


{"id":500,"date":"2014-07-17T17:22:00","date_gmt":"2014-07-17T15:22:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=500"},"modified":"2014-07-17T17:22:00","modified_gmt":"2014-07-17T15:22:00","slug":"the-fountain-a-sec","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/the-fountain-a-sec\/","title":{"rendered":"The Fountain\u2026 \u00e0 sec"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em><a href=\"http:\/\/www.festival-avignon.com\/fr\/spectacles\/2014\/the-fountainhead\">La Source vive<\/a><\/em>, d&rsquo;apr\u00e8s <em>The Fountainhead<\/em> d&rsquo;Ayn Rand, mise en sc\u00e8ne d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.festival-avignon.com\/fr\/artiste\/2014\/ivo-van-hove\">Ivo Van Hove<\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-498\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/arton13.jpg\" width=\"920\" height=\"510\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-499\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/lasourcevive.jpg\" alt=\"lasourcevive.jpg\" align=\"center\" width=\"920\" height=\"613\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p><em> <strong>En Avignon, le d\u00e9saccord est d\u00e9sormais r\u00e9current\u2026 The Fountainhead d&rsquo;Ivo Van Ove peut le susciter\u2026 Chez Brecht, la notion d\u2019accord ou de d\u00e9saccord (le Einverstandnis ) est un enjeu fondamental puisqu\u2019il marque l\u2019engagement, ou pas. Et Brecht d\u2019ajouter et de souligner que l\u2019engagement est tout d\u2019abord d\u00e9termin\u00e9 par la situation. Autrement dit, \u00ab s\u2019engager \u00bb n\u2019induit pas une continuit\u00e9, ni une morale, mais peut s\u2019inscrire dans la \u00ab contradiction \u00bb au regard d\u2019une situation historique qui, elle, \u00e9volue.<\/strong> <\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p><quote><em>Avignon : sa 68\u00e8me \u00e9dition, couve nombre de d\u00e9saccords.<\/em><\/quote><br \/>\nCelui des intermittents s\u2019inscrit dans une r\u00e9alit\u00e9 et des choix \u00e9conomiques qui ne sont pas sans nous engager vers des mutations esth\u00e9tiques. Si l\u2019on excepte la fa\u00e7on de vivre des intermittents, exclure de la cr\u00e9ation plusieurs d\u2019entre eux aura n\u00e9cessairement une incidence sur la diversit\u00e9 des formes artistiques (remarque \u00e9go\u00efste). Ce qui se joue n\u2019est rien moins que les repr\u00e9sentations de l\u2019art qui seront offertes \u00e0 l\u2019avenir\u2026 et acc\u00e9ssoirement, donc, le patrimoine qui, on le sait, r\u00e9fl\u00e9chit en partie le visage d\u2019une culture : son ouverture, son imaginaire\u2026<br \/>\nUn autre d\u00e9saccord est encore \u00e0 l\u2019\u0153uvre en ce milieu de festival qui proc\u00e8de  lui aussi du politique ou disons des manifestations du politique. Il porte sur l\u2019id\u00e9e de \u00ab solidarit\u00e9 \u00bb probl\u00e9matis\u00e9e par l\u2019attitude (on ne peut pas dire engagement) du Directeur Olivier Py. Attitude qui fut un temps respect\u00e9e, mais qui aujourd\u2019hui commence \u00e0 \u00eatre mise en doute au point qu\u2019on entend dire qu\u2019il s\u2019en joue par un artifice de langage. C\u2019est un probl\u00e8me philosophique qui est pos\u00e9\u2026 \u00ab La solidarit\u00e9 verbale suffit-elle dans un conflit ? \u00bb. Autrement dit, la parole peut-elle se passer du geste ? Le mot peut-il se subsituer au corps ? Le coude \u00e0 coude peut-il simplement \u00eatre une m\u00e9taphore ? La