


{"id":691,"date":"2012-07-13T17:44:00","date_gmt":"2012-07-13T15:44:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=691"},"modified":"2012-07-13T17:44:00","modified_gmt":"2012-07-13T15:44:00","slug":"comment-tomber-dans-langoisse","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/comment-tomber-dans-langoisse\/","title":{"rendered":"Comment tomber dans l&rsquo;angoisse?"},"content":{"rendered":"<p>&#8212;&#8211;<br \/>\n<em> <strong>La Nuit Tombe une fois de plus sur le festival d\u2019Avignon en ce 11 Juillet, il est 22h. Sous les vo\u00fbtes fraiches de la Chapelle des P\u00e9nitents Blancs, contrastant avec la chaleur \u00e9crasante de cette apr\u00e8s-midi, Guillaume Vincent nous livre sa premi\u00e8re cr\u00e9ation en tant qu\u2019auteur, La nuit tombe&#8230; Le choix de la Chapelle du P\u00e9nitent Blanc, salle limit\u00e9e en nombre de places, environ une centaine de si\u00e8ges, n\u2019est pas un choix op\u00e9r\u00e9 par hasard. Nous voici confin\u00e9s entre deux arcades. Les projecteurs sont \u00e9teints. Nous prenons place dans l\u2019obscurit\u00e9. Face \u00e0 nous, sur sc\u00e8ne, une grande fen\u00eatre. Par derri\u00e8re, la nuit est \u00e9voqu\u00e9e sur grand \u00e9cran couvrant ainsi toute la surface du fond de la sc\u00e8ne. De nombreux nuages gris traversent l\u2019\u00e9cran dans un rythme lent et ce de mani\u00e8re constante &#8230; En fond sonore, le bruissement du vent, qui se ressent sur la sc\u00e8ne par l\u2019ondulation silencieuse des rideaux. Un lit, une chaise, un miroir, un canap\u00e9, deux portes plac\u00e9es au fond de la sc\u00e8ne, le silence dans la salle\u2026 Et l\u2019histoire commence\u2026 Ou plut\u00f4t trois histoires, qui se croisent et s\u2019imbriquent dans une trame dramatique reliant les personnages entre eux et plus subtilement des objets. Susann, Wolfgang et deux s\u0153urs se partagent la chambre et pourtant ne se connaissent pas. Des temporalit\u00e9s diff\u00e9rentes se construisent et des situations des plus impr\u00e9vues se d\u00e9roulent. Leurs psychologies respectives se r\u00e9v\u00e8lent en toute intimit\u00e9, laissant place \u00e0 l\u2019ironie en m\u00eame temps que l\u2019effroi. A la mani\u00e8re de Barton Fink des fr\u00e8res Cohen, la chambre d\u2019h\u00f4tel devient le lieu de tous les possibles. Guillaume Vincent signe ici un renouveau dans la mise en sc\u00e8ne en s\u2019inspirant de traditions litt\u00e9raires fran\u00e7aises \u00e9voquant la psychologie et l\u2019imaginaire, mais se nourrissant \u00e9galement d\u2019\u0153uvres th\u00e9\u00e2trales \u00e9trang\u00e8res et surtout cin\u00e9matographies. Une simple chambre d\u2019h\u00f4tel. Un plongeon \u00e0 mi-chemin entre des tranches de vie presque ordinaires et des univers nous troublant les fronti\u00e8res du r\u00e9el.<\/strong> <\/em><br \/>\nDes influences diff\u00e9rentes \u00e0 la crois\u00e9e de l\u2019imaginaire<br \/>\nLa sensibilit\u00e9 acquise par le jeune auteur Guillaume Vincent pour des univers fantastiques faisant c\u00f4toyer ses personnages \u00e0 la mort, \u00e0 la temporalit\u00e9 et \u00e0 la psychologie, s\u2019est construite au fil de sa formation en th\u00e9\u00e2tre et cin\u00e9ma. Nourris au conservatoire par des auteurs  tels que Marivaux, Proust ou Shakespeare, il d\u00e9butera dans le th\u00e9\u00e2tre par de la mise en sc\u00e8ne avec \u00ab La Double inconstance \u00bb de Marivaux cr\u00e9e au cours de ses \u00e9tudes. Parall\u00e8lement il montera sur les planches sous la direction d\u2019Hubert Colas. Il s\u2019int\u00e9ressera particuli\u00e8rement aux contes d\u2019Andersen, un univers empreint de po\u00e9sies et de f\u00e9erie dans des