


{"id":598,"date":"2013-07-21T18:33:00","date_gmt":"2013-07-21T16:33:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=598"},"modified":"2013-07-21T18:33:00","modified_gmt":"2013-07-21T16:33:00","slug":"cabaret-varsovie-lart-de-vivre","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/cabaret-varsovie-lart-de-vivre\/","title":{"rendered":"Cabaret Varsovie, l\u2019art de vivre"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><strong>Dans une 67\u00e8me \u00e9dition du festival d\u2019Avignon qui met \u00e0 la peine quelques-uns des spectateurs (j\u2019en suis), il y a parfois un moment de r\u00e9pit o\u00f9, \u00e0 la marge des Lazares, des Gosselins de tous poils (qui vous le h\u00e9rissent) et leurs fr\u00e8res d\u2019ennuis\u2026 un court instant on se retrouve avec une cr\u00e9ation qui n\u2019en usurpe pas le nom. <em>Cabaret Varsovie<\/em> de Krzysztof Warlikowski fait partie de ces formes qui sont trop rares en ce festival\u2026<\/strong>\n<\/p>\n<p><strong><sc>Th\u00e9\u00e2tre et arri\u00e8re-cuisine<\/sc><\/strong><br \/>\nD\u2019un spectacle (entendons-le au sens p\u00e9joratif) \u00e0 parfois une cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale (disons une forme qui a fait l\u2019objet d\u2019une recherche), il y a toute la diff\u00e9rence entre un take away au plat en s\u00e9rie et une gargotte o\u00f9 la cuisine est d\u2019abord li\u00e9e \u00e0 un geste amoureux.<br \/>\nRecourir \u00e0 une m\u00e9taphore \u00ab culinaire \u00bb n\u2019est pas nouveau quand on parle de l\u2019art th\u00e9\u00e2tral. Le faisant, nous nous inscrivons donc dans une tradition, mais \u00e0 la diff\u00e9rence de ceux qui nous ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 (lesquels y recouraient afin d\u2019avancer un jugement de go\u00fbt), nous le faisons nous en songeant \u00e0 une mani\u00e8re de faire du th\u00e9\u00e2tre. Nous y pensons en essayant peut-\u00eatre de rappeler que le th\u00e9\u00e2tre n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 des modes de production toujours tiraill\u00e9s entre mode industriel et mode artisanal, entre grande consommation et pic-nique, entre d\u2019un c\u00f4t\u00e9 une certaine id\u00e9e du th\u00e9\u00e2tre populaire, et pour d\u2019autres une id\u00e9e du th\u00e9\u00e2tre. Et abordant ce dernier point (le \u00ab populaire \u00bb) qui devient un enjeu dans les propos des festivaliers, il nous semble juste de rappeler un article de Jean-Michel Palmier \u00ab De Vilar au TEP : entretien avec Guy R\u00e9tor\u00e9 \u00bb. Je cite : \u00ab Je me m\u00e9fie beaucoup de l\u2019\u00e9pith\u00e8te \u00ab populaire \u00bb accol\u00e9 aux arts\u2026 Populaire est souvent synonyme de m\u00e9diocrit\u00e9\u2026 C\u2019est un produit de consommation. Il ne s\u2019agit pas de faire du th\u00e9\u00e2tre populaire mais de rendre le th\u00e9\u00e2tre populaire. Le th\u00e9\u00e2tre de masses est toujours une op\u00e9ration de march\u00e9, de publicit\u00e9. \u00c0 mon avis, il faut pour y r\u00e9ussir, englober \u00e0 la fois la politique culturelle et l\u2019\u00e9ducation. Pour les enfants, d\u00e8s l\u2019\u00e9cole, le football est populaire. On leur en apprend les r\u00e8gles. Que savent-ils du th\u00e9\u00e2tre ? Pratiquement rien. \u00bb.<br \/>\n\u00c0 suivre le festival cette ann\u00e9e, encore, on pourrait juste dire que la r\u00e9flexion de R\u00e9tor\u00e9 frappe au bon endroit. Et que si majoritairement le consommateur a toujours raison, alors le th\u00e9\u00e2tre d\u2019\u00e9piciers a de beaux jours devant lui.