


{"id":4077,"date":"2020-02-26T18:21:10","date_gmt":"2020-02-26T17:21:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=4077"},"modified":"2020-02-26T18:21:10","modified_gmt":"2020-02-26T17:21:10","slug":"fin-de-partie-la-chose","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/fin-de-partie-la-chose\/","title":{"rendered":"Fin de partie\u2026 la chose\u2026"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">Fin de partie. Jean-Pierre Dupuy et Ren\u00e9 Par\u00e9ja. Caen.<\/p>\n<p>Sur invitation et comme \u00e0 la belle \u00e9poque du th\u00e9\u00e2tre clandestin qui se faisait dans les caves, dans les hangars, dans les plis et recoins \u00e0 l\u2019abri des regards\u2026 Jean-Pierre Dupuy et Ren\u00e9 Par\u00e9ja, \u00ab\u00a0rattrap\u00e9s par la limite d\u2019\u00e2ge\u00a0\u00bb comme l\u2019\u00e9crirait L\u00e9onardini dans <em>Qu\u2019ils cr\u00e8vent les critiques<\/em>, tous deux ex de feu \u00ab le Minist\u00e8re de la\u00a0Jeunesse et des Sports\u00a0\u00bb, sont moins des \u00ab\u00a0\u00e9mergents\u00a0\u00bb (classification du Minist\u00e8re de la culture ou de ce qu\u2019il en reste) que des insubmersibles de la sc\u00e8ne, de la pratique th\u00e9\u00e2trale, de la formation de l\u2019acteur. Les retrouver eux les retrait\u00e9s, dans un coll\u00e8ge d\u00e9saffect\u00e9, en lieu et place d\u2019un quartier dit \u00ab\u00a0sensible\u00a0\u00bb pour y cr\u00e9er <em>Fin de Partie<\/em> de Samuel Beckett n\u2019avait ainsi rien d\u2019un hasard.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>\u00c0 propos\u2026<\/strong><br \/>\nChez Beckett, dans <em>Fin de partie<\/em>, les fen\u00eatres sont hautes et il faut une \u00e9chelle pour aller n\u2019y rien voir. Dans <em>Soubresauts<\/em>, c\u2019est un tabouret qui permet d\u2019aller voir le ciel. Et Beckett, dans <em>Soubresauts<\/em> (l\u2019une de ses derni\u00e8res pi\u00e8ces, peut-\u00eatre la derni\u00e8re) ponctue par \u00ab\u00a0Oh tout finir\u00a0\u00bb. Lointain \u00e9cho, peut-\u00eatre, au \u00ab\u00a0Fini, c\u2019est fini, \u00e7a va finir, \u00e7a va peut-\u00eatre finir\u00a0\u00bb. En \u00ab\u00a0finir\u00a0\u00bb\u2026 ou un verbe que Beckett ram\u00e8ne \u00e0 son infinitif. Soit, pour un grammairien, un verbe mutil\u00e9 de l\u2019action qu\u2019il est possible de lui pr\u00eater. \u00c0 la premi\u00e8re phrase de <em>Fin de partie<\/em>, les variations autour de \u00ab\u00a0finir\u00a0\u00bb (fini, c\u2019est fini, etc.) ne doivent pas nous rendre aveugle \u00e0 l\u2019infinitif qui tra\u00eene les pieds en bout de phrase. Il ne se passera rien, car rien ne commencera, rien ne marche plus. Il faut seulement envisager cela. C\u2019est le propre de l\u2019infinitif que de \u00ab\u00a0suspendre\u00a0\u00bb le temps de l\u2019action, auquel Beckett substitue un \u00e9tat, une situation. <em>Fin de partie<\/em>, c\u2019est ainsi un th\u00e9\u00e2tre de situation o\u00f9 la possibilit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience est r\u00e9duite. L\u00e0 o\u00f9 les larmes ont gel\u00e9 et o\u00f9 il n\u2019y a pas d\u2019yeux pour pleurer. L\u00e0 o\u00f9 les passions sont hors d\u2019usage parce qu\u2019us\u00e9es. L\u00e0 o\u00f9 la langue de la vie (\u00e0 moins que\u00a0\u00e7a ne soit la vie de la langue) rel\u00e8ve d\u2019une \u00ab\u00a0\u00e9corcherie\u00a0\u00bb comme le convoque Adorno quand il se frotte \u00e0 l\u2019indissolubilit\u00e9 du texte de Beckett. Et Clov de le rappeler\u00a0: \u00ab\u00a0(implorant) Cessons de jouer\u00a0\u00bb. <em>Fin de partie<\/em>, c\u2019est \u00ab\u00a0cessons de jouer\u00a0\u00bb et donc, peut-\u00eatre, seulement, dans la parent\u00e9 du lecteur Badiou, comprendre, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, qu\u2019il faut \u00ab\u00a0prendre Beckett \u00e0 la lettre\u00a0\u00bb.