parole d\u2019Olivier Py l\u2019engage, mais n\u2019est affaire que de langage, puisqu\u2019il joue, fait jouer,  l\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres font gr\u00e8ve. Son geste ou l\u2019absence de geste, donc, l\u2019isole. Celui qui pense l\u2019acteur (Py ne se prive pas de parler et de jouer sur ce th\u00e8me) pourrait sans doute se rappeler les mots de Shakespeare (qu\u2019il met \u00e0 l\u2019honneur dans sa premi\u00e8re \u00e9dition)\u2026 Souvenons-nous d\u2019Hamlet, aux com\u00e9diens \u00ab mettez le geste en accord avec la parole \u00bb dit le prince\u2026 Mais on a la m\u00e9moire que l\u2019on veut, ou que l\u2019on entretient.<br \/>\nUn troisi\u00e8me d\u00e9saccord, r\u00e9current aux \u00e9ditions du festival, est lui toujours \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Il s\u2019agit de la critique et de ses prises de position. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit \u00e0 ce sujet, mais poursuivrons \u00e0 partir des remarques de Jean-Pierre Thibaudat, \u00e0 propos de The Fountainhead d\u2019Ivo Van Hove. Article du critique de Rue89 qui, au pr\u00e9texte d\u2019un spectacle qu\u2019il identifie comme le meilleur du festival, compare le travail du Belge \u00e0 celui de Marie Jos\u00e9 Malis.<br \/>\nNous nous permettons de la citer autant que possible, et bien entendu de le discuter\u2026 Pr\u00e9alablement, nous nous attarderons un peu sur la cr\u00e9ation d\u2019Ivo Van hove afin de mettre en perspective la critique de notre camarade Jean-Pierre.<br \/>\n<quote><em>De quelques remarques sur le Fountainhead<\/em><\/quote><br \/>\nExtrait du roman de la naturalis\u00e9e am\u00e9ricaine Ayn Rand (alias Alissa Zinovievna Rosembaum de son nom russe), The Fountainhead traduit La Source vive (1943), reprend le d\u00e9coupage en quatre partie du roman. Un peu moins de 700 pages en font l\u2019une des \u0153uvres de la romanci\u00e8re o\u00f9 il est question, principalement, mais entre autres, de l\u2019art architectural, \u00e0 travers la pratique de deux architectes o\u00f9 l\u2019imaginaire de l\u2019un souligne le d\u00e9ficit d\u2019imagination de l\u2019autre. Autrement dit, Cr\u00e9ation et Art d\u2019un c\u00f4t\u00e9, Imitation et classissisme de l\u2019autre. C\u2019\u00e9tait d\u2019autant plus dr\u00f4le que The Fountainhead \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 cour du Lyc\u00e9e Saint Joseph (b\u00e2timent historique et patrimonial) et que le spectateur pouvait comparer un dispositif sc\u00e9nique \u2013 v\u00e9ritable architecture moderne \u2013 au lieu classique qui l\u2019accueillait.<br \/>\n<em><quote>Bref\u2026<\/quote><\/em><br \/>\nD\u2019un c\u00f4t\u00e9, Howard Roark, sale mome g\u00e9nial qui a l\u2019architecture dans le sang, la cr\u00e9ation viss\u00e9e au coeur, le trait aux trippes et qui s\u2019accorde mal avec les canons de son temps.<br \/>\nDe l\u2019autre, Peter Keating, le bon \u00e9l\u00e8ve. C\u2019est-\u00e0-dire celui qui ne d\u00e9passera jamais le m\u00e2itre et cire les pompes de ses patrons.<br \/>\nDeux temp\u00e9raments s\u2019affrontent donc sur la sc\u00e8ne, l\u2019un dyonisiaque ( l\u2019esprit chaotique et le g\u00e9nie), l\u2019autre l\u2019apollinien (respect de l\u2019ordre qui prive de l\u2019imagination). L\u2019un vir\u00e9 de l\u2019\u00e9cole rejoint un architecte de renom marginal : Le G\u00e9nial Cameron. L\u2019autre plac\u00e9 pour comportement irr\u00e9prochable rejoint le cabinet de Francon. Ces \u00ab p\u00e8res spirituels \u00bb sont \u00e0 l\u2019image de leurs fils adoptifs\u2026 pour l\u2019un libre, pour l\u2019autre ali\u00e9n\u00e9 au march\u00e9.