<br \/>\nEt si ce th\u00e9\u00e2tre d\u2019\u00e9piciers est identifi\u00e9 comme populaire, si c\u2019est ce th\u00e9\u00e2tre qui est encourag\u00e9 par les politiques culturelles qui auront le soutien des diffuseurs et autres entremetteurs de salles, sans parler des politiques mous, alors il faut esp\u00e9rer pour le th\u00e9\u00e2tre qu\u2019il arrive \u00e0 occuper ou fabriquer une marge. Un espace et un territoire qui \u00e9chapperont, tant \u00e0 la volont\u00e9 de plaire que d\u00e9non\u00e7ait Jean Vilar, qu\u2019aux lois d\u2019un march\u00e9 qui, et chacun le mesure en ces temps de crise, est pure folie et n\u2019annonce aucune Histoire \u00e0 venir.<br \/>\nEt pardon de venir troubler les applaudissements et les rires qui sont au rendez-vous de ce cirque que je n\u2019arrive pas \u00e0 voir autrement que comme un cim\u00e9ti\u00e8re. Et d\u2019ajouter que je me souviens, entre autres, de Didier-Georges Gabily qui s\u2019inqui\u00e9tait de tout cela dans \u00ab Cadavre si l\u2019on veut \u00bb. Article que l\u2019on retrouve, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019autres, dans un petit fascicule voulu par Jean-Pierre Thibaudat, publi\u00e9 chez Sens et Tonka, sous le titre de O\u00f9 va le th\u00e9\u00e2tre ?<br \/>\nDans ces t\u00e9n\u00e8bres, \u00e0 la FabricA, le Cabaret Varsovie de Krzysztof Warlikowski, apr\u00e8s le Faust 1 et 2 de Nicolas Stemann, ressemblent aux lucioles de Pasolini. Un presque rien de lumi\u00e8re dans la nuit\u2026d\u2019Avignon.<br \/>\n<strong><sc>L&rsquo;ordre de Thanatos<\/sc><\/strong><br \/>\nAu pied d\u2019un canap\u00e9 oblongue entour\u00e9 de deux murs de fa\u00efence blanche, d\u2019une cloison de leds, et de deux cabines en front de sc\u00e8ne (un wc et un aquarium), quelques silhouettes sorties du bout de la nuit finissent leur soir\u00e9e. Artistes rattrap\u00e9s par l\u2019ivresse, imbib\u00e9s ou paum\u00e9s, ils parlent, s\u2019affrontent, se cherchent, se provoquent. C\u2019est une communaut\u00e9, \u00e0 part enti\u00e8re, oubli\u00e9e ou fichue, un groupuscule ou un clan\u2026 vivant \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Histoire ou d\u00e9j\u00e0 prise dans ses filets qui se donnent sous le signe d\u2019images sc\u00e9niques empruntant aux copies de l\u2019histoire. Il y a l\u00e0, Hitler le nain, et quelques croix gamm\u00e9e port\u00e9es au revers de la manche, la chanteuse vieillie de cabaret en bout de course, son amant insolite, le travesti, un groupe de musique pop h\u00e9bra\u00efsant, etc. Il y a, sur le plateau ouvert aux sons rocks et classiques, un maelstrom de signes violents qui viennent dans la nuit tamis\u00e9e, et dans la fulgurance d\u2019une rampe lumi\u00e8re. Et les voix sont sobres, comme certaines du venin qui se distille dans ce territoire sans nom, mais pas sans identit\u00e9. C\u2019est que les voix \u00e0 l\u2019\u0153uvre semblent certaines d\u2019elles-m\u00eames. Presque certaines des oreilles qu\u2019elles assaillent et qu\u2019elles hypnotisent. Et sur les surtitrages, qui finissent par \u00eatre accessoires, on devine qu\u2019hier et aujourd\u2019hui se m\u00ealent, que Germania mort \u00e0 Berlin est en jach\u00e8re dans les dispositifs europ\u00e9ens et financiers, que la mis\u00e8re est le chef de meute de toutes les pens\u00e9es naus\u00e9abondes et cruelles. Que la conscience morale ne fera pas un pli devant la peur et l\u2019intimidation, la rivalit\u00e9 et la jalousie. On entend que le monde qui joue une partie de d\u00e9s pip\u00e9s, et ou \u00e0 pile ou face, en chaque temps de crise, perdra sa face humaine et r\u00e9v\u00e8lera encore une fois son visage de barbarie. C\u2019est que la mort r\u00f4de et qu\u2019elle est \u00e0 pied d\u2019\u0153uvre, et que la violence qui s\u2019exercera trouvera quelques corps \u00e0 d\u00e9chiquetter. C\u2019est que la mort est d\u2019abord et toujours dans le timbre et les mots. C\u2019est d\u2019abord un rythme sonore, une parole cadenc\u00e9e, une argumentation fauss\u00e9e. Au commencement est le verbe qui se meut en aboiement. Et de se souvenir de Karl Kraus qui d\u00e9crivait cela parfaitement : cette mani\u00e8re qu\u2019une meute sanguinaire et violente a de substituer \u00e0 la grammaire et aux mots, \u00e0 la phrase et \u00e0 sa musicalit\u00e9, un aboiement \u00e9ructant, une haine qui se d\u00e9cha\u00eene.