


{"id":4730,"date":"2021-09-07T14:01:22","date_gmt":"2021-09-07T12:01:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=4730"},"modified":"2021-09-07T14:01:22","modified_gmt":"2021-09-07T12:01:22","slug":"chez-malte-les-regles-du-savoir-vivre-autrement-dapres-ovide","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/chez-malte-les-regles-du-savoir-vivre-autrement-dapres-ovide\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Chez Malte\u00a0\u00bb\u2026 les r\u00e8gles du savoir-vivre autrement d&rsquo;apr\u00e8s Ovide"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>\u00ab\u00a0Ovide\u00a0! Ovide\u00a0!\u00a0\u00bb r\u00e9p\u00e9tait Brassens qui s\u2019entretenait avec Polac en 1967 sur les auteurs des livres \u00e0 lire. Et l\u2019on pourrait pr\u00eater \u00e0 Schwind l\u2019exclamation. \u00c0 la D\u00e9viation transform\u00e9e en pays d\u2019Ovidie, c\u2019est avec gourmandise que Na\u00efs Desiles et Ya\u00eblle Lucas jouent les entremetteuses des <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> pour le metteur en sc\u00e8ne Malte Schwind, dans une sc\u00e9nographie ouverte. Un th\u00e9\u00e2tre vivant.<\/strong><\/p>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<p><strong>Qu\u2019ovide toujours\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n<p>Parmi les grands r\u00e9cits, sources d\u2019information sur la difficile formation et les risques de d\u00e9formation du monde (et de ceux qui le peuplent), celui des <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> d\u2019Ovide demeure l\u2019un des plus fascinant via la d\u00e9clinaison d\u2019une galerie de portraits invraisemblables o\u00f9 dieux, d\u00e9esses, h\u00e9ros, humains, \u00eatre hybrides, monstrueux et fabuleux\u2026 forment une grande famille m\u00e9tiss\u00e9e. Ou comment l\u2019histoire du monde n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 autre chose qu\u2019une histoire de familles, avec ses conflits entre descendances, b\u00e2tards, rejet\u00e9s et bannis, morts et fant\u00f4mes\u2026 sur fond de conqu\u00eates guerri\u00e8res et amoureuses, de luttes \u00e9ternelles marqu\u00e9es de d\u00e9sirs et d\u2019interdits, de rivalit\u00e9s h\u00e9rit\u00e9es et de jalousies reconduites, d\u2019aventures qui portent \u00e0 cons\u00e9quences et de fatalit\u00e9s sans cesse r\u00e9\u00e9crites\u2026<\/p>\n\n\n<p>Aussi, s\u2019emparant de quelques-uns des \u00e9pisodes des livres qui composent <em>Les M\u00e9tamorphoses<\/em>, le metteur en sc\u00e8ne Malte Schwind tout attentif qu\u2019il est \u2013 \u00e0 chacune de ses cr\u00e9ations \u2013 pour ce que l\u2019Homme devra endurer \u00e0 cause d\u2019\u00eatre n\u00e9, s\u2019en sert comme d\u2019un miroir d\u00e9mesur\u00e9 tendu au quotidien o\u00f9 nos petites m\u00e9tamorphoses, pour autant qu\u2019elles sont \u00e9trang\u00e8res au merveilleux du monde divin, n\u2019en sont pas moins des petits r\u00e9cits, gais et tristes, que l\u2019on noie aussi et parfois dans le vin vol\u00e9 \u00e0 Bacchus.<\/p>\n\n\n<p>Qu\u2019Ovide apparaisse (et terrasse la Covid) maintenant chez le jeune metteur en sc\u00e8ne n\u2019a rien d\u2019un hasard\u2026 Chez Schwind, ce n\u2019est pas le monde d\u2019avant qui revient, mais bien les questions et les enjeux qui hantent tous les temps qu\u2019il invite \u00e0 ne pas oublier et fait r\u00e9sonner dans un monde d\u2019apr\u00e8s qui aurait pu se chercher d\u2019autres voies que celle que propose le Jupiter de l\u2019\u00c9lys\u00e9e (1 milliard pour m\u00e9tamorphoser Marseille).