumi\u00e8re froide a remplac\u00e9 l\u2019obscurit\u00e9. Le cheveu d\u00e9fait au sortir du lit, les \u00e9paules d\u00e9nud\u00e9es et envelopp\u00e9es du drap qui couvre la nudit\u00e9 que l\u2019on devine, Hedwig revient d\u2019entre les forces de la nuit. Autre Hedwig que celle qui quitte le lit et vient, comme sa s\u0153ur d\u2019ombre, en front de sc\u00e8ne, avec un autre visage.<br \/>\nSa blondeur et le drap blanc qui la couvre lui valent d\u2019\u00eatre d\u00e9sormais une \u00ab\u00a0femme fatale\u00a0\u00bb au sens o\u00f9 croiser son regard comme sa voix et ce qu\u2019elle dit pourrait terrasser celui qui la croira. Sorte de M\u00e9duse mythologique n\u00e9e de la folie de Walser, chacune de ses paroles vaut pour un trait qui\u00a0laisse une cicatrice dans la petite communaut\u00e9 assembl\u00e9e. De sa proximit\u00e9 d\u2019avec le public, elle semble tirer une puissance rayonnante. Elle y pr\u00e9l\u00e8ve les l\u00e2chet\u00e9s, les mensonges, les trahisons qui couvent et sont enfouis dans la m\u00e9moire du public. Mineur des \u00e2mes des bas-fonds, elle retourne les histoires des uns et des autres qui recouvrent toutes la singularit\u00e9 de se ressembler.<br \/>\nS\u2019adressant \u00e0 l\u2019un plus qu\u2019\u00e0 l\u2019autre au parterre assembl\u00e9, fr\u00f4lant ici un visage, l\u00e0 baisant un front, elle se tient en juge devant le public des condamn\u00e9s qui, d\u2019un tableau l\u2019autre, voit leur piti\u00e9 se retourner contre eux et r\u00e9v\u00e9ler, sous le masque de l\u2019humanit\u00e9, tous les travers de l\u2019insolence et de l\u2019abandon de toute volont\u00e9.<br \/>\nL\u2019acte d\u2019accusation, au sens le plus strict d\u2019un acte th\u00e9\u00e2tral construit sur le r\u00e9cit d\u2019une accusation, est total. Il est dit sur le mode d\u2019une complicit\u00e9 qui enl\u00e8ve \u00e0 la violence son mouvement pour n\u2019en garder que la charge d\u2019une cruaut\u00e9 puissante li\u00e9e essentiellement \u00e0 des v\u00e9rit\u00e9s dites plut\u00f4t que tues. Et parfois, au d\u00e9tour d\u2019un \u00e9cart de voix qui entretient l\u2019intimit\u00e9, dans le pli d\u2019un timbre qui s\u2019\u00e9meut, Hedwig \u00e9prouve une compassion br\u00e8ve pour ceux qu\u2019elle reconna\u00eet et qui l\u2019ont mis \u00e0 la torture.<br \/>\nAlors les larmes de sa s\u0153ur d\u2019ombre viennent en elle et comme un liant foudroyant \u00e9tranglent un instant sa voix. \u00ab\u00a0Les larmes par o\u00f9 passent le th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb comme l\u2019a \u00e9crit Klaus Mickael Gr\u00fcber l\u2019invitent d\u00e8s lors \u00e0 demander au public de sortir. \u00ab\u00a0Sortez maintenant\u00a0\u00bb dit-elle d\u2019une autre voix, \u00e0 peine suppliante. \u00ab\u00a0Sortez maintenant\u00a0\u00bb comme une invitation \u00e0 respecter le deuil qu\u2019elle a fait d\u2019elle-m\u00eame, mais aussi du bonheur qui l\u2019a quitt\u00e9. Et c\u2019est dans un silence qu\u2019elle aimerait qu\u2019on la laissa seule, peut-\u00eatre parce que seule elle l\u2019a toujours \u00e9t\u00e9.<br \/>\nEn pleine lumi\u00e8re, sans aucun fard, presque sans jeu mais pas sans vie, c\u2019est cette pri\u00e8re de la com\u00e9dienne qui se r\u00e9p\u00e8te et qui est adress\u00e9e \u00e0 l\u2019oreille de sourds immobiles, alors que le texte \u00e9puis\u00e9 un silence de plomb s\u2019installe.<br \/>\n<strong>Le vitrail ouvrier\u2026<\/strong><br \/>\nFaire du th\u00e9\u00e2tre\u2026 certes, mais faire quoi du th\u00e9\u00e2tre\u00a0?<br \/>\nMalte Schwind talmudise sans doute cette question qui l\u2019inscrit \u00e0 l\u2019endroit, de fait, de la recherche, car \u00e0 partir d\u2019elle c\u2019est le sens d\u2019une vie qui prend forme. En choisissant une vie communautaire o\u00f9 le travail n\u2019ob\u00e9it plus \u00e0 aucune des tyrannies l\u00e9gislatives\u00a0; en s\u2019installant dans les murs d\u2019une ancienne cimenterie o\u00f9 la pr\u00e9sence prol\u00e9tarienne d\u2019une histoire spectrale nourrit chaque jour le collectif d\u2019acteurs\u00a0; en observant une vigilance \u00e0 l\u2019endroit des m\u00e9canismes de la soci\u00e9t\u00e9 du spectacle\u2026 Schwind, d\u2019une certaine mani\u00e8re, ressemble \u00e0 cette premi\u00e8re \u00e9tude consacr\u00e9e \u00e0 la figure d\u2019Hedwig Tanner. Il a mis en accord sa pens\u00e9e et sa vie, celle qu\u2019il consacre \u00e0 la pratique du th\u00e9\u00e2tre. Et en faire un acte militant\u2026<br \/>\nInvit\u00e9 \u00e0 regarder cette \u00c9tude # 1, rien de ce que nous soulignons ici ne serait donc absent.