<br \/>\nTout au long du premier tableau de Cabaret Varsovie, la mise en sc\u00e8ne avance ainsi un ensemble de sympt\u00f4mes de l\u2019ordre radical et de l\u2019ordre animal. Et Krzysztof Warlikowski de redoubler cette sensation en projetant sur grand \u00e9cran, par exemple, une course de Ussein Bolt qu\u2019il est difficile de ne pas comparer \u00e0 celle de Jesse Owens aux jeux olympiques de 1936, \u00e0 Berlin. D\u2019aucune \u00e9poque, se dit-on alors, ou l\u2019\u00e9ternel retour de l\u2019Histoire des haines radicales, Cabaret Varsovie se regarde d\u00e8s lors comme un laboratoire o\u00f9 les comportements, les r\u00e9actions, les gestes et les mots semblent scrut\u00e9es et observ\u00e9s. Adoptant le plan en plong\u00e9e, c\u2019est une sorte de mouvement de fouilles et d\u2019arch\u00e9ologie qui est mis en avant. Plan presque cin\u00e9matographique quand au terme de cette premi\u00e8re s\u00e9quence qu\u2019il faut bien appeler Thanatos, l\u2019acteur se trouve pris dans un rayon de lumi\u00e8re qui se r\u00e9duit sur son visage. Image qui rappelle imm\u00e9diatement celle du Mephisto o\u00f9 l\u2019acteur Hendrik Hofgen, interpr\u00e9t\u00e9 par Klaus Maria Brandauer, se retrouve la marionnette des nazis qu\u2019il cotoyait.<br \/>\n<strong><sc>Le D\u00e9sordre d&rsquo;Eros<\/sc><\/strong><br \/>\nAu retour de l\u2019entracte, il faut alors imaginer que le \u00ab second acte \u00bb est celui de la r\u00e9sistance. Celui de la mutilation des ordres moraux, des politesses, des contraintes, des r\u00e9gimes d\u2019obeissance, des pratiques de contr\u00f4le, des gestes carc\u00e9raux&#8230; Ce sera l\u2019acte qui met fin aux biens\u00e9ances, \u00e0 l\u2019ordre, aux uniformes, aux gestes disciplin\u00e9s, aux voix baillonn\u00e9es. Ce sera l\u2019acte o\u00f9 Cabaret Varsovie, dans la veine de toutes les libert\u00e9s, joue de la provocation, de la surench\u00e8re, de la libert\u00e9 totale et insens\u00e9e. Acte et actes arbitraires r\u00e9pondant au geste totalitaire\u2026 Ici le corps chez Krzysztof Warlikowski a repris ses droits ou, et c\u2019est une variation, s\u2019est affranchi de ses devoirs. C\u2019est une surface de jeu comme les com\u00e9diens le r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 mesure qu\u2019ils l\u2019entra\u00eenent et le font sortir de ses gonds. Au premier acte lin\u00e9aire et travaillant un rapport continu \u00e0 la parole, le second acte est le lieu de la dispersion, l\u2019espace de la fragmentation, le territoire de toutes les discontinuit\u00e9s. Territoire que ce corps, dans un rapport d\u2019appropriation \u00e0 l\u2019instinct et \u00e0 l\u2019irrationnel, qui montre sa vitalit\u00e9 et pr\u00e9f\u00e8re la danse de la pens\u00e9e et ses expressions de transes, \u00e0 toutes autres formes de pas mesur\u00e9s.