


{"id":657,"date":"2012-07-25T17:00:00","date_gmt":"2012-07-25T15:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=657"},"modified":"2012-07-25T17:00:00","modified_gmt":"2012-07-25T15:00:00","slug":"the-four-seasons-one-reason-of-saudades","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/the-four-seasons-one-reason-of-saudades\/","title":{"rendered":"The Four Seasons : One Reason of Saudades"},"content":{"rendered":"<p><em> <strong>A peine plus d\u2019un an apr\u00e8s Sur le concept de visage du fils de dieu, Romeo Castellucci, fid\u00e8lement accueilli par Vincent Baudriller et Hortense Archambault, revient au Gymnase Aubanel avec The Four Seasons Restaurant. Une \u0153uvre forte qui magnifie le langage, et l\u2019art, applaudit par un public encore trop timide. Faut-il rappeler qu\u2019applaudir c\u2019est aussi soutenir ce que d\u2019aucun menace\u2026 J\u2019aurais aim\u00e9 une d\u00e9monstration de puissance \u00e0 l\u2019endroit de cette \u0153uvre pour rappeler que le mot de \u00ab communaut\u00e9 \u00bb qui d\u00e9signe le peuple des spectateurs n\u2019est pas un mot qui habille trop souvent, et juste, une client\u00e8le compos\u00e9e de consommateurs.<\/strong> <\/em><br \/>\nPeu importe, en d\u00e9finitive, qu\u2019au Gymnase Aubanel The Four Seasons Restaurant de Romeo Castellucci, inscrit dans le cycle \u00ab Le voile noir du Pasteur \u00bb[[[Apr\u00e8s Sul Concetto di volto nel figlio di dio, puis Le Voile noir du pasteur, The four season restaurant est le troisi\u00e8me volet de ce tryptique r\u00e9alis\u00e9 entre Avignon 2011 et la 66\u00e8me \u00e9dition du festival d\u2019Avignon.]], est ou non un lien t\u00e9nu avec l\u2019histoire du peintre Rothko. Celui-l\u00e0 m\u00eame qui refusait, apr\u00e8s l\u2019avoir envisag\u00e9, l\u2019accrochage de ses toiles dans un restaurant de la 54\u00e8me rue, \u00e0 NY. De la m\u00eame mani\u00e8re, peu importe, que la nouvelle de Nathaniel Hawthorne soit \u00e9voqu\u00e9e par Castellucci quand il parle de la cr\u00e9ation de Le Voile  noir du Pasteur. R\u00e9cit qui rapporte qu\u2019un homme de foi posa un voile noir sur son visage, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 30 ans, et qu\u2019il ne l\u2019enleva jamais, marquant ainsi le d\u00e9ni du corps et peut-\u00eatre un secret.<br \/>\nPeu importe, dis-je, l\u2019espace r\u00e9f\u00e9rentiel convoqu\u00e9 par Castellucci qui n\u2019offre \u00e0 travers ces d\u00e9tails que la part mineure d\u2019un questionnement plus ample qui porte lui sur la liaison entre le regard et l\u2019image. Cette mani\u00e8re que l\u2019image a, ou pas, de convoquer, \u00e0 travers l\u2019activit\u00e9 de l\u2019\u0153il, un monde visuel ou, par-del\u00e0 l\u2019activit\u00e9 r\u00e9tinienne, d\u2019initier le regard \u00e0 un espace mental o\u00f9 les images ne sont plus que des formations sensorielles, des ensembles magmatiques de reflets int\u00e9rieurs o\u00f9 se heurtent la foi perceptive et les insolites \u00e9preuves n\u00e9es de l\u2019activit\u00e9 des g\u00e9om\u00e9tries intra-craniennes. C\u2019est ainsi, dans ce va et vient entre le monde des mati\u00e8res visibles et le monde insoup\u00e7onnable des pens\u00e9es int\u00e9rieures que vient \u00e0 la lumi\u00e8re : celle de l\u2019esprit et celle qu\u2019entretiennent les rayonnements de l\u2019univers, un \u00e9tat virtuel des formes chiffr\u00e9es de la pens\u00e9e.