


{"id":4926,"date":"2022-01-24T12:57:12","date_gmt":"2022-01-24T11:57:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/?p=4926"},"modified":"2022-01-24T12:57:12","modified_gmt":"2022-01-24T11:57:12","slug":"joel-pommerat-des-amours-a-bout-portant","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/joel-pommerat-des-amours-a-bout-portant\/","title":{"rendered":"Jo\u00ebl Pommerat | des amours \u00e0 bout portant"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Par Arnaud Ma\u00efsetti<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><small><em>Amours (2)<\/em>, une cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale de Jo\u00ebl Pommerat\u00a0<br \/>Avec la collaboration artistique de Guillaume Lambert et Roxane Isnard<br \/>Avec Agn\u00e8s Berthon\u2009; \u00c9lise Douy\u00e8re\u2009; Samir Hammou\u2009;<br \/>Roxane Isnard ; Redwane Rajel ; Jean Ruimi<br \/>Production Compagnie Louis Brouillard\u2009;<br \/>en collaboration avec la Maison Centrale d\u2019Arles<br \/>et la Direction Interr\u00e9gionale des Services P\u00e9nitentiaires Sud-Est.<\/small><\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><small>Marseille, La Friche Belle de Mai, janvier 2022<\/small><\/em><\/p>\n<p>\n<\/p>\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n<p>\n<\/p>\n<p><strong>S\u2019il semble vain de parler d\u2019amour, c\u2019est que le mot est tant us\u00e9, tant d\u00e9lav\u00e9 et d\u00e9grad\u00e9, qu\u2019on ne peut rien lui faire endosser qui n\u2019ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 port\u00e9, et soit sublim\u00e9 soit sali. Puis, l\u2019amour sert bien souvent \u00e0 faire \u00e9cran pour r\u00e9soudre faussement toute l\u2019\u00e9paisseur des liens qui unissent les \u00eatres et mieux taire ce qui les fracture. Justement\u00a0: c\u2019est ce chemin de la complexit\u00e9 et des contradictions \u2014 si p\u00e9rilleux, mais tellement f\u00e9cond \u2014 qu\u2019emprunte Jo\u00ebl Pommerat dans sa derni\u00e8re cr\u00e9ation, d\u2019une beaut\u00e9 crue et d\u00e9chirante. C\u2019est qu\u2019il ne s\u2019agit pas ici de dire ce qu\u2019il en est de l\u2019amour, mais de traverser sa pluralit\u00e9, et surtout d\u2019observer, \u00e0 hauteur d\u2019\u00e9paules, ce qu\u2019on ose dire en son nom qui est souvent d\u2019une terrible violence. Plut\u00f4t que la grande sc\u00e8ne spectaculaire, plut\u00f4t que la fable en surplomb, exemplaire et \u00e9difiante, ce sont dix fragments arrach\u00e9s \u00e0 son r\u00e9pertoire que propose Pommerat, et tout change\u00a0: ainsi \u00e0 l\u2019os, l\u2019\u00e9criture se r\u00e9v\u00e8le telle qu\u2019en elle-m\u00eame, cruelle et d\u00e9vastatrice, dr\u00f4le et irr\u00e9vocable, d\u00e9nudant les \u00eatres et les r\u00e9v\u00e9lant. Dix sc\u00e8nes, qui sont autant de th\u00e9\u00e2tre des amours bless\u00e9es o\u00f9 l\u2019aveu t\u00e9moigne des non-dits\u00a0: dix moments ultras brefs qui d\u00e9sossent le spectaculaire de la sc\u00e8ne pour jeter, dans l\u2019intimit\u00e9 de la pr\u00e9sence, mille fa\u00e7ons d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019autre et pour soi-m\u00eame le visage monstrueux de l\u2019amour comme on ne peut pas le dire.