


{"id":469,"date":"2014-07-25T15:32:00","date_gmt":"2014-07-25T13:32:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=469"},"modified":"2014-07-25T15:32:00","modified_gmt":"2014-07-25T13:32:00","slug":"murgia-mal-etre-plus-que-peur-de-netre","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/murgia-mal-etre-plus-que-peur-de-netre\/","title":{"rendered":"Murgia&#8230; Mal \u00eatre plus que Peur de n\u2019\u00eatre"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em> <strong>Lundi 28 juillet 2014\u2026 Retour en Normandie comme \u00e0 l\u2019habitude, avant de repartir bient\u00f4t pour ailleurs\u2026 Ai en m\u00e9moire le dernier spectacle vu, au Gymnase Aubanel, dans le Festival, le 24 vers 20H00. Le \u201cNotre peur de n\u2019\u00eatre\u201d\u2026 de Fabrice Murgia\u2026 \u201cAi en m\u00e9moire\u201d ne veut pas dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un travail imp\u00e9rissable, mais plut\u00f4t que je ne me d\u00e9cide pas \u00e0 \u00e9crire l\u00e0-dessus\u2026 Pourtant, c\u2019est la r\u00e8gle critique\u2026 il faudra bien \u00e9crire. Au pr\u00e9texte du journal de ce matin, et peut-\u00eatre de l\u2019\u00e9mission d\u2019Arnaud Laporte o\u00f9 Olivier Py se confessait en public le d\u00e9clic a enfin lieu, alors que je prends mon caf\u00e9, comme d\u2019habitude\u2026 il faut aligner quelques remarques, \u00e0 commencer par celle qui vient spontan\u00e9ment\u2026 Fabrice Murgia a r\u00e9alis\u00e9 un travail sur le Mal \u00catre\u2026 pas tant sur La Peur de n\u2019\u00eatre\u2026 Malaise.<\/strong> <\/em>\n<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-464\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/arton1.jpg\" width=\"605\" height=\"350\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-465\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/notrepeur-2.jpg\" alt=\"notrepeur-2.jpg\" align=\"center\" width=\"920\" height=\"613\" \/><br \/>\n<em><sc>Chronique phon\u00e9tique<\/sc><br \/>\n<\/em><br \/>\nIl faudrait avoir le temps, parfois, d\u2019interroger les titres des spectacles. Questionner leur valeur s\u00e9mantique bien souvent li\u00e9e \u00e0 une construction po\u00e9tique, un trope ou un jeu de mot. Le titre\u2026 c\u2019est un peu comme une accroche ou un condens\u00e9. \u00c7a dit ou \u00e9voque en un instant ce qui sera d\u00e9velopp\u00e9 ou \u00e7a pr\u00e9tend atteindre quelque chose sans y parvenir. Alors c\u2019est par-l\u00e0 que je commencerai ce matin\u2026 je commencerai par le titre qui, en guise de conclusion pr\u00e9matur\u00e9e, n\u2019est que de la poudre aux yeux malgr\u00e9 (ce que l\u2019on nomme) une \u201cbonne id\u00e9e\u201d, puisque si le titre joue a priori sur un trouble phon\u00e9tique \u2013 \u201cLa peur de na\u00eetre\u201d peut-on entendre \u2013 il ne produit aucun trouble. Or, et c\u2019est le propre des \u0153uvres, le trouble est l\u2019essence m\u00eame de l\u2019\u0153uvre d\u2019art. Le trouble est l\u2019effet de l\u2019\u0153uvre sur celui qui la regarde. D\u2019autres parlent de sensation, de frisson, d\u2019\u00e9motion, d\u2019hypnose, de retournement, de raison affol\u00e9e\u2026<br \/>\nEntre \u201cn\u2019\u00eatre\u201d et \u201cna\u00eetre\u201d, le titre de Fabrice Murgia n\u2019est donc qu\u2019une attention superficielle port\u00e9e au langage, une figure artificielle puisqu\u2019il y a d\u00e9liaison entre ce qui est \u00e9crit, et ce que l\u2019on