<br \/>\nThe Four seasons restaurant sera cet espace acoustique et visuel o\u00f9 l\u2019onde musicale, la d\u00e9flagration harmonique, l\u2019explosion sonore comme le mouvement tectonique des images, le d\u00e9chirement des formes visuelles, la fibrilation oculaire\u2026 formeront un plan d\u2019incertitude o\u00f9 l\u2019\u00e9meute des stations pr\u00e9sent\u00e9es portera au soul\u00e8vement des repr\u00e9sentations, offrant au sujet l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une ekstase, d\u2019un hors-de-soi pris dans le d\u00e9chirement du silence et du muet comme dans le tumulte de la phon\u00e9.<br \/>\nDans le gymnase Aubanel, dans l\u2019obscurit\u00e9 lourde, alors que le souffle gigantesque d\u2019un trou noir, (Perseus GRS 1915-105), se donne par le son et qu\u2019un surtitrage aux accents scientifiques et cod\u00e9s explique la v\u00e9locit\u00e9 de ce monstre venu des abysses interstellaires, alors que les poitrines sont prises dans ces secousses sonores grandissantes qui concurrencent le rythme et le vacarme cardio-vasculaire, alors que cette temp\u00eate cosmique s\u2019\u00e9tale dans le temps\u2026 soudain, le silence revient. De ces premiers instants qui ne sont pas \u00e9trangers \u00e0 un monde en formation, et peut-\u00eatre pas si \u00e9loign\u00e9s d\u2019un Big Bang augural, on dira qu\u2019ils viennent de poser, en note liminaire, l\u2019espace d\u2019une parole en refondation. Au retour du silence, commencera ainsi <em>La Mort d\u2019Emp\u00e9docle<\/em> de Friedrich Holderlin\u2026<br \/>\nWhite box<br \/>\nC\u2019est l\u00e0 qu\u2019une \u00e0 une neuf jeunes femmes olympiennes, en robe sobre aux d\u00e9clinaisons de blanc et de gris jusqu\u2019au noir, aux bleut\u00e9s, aux tabliers de servantes, le cheveu nou\u00e9, le geste tout de d\u00e9licatesse et de gr\u00e2ce viennent sur le plateau que la lumi\u00e8re r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un gymnase. C\u2019est-\u00e0-dire, au sens antique de ce terme qui nous rapproche de la trag\u00e9die ou le po\u00e8me dramatique qu\u2019est <em>La Mort d\u2019Emp\u00e9docle<\/em>, le lieu de l\u2019\u00e9ducation que l\u2019on recevait le corps nu.<br \/>\nEt une \u00e0 une, telles des servantes siciliennes r\u00e9sign\u00e9es, empruntant le m\u00eame ciseau, elles se coupent la langue, laissant entendre d\u2019inaudibles et rares g\u00e9missements. Sc\u00e8ne d\u2019une violence toute retenue qui marque l\u2019entr\u00e9e dans Emp\u00e9docle qui est une trag\u00e9die inachev\u00e9e d\u2019Holderlin, un Trauerspiel dont le motif central est justement celui de la parole perdue. Trag\u00e9die de la parole que celle d\u2019Emp\u00e9docle qui, aux dires d\u2019Heidegger relisant <em>Fondements d\u2019Emp\u00e9docle<\/em>, \u00e9crivait : \u00ab ce qui s\u2019exprime dans le po\u00e8me tragique-dramatique, c\u2019est l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 la plus profonde \u00bb [[F. H\u00f6lderlin, <em>Fondement d\u2019Emp\u00e9docle<\/em>, in H\u00f6lderlin, Gallimard, \u00ab Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade \u00bb, 1967, p. 657.]]