<br \/>\nNon, ce n\u2019\u00e9tait pas le destin d\u2019Hedwig qui \u00e9tait propos\u00e9, mais bien plut\u00f4t un artifice th\u00e9\u00e2tral qui abritait une pens\u00e9e sur la disparition. Pr\u00e9cis\u00e9ment, la disparition \u00e0 soi-m\u00eame dont nous sommes les premiers fossoyeurs. Et regardant ce hangar \u00e9trangement vide comme peut l\u2019\u00eatre une cellule de prison crayonn\u00e9e par Egon Schiele, il y avait l\u00e0 non pas un d\u00e9cor, mais une m\u00e9taphore des enfermements et des labyrinthes dans lesquels s\u2019agite la pens\u00e9e.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-2020 aligncenter\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/GetFileAttachment-450x600.jpg\" alt=\"\" width=\"248\" height=\"331\" \/><br \/>\nEn militant d\u2019une vie pleine, Schwind aura alors fait travailler la com\u00e9dienne Na\u00efs Desiles comme un porte-voix ou, pour le dire autrement, il en aura fait une couleur prise entre le gris et l\u2019\u00e9clatant, l\u2019obscur et l\u2019irradiant, opacit\u00e9 et incandescence\u2026 Quelque chose qui ressemblerait \u00e0 l\u2019orange de Die eine Orange war das einzige Licht (Schiele, 1912, alors qu\u2019il est en prison) et qui serait comme une lueur d\u2019espoir, une luciole pasolinienne en quelque sorte.<br \/>\n\u00ab\u00a0Disparition \u00e0 soi-m\u00eame\u00a0\u00bb disons-nous, et de comprendre d\u00e8s lors que le jeu qui reposait sur l\u2019adresse au spectateur n\u2019\u00e9tait autre que la tentative de faire entendre \u00e0 celui-ci qu\u2019il est son propre ge\u00f4lier. Mais, et parce que la question de Schwind demeure \u00ab\u00a0faire quoi du th\u00e9\u00e2tre\u00a0?\u00a0\u00bb, comprendre aussi que le geste th\u00e9\u00e2tral qu\u2019il observait, notamment en demandant au spectateur de partir par la voix de la com\u00e9dienne, s\u2019inscrivait dans la volont\u00e9 de faire du th\u00e9\u00e2tre un levier, un acte \u00e0 part enti\u00e8re de la vie, un acte qui pourrait agir sur la vie.<br \/>\nAu fond du hangar, en surplomb du lit et hors de port\u00e9e, tout le temps de la repr\u00e9sentation, des carreaux de verre blanc pris dans des montants m\u00e9talliques se regardaient comme le peu de lumi\u00e8re qui filtre par l\u2019ouverture des petites fen\u00eatres des cellules o\u00f9 sont jet\u00e9s les prisonniers. Et parfois color\u00e9s d\u2019un bleu diaphane (vid\u00e9o \u00e0 peine perceptible de B\u00e9atrice Kordon), ils ressemblaient \u00e0 un vitrail ouvrier laissant passer ce \u00ab\u00a0presque rien de lumi\u00e8re\u00a0\u00bb qu\u2019\u00e9voque Robert Misrahi quand il \u00e9voque le bonheur \u00e0 l\u2019horizon. Ce vitrail ouvrier c\u2019\u00e9tait aussi le n\u00f4tre, cet enfermement c\u2019\u00e9tait aussi le n\u00f4tre, cette histoire-l\u00e0 \u00e9tait n\u00f4tre, le travail \u00e0 venir, c\u2019est aussi le n\u00f4tre.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-2019 aligncenter\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/GetFileAttachment-1-450x600.jpg\" alt=\"\" width=\"270\" height=\"360\" \/><br \/>\nPlus tard, en soir\u00e9e, Schwind reviendra sous les traits d\u2019un clown sadique. Bras lev\u00e9s, comme embarrass\u00e9, pris en otage ou chor\u00e9graphiant le geste du \u00ab\u00a0ce n\u2019est pas moi\u00a0\u00bb alors qu\u2019il serait pris la main dans le sac\u2026 Clown, Schwind l\u2019est sans aucun doute. Et sans doute m\u00e9dite-t-il sous son masque color\u00e9 \u00ab\u00a0Art tout puissant. Que ne serais-je capable d\u2019endurer pour toi\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Yannick Butel. Hedwig Tanner,\u00a0d\u2019apr\u00e8s Robert Walser, mise en sc\u00e8ne de Malte Schwind\u00a0avec Na\u00efs Desiles \u2013\u00a0La D\u00e9viation, Marseille. Metteur en sc\u00e8ne allemand r\u00e9sidant \u00e0 Marseille, Malte Schwind a su inventer avec une bande de camarades La D\u00e9viation, lieu am\u00e9nag\u00e9 \u00e0 l\u2019Estaque dans une ancienne cimenterie, qu\u2019ils d\u00e9finissent comme \u00ab\u00a0un lieu de vie et de recherche artistique\u00a0\u00bb et appara\u00eet aujourd\u2019hui comme l\u2019un des espaces embl\u00e9matiques d\u2019une pratique artistique alternative o\u00f9 il ne suffit pas de faire du th\u00e9\u00e2tre, mais o\u00f9 l\u2019on<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2019,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-2018","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/2018","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2019"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2018"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=2018"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}