


{"id":536,"date":"2014-07-09T18:25:00","date_gmt":"2014-07-09T16:25:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=536"},"modified":"2014-07-09T18:25:00","modified_gmt":"2014-07-09T16:25:00","slug":"a-travers-les-larmes-vers","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/a-travers-les-larmes-vers\/","title":{"rendered":"\u00c0 travers les larmes vers\u2026"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><i><a href=\"http:\/\/www.festival-avignon.com\/fr\/spectacles\/2014\/hyperion\">Hyp\u00e9rion<\/a><\/i>, d&rsquo;apr\u00e8s Friedrich H\u00f6lderlin, mise en sc\u00e8ne <a href=\"http:\/\/www.festival-avignon.com\/fr\/artiste\/2014\/marie-jose-malis\">Marie-Jos\u00e9 Malis<\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-534\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/arton24.jpg\" width=\"920\" height=\"613\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-535\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/hyperion1.jpg\" alt=\"hyperion1.jpg\" align=\"center\" width=\"920\" height=\"613\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p><em> <strong>Ce 8 juillet, Marie-Jos\u00e9 Malis et ses com\u00e9diennes et com\u00e9diens pr\u00e9sentent la premi\u00e8re de Hyperion dans le cadre de la 68e \u00e9dition du Festival d&rsquo;Avignon. Ils diront ce texte crucial du 8 au 16 juillet dans la salle Beno\u00eet XII avec une radicalit\u00e9 qui est rare dans cette premi\u00e8re \u00e9dition d&rsquo;Olivier Py. C&rsquo;est cinq heures de lenteur n\u00e9cessaire \u00e0 la pens\u00e9e, c&rsquo;est cinq heures de larmes qui porteront, oui, qui porteront la joie \u00e0 venir. C&rsquo;est cinq heures d&rsquo;esprit de trop pour 3\/4 de la salle qui tenteront de saboter mesquinement la fragilit\u00e9 devant eux pour enfin quitter la salle pr\u00e9matur\u00e9ment\u2026 et \u00ab [so] endet doch alles mit Frieden. \u00bb<\/strong> <\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p>Que dire\u2026 ? Que\u2026 \u00e9crire ? \u2026 Quels mots face \u00e0 la lumi\u00e8re de lui, d&rsquo;elle et d&rsquo;eux ?\u2026 Quels mots qui pourront \u00eatre autre chose qu&rsquo;une imposture face au soleil ?\u2026 Il n&rsquo;y aura qu&rsquo;une tentative d&rsquo;\u00e9chappement du pire\u2026 une tentative de s\u00e9journer un peu l\u00e0 o\u00f9 leurs mots m&rsquo;ont transport\u00e9\u2026 Si j&rsquo;ose cette imposture-l\u00e0, je sais en m\u00eame temps qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9chec qui est \u00e9crit d&rsquo;avance\u2026 il faudrait \u00eatre H\u00f6lderlin, \u00e9videmment\u2026 \u00e9videmment\u2026<br \/>\nMais je tenterai de dire quelle lumi\u00e8re j&rsquo;ai vu, apr\u00e8s avoir entendu Hyperion, oui entendu ! Quelle raret\u00e9 ! Entendre un texte\u2026 Et, malgr\u00e9 mon d\u00e9sarroi d&rsquo;hier, aujourd&rsquo;hui, je ne saurais plus que plaindre ce monde qui ne sait pas l&rsquo;entendre\u2026, non des \u00eatres humains, mais tout un monde qui ne sait pas l&rsquo;entendre, qui ne se donne pas le temps de la pens\u00e9e, qui ne supporte pas une lenteur, qui rit comme des ados face \u00e0 des larmes\u2026 qui maltraite une fragilit\u00e9\u2026 rare\u2026, quelque part\u2026 nouvelle\u2026 ou \u00e0 venir, et en m\u00eame temps, aussi vieux que le monde\u2026 une originalit\u00e9, comme dit H\u00f6lderlin, qui est \u00ab Innigkeit, Tiefe des Herzens und des Geistes \u00bb\u2026 une fragilit\u00e9\u2026 vraie sans laquelle le monde ne pourra que rester vieux\u2026 \u00e9ternellement. Je ne pourrai que le plaindre. Dommage\u2026 quel dommage\u2026<br \/>\n\u2026Alors que cette fragilit\u00e9 se d\u00e9ploie devant nous, simplement, doucement\u2026 avec la lenteur de l&rsquo;assurance que le feu de la jeunesse reviendra\u2026 viendra ! Face public\u2026 jusqu&rsquo;\u00e0 quelques centim\u00e8tres\u2026 ils nous parlent l\u00e0, ici, les larmes aux yeux\u2026 et certains de ce monde-ci n&rsquo;osent que dire : \u00ab C&rsquo;est un truc pour d\u00e9pressifs. \u00bb\u2026 Ils sont \u00e9clair\u00e9s\u2026 ce monde, le public, nous. Marie-Jos\u00e9 Malis ne nous mettra jamais dans le noir. Elle n&rsquo;offrira pas la possibilit\u00e9 de la l\u00e2chet\u00e9 de s\u2019\u00e9clipser de notre responsabilit\u00e9 devant ce monde. Et pourtant,\u2026 pourtant !