<\/p>\n\n\n<p>Pi\u00e8ce politique (comme l\u2019est le texte d\u2019Ovide) donc que cette nouvelle cr\u00e9ation de la Compagnie En Devenir 2 o\u00f9 l\u2019\u00e2ge de fer, et les saisons qui le composent, nous prive de l\u2019hospitalit\u00e9, de la bonne foi, de la v\u00e9rit\u00e9, de la joie\u2026 \u00c9poque \u00ab&nbsp;Stal&nbsp;\u00bb (fer en russe) qui ne repose plus que sur l\u2019artifice, la trahison, la violence, le d\u00e9sir de poss\u00e9der\u2026<\/p>\n\n\n<p>Sans doute les <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> a-t-il \u00e0 voir avec cela\u2026 et autres choses bien entendu. Mais devant la grande couverture de survie or\u00e9e qui sert de toile de fond \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution du spectacle&nbsp;; devant ce mur lumineux qui met le spectateur \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019\u00e2ge d\u2019or perdu, chacune et chacun \u00e9taient sans doute invit\u00e9s \u00e0 questionner ce qui lui manque ou ce qu\u2019il a perdu et c\u2019est justement le spectacle qui lui offrirait. \u00ab&nbsp;Offrirait&nbsp;\u00bb dis-je, car il n\u2019est d\u2019autre verbe qui convienne mieux et pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 du geste de Malte Schwind pour ces <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> o\u00f9 le public attabl\u00e9 devant le vin, la moussaka, l\u2019huile et le pain-maison (qu\u2019il go\u00fbtera tout au long de la soir\u00e9e) est moins un \u00e9tranger qu\u2019un ami invit\u00e9 et retrouv\u00e9 le temps d\u2019un th\u00e9\u00e2tre d\u2019hospitalit\u00e9. Th\u00e9\u00e2tre qui s\u2019affronte aux illusions perdues et que seule la sc\u00e8ne est \u00e0 m\u00eame de combattre en leur redonnant vie \u00e0 mesure que s\u2019effacera le jour sur la D\u00e9viation, quand dans la nuit l\u2019onde et le souffle ovidien se feront entendre.<\/p>\n\n\n<p>Et parce que l\u2019humanit\u00e9 n\u2019en a pas fini de \u00ab&nbsp;trinquer&nbsp;\u00bb et de gouter jusqu\u2019\u00e0 la lie ce \u00ab&nbsp;trou du cul&nbsp;\u00bb qu\u2019est le monde, alors <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> fera sonner les verres en \u00e9cho au vers d\u2019Ovide, rappelant ici le destin de S\u00e9m\u00e9l\u00e9, d\u2019Act\u00e9on, de Tiresias, de Penth\u00e9e\u2026 et quelques autres, tous et toutes d\u00e9figur\u00e9s par quelques fatalit\u00e9s o\u00f9 passant d\u2019humain \u00e0 animal, de mortel vivant \u00e0 cadavre errant, de h\u00e9ros \u00e0 n\u00e9ant\u2026 il n\u2019est d\u2019autres connaissance acquise que celle qui nous tient \u00e0 l\u2019endroit de l\u2019incertitude et de l\u2019instabilit\u00e9. Donnant donc raison \u00e0 Bergson qui, dans <em>L\u2019\u00e9volution cr\u00e9atrice<\/em> (1991, p. 302) nous aura pr\u00e9venu \u00ab&nbsp;la forme n\u2019est qu\u2019un instantan\u00e9 pris sur une transition&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n<p>S\u2019entend donc un r\u00e9cit o\u00f9 les actions l\u00e9gendaires rapport\u00e9es, les combats titanesques d\u00e9crits, les horribles et merveilleuses transformations dessin\u00e9es\u2026 pourraient tenir le spectateur (ce mortel infirme) les yeux \u00e9carquill\u00e9s, s\u2019il ne prenait la mesure de ce qui le concerne dans la d\u00e9mesure qui lui est racont\u00e9e. Ainsi, adress\u00e9 au n\u00e9ot\u00e8ne que nous sommes, <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> de Schwind, au prisme de ces odyss\u00e9es, lorgne, \u00e0 la mani\u00e8re de Lagarce, sur \u00ab&nbsp;les r\u00e8gles du savoir-vivre&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n<p>\u00c0 commencer par la r\u00e8gle qui exige \u00e0 l\u2019entr\u00e9e dans le monde que l\u2019enfant soit d\u00e9clar\u00e9. Moment bref et intense, \u00e9l\u00e9giaque, d\u00e8s le d\u00e9but du travail, o\u00f9 Na\u00efs Desiles et Ya\u00e9lle Lucas \u2013 les r\u00e9citantes des <em>M\u00e9tamorphoses <\/em>\u2013 d\u00e9clinent leur arbre g\u00e9n\u00e9alogique et livrent l\u2019histoire de leur famille\u2026 Mani\u00e8re de se pr\u00e9senter ou d\u2019entrer en repr\u00e9sentation. Et d\u2019entendre lointainement, \u00e0 ce moment-l\u00e0, accompli soudainement et inhabituellement, les