peut entendre. Pour qu\u2019il y ait un effet de sens, il eut fallu qu\u2019entre l\u2019\u00e9crit et l\u2019entendu, quelque chose se mette en place qui renverrait \u00e0 un lien entre n\u2019\u00eatre et na\u00eetre. Il aurait fallu que le \u201cn\u201d apostrophe (car c\u2019est au \u201cn\u201d apostrophe que tient le trouble phon\u00e9tique) puisse faire entendre, le temps de la repr\u00e9sentation et du d\u00e9veloppement de ce r\u00e9cit qu\u2019est Notre peur de n\u2019\u00eatre, le rapport \u00e9troit qu\u2019il y a entre le fait de na\u00eetre et celui d\u2019\u00eatre.<br \/>\nD\u2019\u00e9vidence, travaillant \u00e0 partir de Michel Serres en qui Fabrice Murgia a trouv\u00e9 une source, le metteur en sc\u00e8ne, dialoguant avec la r\u00e9flexion du penseur sur le monde moderne, a sans doute eu une \u201cid\u00e9e\u201d. \u00c0 Avignon, le temps d\u2019un festival, il lui faudrait parler de l\u2019inqui\u00e9tude, de l\u2019angoisse, pr\u00e9cis\u00e9ment de la \u201cpeur\u201d (s\u2019est-il r\u00e9solu \u00e0 \u00e9crire sur le programme) de n\u2019\u00eatre\/na\u00eetre. Soit, si nous glosons, un propos qui s\u2019attarderait sur la peur (d\u2019abord) et un objet : le renoncement. \u201cNotre peur de n\u2019\u00eatre\u201d exprime ainsi la peur de devoir renoncer \u00e0 \u00eatre. Dans le m\u00eame temps, jeu de mot oblige, le titre fait entendre \u00e9galement \u201cla peur de na\u00eetre\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire \u201cla peur de venir au monde\u201d.<br \/>\nAu commencement, d\u00e8s le titre donc, il semblerait qu\u2019il y ait le d\u00e9sir de traiter d\u2019un probl\u00e8me m\u00e9taphysico-existenciel. En naissant, le \u201csouci d\u2019\u00eatre\u201d se trouve rattrap\u00e9 par la peur de ne pas \u00eatre.<br \/>\nProbl\u00e8me haml\u00e9tien ? perspective schopenhauerienne ? m\u00e9ditation nietzsch\u00e9enne ? constante becketienne ?<br \/>\nD\u2019\u00e9vidence, la peur de ne pas \u00eatre comme celle de na\u00eetre inscrit Fabrice Murgia dans les eaux troubles de la pens\u00e9e de l\u2019\u00eatre au monde qui, au risque d\u2019en faire l\u2019exp\u00e9rience, pourrait se trouver mutil\u00e9 par celui-ci. \u201cComment \u00eatre soi-m\u00eame\u201d serait la question empruntera-t-on \u00e0 Ibsen.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-466\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/murgia_140721_rdl_0741-2.jpg\" alt=\"murgia_140721_rdl_0741-2.jpg\" align=\"center\" width=\"920\" height=\"613\" \/><br \/>\nMais revenons \u00e0 cette \u201cpeur de n\u2019\u00eatre\u201d ou de \u201cna\u00eetre\u201d\u2026 Et sondons davantage la \u201cd\u00e9liaison\u201d entre les deux termes ou les deux \u00e9tats de la peur.<br \/>\nLisant, relisant, tentant de mettre au clair ce que met en jeu cet \u00e9nonc\u00e9, on comprend que la proposition induit l\u2019id\u00e9e que le monde oppose une r\u00e9sistance violente \u00e0 l\u2019endroit du sujet, avant m\u00eame qu\u2019il en ait fait l\u2019exp\u00e9rience. D\u2019o\u00f9 la peur !