\u2026 certains ne sont pas g\u00ean\u00e9s de la prendre\u2026 Enfin,\u2026 bref,\u2026 au final\u2026 ce monde-l\u00e0 importe peu. Devant moi, l&rsquo;appel de la jeunesse d&rsquo;une vie nouvelle monte doucement, mais arrivera\u2026 oui, arrivera ! Et toute la col\u00e8re, toute la souffrance, toutes les larmes embraseront les flammes qui feront advenir un \u00e9tat libre\u2026 un nouveau peuple\u2026 une politique et une \u00e9conomie nouvelle !\u2026 Des flammes du d\u00e9sir et de la jeunesse, les flammes qu&rsquo;une douceur peut avoir, qui affrontent \u00e9videmment les flammes de la force et de la destruction. Le danger immanent que les rues du monde nouveau seront envahis par des tanks noirs, des kalachnikovs et des visages camoufl\u00e9s, par les amis d&rsquo;Alabanda. Aussi l&rsquo;histoire du XXe si\u00e8cle, la RAF est l\u00e0 aussi. Comment ? Comment donc changer ce monde ?<br \/>\nLes dix com\u00e9diennes et com\u00e9diens (Pascal Batigne, Frode Bj\u00f8rnstad, Juan Antonio Crespillo, Sylvia Etcheto, Olivier Horeau, Isabel Oed, Victor Ponomarev, Adina Alexandru, Lili Dupuis et Anne-Sophie Mage) traversent ce texte, portent les fragments de ce texte, un \u00e0 un, avec la hardiesse des larmes, dans la profonde conviction que la lourdeur \u00e0 porter sera r\u00e9compens\u00e9 par le soleil dor\u00e9. Ils arrivent du c\u00f4t\u00e9 de la salle, de nous, et deux jeunes com\u00e9diennes amatrices les rejoindront apr\u00e8s des chuchotements de distribution de programme dans les all\u00e9es. C&rsquo;est les ouvreuses et ouvreurs, c&rsquo;est les \u00ab petits \u00bb et les \u00ab jeunes \u00bb que tout le monde oublie dans un th\u00e9\u00e2tre, forc\u00e9s de porter des uniformes. C&rsquo;est comme dire que, pour que cette jeunesse du monde advienne, pour qu&rsquo;une nouvelle joie puisse \u00eatre possible, eh bien, il faut d&rsquo;abord ouvrir les portes des th\u00e9\u00e2tres, il faut cesser les barri\u00e8res, casser les barri\u00e8res, il faut cesser d&rsquo;exclure au nom d&rsquo;une\u2026 excellence\u2026 d&rsquo;une distinction sociale\u2026 de je ne sais quoi\u2026 Et ces com\u00e9diennes \u00ab amateures \u00bb n&rsquo;enl\u00e8veront rien au chant de l&rsquo;\u00e0-venir par ce que certains pourront appeler leurs maladresses, mais au contraire\u2026 quels royaumes devant elles, quelles conqu\u00eates \u00e0 venir, quelles forces du devenir !<br \/>\nCe chant\u2026 ce chant qui prend place dans une sc\u00e9nographie d&rsquo;Adrien Mar\u00e9s, Jessy Ducatillon et Jean-Antoine Telasco devant les fa\u00e7ades de la m\u00e9diterran\u00e9e actuelle\u2026 Devant ces gris fa\u00e7ades qui datent de l&rsquo;\u00e2ge de l&rsquo;espoir du si\u00e8cle dernier. Devant cette architecture d&rsquo;un monde moribond, de ce vieux monde de notre modernit\u00e9\u2026 les murs d\u00e9labr\u00e9s\u2026 les caf\u00e9s vieillis\u2026 les portes de garages ferm\u00e9s, probablement vides. B\u00e9ton. Gris. Coca-Cola. Un olivier minuscule sur une imitation de colonne grecque comme pour rappeler une antique grandeur, mais oubli\u00e9, r\u00e9duit \u00e0 une d\u00e9coration minable faute de pouvoir se payer un olivier qui peut porter des fruits. Peugeot en arabe. Tour d&rsquo;\u00c9gypte\u2026 Irak\u2026 la Gr\u00e8ce ! C&rsquo;est toute la m\u00e9diterran\u00e9e qui se retrouve l\u00e0, dans ces b\u00e2timents fonctionnels, partout les m\u00eames\u2026 mais d&rsquo;o\u00f9 ne pourra que sortir la vie nouvelle, qui ne pourront que