<br \/>\nEssayer \u2013 \u00e7a serait d\u00e9j\u00e0 pas mal \u2013 de faire entendre Beckett \u00e0 la lettre. Soit, aller voir du c\u00f4t\u00e9 du rythme et de la ponctuation\u2026 quelque chose qui s\u2019apparenterait \u00e0 la sonosph\u00e8re ch\u00e8re \u00e0 R\u00e9gy qui parlait lui de \u00ab\u00a0blancs disjonctifs\u00a0\u00bb et autres pour modeler les pauses et les silences. \u00ab\u00a0\u00c0 la lettre\u00a0\u00bb, donc, ou juste \u00e7a\u00a0: la phon\u00e9, quoi\u00a0! le son et s\u2019y tenir. Si d\u2019aventure, on se mettait d\u2019accord l\u00e0-dessus, alors on entendrait peut-\u00eatre que Beckett, avant de raconter des histoires (lesquelles d\u2019ailleurs\u00a0? Qu\u2019est-ce qu\u2019elles racontent les histoires\u00a0?), a d\u2019abord \u0153uvr\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0dramatiser le langage\u00a0\u00bb, bien plus qu\u2019il n\u2019aura poursuivi l\u2019entreprise de faire exister un langage dramatique (comme tant d\u2019auteurs le pensent n\u00e9cessaire).<br \/>\nBien entendu, on peut toujours faire autrement et y voir (combien pr\u00e9tendront \u00e7a\u00a0?), un couple qui se torture. Hamm\/Clov ou Clov\/Hamm\u2026 dans une relation d\u2019ali\u00e9nation, de subordination, de perversion, etc. ayant le go\u00fbt du deal et de la r\u00e9ciprocit\u00e9 f\u00e9roce, celui du n\u00e9goce en quelque sorte\u2026 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019os. Clov\/Hamm-Hamm Clov ou deux faux monnayeurs enferm\u00e9s ou reclus, de toutes les mani\u00e8res loin d\u2019ici et maintenant qui n\u2019en finiraient jamais de se brancher, d\u00e9brancher, rebrancher pour un \u00ab\u00a0oui et un non\u00a0\u00bb, histoire d\u2019entretenir non pas la conversation, mais un semblant de mouvement propre au langage.<br \/>\nOui, on peut toujours y voir \u00e7a et entretenir la vieille dialectique du bourreau et de sa victime. Oui, on peut continuer \u00e0 dire \u00e7a et faire perdurer un dialogue qui d\u00e9rivera vers un pathos et un psychologisme. Et peut-\u00eatre m\u00eame qu\u2019y lisant cela, certains le joueront. C\u2019est finalement plus commode de jouer et le spectateur s\u2019accommode du commode. C\u2019est confortable.<br \/>\nMais voil\u00e0, il y a la sentence de Clov \u00ab\u00a0Cessons de jouer\u00a0\u00bb.<br \/>\nAlors <em>Fin de partie<\/em>\u00a0? Il faut bien choisir et, comme Charles Juliet, se d\u00e9cider pour une voie ou une autre. Une voie qui ferait entendre la voix, la seule, qui nous rappellerait que Beckett \u00e9crivait \u00ab\u00a0les mots ont \u00e9t\u00e9 mes seules amours\u00a0\u00bb. Et sans doute privil\u00e9gier l\u2019id\u00e9e d\u2019en finir avec \u00ab\u00a0cette saloperie de logique\u00a0\u00bb (l\u2019expression est de Juliet) qui, si elle devait revenir en cherchant \u00e0 articuler tout \u00e7a \u2013 tout ce texte-l\u00e0 \u2013 nous priverait de ce qui est \u00e0 entendre ou \u00e0 voir.