<br \/>\nEntre les deux, une histoire tout \u00e0 la fois d\u2019amiti\u00e9, de haine, de trahison, de fascination o\u00f9 le rayonnement solaire de l\u2019un fait de l\u2019ombre \u00e0 l\u2019autre ; et ce sur tous les plans y compris celui des nanas.<br \/>\nEn toile de fond d\u2019un r\u00e9cit que tisse Ivo Van Hove, on pourrait \u00eatre tent\u00e9 de suivre le metteur en sc\u00e8ne qui s\u2019inqui\u00e8te des \u00ab droits de l\u2019artiste \u00bb, de \u00ab ses devoirs \u00bb, de ses \u00ab responsabilit\u00e9s \u00bb\u2026 et pourquoi pas aussi des limites de l\u2019art qui, sans cesse surfe sur l\u2019imitation ou l\u2019invention, le d\u00e9passement des fronti\u00e8res et le moule confortable des attentes du public, etc. Bref, The Fountainhead est un peu, quand on songe, une auberge espagnol o\u00f9 si le propos sur l\u2019art n\u2019est pas absent, on pourrait aussi et tout simplement regarder la nature humaine : son go\u00fbt du compromis et du consensus, sa faiblesse pour l\u2019argent, son souci de la r\u00e9ussite sociale, ses intrigues amoureuses int\u00e9ress\u00e9es, une \u00e9tude sur l\u2019Ego\u2026 le lecteur compl\u00e9tera ce d\u00e9but d\u2019arsenal et de stock.<br \/>\nSc\u00e9niquement l\u2019objet d\u2019Ivo Van Ove recourt comme \u00e0 son habitude \u00e0 un dispositif visuel o\u00f9 l\u2019image vid\u00e9o, et l\u2019esth\u00e9tisme des plans int\u00e9gre une machinerie th\u00e9\u00e2trale \u00e0 vue qui participe aux mouvements du spectacle. C\u2019est habile, malin, efficace\u2026 et l\u2019alliance entre com\u00e9diens et technologies vaut pour une augmentation des perceptions et des sensations.<br \/>\nSi nous devions nous ranger \u00e0 l\u2019avis de la critique et \u00e0 son mode d\u2019expression, on pourrait presque dire que ce travail \u00e9tait tout \u00e0 la fois divertissant et intelligent.<br \/>\n\u00ab Presque \u00bb dis-je, car la mise en sc\u00e8ne est radicalement narrative et communicationnelle, l\u2019usage de la vid\u00e9o relativement conventionnel, le jeu des com\u00e9diens un rien r\u00e9aliste. \u00ab  Presque \u00bb, si l\u2019on oublie que la Une de presse qui arrive sur \u00e9cran central et rythme les \u00e9pisodes de la vie des protagonistes, est un proc\u00e9d\u00e9 d\u00e9j\u00e0 vu, par exemple, dans Citizen Kane (ce qui n\u2019est pas un reproche)\u2026.<br \/>\nPresque ou, soudainement, pas du tout, quand Dominique (fille de Francon), bais\u00e9e violemment par Howard, et donc viol\u00e9e, avoue au public, bien que se plaignant, qu\u2019elle a pris du plaisir. Ce qui aura interpel\u00e9 sans doute plusieurs spectateurs et spectatrices\u2026 et m\u2019am\u00e8ne \u00e0 refuser de cautionner le travail de Van Ove. Non d\u2019un point de vue moraliste, non d\u2019un point de vue de vierge effarouch\u00e9e, mais plus simplement du point de vue d\u2019un spectateur qui attend du th\u00e9\u00e2tre qu\u2019il ne reproduise pas syst\u00e8matiquement les conneries de l\u2019ext\u00e9rieur, les st\u00e9r\u00e9otypes et autres pens\u00e9es fig\u00e9es, le machisme \u00e9ternel et vulgaire qui sont des encouragements. Permettre cet \u00e9nonc\u00e9, le relayer comme souvent, quand bien m\u00eame il s\u2019agirait de respecter l\u2019auteur du roman et sa perception de la sexualit\u00e9, me semble retentir au-del\u00e0 et bien plus loin que la seule sc\u00e8ne. Reconduire cet \u00e9nonc\u00e9, c&rsquo;est choisir de faire perdurer, \u00e0 travers les pratiques linguistiques, les comportements id\u00e9ologiques. Qu\u2019en penser exactement ? \u00e9tait-il indispensable et n\u2019y avait-il rien dans les 686 pages qui permette de s\u2019abstenir ? Pour autant que Van Ove peut recourir \u00e0 sa libert\u00e9 de cr\u00e9ateur, il aurait pu aussi imaginer plus qu\u2019il n\u2019a montr\u00e9 \u00e0 cet endroit.