th\u00e8mes \u00e9voquant la vie et la mort, la relation m\u00e8re et enfant. Des cin\u00e9astes comme Bresson, Fassbinder l\u2019am\u00e8neront \u00e0 explorer la psychologie des personnages et la mise en sc\u00e8ne cin\u00e9matographique. Au Th\u00e9\u00e2tre National de Strasbourg, en 2002, sa mise en sc\u00e8ne de l\u2019\u0153uvre de Virginia Woolf \u00ab Les vagues \u00bb lui ouvriront de nouvelles voies d\u2019investigation : \u00ab La sensation, un semblant de rapport direct avec l\u2019inconscient \u00bb[1]. La cr\u00e9ation de la compagnie MidiMinuit l\u2019am\u00e8ne \u00e0 s\u2019entourer d\u2019une \u00e9quipe, et plus particuli\u00e8rement d\u2019amis. Citons Nicolas Maury, qui joue ici le r\u00f4le de Wolfang et Marien Stoufflet ayant sign\u00e9e la dramaturgie de La nuit tombe\u2026 Avec d\u2019eux, il explore des textes plus contemporains et s\u2019ouvre \u00e0 de nouveaux horizons litt\u00e9raires et th\u00e9\u00e2traux. Il mettra en sc\u00e8ne deux mises en sc\u00e8nes de Jean-Luc Lagarce : \u00ab Nous les H\u00e9ros \u00bb qui fait r\u00e9f\u00e9rence au Journal de Kafka et \u00ab Histoire d\u2019Amour \u00bb, une trilogie intimiste \u00e0 travers le temps. Fervent admirateur des deux polonais Krystian Lupa et Tadeusz Kantor, il s\u2019inspirera de leur univers par l\u2019\u00e9vocation dans sa pi\u00e8ce de spectres et de la perception du temps\u2026 Nous pouvons \u00e9voquer \u00e9galement les lectures des sonates des spectres de Strinberg \u2026 En amont, les huit com\u00e9diens Francesco Calabrese, Emilie Incert Formentini, Florence Janas, Pauline Lorillard, Nicolas Maury, et Susann Vogel ont r\u00e9fl\u00e9chi ardemment sur des interpr\u00e9tations o\u00f9 ils se sentaient le plus \u00e0 l\u2019aise, notamment par des improvisations de leurs r\u00f4les. Plus qu\u2019une n\u00e9cessit\u00e9 pour Guillaume Vincent \u00ab Seul compte la relation entre l\u2019acteur et le r\u00f4le \u00bb[2].  Ainsi, la pi\u00e8ce s\u2019est co-construite avec l\u2019ensemble de la compagnie et a induit de nombreuses transformations entre le texte \u00e9dit\u00e9 [3] et la pi\u00e8ce pr\u00e9sent\u00e9e durant cette semaine en Avignon.<br \/>\nUn sc\u00e9nario construit en puzzle<br \/>\nLa premi\u00e8re histoire est racont\u00e9e \u00e0 rebours, nous faisans ainsi reculer dans le temps. Premi\u00e8re sc\u00e8ne, Susann entre, son enfant dans les bras. \u00ab Tu vis dans un monde qui n\u2019existe pas \u00bb. Ces premiers mots susurr\u00e9s \u00e0 l\u2019oreille de l\u2019enfant nous posent d\u2019embl\u00e9e le sc\u00e9nario incertain qui s\u2019en suivra tout au long de la pi\u00e8ce. La petite fille, install\u00e9e sur le lit, recroquevill\u00e9e, semble vivante et morte. Lorsqu\u2019elle la reprend dans les bras, on se demande si elle est vivante. L\u2019accent est mis sur cette ambig\u00fcit\u00e9 du personnage, \u00e0 savoir si c\u2019est  une petite fille r\u00e9elle ou une marionnette. Le jeu de lumi\u00e8re obscur op\u00e9r\u00e9 par Niko Joubert nous laisse dans cette incertitude, nous emp\u00eachant ainsi de visualiser en d\u00e9tail les traits de cette petite fille et de savoir si c&rsquo;est une vrai petite fille. Dans la second sc\u00e8ne, elle est repr\u00e9sent\u00e9e enceinte, aupr\u00e8s de son amant Mitya, que nous ne verrons d\u2019ailleurs jamais, fumant un p\u00e9tard, et r\u00e9pliquant des discours vulgaires et agressifs \u00e0 son encontre. Dans la sc\u00e8ne suivante, Susann n\u2019a pas de b\u00e9b\u00e9 dans le ventre mais r\u00eave d\u2019amour, croyant l\u2019avoir trouv\u00e9\u2026  La particularit\u00e9 de la sc\u00e9nographie se situe dans ce que Guillaume Vincent souhaite nous montrer