<br \/>\nVoir, sans doute que \u00ab\u00a0la lumi\u00e8re meurt\u00a0\u00bb\u00a0; qu\u2019Hamm et Clov sont des camarades de solitude lesquels ne se r\u00e9pondent pas, mais continuent de (se) parler. Entendre et voir au point de reconna\u00eetre dans cette situation un clin d\u2019\u0153il au \u00ab\u00a0Chasseur Gracchus\u00a0\u00bb de Kafka o\u00f9 l\u2019on regarde des hommes qui ont \u00e9chou\u00e9 \u00e0 mourir. Se contenter de regarder Hamm et Clov comme deux rapaces, au seuil d\u2019un nid, dont le vol surplombe la m\u00eame charogne qu\u2019est le monde. Comprendre enfin que le handicap de l\u2019un comme de l\u2019autre n\u2019est pas une m\u00e9taphore path\u00e9tique de la condition humaine, mais un motif darwinien qui tient davantage \u00e0 l\u2019\u00e9volution de l\u2019esp\u00e8ce qui s\u2019adapte \u00e0 la n\u00e9gativit\u00e9 de l\u2019Histoire. Et sourire oui, de l\u2019accent anglais quand Clov\/Dupuy alerte la salle de la disparition des \u00ab\u00a0Bicycle\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Bicycle\u00a0\u00bb dont Ludovic Janvier rappelle qu\u2019il \u00e9tait encore possible d\u2019y voir \u00ab\u00a0des anges provisoires\u00a0\u00bb\u2026<br \/>\n<strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4080 aligncenter\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/P1040194-1-e1582737630654-338x600.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"373\" \/><\/strong><br \/>\n<strong>L\u2019esprit d\u2019escalier<\/strong><br \/>\nC\u2019est au milieu de nulle part, sur un palier d\u2019escalier am\u00e9nag\u00e9, que Hamm\/Par\u00e9ja et Clov\/Dupuy \u00ab\u00a0tiennent salon\u00a0\u00bb. L\u00e0, dans un p\u00e9rim\u00e8tre r\u00e9duit jonch\u00e9 de d\u00e9tritus (emballages de m\u00e9docs, bouteille plastiques, etc.) ils campent dans les escaliers qui conviennent \u00e0 ce qu\u2019ils sont devenus et \u00e0 l\u2019esprit d\u2019escalier qui est le leur. Soit une mani\u00e8re de faire de la pens\u00e9e ou d\u2019une id\u00e9e une voie sans issue ou sit\u00f4t \u00e9nonc\u00e9e, sit\u00f4t disparue, la pens\u00e9e se d\u00e9file et se d\u00e9fie de tous les d\u00e9veloppements qui lui \u00e9taient pr\u00eat\u00e9s. Et c\u2019est \u00e0 cet endroit qui les unit ou les tient en vis-\u00e0-vis, que Hamm et Clov, instruments l\u2019un de l\u2019autre, se tiennent en respect, chacun \u00e0 la merci de l\u2019autre. L\u00e0, encore, que Hamm\/Par\u00e9j\u00e0 (paire de lunette noire, chemise hawa\u00efenne, pantalon rose et charentaise, assis dans une sorte de gu\u00e9rite qui vaut pour fauteuil) \u00a0et Clov (gilet, pantalon noir, mocassin, puis brodequin, chapeau de ville\u2026) s\u2019affairent, sans rien d\u2019autre avoir \u00e0 faire que \u00ab\u00a0s\u2019affairer\u00a0\u00bb. Hamm et Clov s\u2019affairent donc, s\u2019agitent, se pr\u00e9occupent, s\u2019inqui\u00e8tent\u2026 sans que l\u2019on sache r\u00e9ellement de quoi. Au sol, de petites lumi\u00e8res, tels des cierges fun\u00e8bres, donnent \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9 ses couleurs de clandestinit\u00e9. La m\u00eame que celle qui a gagn\u00e9 Hamm et Clov conduit \u00e0 \u00e9pier et s\u2019\u00e9pier, et donc se m\u00e9fier, d\u00e9veloppant l\u2019un comme l\u2019autre, un petit go\u00fbt de curiosit\u00e9, pour ce qu\u2019ils font, pour ce qui viendrait et pourrait les d\u00e9ranger. Alors, dans ce paysage sous surveillance et clandestin, Hamm et Clov s\u2019affairent \u00e0 satisfaire des besoins primaires. Manger. Pisser. Et comme le disait Artaud \u00ab\u00a0l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a sent la merde, \u00e7a sent l\u2019\u00eatre\u00a0\u00bb. Odeur ontologique, en quelque sorte, pour Hamm et Clov en passe de devenir-larve. Et rien ne semble pouvoir modifier ce cours des choses pour des choses sans cours. Gestes sans valeur, parole sans cote, histoire d\u00e9mon\u00e9tis\u00e9e en quelque sorte qui tient davantage \u00e0 l\u2019acte d\u2019\u00e9mission qu\u2019au souci de r\u00e9ception. Vigilants, Hamm et Clov le sont et en donnent l\u2019image. Et de les regarder vivre, en limite de ce que Bernard No\u00ebl nommerait \u00ab\u00a0la castration mentale\u00a0\u00bb.