premi\u00e8res lignes de Lagarce \u00ab&nbsp;Si l\u2019enfant na\u00eet vivant\u2026 la d\u00e9claration doit \u00eatre faite\u2026 l\u2019inscription de l\u2019acte de naissance\u2026 Si le p\u00e8re ne peut se pr\u00e9senter\u2026&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n<p><strong>(D\u00e9)passer le plateau\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n<p>\u00c0 intervalle r\u00e9gulier, jonglant avec les bouteilles et plateau en main, Malte Schwind, en gar\u00e7on de salle mal fagot\u00e9 (bermuda d\u00e9lav\u00e9 affubl\u00e9 d\u2019un tablier de cuistot, chaussette tombante sur les godillots, manches retrouss\u00e9es fa\u00e7on traiteur mal trait\u00e9) ravitaille le public&nbsp;; se glissant entre ses deux com\u00e9diennes qui en profitent pour se repoudrer le nez, se siffler un canon, faire un brin de causette avec un voisin (nom qu\u2019Althusser pr\u00eate au spectateur)\u2026 Schwind s\u2019inscrit dans la grande tradition des metteurs en sc\u00e8ne qui hantent le plateau et ne se r\u00e9signent pas \u00e0 dispara\u00eetre. On songe \u00e0 Kantor bien s\u00fbr qui veillait \u00e0 m\u00eame la sc\u00e8ne, mais plus encore aux apparitions de Fran\u00e7ois Tanguy (la Fonderie et le Th\u00e9\u00e2tre du Radeau qui sont par ailleurs co-producteurs de la nouvelle cr\u00e9ation de la compagnie). Et comme si cela ne suffisait pas, le metteur en sc\u00e8ne qu\u2019il est, lors de ces interm\u00e8des, rompt l\u2019\u00e9coute des \u00e9pisodes d\u2019Ovide. Avec ce l\u00e9ger accent heurt\u00e9 qui fait son charme germanique, il pr\u00e9vient&nbsp;le spectateur et le client&nbsp;: \u00ab&nbsp;c\u2019est la premi\u00e8re fois que je fais la moussaka\u2026 vous me direz\u2026 Ah, il faut du vin plus l\u00e0-bas\u2026 vite des bouteilles, du nectar pour ceux-l\u00e0\u2026 c\u2019est la table des alcooliques&nbsp;\u00bb. La salle en rira. Magistral et infernal, attentif et faux monsieur Loyal, il repassera plus tard pour le caf\u00e9, encombr\u00e9 d\u2019un plateau qu\u2019il tient en \u00e9quilibre et qu\u2019il fait \u00ab&nbsp;Walser&nbsp;\u00bb (cr\u00e9ation ant\u00e9rieure) devant les spectateurs qu\u2019il tient en amiti\u00e9. Et si d\u2019aventure, un th\u00e9oricien du th\u00e9\u00e2tre devait commenter ces petits instants, ce d\u00e9tour par une pratique immersive recoupe un pur geste brechtien qui entend rompre l\u2019illusion et d\u00e9masquer le th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 l\u2019on est qu\u2019un spectateur hypnotis\u00e9.<\/p>\n\n\n<p>Voil\u00e0, peut-\u00eatre que tout commence l\u00e0, \u00e0 m\u00eame cette volont\u00e9 et l\u2019on comprend mieux, d\u00e8s lors, pourquoi Ya\u00eblle Lucas et Na\u00efs D\u00e9siles, auront d\u00e9clin\u00e9 leur filiation, leur \u00e9ducation, leur place dans la soci\u00e9t\u00e9\u2026 \u00ab&nbsp;Filles de&nbsp;\u00bb\u2026 ou comment la sc\u00e8ne serait le lieu, un court instant, non plus de la fiction, mais plut\u00f4t celle des constructions fictives auxquelles il est pr\u00eat\u00e9 foi et qu\u2019on appelle \u00ab&nbsp;identit\u00e9 sociale&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n<p>Elles, elles ressemblent au couple que form\u00e8rent la Bardot et la Moreau de Viva Maria. Elles, elles pourraient tout aussi bien \u00eatre sorties de chez Gatsby le magnifique\u2026 et leurs robes \u00e0 paillettes, colliers de perle en toc, sur-maquillage dor\u00e9\u2026 les apparentent aux demi-mondaines d\u2019un clac, aux valseuses de Titanic\u2026 \u00e0 moins que d\u00e9ifi\u00e9es, elles ne ressemblent \u00e0 quelques figures c\u00e9lestes. \u00c0 l\u2019\u00e9vidence, rien n\u2019est plus certain pour ces divines humaines que Schwind appellent ses \u00ab&nbsp;divas&nbsp;\u00bb. Mot, certainement, le plus juste pour celles qui \u00ab&nbsp;chantent&nbsp;\u00bb Ovide, et racontent avec s\u00e9rieux, avec