<br \/>\nEmp\u00e9docle trag\u00e9die, Castellucci va alors chercher dans le po\u00e8me, le moment o\u00f9 le solitaire, l\u2019\u00e9lu puis le banni et l\u2019abandonn\u00e9[[\u00ab O\u00f9 \u00eates-vous, mes Dieux ? H\u00e9las, comme un mendiant vous me d\u00e9laissez \u00bb dit Emp\u00e9docle. Et d\u2019ajouter un peu plus loin : \u00ab Je pleure maintenant comme un banni \u00bb.]], est mis en proc\u00e8s par la communaut\u00e9 men\u00e9e par Critias et Hermocrate. Le moment o\u00f9 les citoyens lui font payer l\u2019arrogance de celui qui \u00e9tait l\u2019interlocuteur des dieux. Mise en sc\u00e8ne d\u2019un proc\u00e8s donc, o\u00f9 Emp\u00e9docle le penseur de la v\u00e9rit\u00e9 se heurte aux commer\u00e7ants de la pens\u00e9e, \u00e0 ceux qui \u00ab ont perdu l\u2019esprit de la parole \u00bb. Moment o\u00f9, par un artifice sonore, Castellucci recourt \u00e0 une bande son o\u00f9 ce qui est dit est articul\u00e9 par d\u2019autres l\u00e8vres que celles des servantes. Comme si, donnant raison au commentaire de Martin Heidegger, Castellucci soulignait que nous ne sommes pas \u00ab le ma\u00eetre du langage \u00bb qui demeure souverain. Comme si, \u00e9crit Heidegger : \u00ab c\u2019est le langage qui parle. L\u2019homme parle seulement pour autant qu\u2019il r\u00e9pond au langage en \u00e9coutant ce qu\u2019il lui dit \u00bb[[M. Heidegger, <em>Essais et conf\u00e9rences<\/em>, trad. Andr\u00e9 Pr\u00e9au, Paris, Gallimard, coll. \u00ab Tel \u00bb, 1958, pp. 227-228.]]. Dans ce va et vient d\u2019une parole qui est diff\u00e9r\u00e9e, pr\u00e9t\u00e9e et que le sous-titrage rend commune, c\u2019est une pantomine qui est alors mise en sc\u00e8ne. Un jeu des corps en ballet o\u00f9 l\u2019expression du corps et la geste physique font \u00e9cho \u00e0 la parole organique. Images stylis\u00e9es \u00e0 l\u2019extr\u00eame o\u00f9 \u00e0 l\u2019unisson, les mains et les bras des servantes \u00e9crivent l\u2019esprit du langage, le chant a\u00e9rien des pens\u00e9es, la lutte des mots aussi quand les corps viennent \u00e0 choir. Images na\u00efves de Panthea prise de convulsions (tant amoureuses que physiques) \u00e9cumant une \u00ab chantilly \u00bb qui la prive de son chant amoureux. Elles, encore, images de partisans, un brassard rouge au bras, kalachnikov en bandouill\u00e8re&#8230; Image d\u2019ex\u00e9cution o\u00f9 le pistolet peint sur sc\u00e8ne, et la peinture dor\u00e9e recouvrant la main qui le tient, Castellucci souligne qu\u2019arme et main appartiendront pour toujours au m\u00eame meurtrier. Sc\u00e8nes que l\u2019on dirait sorties de quelques s\u00e9quences de cin\u00e9ma muet.<br \/>\nEt de regarder ces servantes comme les infirmi\u00e8res du langage, les petites s\u0153urs de la parole et de l\u2019\u00e9coute qu\u2019a perdues Emp\u00e9docle. De les surprendre aussi, dans la simplicit\u00e9 de la voix off qui est pure lecture et d\u00e9pouillement corporel, comme les ombres ou les avatars \u00e9ternellement ind\u00e9passables de l\u2019Emp\u00e9docle de Straub[[<em>La Mort d\u2019Emp\u00e9docle, ou Quand le vert de la terre brillera \u00e0 nouveau pour vous<\/em>, film de 1986 \u00e9crit \u00e0 partir de la premi\u00e8re version de <em>La Mort d\u2019Emp\u00e9docle<\/em> de Friedrich H\u00f6lderlin, tourn\u00e9 sur les pentes de l\u2019Etna et dans la Province de