<br \/>\nMais alors, qu\u2019il s\u2019agisse du renoncement ou de la peur de venir au monde, la proposition de Fabrice Murgia avoue ce qu\u2019elle masque dans le jeu de mot. Si la peur demeure, c\u2019est peut-\u00eatre qu\u2019elle concerne indirectement celle de n\u2019\u00eatre ou de na\u00eetre, et qu\u2019elle a finalement \u00e0 voir avec les actes du sujet. Par-l\u00e0, comprenons son geste social, son inscription dans le champ social, sa mani\u00e8re d\u2019\u00eatre (ethos dit-on en grec et qui a donn\u00e9 \u201c\u00e9thique\u201d). Or, et on ne peut exclure cette hypoth\u00e8se, en d\u00e9finitive, \u201cla peur de n\u2019\u00eatre ou de na\u00eetre\u201d concerne peut-\u00eatre moins l\u2019hostilit\u00e9 du monde \u00e0 l\u2019endroit du sujet, que la l\u00e2chet\u00e9 de celui-ci. L\u00e2chet\u00e9 o\u00f9 le compromis et le consensus<a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/politiques\/2014\/07\/28\/cette-pactophilie-est-le-symptome-le-plus-visible-de-la-novlangue-du-pouvoir_1071847\">[Ce mot, comme celui qui le pr\u00e9c\u00e8de, pourrait avoir \u00e0 voir avec [l\u2019analyse du mot \u201cPacte\u201d que fait Christian Salmon<\/a>, dans l\u2019\u00e9dition de Lib\u00e9 du 29 juillet. Et l\u2019on est surpris que le linguiste ne se livre qu\u2019\u00e0 une critique de son emploi dans la novlangue du gouvernement., sans en chercher les variations s\u00e9mantiques. De ce point de vue seulement, Salmon a raison de rappeler Freud : \u201csi vous c\u00e9dez sur les mots, vous c\u00e9dez sur les choses\u201d. Consensus, compromis, pacte\u2026 Dans Faust, le \u201cpacte avec m\u00e9phisto nous renseigne sur ce geste bien plus que toutes les litt\u00e9ratures. Merci Goethe !]] qu\u2019induit l\u2019exp\u00e9rience de la vie, sont r\u00e9currents. Aussi, \u201cla peur de n\u2019\u00eatre ou de na\u00eetre\u201d, traduirait simplement la capacit\u00e9 du sujet \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 ce qu\u2019il est lui-m\u00eame, intrins\u00e9quement et fonci\u00e8rement, un \u00eatre vile, un \u00eatre l\u00e2che\u2026 avant m\u00eame qu\u2019il ne fasse l\u2019exp\u00e9rience de la l\u00e2chet\u00e9 qui lui confirmera ce qu\u2019il est. \u00catre ou na\u00eetre, c\u2019est peut-\u00eatre r\u00e9aliser juste cela. Et de souligner que c\u2019est cette l\u00e2chet\u00e9 qui, peut-\u00eatre, fait croire \u00e0 l\u2019hostilit\u00e9 du monde.<br \/>\nCe lundi 28 juillet, Lib\u00e9 semble cautionner cette id\u00e9e. Et alors qu\u2019Olivier Py \u201csurjoue les pertes\u201d, qu\u2019il brosse le public dans le sens du poil en citant toujours Jean vilar \u201cCe qu\u2019on a r\u00e9ussi le mieux au festival, c\u2019est le public\u201d, qu\u2019il appelle l\u2019Etat \u201c\u00e0 prendre ses responsabilit\u00e9s\u201d, qu\u2019il rend un vibrant hommage \u00e0 la lutte des intermittents et \u00e0 \u201cl\u2019intelligence collective\u201d du collectif des salari\u00e9s du In qui lui a donn\u00e9, dit-il \u201cune le\u00e7on de politique\u201d, ou que dans une envol\u00e9e lyrique il c\u00e9l\u00e8bre la gloire d\u2019Avignon et du festival \u201cmoment o\u00f9 la ville se vit comme un lieu utopique : pendant trois semaines, Avignon est devenu un r\u00eave d\u2019Andalousie, o\u00f9 universalisme et m\u00e9tissage rendent au monde, dans sa multiculturalit\u00e9 attentive, son hospitalit\u00e9\u201d\u2026 avant d\u2019envisager de r\u00e9duire le format de \u201cl\u2019utopie\u201d d\u2019une semaine suite \u00e0 la perte de 300 000 euros\u2026 la mise en page du journal marque l\u2019\u00e9loignement de Py, de la lettre recommand\u00e9e du collectif du In adress\u00e9e au Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Fran\u00e7ois Hollande. Lettre qui prie celui-ci de ne pas oublier celui qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 et qui l\u2019invite \u00e0 le redevenir \u201cMonsieur Fran\u00e7ois Hollande, nous vous proposons aujourd\u2019hui d\u2019\u00eatre le porte-parole de la justice sociale pour toute l\u2019Europe\u2026 Ne nous d\u00e9cevez pas une fois de plus et saisissez cette occasion de redonner \u00e0 votre parti socialiste, dont vous \u00eates actuellement le fossoyeur, le vrai sens du mot \u201csocialisme\u201d.