espi\u00e8glerie, avec tendresse\u2026 comment \u00e7a d\u00e9chante chez les proprios du monde c\u00e9leste, et leurs locataires terrestres. En bout de tables, comme les ma\u00eetresses de la Maison Schwind prol\u00e9taris\u00e9e ou du cabaret \u00ab&nbsp;Chez Malte&nbsp;\u00bb, parmi les spectateurs, elles assurent le service et font r\u00e9cit. Tapent dans le Menu Ovide sans trop faire de cas de ce qui ne sera pas dit, mais s\u2019entendent \u00e0 faire exister ce qui est convoqu\u00e9. Mascarade racont\u00e9e que tout cela, mais mat\u00e9riaux de th\u00e9\u00e2tre tout de m\u00eame, les deux escort-girl ovidiennes comme deux bonimenteurs, par leur accent, par leur voix, par leur diction et leur incarnation s\u2019entendent \u00e0 faire appara\u00eetre en chaque mot les sc\u00e8nes infernales, les tragiques destin\u00e9es, les m\u00e9tamorphoses oblig\u00e9es. Et c\u2019est bien par la seule parole, et le jeu complice qui les lie, qu\u2019un monde d\u2019images pris aux <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> appara\u00eet dans l\u2019esprit de chaque spectateur. Images libres r\u00e9fl\u00e9chissant l\u2019imaginaire affranchi et la souverainet\u00e9 de l\u2019esprit que chacun et chacune peut encore sentir en lui et qui est sollicit\u00e9.<\/p>\n\n\n<p>Et de comprendre peut-\u00eatre, parce qu\u2019elles s\u2019entendent \u00e0 le transmettre, qu\u2019elles sont les t\u00e9moins ou les plaignantes de ce qui n\u2019a jamais cess\u00e9, d\u2019hier \u00e0 aujourd\u2019hui, de venir \u00e0 bout du monde et qui d\u00e9fait l\u2019ossature du monde comme l\u2019architecture de toutes les relations et ne porte aucun autre nom qu\u2019Eris&nbsp;: la d\u00e9esse de la discorde.<\/p>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Ainsi vont les <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> de Schwind qui, marqu\u00e9s par la discorde narr\u00e9e, se construit dramaturgiquement (Mathilde Soulheban) sur la pr\u00e9sence de temps apais\u00e9s o\u00f9 le metteur en sc\u00e8ne et les deux com\u00e9diennes viennent \u00e0 la rencontre du public, saluant les retrouvailles du th\u00e9\u00e2tre et de ceux qui s\u2019y rendent, par des toasts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s \u00ab&nbsp;A Bacchus&nbsp;\u00bb. Ou un th\u00e9\u00e2tre de la r\u00e9conciliation qui n\u2019induit pas l\u2019ordre comme le pense et s&rsquo;entend \u00e0 le r\u00e9duire le politique.<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"561\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1607072671595-000par2003090466546-1.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-4733\"\/><figcaption>Ceci n&rsquo;est pas du th\u00e9\u00e2tre, mais de la mise en sc\u00e8ne<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Ovide\u00a0! Ovide\u00a0!\u00a0\u00bb r\u00e9p\u00e9tait Brassens qui s\u2019entretenait avec Polac en 1967 sur les auteurs des livres \u00e0 lire. Et l\u2019on pourrait pr\u00eater \u00e0 Schwind l\u2019exclamation. \u00c0 la D\u00e9viation transform\u00e9e en pays d\u2019Ovidie, c\u2019est avec gourmandise que Na\u00efs Desiles et Ya\u00eblle Lucas jouent les entremetteuses des M\u00e9tamorphoses pour le metteur en sc\u00e8ne Malte Schwind, dans une sc\u00e9nographie ouverte. Un th\u00e9\u00e2tre vivant. Qu\u2019ovide toujours\u2026 Parmi les grands r\u00e9cits, sources d\u2019information sur la difficile formation et les risques de d\u00e9formation du monde (et de<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4731,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-4730","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/4730","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4731"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4730"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=4730"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}