devenir autre ! \u2026 Et ce r\u00e9alisme a la force d&rsquo;ancrer ce chant gigantesque ici, et, autant qu&rsquo;il traverse les astres, le soleil, les plantes et les mers, ne fuit pas dans un id\u00e9alisme perdu, mais arrive m\u00eame \u00e0 transformer la laideur vieillie de notre \u00e9poque en une beaut\u00e9 et un espoir pour une jeunesse du monde. Maire-Jos\u00e9 Malis r\u00e9ussit \u00e0 rassembler le concret de notre monde avec la langue du po\u00e8te pr\u00e9-romantique. Un carr\u00e9 rouge traverse la pi\u00e8ce, o\u00f9 un carr\u00e9 noir prendra sa place \u00e0 la fin, sans rien fermer, tout en gardant ouvert ces chants d&rsquo;H\u00f6lderlin, tout en cr\u00e9ant du lien avec notre r\u00e9alit\u00e9 sociale dont l&rsquo;indiff\u00e9rence de la majorit\u00e9 n&rsquo;est que le reflet de l&rsquo;indiff\u00e9rence devant Hyperion\u2026 (\u00c0 l&rsquo;entracte le texte Non Merci est projet\u00e9 par haut-parleurs, personne n&rsquo;\u00e9coute \u00e9videmment.)<br \/>\nUne joie \u00ab \u00e0 travers les larmes \u00bb, un th\u00e9\u00e2tre qui \u00ab passe \u00e0 travers les larmes \u00bb. Marie-Jos\u00e9 Malis n&rsquo;a pas peur du path\u00e9tique. Path\u00e9tique non pas dans le sens p\u00e9joratif et galvaud\u00e9 du terme, mais dans le sens o\u00f9 le pathos a la force d&rsquo;\u00e9branler l&rsquo;\u00e9thos, o\u00f9 il met en route un devenir. Elle, elle parle du d\u00e9sir. Oui, le d\u00e9sir du nouveau. O\u00f9 est-il donc ? La troupe de Hyperion r\u00e9pond : ici. Ici au th\u00e9\u00e2tre. Mais il ne restera pas ici. Bient\u00f4t, si ce n&rsquo;a pas d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9, un chant nouveau se d\u00e9versera sur les villes et les campagnes, sur les pays, sur la terre enti\u00e8re. C&rsquo;est les larmes qui m\u00e8nent de ce vieux monde d&rsquo;ali\u00e9nation, d&rsquo;aigreur et de pouvoirs ill\u00e9gitimes, vers de nouveaux possibles inesp\u00e9r\u00e9s. C&rsquo;est un pathos d&rsquo;un romantisme qui n&rsquo;a pas peur de dire c\u0153ur, d\u00e9sir, libert\u00e9, fraternit\u00e9, un pathos que l&rsquo;on peut retrouver dans toutes les textes et d\u00e9clarations de Marie-Jos\u00e9 Malis (soutien aux intermittents, \u00ab \u00e9ditorial \u00bb de la saison prochaine de la Commune). Un ton de manifeste qui rafra\u00eechi l&rsquo;air poussi\u00e9reux. Manifeste pour le d\u00e9sir, Manifeste pour la r\u00e9volution \u00e0 venir, Manifeste. Et, apparent paradoxe, ces manifestes n&rsquo;enl\u00e8vent rien \u00e0 ce qu&rsquo;elle appelle la douceur. Une douceur qui peut peut-\u00eatre seulement venir de la joie vraie de savoir que, si la chose qu&rsquo;on tenait pour impossible est arriv\u00e9e une fois, cela suffit pour qu&rsquo;elle pourra se reproduire. Elle laboure pour ces possibles.<br \/>\nC&rsquo;est sur ce ton de manifeste \u00e0 travers les larmes que le spectacle commence. Sylvia Etcheto porte la plainte de H\u00f6lderlin contre l&rsquo;\u00e9tat. La figure d&rsquo;une Jeanne d&rsquo;Arc nouvelle, anarchiste, anti-nationaliste, qui brandit la po\u00e9sie contre la loi et la force. De la musique, lointaine, soutient ce chant vers l&rsquo;\u00e9veil de notre mort pr\u00e9sente. Elle, la musique, dispara\u00eet et revient pendant ces cinq heures. Des cordes, de l&rsquo;Arvo P\u00e4rt ? Je ne sais pas. Mais qui est l\u00e0 et agrandi l&rsquo;air au dessus de nous, qui soutient de toute sa force les possibles, les ouverture de l&rsquo;histoire et des c\u0153urs, jusqu&rsquo;\u00e0 me faire glacer de frissons et de larmes.<br \/>\nLe jeu n&rsquo;h\u00e9site pas de gestes et d&rsquo;actes qui suscitent l&rsquo;incompr\u00e9hension du public, qui pourtant varient entre le plus grand concret du texte afin de faire voir ou un symbolisme qui ne fait qu&rsquo;ouvrir des champs de possibles. Plus ou moins expressives, elles participent d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre pauvre o\u00f9 le corps, l&rsquo;imagination et des objets ordinaires suffisent afin d&rsquo;entendre.