


{"id":4314,"date":"2020-10-28T12:27:31","date_gmt":"2020-10-28T11:27:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=4314"},"modified":"2020-10-28T12:27:31","modified_gmt":"2020-10-28T11:27:31","slug":"les-metamorphoses-dovide-en-devenir-2-les-voies-de-traverses","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/les-metamorphoses-dovide-en-devenir-2-les-voies-de-traverses\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Les M\u00e9tamorphoses\u00a0\u00bb d&rsquo;Ovide en devenir, les voies de traverse"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:10px\"><em>Lecture au th\u00e9\u00e2tre <a href=\"https:\/\/theatre-vitez.com\/2020\/07\/les-metamorphoses-lecture\/\">Antoine-Vitez d&rsquo;Aix-en-Provence<\/a>, jeudi 22 octobre 2020<br \/>Premi\u00e8re \u00e9tape de travail autour d&rsquo;un projet sur <\/em>Les M\u00e9tamorphoses<em> <br \/>d&rsquo;apr\u00e8s Ovide (trad. Danielle Robert, \u00e9d. Actes Sud), <br \/><a href=\"http:\/\/endevenir2.fr\/?page_id=143\">par la Cie en Devenir 2. <\/a><br \/>Mise en lecture Malte Schwind, dramaturgie Mathilde Soulheban, <br \/>avec Nais Desiles, Lauren Lenoir, Ya\u00eblle Lucas et Louis Jamseh<\/em><\/p>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>Les <em>Metamorph\u014dse\u014dn libr\u012b<\/em>, vraiment, aujourd\u2019hui ? Des m\u00e9tamorphoses o\u00f9 les demi-h\u00e9ros sous les murailles de villes assi\u00e9g\u00e9es sont transform\u00e9s en pierres sauvages ; o\u00f9 les dieux et les d\u00e9esses, en col\u00e8re ou par d\u00e9pit, jettent sur des hommes de paille leurs sorts d\u2019autrefois ; o\u00f9 les corps arrach\u00e9s, d\u00e9chir\u00e9s, d\u00e9pec\u00e9s sont lanc\u00e9s aux b\u00eates, deviennent b\u00eates, ou plantes, ou fleuves, ou d\u00e9lires\u00a0: tous d\u00e9lirant le monde devenu ce continuum de choses \u00e9vanescentes. Des m\u00e9tamorphoses de l\u2019an I par temps d\u2019urgence sanitaire, et Ovide sous Jupiter\u00a0: vraiment ? Mais quand l\u2019intempestif frappe l\u2019urgence du pr\u00e9sent, le gros temps se r\u00e9v\u00e8le comme il est, p\u00e2le et aveugle. \u00ab\u00a0\u00c9tonner la catastrophe \u00bb, disait le po\u00e8te. Il s\u2019agirait donc de cela. Alors <em>Les M\u00e9tamorphoses<\/em>, non pour lire le pr\u00e9sent, mais pour le desceller de son urgence, l\u2019arracher \u00e0 lui-m\u00eame, d\u00e9livrer ce qui reste vif en lui, de lui. Saisi \u00e0 l\u2019endroit m\u00eame de sa diction, plong\u00e9 en lui-m\u00eame, le th\u00e9\u00e2tre de la compagnie En devenir 2 poursuit sa t\u00e2che inlassable de nouer la question de l\u2019adresse, sa lev\u00e9e, avec son inqui\u00e9tude en partage. Oui, de part et d\u2019autre du texte, com\u00e9diens et spectateurs s\u2019adonnent au travail consid\u00e9rable de l\u2019\u00e9laboration du temps. Se d\u00e9font d\u00e8s lors les pens\u00e9es mortes des origines et des identit\u00e9s. Se tissent ainsi, pas \u00e0 pas, dans le mot \u00e0 mot du texte, les devenirs aberrants qui dessinent peut-\u00eatre le seul horizon possible d\u2019aujourd\u2019hui en ce qu\u2019il est aussi la t\u00e2che de notre pr\u00e9sent.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.insense-scenes.net\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/le-printemps-1024x792.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4316\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>C\u2019est une lecture au pupitre&nbsp;: un premier geste pos\u00e9 sur le texte comme on avance sur lui un d\u00e9sir qu\u2019on ne ferait que pressentir. Des hypoth\u00e8ses lanc\u00e9es devant soi, autant d\u2019audaces, de paris. On ne marche pas diff\u00e9rent dans l\u2019incertain avec seulement son corps et la pens\u00e9e fragile que le pas fera le chemin et que le chemin percera la brume. Pourtant, d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019esquisse, ce qu\u2019on peut lire \u2013 et pour nous aussi, regardant, \u00e9crivant, le risque pris de figer, de fixer le vertige. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la lecture, \u00e9coutant, on est pris dans la m\u00eame incertitude. On avance dans la m\u00eame fragilit\u00e9 et on se lie \u00e0 elle, d\u00e9nu\u00e9 de foi, d\u2019esp\u00e9rance aussi, pour la seule raison qu\u2019on pressent, de part et d\u2019autre de soi, habiter m\u00eame inqui\u00e9tude et m\u00eame tremblement.&nbsp;<\/p>\n\n\n<p>Il y a donc cette premi\u00e8re audace. Se saisir d\u2019un texte impossible, inou\u00ef proprement. Un tr\u00e8s ancien texte, incompr\u00e9hensible \u00e9videmment, dans la langue v\u00e9n\u00e9rable devenue la poussi\u00e8re des \u00e9tudes. Et pourtant. On entend, \u00e0 travers le texte, ce que le texte ne dit pas. <em>Les M\u00e9tamorphoses<\/em> d\u2019Ovide pourraient bien exhaler l\u2019odeur enferm\u00e9e dans les salles de classe, elles continuent pourtant de frayer. Ce r\u00e9cit, qui prend appui sur le vers de l\u2019\u00e9pop\u00e9e, en d\u00e9tourne l\u2019usage. Loin d\u2019\u00e9tablir l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat dans sa puissance fixe, comme le fait toute \u00e9pop\u00e9e ((Ce que rappellera le metteur en sc\u00e8ne, Malte Schwind, \u00e0 l\u2019issue de la lecture)), le po\u00e8me ne cessera de chanter l\u2019impermanent, le flux, le devenir. Tout ce qui para\u00eet le contraire de l\u2019\u00e9tat \u00e9tale des choses, qui \u00e9chappe, ne fait que passer, s\u2019enfuit vers d\u2019autres identit\u00e9s. C\u2019est l\u00e0 le sens profond r\u00e9p\u00e9t\u00e9 au long de presque 240 m\u00e9tamorphoses chez Ovide&nbsp;: rien ne demeure. Alors, on entend, \u00e0 travers les mythes toute autre chose que des histoires divines, sacr\u00e9es, socle d\u2019une culture patrimoniale. Ce qu\u2019on entend, c\u2019est m\u00eame le contraire de l\u2019\u00e9l\u00e9vation de l\u2019autel culturel&nbsp;: plut\u00f4t un appel. \u00ab&nbsp;Mes chers amis. On nous appelle, on crie vers nous, depuis le tr\u00e8s grand \u00e2ge, pour nous dire de ne pas perdre totalement espoir&nbsp;\u00bb \u00e9crivait Michel Butor, devant la tapisserie de l\u2019Apocalypse ((Dans son dernier livre, <em>Ruines d\u2019avenir)). Les M\u00e9tamorphoses <\/em>sont une autre apocalypse, un autre appel.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"353\" src=\"https:\/\/www.insense-scenes.net\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/hecube.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4318\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Pour le faire r\u00e9sonner, choix est de donner au th\u00e9\u00e2tre d\u2019\u00eatre non pas seulement le lieu o\u00f9 faire entendre, mais l\u2019outil de ces devenirs. Le th\u00e9\u00e2tre, c\u2019est-\u00e0-dire d&rsquo;une part l\u2019acteur, au lieu o\u00f9 il figure le contraire de l\u2019identit\u00e9, plut\u00f4t sa labilit\u00e9 fragile, et c\u2019est-\u00e0-dire d&rsquo;autre part la lev\u00e9e du texte, sa r\u00e9citation. L\u2019acteur est ici ce champ de forces o\u00f9 s\u2019amassent tout et son contraire&nbsp;: acteur travers\u00e9 de mille voix qui sont autant de devenirs fuyants. On incarne et on d\u00e9pose, et subitement on figure, ou on repr\u00e9sente, puis on tient \u00e0 distance ou on raconte, on dit, on hurle, on ne s\u2019en laisse pas compter, et on se laisse atteindre. Oui, tout et son contraire, en quelques secondes m\u00eames. Chaque mot est susceptible