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>Une heure, un peu plus\u00a0: une travers\u00e9e par \u00e9clats \u2014 comme le verre bris\u00e9 d\u2019un miroir. De <em>La r\u00e9unification des deux Cor\u00e9es (<\/em>2013), <em>Cet enfant\u00a0<\/em>(2005) et <em>Cercles\/Fictions (<\/em>2010), Jo\u00ebl Pommerat s\u2019est saisi de quelques sc\u00e8nes \u2014 une vingtaine, r\u00e9duite ensuite \u00e0 dix \u2014 tournant autour de ce qui est un <em>th\u00e8me<\/em>\u00a0seulement en apparence\u00a0: l\u2019amour y est \u00e0 chaque fois un levier servant \u00e0 soulever ce qui fonde la relation entre deux corps, deux d\u00e9sirs. Dix fois, on rejouera le th\u00e9\u00e2tre ent\u00eatant de la d\u00e9chirure\u00a0: dix fois, se saisir de l\u2019instant o\u00f9 tout se joue. Un th\u00e9\u00e2tre par intensit\u00e9 successive, par d\u00e9flagration.<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>Un p\u00e8re reproche \u00e0 son fils la mani\u00e8re dont il \u00e9l\u00e8ve son enfant, et ce fils de lui r\u00e9pondre, charriant des ann\u00e9es de ressentiment, au nom de la honte \u00e9prouv\u00e9e d\u2019\u00eatre celui qui s\u2019est tu devant la violence de son p\u00e8re\u2009; deux amies se souviennent de leur rencontre\u00a0: l\u2019une des deux, malgr\u00e9 elle, met \u00e0 mort cette amiti\u00e9, en rapportant combien l\u2019autre lui paraissait arrogante alors\u2009; une femme quitte son amant, mais sans pouvoir lui donner les raisons\u2009; une jeune m\u00e8re, incapable d\u2019\u00e9lever son enfant, l\u2019abandonne \u00e0 ses voisins, <em>par amour<\/em>\u2026 \u00ab\u2009Par amour\u2009\u00bb est toujours l\u2019explication qu\u2019on serait tent\u00e9 <em>paresseusement<\/em>\u00a0de donner aux situations aberrantes qui engagent notre d\u00e9sir, \u00e0 nous-m\u00eames inconnu. \u00c0 mettre \u00e0 nu ces situations, Pommerat op\u00e8re vivant ce d\u00e9sir\u00a0: sans la chair des r\u00e9cits, sans le long d\u00e9veloppement des devenirs, des raisons, des alibis, il reste ces corps flottant dans leur existence et d\u00e9rivant \u00e0 bord de leur solitude. Nous-m\u00eames, renon\u00e7ant \u00e0 deviner les raisons, n\u2019envisageons que les cons\u00e9quences qui seules importent au pr\u00e9sent\u00a0: les d\u00e9vastations.<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>Car le pr\u00e9sent est le seul crit\u00e8re, le moment du danger. Il est ce lieu o\u00f9 se d\u00e9nouent brutalement tout \u00e0 la fois la crise et les individus\u00a0: o\u00f9 l\u2019une et les autres se lib\u00e8rent au prix de la d\u00e9chirure. Plus que l\u2019amour, inconsistant et multiple, c\u2019est bien le pr\u00e9sent qui semble la mati\u00e8re avec laquelle travaillent les acteurs et le metteur en sc\u00e8ne\u00a0: ce territoire en partage, de bascule et de v\u00e9rit\u00e9. <em>Th\u00e9\u00e2tre en pr\u00e9sence<\/em>, c\u2019\u00e9tait le titre d\u2019un bel essai \u00e9crit par Jo\u00ebl Pommerat en 2007\u00a0: et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que tout se joue. Resterait \u00e0 dire en pr\u00e9sence de quoi, de qui ?<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>Aux sc\u00e9nographies pr\u00e9cises et impressionnantes des spectacles de la Compagnie Louis Brouillard \u2014\u00a0spectaculaire qui en est son empreinte, sa marque \u2014, r\u00e9pond ici, comme en contrepoint et en creux, une sc\u00e8ne d\u00e9pouill\u00e9e, et plus encore. On est dans les entrailles de la Friche Belle de Mai, pas m\u00eame dans une salle, plut\u00f4t un sas entre deux espaces, quelques n\u00e9ons au plafond, quatre murs qui d\u00e9limitent \u00e0 la fois le plateau et l\u2019espace visible\u00a0: une dizaine de chaises pos\u00e9es contre ces parois qui accueilleront le public, plac\u00e9 sur l\u2019espace de jeu, comme \u00e0 bout touchant \u2014 la parole des acteurs surgira parmi nous, assis comme nous, du m\u00eame endroit du monde et pourtant ailleurs, se levant, mais comme pour prendre appui sur le th\u00e9\u00e2tre, avant