Ragusa, au sud de la Sicile.]] et Huillet, recourant au m\u00eame ton naturel et familier, sur-r\u00e9aliste quand elles forment un maul qui enfante des \u00eatres mis \u00e0 nus\u2026 Images de corps qui marquent une naissance insolite, \u00e9trang\u00e8re \u00e0 toutes images d\u2019Emp\u00e9docle, \u00e0 moins d\u2019en faire la m\u00e9taphore dont parlait Holderlin dans d\u2019autres textes, peut-\u00eatre celui de  La d\u00e9marche de l\u2019esprit po\u00e9tique o\u00f9 il est \u00e9crit que \u00ab l\u2019art et la nature, tels qu\u2019il les a connus autrefois et tels qu\u2019il les per\u00e7oit, ne parlent pas avant qu\u2019un langage n\u2019existe pour lui \u00bb[[\u00ab La D\u00e9marche de l\u2019esprit po\u00e9tique \u00bb]]. Prose qui se d\u00e9cline enfin dans les Hymnes d\u2019H\u00f6lderlin et notamment dans \u00ab F\u00eates de paix \u00bb, je cite : \u00ab C\u2019est la loi du destin, que chacun se d\u00e9couvre soi-m\u00eame ; au retour du silence, qu\u2019une langue naisse [\u2026] \u00bb[[\u00ab F\u00eates de paix \u00bb po\u00e8me qui figure dans \u00ab Hymnes \u00bb]].<br \/>\nUne image rare qui serait en quelques sorte, donc, celle de la renaissance par le langage, celle, donc, de la naissance du Langage\u2026 enfin accompli dans la proximit\u00e9 de ce monstre mythologique qu\u2019est Perseus GRS 1915-105 trou noir hurlant et imposant son enfer sonore\u2026<br \/>\nBlack box<br \/>\nLes servantes nues se sont retir\u00e9es. Avec elle, la parole et le gymnase qui bient\u00f4t ne sera plus que le terrain d\u2019un affrontement de forces et d\u2019\u00e9nergies \u00e9nigmatiques. Le blanc de la box est bient\u00f4t noir. Un rideau balaie d\u2019avant en arri\u00e8re fond de la sc\u00e8ne toute la surface du plateau. Un cheval mort appara\u00eet, dispara\u00eet. Au second passage, un ensemble de m\u00e9torites noires, sortes de boules de crystal parfaitement obscur comme l\u2019avenir qu\u2019on y lirait est pos\u00e9 sur le plateau. Mati\u00e8re inerte qui pourrait \u00eatre dite tumorale. Sorte  de pi\u00e8ces d\u2019\u00e9chec non sculpt\u00e9es pour une partie qui va commencer. Sorte de bulle d\u2019encre qui pr\u00e9figurerait l\u2019\u00e9criture. Esp\u00e8ces de petits noyaux atomiques arr\u00eat\u00e9s dans leur course qui appelle l\u2019id\u00e9e qu\u2019une fusion est en cours, \u00e0 venir, in\u00e9luctablement programm\u00e9e\u2026 Et bient\u00f4t, dans un tonnerre d\u2019\u00e9clairs lumineux, de fum\u00e9es lucif\u00e9riennes, dans un assaut de lumi\u00e8res flashantes au rythme d\u2019une canonade d\u00e9clench\u00e9e par une puissance sans \u00e9gal\u2026 MAIS DERRIERE LE RIDEAU, comme si un autre monde, au-del\u00e0 du th\u00e9\u00e2tre et de la sc\u00e8ne, mais convoqu\u00e9 par le th\u00e9\u00e2tre et la sc\u00e8ne, \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u0153uvre.