<br \/>\nDommage que 3\/4 de la salle ont quitt\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9ment pour se donner \u00e0 leurs platitudes et leurs besognes. Dommage pour eux. Dommage que des vieillards rigolent \u00e0 la place d&rsquo;\u00e9couter, r\u00e9pondent \u00e0 la place d&rsquo;\u00e9couter. Dommage qu&rsquo;une jeune femme peut seulement dire dans l&rsquo;entracte : \u00ab Et le pire, le PIRE, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ont l&rsquo;air d&rsquo;\u00eatre des EXCELLENTS acteurs ! \u00bb se plaignant qu&rsquo;on n&rsquo;entendrait rien, \u00e0 la place d&rsquo;\u00e9couter. Dommage pour ce monde\u2026 ce monde qui ne se donne plus la possibilit\u00e9 du temps de la joie. La lenteur qu&rsquo;exige l&rsquo;arriv\u00e9e de la joie. Les larmes qu&rsquo;exige l&rsquo;arriv\u00e9e de la joie. On n&rsquo;en veut pas. On veut \u00eatre diverti, rapidement, efficacement. \u00c0 la mani\u00e8re d&rsquo;un 5 \u00e0 7 b\u00e9at, b\u00eate. Cinq heures de langue \u00e9tranger, en fran\u00e7ais, mais \u00e9tranger tout de m\u00eame, dans une lenteur o\u00f9 l&rsquo;on prend le temps pour dire\u2026 r\u00e9ellement dire\u2026 les choses, o\u00f9 l&rsquo;on prend le temps pour les larmes sans lesquels aucune joie ne saurait \u00eatre, est \u00e9videmment trop demander. On affiche fi\u00e8rement sa b\u00eatise, on manifeste fi\u00e8rement son d\u00e9saccord. Et on ne se rend pas compte quelle violence on exerce sur cette fragilit\u00e9 qui se d\u00e9ploie devant nous. \u00ab Vous avez perdu toute foie dans la grandeur [\u2026] vous devez donc dispara\u00eetre. \u00bb On sentait le combat qu&rsquo;il fallait mener pour pouvoir dire ce grand po\u00e8me. \u00ab C&rsquo;est une plaisanterie, non. Mais \u00e7a peut quand m\u00eame pas durer. \u00bb entends-je derri\u00e8re moi. Ils partiront \u00e0 l&rsquo;entracte, la salle ne se remplira plus devant les yeux des com\u00e9diens, mais la minorit\u00e9 qui restera, pourra \u00e9couter.<br \/>\nJe chancelle, en somnolence, \u00e0 travers les rues nocturnes d&rsquo;Avignon, o\u00f9 les gens se donnent \u00e0 un plaisir que je ne comprends plus. \u00ab Pourrais-je vous demander du feu ? \u00bb me ram\u00e8ne un poids de plus vers ce monde auquel je ne veux plus appartenir. J&rsquo;ai cru toucher pendant quelques instants cette joie d&rsquo;Olympe, rempli des larmes qui portent la joie. Ma col\u00e8re envers la salle s&rsquo;est estomp\u00e9e. Je ne peux que dire : dommage que ce monde ne peut pas entendre ce texte\u2026 Dommage. L&rsquo;Allemagne m\u00e8ne 5 \u2013 0 contre le Br\u00e9sil. Que cela peut me faire ?<br \/>\nEnfin, merci.<br \/>\nJe tremble encore de cette paix joyeuse.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hyp\u00e9rion, d&rsquo;apr\u00e8s Friedrich H\u00f6lderlin, mise en sc\u00e8ne Marie-Jos\u00e9 Malis Ce 8 juillet, Marie-Jos\u00e9 Malis et ses com\u00e9diennes et com\u00e9diens pr\u00e9sentent la premi\u00e8re de Hyperion dans le cadre de la 68e \u00e9dition du Festival d&rsquo;Avignon. Ils diront ce texte crucial du 8 au 16 juillet dans la salle Beno\u00eet XII avec une radicalit\u00e9 qui est rare dans cette premi\u00e8re \u00e9dition d&rsquo;Olivier Py. C&rsquo;est cinq heures de lenteur n\u00e9cessaire \u00e0 la pens\u00e9e, c&rsquo;est cinq heures de larmes qui porteront, oui, qui porteront<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":534,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-536","article","type-article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/536","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/534"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=536"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=536"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}