de le quitter, dispara\u00eetre derri\u00e8re les murs ou revenir s\u2019assoir \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nous. Les noirs de plateau qui sont comme une signature des spectacles ant\u00e9rieurs ne sont obtenus qu\u2019en \u00e9teignant les lumi\u00e8res, \u00e0 vue. Le spectaculaire ne tient plus \u00e0 l\u2019impeccable fabrique de l\u2019illusion, mais rel\u00e8ve tout entier de la parole et des pr\u00e9sences, livr\u00e9es, ainsi, paumes ouvertes. Spectacle de l&rsquo;intimit\u00e9, pour un th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 l&rsquo;intimit\u00e9 est v\u00e9ritablement l&rsquo;enjeu, celle d&rsquo;une effraction, d&rsquo;une impossible formulation. Spectacle qui ne pourra \u00eatre accueilli qu&rsquo;hors des th\u00e9\u00e2tres, mais dans de tels espaces de l&rsquo;entre-deux, \u00ab\u00a0pas fait pour \u00e7a \u00bb, o\u00f9 l&rsquo;ind\u00e9termination du lieu appelle aux territoires multiples des sc\u00e8nes, \u00e0 ces possibles innombrables. \u00ab\u2009Un th\u00e9\u00e2tre a capella\u2009\u00bb, dira l\u2019un des acteurs lors de l\u2019\u00e9change qui suivra le spectacle\u00a0: la formule est belle qui t\u00e9moigne aussi bien d\u2019un d\u00e9pouillement que d\u2019un risque, d\u2019un saut dans le vide et d&rsquo;une lib\u00e9ration.<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>Il fallait sans doute cela pour dire \u2014 dans une langue elle-m\u00eame nue, mais jamais banale \u2014 l\u2019amour, et ce qu\u2019il en co\u00fbte, les violences qu\u2019on inflige en son nom et qui, elles aussi, mettent \u00e0 nu, font le vide. Il fallait cet espace vide pour l\u2019emplir de toutes ces terreurs du lien, des beaut\u00e9s aussi de ce qui reste innommable dans ce qui noue les \u00eatres ensemble, malgr\u00e9 eux. Ces amours d\u00e9jouent la tentation de dire le tout de l\u2019amour\u00a0: au contraire\u00a0: il fallait ce tourniquet des situations pour ne jamais \u00e9puiser ce que, sous ce mot d\u2019amour, on d\u00e9signe mal, et dont on ne fait l\u2019\u00e9preuve que dans la tension, les choix impossibles, ceux qui d\u00e9sarment.<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>D\u2019une sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019autre, th\u00e9\u00e2tre(s) sans cesse d\u00e9plac\u00e9(s) par le vertige qui se produit, dans le d\u00e9ferlement des sc\u00e8nes\u00a0: ces amours r\u00e9pondent \u00e0 la m\u00eame dramaturgie du conflit qui lib\u00e8re les forces et jette les acteurs \u00e0 chaque fois dans des situations intenses ou extr\u00eames \u2014 brutalement, les acteurs abandonnent un r\u00f4le pour un autre, exigeant d\u2019eux tout \u00e0 la fois une empathie totale et un rel\u00e2chement absolu, une pr\u00e9cision folle dans la saisie des enjeux, mais sans jamais s\u2019appesantir\u2009; \u00e0 chaque fois, tout a eu lieu, de l\u2019amour et de ses impasses, mais il faut tout reprendre \u2014 c\u2019est comme s\u2019il n\u2019y avait jamais de le\u00e7on, que des d\u00e9sastres ou des reconnaissances.<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>Cette cr\u00e9ation, arrach\u00e9e des textes ant\u00e9rieurs, d\u00e9pouillant une certaine mani\u00e8re de faire du th\u00e9\u00e2tre, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un pr\u00e9cipit\u00e9 chimique rassemblant les exp\u00e9riences pass\u00e9es, mais les r\u00e9duisant \u00e0 son extr\u00eame degr\u00e9 d\u2019intensit\u00e9 et d\u2019exigence, se saisissant de la fable seulement dans l\u2019\u00e9preuve de feu qui en r\u00e9v\u00e8le les failles et les puissances, t\u00e9moigne