<br \/>\nEt de conclure sur la \u201csolitude\u201d du l\u00e2che\u2026. sans doute, quand il se met \u00e0 se penser.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-467\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/murgia1.jpg\" alt=\"murgia1.jpg\" align=\"center\" width=\"605\" height=\"350\" \/><br \/>\n<sc>Le plateau desservi\u2026<\/sc><br \/>\n\u00c0 vue, La peur de n\u2019\u00eatre ressemblera \u00e0 une forme kal\u00e9idoscopique, le jeu de lumi\u00e8re travaillant un ensemble de sc\u00e9nettes miroitantes qui racontent la m\u00eame chose. Tout \u00e0 la fois proches et distantes les unes des autres ou r\u00e9fl\u00e9chissant le m\u00eame principe d\u2019isolement, ces lambeaux d\u2019images, ces fragments picturaux, ces s\u00e9quences documentaires cam\u00e9ra \u00e0 l\u2019\u00e9paule\u2026 constituent un r\u00e9cit de solitudes et d\u2019enfermements. Il y a l\u2019homme qui ne sort plus. Il y a la femme qui s\u2019effraie de sa rencontre avec le monde ext\u00e9rieur. Il y a l\u00e0 la m\u00e8re vocif\u00e9rente qui n\u2019appara\u00eet plus que par vid\u00e9o interpos\u00e9e\u2026 C\u2019est ainsi une sorte d\u2019esth\u00e9tique de la camisole qui prend place o\u00f9 le sujet est prisonnier de ces propres peurs : celle de l\u2019autre, celle de la rencontre avec l\u2019autre, celle du contact avec l\u2019autre, celle du souvenir de l\u2019autre. Et cette peur passe aussi bien dans l\u2019espace linguistique (o\u00f9 la parole bute sur sa finalit\u00e9), qu\u2019\u00e0 travers les mat\u00e9riaux : le dichtaphone o\u00f9 la parole enregistr\u00e9e est enferm\u00e9e, une porte ferm\u00e9e \u00e9nigmatique apparaissant et disparaissante, un ensemble de \u201cbox\u201d aux \u00e9chelles distinctes (cercueils entre autres), des coins d\u2019appart o\u00f9 l\u2019on vit prostr\u00e9, jusqu\u2019au tulle tendu en front de sc\u00e8ne sur lequel s\u2019impriment les images vid\u00e9o\u2026<br \/>\nTenue \u00e0 la p\u00e9nombre, la sc\u00e8ne semble d\u00e9finitivement le lieu d\u2019un repliement pour des \u00eatres aux prises avec leur lot de phobies, et c\u2019est sur le contraste qu\u2019entretient la lumi\u00e8re que se joue La peur de n\u2019\u00eatre. Contraste entre lumi\u00e8re blafarde et parole venue d\u2019outre-tombe, et contraste de la lumi\u00e8re plus vive quand la vid\u00e9o est utilis\u00e9e et laisse filer quelques \u00e9carts de voix. Dans ce va et vient entre une image projet\u00e9e \u00e9clair\u00e9e o\u00f9 les personnages semblent gagner un sursaut de vie, et les espaces ent\u00e9n\u00e9br\u00e9s o\u00f9 les personnages semblent subir des vies int\u00e9rieures, La peur de n\u2019\u00eatre se regarde comme le rouleau d\u2019une pellicule photo o\u00f9 l\u2019on saisit des vies en noir et blanc. Impression de film kodack\u2026 o\u00f9 la mise en sc\u00e8ne s\u2019apparente \u00e0 une s\u00e9rie de flash et d\u2019exposition de n\u00e9gatifs.