d\u2019\u00eatre soit tenu au loin de soi, soit port\u00e9 au profond. La sc\u00e8ne essaie des exp\u00e9riences de jeu qui sont davantage que de purs jeux formels&nbsp;: l\u2019exp\u00e9rimentation \u00e9prouve la possibilit\u00e9 du texte pour mieux faire usage de ce qu\u2019il dit. Raconter les m\u00e9tamorphoses, c\u2019est \u00eatre m\u00e9tamorphos\u00e9 par le texte. Et \u00e0 bout portant de l\u2019acteur, le spectateur \u00e9galement, \u00e9voluant dans la fragile construction de ce qui peut se renverser, n\u2019est pas seulement celui qui <em>assiste <\/em>au travail, plut\u00f4t celui qui l\u2019accompagne, le rend possible \u2014 parce que lui aussi se m\u00e9tamorphose en m\u00e9tamorphosant son \u00e9coute. Sc\u00e8ne et salle, en dehors de toute fusion, travaille ensemble \u00e0 l\u2019\u00e9laboration des devenirs.&nbsp;<\/p>\n\n\n<p>Pour cela, l\u2019outil forg\u00e9 \u00e0 la mesure de cette t\u00e2che tient \u00e0 la r\u00e9citation, art de haute antiquit\u00e9. R\u00e9citer, c\u2019est revenir sur le vers pour le creuser, c\u2019est au contraire de l\u2019habiter pour faire croire qu\u2019on en est l\u2019origine et le ma\u00eetre, plut\u00f4t le traverser, et en tous sens, pour mieux l\u2019\u00e9prouver, l\u2019abandonner. La tenue digne de la r\u00e9citation rejoint la fabrique des identit\u00e9s travers\u00e9es&nbsp;: l\u00e0 encore, on ne fait pas croire que l\u2019acteur dit des mots venus de lui, il les emprunte, il les endosse pour un temps, il nous les livre comme un \u00e9tranger, et les abandonne \u00e0 leur sort, autant dire \u00e0 nous. On r\u00e9cuse la sacralit\u00e9 du texte autant que le sarcasme. Il y a l&rsquo;humour qui perce quand soudain l&rsquo;acteur per\u00e7oit que le texte le d\u00e9passe ; il y a la d\u00e9sinvolture parfois de simplement l\u00e2cher les mots, il y a la beaut\u00e9 nue qui d\u00e9sarme au d\u00e9tour d&rsquo;une image, et qui s&rsquo;efface. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;arr\u00eat, c&rsquo;est une coul\u00e9e vivante de r\u00e9cits qui se donnent comme des offrandes \u00e0 l&rsquo;absence de dieux. Non, il n&rsquo;y a pas de culte. Au contraire. On semble tous ici \u00e0 l\u2019\u00e9coute de l\u2019immanence. Le refus des verticalit\u00e9s, seulement ce qui rend possible des r\u00e9surgences.<\/p>\n\n\n<p>Puis, bien s\u00fbr, il y a ce qu\u2019on entend. Les violences, les terreurs, les puissances de mort qui pr\u00e9sident aux devenirs. Dans un texte de moins haute antiquit\u00e9, et d\u2019aussi grande urgence, Jean Genet avait op\u00e9r\u00e9 cette salutaire distinction entre brutalit\u00e9 (d\u2019\u00c9tat) et violence (f\u00e9conde).<\/p>\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><small><\/small><\/p><p><small>Si nous r\u00e9fl\u00e9chissons \u00e0 n\u2019importe quel ph\u00e9nom\u00e8ne vital, selon m\u00eame sa plus \u00e9troite signification qui est&nbsp;: biologique, nous comprenons que violence et vie sont \u00e0 peu pr\u00e8s synonymes. Le grain de bl\u00e9 qui germe et fend la terre gel\u00e9e, le bec du poussin qui brise la coquille de l\u2019\u0153uf, la f\u00e9condation de la femme, la naissance d\u2019un enfant rel\u00e8vent d\u2019accusation de violence. Et personne ne met en cause l\u2019enfant, la femme, le poussin, le bourgeon, le grain de bl\u00e9. [\u2026] Plus ou moins obscur\u00e9ment, tout le monde sait que ces deux mots&nbsp;: proc\u00e8s et violence, en cachent un troisi\u00e8me&nbsp;: la brutalit\u00e9. La brutalit\u00e9 du syst\u00e8me. Et le proc\u00e8s fait \u00e0 la violence c\u2019est cela m\u00eame qui est la brutalit\u00e9. Et plus la brutalit\u00e9 sera grande, plus le proc\u00e8s infamant, plus la violence devient imp\u00e9rieuse et n\u00e9cessaire. Plus la brutalit\u00e9 est cassante, plus la violence qui est vie sera exigeante jusqu\u2019\u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efsme.