aussi d\u2019une exp\u00e9rience de cr\u00e9ation. Depuis plusieurs ann\u00e9es, Jo\u00ebl Pommerat intervient en Maison d\u2019Arr\u00eat aupr\u00e8s d\u2019un groupe de th\u00e9\u00e2tre fond\u00e9 par un d\u00e9tenu, <a href=\"https:\/\/www.liberation.fr\/culture\/scenes\/jean-ruimi-comedien-hors-les-murs-20220121_K5BYZ5GAU5A2TA7VYAVBIPO7NE\/?redirected=\">Jean Ruimi<\/a>, aujourd\u2019hui lib\u00e9r\u00e9. Autour de lui, et dans le compagnonnage avec le metteur en sc\u00e8ne, s\u2019est \u00e9crit et jou\u00e9 un premier spectacle \u2014\u00a0<em>D\u00e9sordre d\u2019un futur pass\u00e9<\/em>, \u00e9crit par Jean Ruimi \u2014, puis une adaptation de <em>Marius<\/em>\u00a0de Pagnol, pr\u00e9sent\u00e9 au public dans la prison des Baumettes \u00e0 Marseille\u00a0: spectacles interpr\u00e9t\u00e9s par les d\u00e9tenus eux-m\u00eames et travaill\u00e9s au long d\u2019ateliers au sein de la Maison centrale d\u2019Arles. C\u2019est dans ce cadre qu\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 <em>Amours (2)<\/em>, qui fait suite \u00e0 un premier <em>Amour,<\/em> d\u00e9j\u00e0 r\u00eav\u00e9 sur la m\u00eame forme. Mais ce second <em>Amour<\/em>\u00a0a fait le mur\u00a0: m\u00ealant d\u2019anciens d\u00e9tenus avec des com\u00e9diennes de la compagnie, il donne \u00e0 entendre, \u00e0 \u00e9galit\u00e9, le travail d\u2019acteurs et d\u2019actrices aux trajectoires multiples\u00a0: c\u2019est aussi cela qu\u2019on entend, ces voix travers\u00e9es qui se livrent au seul pr\u00e9sent qui importe, celui qui se fonde sur l\u2019horizontalit\u00e9 de l\u2019\u00e9change.<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<p>\u00ab\u2009\u00c7a recouvre quoi le mot \u00ab\u00a0amour\u00a0\u00bb, alors ? \u00c7a recouvre tout, \u00e7a ne recouvre rien ! Si on veut raconter d\u2019une mani\u00e8re un peu plus fine quand m\u00eame, on est oblig\u00e9 de prendre d\u2019autres chemins\u2009\u00bb, confiait Bernard-Marie Kolt\u00e8s. <em>Amours (2)<\/em>\u00a0ne recouvre rien sous le mot d&rsquo;\u00ab\u2009amour\u2009\u00bb des complexit\u00e9s qu\u2019il engage, mais en fait le point de d\u00e9part de chemins qui visent \u00e0 observer les \u00eatres et leurs contradictions, et \u00e0 jouer, dans la radicale invention du pr\u00e9sent, entre ce qui les d\u00e9place et ce qui les ouvre \u00e0 eux-m\u00eames et \u00e0 nous.<\/p>\n<p>\n<\/p>\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n<p><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Arnaud Ma\u00efsetti Amours (2), une cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale de Jo\u00ebl Pommerat\u00a0Avec la collaboration artistique de Guillaume Lambert et Roxane IsnardAvec Agn\u00e8s Berthon\u2009; \u00c9lise Douy\u00e8re\u2009; Samir Hammou\u2009;Roxane Isnard ; Redwane Rajel ; Jean RuimiProduction Compagnie Louis Brouillard\u2009;en collaboration avec la Maison Centrale d\u2019Arleset la Direction Interr\u00e9gionale des Services P\u00e9nitentiaires Sud-Est. Marseille, La Friche Belle de Mai, janvier 2022 S\u2019il semble vain de parler d\u2019amour, c\u2019est que le mot est tant us\u00e9, tant d\u00e9lav\u00e9 et d\u00e9grad\u00e9, qu\u2019on ne peut rien lui faire<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4927,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-4926","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/4926","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4927"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4926"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=4926"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}