<br \/>\nEn d\u00e9finitive, The Fountainhead n\u2019est rien moins qu\u2019un spectacle construit sur le principe d\u2019imitation o\u00f9 l\u2019artifice technologique masque mal le classique qu\u2019il est.<br \/>\n<quote><em>Pour en finir avec le d\u00e9saccord<\/em><\/quote><br \/>\nCela \u00e9tant dit, l\u2019avis sur ce travail n\u2019est pas partag\u00e9 (cf. Jean-Pierre Thibaudat) et m\u00eame il est incomparable de \u00ab g\u00e9nie \u00bb quand il est compar\u00e9 \u00e0 l\u2019Hyp\u00e9rion de Malis.<br \/>\nPour Jean-Pierre Thibaudat, c\u2019est, je cite :<br \/>\n<quote>\u00ab un spectacle embl\u00e9matique du festival \u00bb<br \/>\n\u00ab Une soir\u00e9e d\u2019une tr\u00e8s grande richesse excitante au possible \u00bb m\u00eame si \u00e7a dure 4H00.<br \/>\n\u00ab Sans doute la plus embl\u00e9matique \u00e0 ce jour de ce premier festival dirig\u00e9 par Olivier Py puisque ce qui est central dans \u00ab Fountainhead \u00bb \u2013 le r\u00f4le, l\u2019\u00e9thique et la vie de l\u2019artiste \u2013, est aussi constamment \u00e0 l\u2019ordre des jours et des soirs du festival au c\u0153ur de plusieurs cr\u00e9ations et \u00e0 travers le feu allum\u00e9 par les Intermittents et pr\u00e9caires du spectacle\u2026 \u00bb<\/quote><br \/>\nEt pour Malis pour qui il a une sorte d\u2019affection paradoxale, on aura pu lire ce qui suit :<br \/>\n<quote>\u00ab Marie-Jos\u00e9 Malis, \u00e0 tort et \u00e0 raison \u00bb<br \/>\n\u00ab Ici Malis, non sans malice (c\u2019est plus fort que moi), pousse \u00e0 l\u2019extr\u00eame ses partis pris de lenteur (figure du calme) et d\u2019\u00e9coute douce (figure o\u00f9 la compr\u00e9hension prime sur l\u2019expression), jusqu\u2019\u00e0 un point de rupture. \u00bb<br \/>\n\u00ab Malis a donc raison mais elle a tort. Elle oublie que l\u2019exc\u00e8s de silence entre les mots peut aboutir \u00e0 effilocher les phrases en lambeaux incompr\u00e9hensibles, elle oublie que le jeu de l\u2019acteur se bonifie quand se fait le contact avec le public, tout le public. Ce n\u2019est pas le cas. On peut voir l\u00e0 les signes d\u2019un \u00e9chec salutaire. \u00bb<br \/>\n\u00ab Malis s\u2019est repli\u00e9e sur elle-m\u00eame, dans sa bulle cr\u00e9ative, elle a oubli\u00e9 que le th\u00e9\u00e2tre ne s\u2019accomplit que devant un public constitu\u00e9 de citoyens [\u2026] De plus, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, le spectacle n\u2019\u00e9tant pas tout \u00e0 fait pr\u00eat (cela arrive), je n\u2019aurais pas \u00e9voqu\u00e9 cet \u201c Hyp\u00e9rion \u201d si le spectacle de Ivo van Hove ne m\u2019y avait invit\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant attendre la reprise (dans tous les sens) \u00e0 la rentr\u00e9e du spectacle au th\u00e9\u00e2tre d\u2019Aubervilliers dont Marie-Jos\u00e9 Malis a pris la direction.