<br \/>\nEt de penser, dans l\u2019instant de cet op\u00e9ra guerrier, cette ouverture aux \u00e9lans chaotiques, cette symphonie qui c\u00e9l\u00e8bre le d\u00e9sordre, que quelque chose est \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019\u0153uvre. Et qu\u2019une menace ext\u00e9rieure, mais \u00e0 peine \u00e9trang\u00e8re, est pr\u00e9sente, l\u00e0. Alors Castellucci, en un dernier mouvement qui va s\u2019\u00e9tirer dans un hors temps sonore et visuel, livrera trois \u00e9tats presque simultan\u00e9s. La black box pleine d\u2019une masse nuageuse noire s\u2019anime d\u2019un tourbillon infernal o\u00f9 un bref instant on distinguera une silhouette agitant un drapeau noir. Dans la black box, un visage androgyne aux dimensions aussi imposantes que celles du Salvator Mundi appara\u00eet. Les servantes nues se pr\u00e9sseront \u00e0 son endroit comme autant de lucioles qui disent l\u2019espoir pasolinien que commente Hubermann. Enfin, dans la fusion sonore du monstre st\u00e9llaire s\u2019entend (je crois) quelques mesure d\u2019un op\u00e9ra verdien. Je ne sais plus tr\u00e8s bien si c\u2019est Verdi, mais peut-\u00eatre lui, le r\u00e9volt\u00e9, plus qu\u2019un autre. Dans la dilatation du temps, celle de l\u2019image se fraie son chemin. Et le visage embl\u00e9matiquement serein finit par poss\u00e9der l\u2019aura dont le nuage tumultueux le privait. Et tout ce temps pris au chaos, les mots \u00ab ne me quitte pas \u00bb ont pass\u00e9 d\u2019une graisse \u00e0 une autre sur l\u2019\u00e9cran de surtitrage, au point que les mots dispara\u00eessent avant que le silence, brutalement, ne revienne \u00e0 la surface de tout le dispositif sc\u00e9nique. Et de regarder le visage de l\u2019androgyne derri\u00e8re le voile noir qui est en devant de sc\u00e8ne. Et d\u2019y voir, au moment o\u00f9 le spectateur est rendu \u00e0 la parole, un effet thimante qui, dans l\u2019histoire de la peinture et de la rh\u00e9torique, convoque le voile quand ce qui est intense et innommable ne trouve aucun mot.<br \/>\n\u00ab Au retour du silence, qu\u2019une langue renaisse \u00bb\u2026 rappelions-nous. Castelluci, dans le regard mourrant de la lumi\u00e8re (celle qui revient en salle n\u2019\u00e9claire rien, on le sait) qui reste sur le plateau abandonne sa grande \u0153uvre \u00e0 notre m\u00e9moire. Il faudrait un mot pour dire ce que fut ce temps intense. C\u2019est en portugais que je trouve le moyen de nommer le sentiment qui est le mien \u00e0 cet instant pr\u00e9cis et qui durera, je le sais. \u00ab Saudades \u00bb \u00e9crit Pessoa quand il essaie d\u2019approcher les fronti\u00e8res de la m\u00e9lancolie, de la nostalgie, de l\u2019\u00eatre loin\u2026 Saudades est le mot qui d\u00e9signe pleinement une absence que l\u2019on regrette toujours.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A peine plus d\u2019un an apr\u00e8s Sur le concept de visage du fils de dieu, Romeo Castellucci, fid\u00e8lement accueilli par Vincent Baudriller et Hortense Archambault, revient au Gymnase Aubanel avec The Four Seasons Restaurant. Une \u0153uvre forte qui magnifie le langage, et l\u2019art, applaudit par un public encore trop timide. Faut-il rappeler qu\u2019applaudir c\u2019est aussi soutenir ce que d\u2019aucun menace\u2026 J\u2019aurais aim\u00e9 une d\u00e9monstration de puissance \u00e0 l\u2019endroit de cette \u0153uvre pour rappeler que le mot de \u00ab communaut\u00e9 \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-657","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/657","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=657"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=657"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}