<\/small><\/p><p><\/p><\/blockquote>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"847\" height=\"900\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/portrait-sappho.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4320\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Peut-\u00eatre est cela aussi cela, que l\u2019on entend, et qui est si essentiel. Dans ces devenirs qui sont autant d\u2019antidotes aux discours l\u00e9nifiants sur les identit\u00e9s (nationales ou biologiques), fraie la voix terrible, mais joyeuse, de la violence, arme de pens\u00e9e contre la brutalit\u00e9, v\u00e9ritable et douloureuse, des pouvoirs \u2014 ceux-l\u00e0 m\u00eame qui \u00ab&nbsp;r\u00e9citent&nbsp;\u00bb l\u2019automatisme des paroles identitaires. Act\u00e9on, Pant\u00e9e, comme ailleurs dans Ovide, Narcisse, ou Orph\u00e9e&nbsp;: plut\u00f4t que des h\u00e9ros exemplaires, figurent des voies vers l\u2019insubordination recommenc\u00e9e qu\u2019est na\u00eetre, ou rena\u00eetre. Emport\u00e9es vers le devenir interminable des choses, ces silhouettes\/r\u00e9cits ne cessent de se donner naissance : le\u00e7on pour nous autres. L\u2019identit\u00e9, ce n\u2019est pas \u00eatre, mais s\u2019inventer des origines au-devant de nous. Ce n\u2019est pas s\u2019ancrer quelque part, mais s\u2019\u00e9loigner pour partir \u00e0 notre rencontre.<\/p>\n\n\n<p>Au terme du spectacle, on nous invite \u00e0 ne pas braver le courroux de Jupiter et \u00e0 rentrer chez nous. La lecture s\u2019interrompt. On est de retour parmi nous. De retour\u2009? Ce qui donne au th\u00e9\u00e2tre sa f\u00e9roce et fragile n\u00e9cessit\u00e9 (si elle existe), tient \u00e0 son intempestive ardeur, celle de refuser d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 la vie comme elle est, pour mieux en interrompre les forces, en d\u00e9visager les puissances si elles ne sont que des autorit\u00e9s l\u00e9gif\u00e9rant sur les heures de sommeil, et d\u2019\u00e9veil. Une heure durant, la travers\u00e9e d\u2019Ovide n\u2019aura rien modifi\u00e9 de la structure du r\u00e9el&nbsp;: et cependant. Elle aura \u00e9t\u00e9 cette travers\u00e9e en tant que nous avons travers\u00e9 les lignes de fuite du mythe comme celle de notre identit\u00e9. Reste \u00e0 sortir du th\u00e9\u00e2tre, rouler plus vite que de raison sur la route du retour non pour \u00eatre \u00e0 l\u2019heure, mais port\u00e9 par des forces qu\u2019on ignorait poss\u00e9der et dans le refus de marcher sur nos propres traces, d\u00e9sormais aller en dispersant la poussi\u00e8re sous nos pas.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/metamorphe.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4327\" width=\"575\" height=\"436\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Premi\u00e8re \u00e9tape de travail autour d&rsquo;un projet sur \u00ab\u00a0Les M\u00e9tamorphoses\u00a0\u00bb d&rsquo;apr\u00e8s Ovide, par la Cie en Devenir 2, mise en sc\u00e8ne Malte Schwind. Th\u00e9\u00e2tre Antoine-Vitez \u00e0 Aix-en-Provence, octobre 2020.<br \/>\nPar Arnaud Ma\u00efsetti<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4315,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-4314","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/4314","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4315"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4314"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=4314"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}