<br \/>\nAu terme de cette mise en place d\u2019un espace dialectique o\u00f9 l\u2019on parle entre-soi, le travail de Fabrice Murgia laisse un go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. Un go\u00fbt de voyage introspectif o\u00f9 les remarques entendues ne disent rien. Succession d\u2019impressions, de remarques touche \u00e0 tout, d\u2019\u00e9tats hyst\u00e9riques\u2026 Murgia passe du coq \u00e0 l\u2019\u00e2ne sans prendre le temps d\u2019une immersion plus profonde, et donc plus intense dans le d\u00e9dale de l\u2019esprit.<br \/>\nSi Deleuze a \u00e9crit un jour que \u201cc\u2019est le cerveau qui fait \u00e9cran\u201d\u2026 Notre peur de n\u2019\u00eatre l\u2019aura fait mentir. Ici, c\u2019est l\u2019\u00e9cran qui fait \u00e9cran. Soit, d\u2019une certaine mani\u00e8re, toute la diff\u00e9rence qu\u2019il peut y avoir entre une id\u00e9e, et le d\u00e9veloppement d\u2019une pens\u00e9e. Notre peur de n\u2019\u00eatre, c\u2019est juste un bric \u00e0 brac d\u2019id\u00e9es\u2026 genre stock in\u00e9puisable, sans fin, sans r\u00e9el fond o\u00f9 le catalogue des commissions voisine avec une liste d\u2019anecdotes sur la vie. Why not ?<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-468\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/murgia_jeff-wall-after-invisible-man-by-ralph-ellison-the-prologue-1999-2001-transparency-in-lightbox-174-x-250-5-cm-courtesy-os-the-artist.jpg\" alt=\"murgia_jeff-wall-after-invisible-man-by-ralph-ellison-the-prologue-1999-2001-transparency-in-lightbox-174-x-250-5-cm-courtesy-os-the-artist.jpg\" align=\"center\" width=\"1200\" height=\"842\" \/><br \/>\nBref, \u00e7a se regarde pour ce que \u00e7a dit\u2026 \u00e7a s\u2019entend pour ce que \u00e7a montre\u2026 et si l\u2019achat d\u2019une brosse \u00e0 dent n\u2019exclut pas une s\u00e9ance chez l\u2019analyste, si la promenade du toutou n\u2019exclut pas l\u2019errance de l\u2019esprit\u2026 on attend de la sc\u00e8ne qu\u2019elle nous prive du quotidien tel qu\u2019il est v\u00e9cu pour nous rendre familier du quotidien tel qu\u2019on ne le per\u00e7oit plus. Chez Murgia, Notre peur de n\u2019\u00eatre n\u2019\u00e9vite ni le clich\u00e9, ni la longueur, ni l\u2019attente\u2026 genre rendez-vous chez le m\u00e9decin de famille.<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"http:\/\/www.theatre-video.net\/embed\/TsABRaHl\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lundi 28 juillet 2014\u2026 Retour en Normandie comme \u00e0 l\u2019habitude, avant de repartir bient\u00f4t pour ailleurs\u2026 Ai en m\u00e9moire le dernier spectacle vu, au Gymnase Aubanel, dans le Festival, le 24 vers 20H00. Le \u201cNotre peur de n\u2019\u00eatre\u201d\u2026 de Fabrice Murgia\u2026 \u201cAi en m\u00e9moire\u201d ne veut pas dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un travail imp\u00e9rissable, mais plut\u00f4t que je ne me d\u00e9cide pas \u00e0 \u00e9crire l\u00e0-dessus\u2026 Pourtant, c\u2019est la r\u00e8gle critique\u2026 il faudra bien \u00e9crire. Au pr\u00e9texte du journal de ce matin,<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":464,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-469","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/469","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/464"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=469"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=469"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}