ou nous cacher. Nous n\u2019entendons par exemple que la voix de Mitya, calfeutr\u00e9e derri\u00e8re le rideau de la douche de la salle de bain, plac\u00e9e au fond de la sc\u00e8ne. Cette salle de bain, o\u00f9 s\u2019enchainent des sc\u00e8nes d\u2019horreur et de myst\u00e8res. L\u2019eau du bain de la petite fille d\u00e9borde, les cris de la m\u00e8re l\u2019accompagnent, elle se rue dans la salle de bains. Elle semble noy\u00e9e seulement nous n\u2019en avons pas la certitude car son corps ne nous est pas montr\u00e9&#8230; Guillaume Vincent fait ici le choix de nous induire dans l\u2019incertitude en ne nous montrant que des bouts, des d\u00e9buts d\u2019actions. Ces univers font r\u00e9sonner les films d\u2019horreur comme Psychose.<br \/>\nD\u00e9s lors que Susann d\u00e9couvre sa petite fille dans la salle de bain, elle dispara\u00eet brutalement et surgit \u00e0 sa place le jeune Wolfgang. Le t\u00e9l\u00e9phone de Susann sonne, il r\u00e9pond. Ainsi des \u00e9l\u00e9ments propres \u00e0 chacun des personnages sont utilis\u00e9s par les autres personnages dans les sc\u00e8nes suivantes. Le coup de fil lui est adress\u00e9. Au bout de la ligne, une personne qu\u2019il ne conna\u00eet pas le questionne sur des actes r\u00e9pr\u00e9hensibles qu\u2019il aurait pu commettre. Il prend peur. Puis des \u00e9v\u00e9nements surnaturels, voire fant\u00f4matiques se passent. La porte de la salle de bain claque toute seule. Il se retrouve enferm\u00e9 \u00e0 cl\u00e9 dans la chambre d\u2019h\u00f4tel. Il repr\u00e9sente certainement le personnage le plus complexe de la pi\u00e8ce. Il est repr\u00e9sent\u00e9 dans une temporalit\u00e9 complexe faite de bonds dans le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et le futur. On le voit tant\u00f4t jeune adulte, tant\u00f4t enfant. Par ailleurs, il passe du r\u00eave \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une seconde \u00e0 l\u2019autre. Son fr\u00e8re mort, l\u2019entraine dans des suspicions, des travers\u00e9es vers l\u2019au-del\u00e0. Sa m\u00e8re participe \u00e0 cet \u00e9lan. Le fant\u00f4me du fr\u00e8re est ici perceptible, il est \u00e9voqu\u00e9 \u00e0 la fin de la pi\u00e8ce sous la forme d\u2019une marionnette. Wolfgang aura d\u2019ailleurs le destin le plus tragique de la pi\u00e8ce. Il finira pendu \u00e0 un crochet de la salle de bain sous nos yeux. Une vue difficilement supportable pour certains spectateurs qui pr\u00e9f\u00e9reront quitter la salle.<br \/>\nLa troisi\u00e8me et derni\u00e8re histoire est beaucoup plus lin\u00e9aire. Deux demi-s\u0153urs arrivent dans cette m\u00eame chambre d\u2019h\u00f4tel, pour le mariage de leur p\u00e8re. Une est gourmande, pleine de vie, et a pour souhait le plus cher de tomber enceinte. L\u2019autre est maigrichonne, pensive, associant souvent la mort \u00e0 son quotidien. Son discours fait transparaitre du d\u00e9go\u00fbt de soi. Elle n\u2019aime visiblement pas ce qu\u2019elle repr\u00e9sente. Leur psychologie est \u00e9galement mise \u00e0 rude \u00e9preuve. L\u2019une affrontera la dure r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un mariage paternelle rat\u00e9e et d\u2019une famille \u00e9clat\u00e9e tandis que l\u2019autre sera confront\u00e9e \u00e0 un amour passionnel dont elle ne saisit pas le sens, ni le devenir \u00e9tant convaincue qu\u2019elle est \u00ab pourrie \u00bb en elle.