<br \/>\nEt soudain, peut-\u00eatre apercevoir les brodequins de Clov\/Dupuy, sans lacets. Image violente que celle-l\u00e0 qui, si elle dit l\u2019impossible d\u00e9part du compagnon de route d\u2019Hamm, souligne furtivement un \u00e9tat carc\u00e9ral, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment encore, le risque d\u2019un suicide que l\u2019absence de lacets \u00e9conduit. Et de regarder Clov, alors, comme un d\u00e9tenu (proche en cela de ce que Beckett racontait \u00e0 propos d\u2019un d\u00e9tenu allemand qui lui avait \u00e9crit \u00ab\u00a0aimer Godot\u00a0\u00bb et nous renseigne ainsi sur les liens que Beckett entretenait avec les prisonniers).<br \/>\nRegarder les brodequins de Clov et en mesurer l\u2019efficace\u00a0: la tentation de la disparition radicale, laquelle aura commenc\u00e9e d\u00e8s la langue qui, de fait, dispara\u00eet dans <em>Fin de partie<\/em>.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nTout s\u00e9parera Par\u00e9j\u00e0 de Dupuy, Dupuy de Par\u00e9j\u00e0, l\u2019un Hamm, l\u2019autre Clov. \u00c0 Par\u00e9j\u00e0, fort en gouaille r\u00e9pondra le filet de voix de Dupuy. Au go\u00fbt du son et de l\u2019onde neutre de Dupuy r\u00e9pondra le go\u00fbt de l\u2019id\u00e9e claironn\u00e9e chez Par\u00e9j\u00e0. Etc. Au point que Hamm\/Par\u00e9j\u00e0 et Clov\/Dupuy, s\u2019ils s\u2019opposent dans <em>Fin de partie<\/em> pour d\u2019autres motifs, auront trouv\u00e9 jusque dans le jeu de l\u2019acteur et l\u2019usage de la voix un lieu d\u2019affrontement suppl\u00e9mentaire.<br \/>\nSur le petit si\u00e8ge am\u00e9nag\u00e9 dans la cage d\u2019escalier, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du r\u00e9veil qui ne fait aucun tic-tac, l\u00e0 o\u00f9 la veille Fran\u00e7ois Tanguy se tenait avec 9 autres spectateurs, <em>Fin de partie<\/em> s\u2019entend encore dans <em>Soubresauts<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0de loin en loin Oh finir. N\u2019importe comment, n\u2019importe o\u00f9. Temps et peine et soi soi-disant Oh tout finir\u00a0\u00bb. Et sentir, une fois encore, que <em>Fin de partie<\/em> aura \u00ab\u00a0griff\u00e9\u00a0\u00bb comme l\u2019\u00e9crit Beckett, celui qui assistait\u2026 \u00e0 la chose (comme la nomme avec tendresse Jean-Pierre Dupuy).<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fin de partie. Jean-Pierre Dupuy et Ren\u00e9 Par\u00e9ja. Caen. Sur invitation et comme \u00e0 la belle \u00e9poque du th\u00e9\u00e2tre clandestin qui se faisait dans les caves, dans les hangars, dans les plis et recoins \u00e0 l\u2019abri des regards\u2026 Jean-Pierre Dupuy et Ren\u00e9 Par\u00e9ja, \u00ab\u00a0rattrap\u00e9s par la limite d\u2019\u00e2ge\u00a0\u00bb comme l\u2019\u00e9crirait L\u00e9onardini dans Qu\u2019ils cr\u00e8vent les critiques, tous deux ex de feu \u00ab le Minist\u00e8re de la\u00a0Jeunesse et des Sports\u00a0\u00bb, sont moins des \u00ab\u00a0\u00e9mergents\u00a0\u00bb (classification du Minist\u00e8re de la culture ou<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4079,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-4077","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/4077","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4079"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=4077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}