<\/quote><br \/>\nAvant d\u2019achever et de formuler une synth\u00e8se en reprenant la parole du fils de Jean Vilar : je cite :<br \/>\n<quote>\u00ab Il (Ivo Van Ove) ne renvoie pas non plus ces deux h\u00e9ros, dos \u00e0 dos. Il cherche une troisi\u00e8me voie. Une architecture solidaire ? Artistique et sociale \u00e0 la fois ? Comme le disait Olivier Py sous les frondaisons de l\u2019espace Pasteur, lieu des rencontres du festival :<br \/>\n\u201c Ce ne sont pas seulement des emplois qu\u2019il faut cr\u00e9er pour demain, ce sont des hommes.\u201d \u00bb<\/quote><br \/>\nAh, la troisi\u00e8me voie\u2026 La bayroutisation de la pens\u00e9e, le consensus et le compromis comme parade \u00e0 l\u2019engagement net, l\u2019exigence pour soi et pour les autres\u2026 La troisi\u00e8me voie\u2026<br \/>\nFormulons ici une synth\u00e8se suspensive et ouvrons le d\u00e9bat\u2026 Le belge a raison car il parle \u00e0 tous et, dixit la citation de Py, \u00ab forme des hommes \u00bb\u2026 Au regard de nos remarques sur l\u2019\u00e9pisode que nous avons soulign\u00e9, j\u2019en doute. Ivo Van Ove parle \u00e0 tous parce que son texte est mim\u00e9, imit\u00e9, parfois on peut m\u00eame y retrouver le jeu des acteurs d\u2019Ostermeier (l\u2019interpellation du public en moins) et la mani\u00e8re dont l\u2019Allemand actualise les pi\u00e8ces d\u2019autres \u00e9poques (ce qui n\u2019est pas un reproche).<br \/>\nEt que reproche Thibaudat \u00e0 Malis\u2026. ? N\u2019y avait-il pas un questionnement sur l\u2019\u00e9thique dans Hyp\u00e9rion ? Thibaudat tait ce point. Il lui reproche \u00ab sa bulle cr\u00e9ative \u00bb, sa \u00ab lenteur \u00bb, ses \u00ab exc\u00e8s \u00bb et son \u00ab extr\u00e9misme \u00bb, qu\u2019 \u00ab elle oublie que le jeu de l\u2019acteur se bonifie quand se fait le contact avec le public \u00bb, etc. Pourquoi ne pas lui reprocher aussi la musique d&rsquo;Arvo P\u00e4rt (festina lente, \u00e0 \u00e9couter en lien\u2026)<br \/>\nBref, il lui reproche une diff\u00e9rence, une singularit\u00e9 et esp\u00e8re peut-\u00eatre que le mot de \u00ab cr\u00e9ateur \u00bb ne renvoie pas trop \u00e0 la diff\u00e9rence\u2026 Muller = Gruber, Kantor = Vassiliev\u2026 Et, dis-moi Jean-Pierre, j\u2019attends que tu reproches \u00e0 R\u00e9gy et son Int\u00e9rieur en japonais, et ses \u0153uvres ant\u00e9rieures, sa lenteur, son d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour le public, sa diff\u00e9rence\u2026.<br \/>\nDans l\u2019histoire des arts, on a nomm\u00e9 de mani\u00e8re diff\u00e9rent ce qui pouvait relever ou non d\u2019un enjeu esth\u00e9tique\u2026 Marcuse parle de \u00ab Contraste \u00bb pour nommer ce qui fait \u00ab \u0153uvre \u00bb\u2026 , Arendt parle de \u00ab l\u2019Appara\u00eetre \u00bb\u2026 Malis, Brun, R\u00e9gy, Araujo\u2026 rel\u00e8vent sans doute de cela, de cette id\u00e9e de Contraste, et d\u2019Appara\u00eetre.<br \/>\nD\u00e9sol\u00e9 Jean-Pierre, on est toujours en d\u00e9saccord.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"853\" height=\"480\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/U52SUooPhJ0\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Source vive, d&rsquo;apr\u00e8s The Fountainhead d&rsquo;Ayn Rand, mise en sc\u00e8ne d&rsquo;Ivo Van Hove En Avignon, le d\u00e9saccord est d\u00e9sormais r\u00e9current\u2026 The Fountainhead d&rsquo;Ivo Van Ove peut le susciter\u2026 Chez Brecht, la notion d\u2019accord ou de d\u00e9saccord (le Einverstandnis ) est un enjeu fondamental puisqu\u2019il marque l\u2019engagement, ou pas. 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