<br \/>\nSecond acte de la d\u00e9mesure qui commencera par un coit amoureux dans \u00ab l\u2019aquarium \u00bb, en vis-\u00e0-vis, plus tard, d\u2019un cerceuil de verre qu\u2019essaieront tous les com\u00e9diens. Second acte qui fait la part belle \u00e0 la libert\u00e9, tous azimuts, o\u00f9 le semblant de \u00ab faire n\u2019importe quoi \u00bb r\u00e9pond \u00e0 l\u2019a priori du \u00ab se laisser faire \u00bb. Entre les deux, entre ces deux formes, les com\u00e9diens abusent du plateau, s\u2019amusent et s\u2019\u00e9brouent. Et si d\u2019aucun y voit une forme incoh\u00e9rente et d\u00e9lirante, en d\u00e9finitive, il semble plus juste d\u2019y constater un ensemble de pulsions \u00e0 l\u2019\u0153uvre, dans le d\u00e9soeuvrement qui les guette. Une force et une \u00e9nergie extraites d\u2019un d\u00e9sespoir et d\u2019un pessimisme qui, comme le pensait W. Benjamin, seraient encore constructif. Sorte de creuset de toutes les hallucinations et \u00e9lugubrations, espaces de la jouissance et, en cons\u00e9quence, de la d\u00e9sob\u00e9issance.<br \/>\nQuand au terme de cet acte l\u2019adresse est lanc\u00e9e au public : \u00ab \u00e7a baise encore dans cette ville ? Y a encore de l\u2019amour dans cette ville ? On regarde des pornos ? \u00bb, on mesure pour finir que la forme orgiaque du second acte \u00e9tait tourn\u00e9e vers une pulsion de vie d\u00e9m\u00e9sur\u00e9e ou l\u2019\u00e9logue du d\u00e9sordre, l\u00e0 o\u00f9 le premier tableau est un d\u00e9ni de vie.<br \/>\nEt tout ce temps, au rythme de Radiohead, et du \u00ab Herren und Damen \u00bb, Cabaret Varsovie aura emprunt\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9piphanie du Cabaret, \u00e0 son iconoclastie. Loin des images de papier glac\u00e9 de Bob Fosse (Adieu Berlin) comme \u00e0 l\u2019Ange bleu, le cabaret de Krzysztof Warlikowski aura \u00e9t\u00e9 remu\u00e9 les bas fonds, les culs de basse-fosse. Ceux du quartier Schwabing, \u00e0 Munich o\u00f9 il y avait le c\u00e9l\u00e8bre caf\u00e9 St\u00e9fanie, la pension F\u00fcrmann, le caf\u00e9 Brennessel de papa Loibl, le caf\u00e9 Noris, l\u2019Osteria Bavaria, L\u2019argonauten, le caf\u00e9 Benz (fr\u00e9quent\u00e9 par le jeune Hitler et Oscar Maria Graff plus connu sous le nom de Porno-graff : auteur de livres que les nazis ne bruleront pas malgr\u00e9 ses demandes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es). Et encore le Das \u00fcberbrettl inspirait du Chat noir de montmartre, celui des Onze Bourreaux \u00e0 Munich, le cabaret n\u00e9o-path\u00e9tique de Kurt H\u00fcller (on vient y lire des po\u00e8mes, faire du strip tease, se droguer, chanter n\u00e8gre\u2026) un lieu qui se politise \u00e0 partir des ann\u00e9es 30 sous l\u2019influence de Valeska Gert, Claire Walldorf, Rosa Valetti et ses m\u00e9lodies rouges, Kurt Tucholsky, Walter Mehring qui d\u00e9veloppe la critique sociale.<br \/>\nMani\u00e8re encore pour Krzysztof Warlikowski de rappeler, comme Brecht l\u2019\u00e9crivait, que \u00ab tous les arts concourent \u00e0 un seul art, le plus difficile de tous, l\u2019art de vivre \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans une 67\u00e8me \u00e9dition du festival d\u2019Avignon qui met \u00e0 la peine quelques-uns des spectateurs (j\u2019en suis), il y a parfois un moment de r\u00e9pit o\u00f9, \u00e0 la marge des Lazares, des Gosselins de tous poils (qui vous le h\u00e9rissent) et leurs fr\u00e8res d\u2019ennuis\u2026 un court instant on se retrouve avec une cr\u00e9ation qui n\u2019en usurpe pas le nom. Cabaret Varsovie de Krzysztof Warlikowski fait partie de ces formes qui sont trop rares en ce festival\u2026 Th\u00e9\u00e2tre et arri\u00e8re-cuisine D\u2019un<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-598","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/598","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=598"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=598"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}