<br \/>\nDes r\u00e9sonnances se font entre les histoires. La s\u0153ur maigrichonne de la troisi\u00e8me histoire devient Suzann. Wolgang complote avec la mari\u00e9e du p\u00e8re des deux s\u0153urs. Par ailleurs leurs accessoires de sc\u00e8ne se mutualisent et servent \u00e0 l\u2019un ou l\u2019autre, dans des objectifs diff\u00e9rents. Les trois histoires ont des narrations finalement tr\u00e8s simples et un langage actuel. L\u2019attitude de certains personnages est caricaturale, ce qui contraste avec les tableaux sombres et angoissants install\u00e9s dans chacune des sc\u00e8nes. Guillaume Vincent opte ici pour un \u00ab th\u00e9\u00e2tre de situation \u00bb tel qu\u2019il le nomme plus que d\u2019un th\u00e9\u00e2tre qui exalterait les langues. Ceci en pla\u00e7ant particuli\u00e8rement la psychologie des personnages au c\u0153ur de la dramaturgie.<br \/>\nLes personnages interpr\u00e8tent leurs r\u00f4les en diff\u00e9rents langues : le fran\u00e7ais, l\u2019allemand, le russe et l\u2019italien. Ainsi cette chambre d\u2019h\u00f4tel symbolise un lieu de passage, o\u00f9 se succ\u00e8dent les personnes et les origines. Elle peut aussi bien se trouver en Russie, qu\u2019en France. Elle peut aussi bien \u00eatre en campagne qu\u2019en ville. Dans chacune des sc\u00e8nes, des bruits ext\u00e9rieurs \u00e0 la chambre viennent \u00e9voqu\u00e9s un lieu diff\u00e9rent: Avions de guerre, bruit de foules, manifestations violentes. Le spectateur peut alors s\u2019imaginer que la sc\u00e8ne se passe en plein centre ville dans des mouvements r\u00e9volutionnaires. Puis, de la neige tombe par derri\u00e8re les fen\u00eatres, sous un ciel noir et vide d\u2019immeubles et de construction. On imagine d\u2019avantage que l\u2019h\u00f4tel se situe en campagne, \u00e9loign\u00e9 du paysage urbain. Des sons particuliers et plus reposant aussi apparaissent : des chants oiseaux, une musique de mariage&#8230; Autant d\u2019antith\u00e8ses qui renforcent un climat d\u2019incertitude et d\u2019impr\u00e9vus. Cette ouverture spacio-temporelle dote la pi\u00e8ce d\u2019univers similaires aux contes d\u2019Andersen. Au travers de la fen\u00eatre, les paysages se succ\u00e8dent passant du lumineux \u00e0 l\u2019\u00e9toil\u00e9, \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9 simple de la nuit.<br \/>\nDes costumes simples \u00e0 l\u2019exag\u00e9ration, des bruits que nous n\u2019entendons pas habituellement dans des chambres d\u2019h\u00f4tel \u2026 La mise en sc\u00e8ne est aussi subtile que le texte. Il peut \u2013 \u00eatre pr\u00e9f\u00e9rable de lire le texte en amont pour aller au del\u00e0 de cette narration Puzzle et ainsi d\u2019observer avec plus d&rsquo;attention la mise en sc\u00e8ne inventive qui nous ait propos\u00e9 ici.<br \/>\nDu 10 au 18 Juillet \u00e0 17h et 22h, le 14 \u00e0 17h et 23h<br \/>\nChapelle des P\u00e9nitents Blancs \u2013 Dur\u00e9e : 1h55<br \/>\n[1] Interview r\u00e9alis\u00e9e par Emmanuelle Bouchez, T\u00e9l\u00e9rama n\u00b03260<br \/>\n[2] Interview r\u00e9alis\u00e9e par Emmanuelle Bouchez, T\u00e9l\u00e9rama, n\u00b03260<br \/>\n[3] La nuit tombe\u2026, Vincent Guillaume, Editions Actes Sud, 2012<\/p>\n<hr \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;&#8211; La Nuit Tombe une fois de plus sur le festival d\u2019Avignon en ce 11 Juillet, il est 22h. Sous les vo\u00fbtes fraiches de la Chapelle des P\u00e9nitents Blancs, contrastant avec la chaleur \u00e9crasante de cette apr\u00e8s-midi, Guillaume Vincent nous livre sa premi\u00e8re cr\u00e9ation en tant qu\u2019auteur, La nuit tombe&#8230; Le choix de la Chapelle du P\u00e9nitent Blanc, salle limit\u00e9e en nombre de places, environ une centaine de si\u00e8ges, n\u2019est pas un choix op\u00e9r\u00e9 par hasard. Nous voici confin\u00e9s entre<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-691","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/691","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}