


{"id":605,"date":"2013-07-16T18:42:00","date_gmt":"2013-07-16T16:42:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=605"},"modified":"2013-07-16T18:42:00","modified_gmt":"2013-07-16T16:42:00","slug":"sophie-cale","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/sophie-cale\/","title":{"rendered":"Sophie cale"},"content":{"rendered":"<p><em> <strong>Sophie Calle re\u00e7oit les visiteurs dans la chambre 20 de l&rsquo;H\u00f4tel La Mirande d&rsquo;Avignon. Elle y a install\u00e9 une exposition, \u00e9clats de sa vie, \u00e9clats de son oeuvre. <\/em><br \/>\n<\/strong><br \/>\n Marina Abramovic, au Moma de New-York, avait r\u00e9alis\u00e9 une performance qui consistait \u00e0 regarder les New-Yorkais durant trois mois. \u00c0 les regarder dans les yeux. Un face \u00e0 face, encha\u00een\u00e9 huit heures durant, six jours par semaine.<br \/>\nSophie Calle, elle, propose aux festivaliers de venir&#8230; la regarder. La diff\u00e9rence est immense.<br \/>\nAllong\u00e9e dans son lit, Sophie Calle, par\u00e9e de lunettes de soleil et d&rsquo;un bel \u00e9ventail, t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 ses ami-e-s, re\u00e7oit les f\u00e9licitations des admirateurs, \u00e9coute les histoires \u00ab\u00a0\u00e0 dormir\u00a0\u00bb qu&rsquo;ils viennent lui confier au pied du lit. Cela sent la sacralisation.<br \/>\nLe projet \u00e9tait de \u00ab\u00a0jouer du trouble et interroger, avec malice, la fronti\u00e8re flottante entre la r\u00e9alit\u00e9 et la fiction, le naturel et la mise en sc\u00e8ne\u00a0\u00bb. Mais observer &#8211; trente minutes durant et \u00e0 quarante personnes &#8211; quelqu&rsquo;un en train d&rsquo;\u00e9crire des mails ou prendre son petit-d\u00e9jeuner, dans une chambre de luxe, ne saurait troubler. Tout juste intriguer. Tout juste donner le plaisir de go\u00fbter \u00e0 la superbe (&#8230; le premier des sept p\u00e9ch\u00e9s capitaux, voici de quoi nous intriguer bien plus) prestance de l&rsquo;h\u00f4tel La Mirande.<br \/>\nIl arrive ainsi que le narcissisme, port\u00e9 \u00e0 outrance, devenant non plus travers\u00e9e artistique mais Sujet, se retourne contre lui-m\u00eame.<br \/>\nLe micro qui vient enregistrer &#8211; avec leur consentement &#8211; les paroles des visiteurs, de m\u00eame que les photos que l&rsquo;artiste prend de ces anonymes venus lui rendre visite, serviront de mat\u00e9riau artistique. Nous attendrons donc la suite.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sophie Calle re\u00e7oit les visiteurs dans la chambre 20 de l&rsquo;H\u00f4tel La Mirande d&rsquo;Avignon. Elle y a install\u00e9 une exposition, \u00e9clats de sa vie, \u00e9clats de son oeuvre. Marina Abramovic, au Moma de New-York, avait r\u00e9alis\u00e9 une performance qui consistait \u00e0 regarder les New-Yorkais durant trois mois. \u00c0 les regarder dans les yeux. Un face \u00e0 face, encha\u00een\u00e9 huit heures durant, six jours par semaine. Sophie Calle, elle, propose aux festivaliers de venir&#8230; la regarder. La diff\u00e9rence est immense. Allong\u00e9e<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-605","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/605","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=605"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=605"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}