


{"id":701,"date":"2012-07-10T18:01:00","date_gmt":"2012-07-10T16:01:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=701"},"modified":"2012-07-10T18:01:00","modified_gmt":"2012-07-10T16:01:00","slug":"les-chaussettes-de-larchi-duchesse","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/les-chaussettes-de-larchi-duchesse\/","title":{"rendered":"Les chaussettes de l&rsquo;archi-Duchesse"},"content":{"rendered":"<hr \/>\n<p><em> <strong>Avec Meine Faire Dame. Ein Sprachlabor, Christoph Marthaler s\u2019intercale dans l\u2019histoire des mythes du cin\u00e9ma hollywoodien, au moment o\u00f9 ceux-ci s\u2019affrontent au d\u00e9veloppement de la t\u00e9l\u00e9vision, dans les ann\u00e9es 50. Moment de crise de la Com\u00e9die musicale donc o\u00f9 My Fair Lady, tourn\u00e9 par Georg Cukor en 1964, peut appara\u00eetre comme le chant du cygne d\u2019une \u00e9poque et d\u2019un \u00ab genre \u00bb. Salle Ved\u00e8ne, c\u2019est sur ces ruines, que Marthaler livre une cr\u00e9ation dr\u00f4latique, clownesque et lyrique. Une sorte de com\u00e9die d\u00e9jent\u00e9e d\u00e9livr\u00e9e par des interpr\u00e8tes tout \u00e0 la fois habit\u00e9s et distanci\u00e9s. Ou quand la gr\u00e2ce appara\u00eet dans la farce.<\/strong> <\/em><br \/>\nDe Shaw et de Cukor\u2026 avant Marthaler<br \/>\nDe Meine Faire Dame propos\u00e9 par Marthaler, il y a, \u00e0 n\u2019en pas douter, de quoi contenter un groupe de chercheurs universitaires en \u00ab adaptation \u00bb, en \u00ab transposition \u00bb, en \u00ab hypotexte \u00bb, en \u00ab traduction \u00bb&#8230; De quoi nourrir un p\u00f4le d\u2019excellence (Labex) et r\u00e9pondre \u00e0 un programme blanc de l\u2019ANR o\u00f9 le programme de recherche alliant : des historiens sp\u00e9cialistes du XIX et de la condition f\u00e9minine, des chercheurs en anthropologie (notamment en architecture londonienne post-victorienne), des comparatistes en dramaturgie anglophone et encyclop\u00e9distes du th\u00e9\u00e2te irlandais ayant \u00e9tabli un corps qui irait de Shaw en passant par Synge jusqu\u2019\u00e0 Beckett, des chercheurs en cin\u00e9ma hollywoodien et th\u00e9oriciens du Queer, des doctorants en linguistique phon\u00e9tique du globish et de l\u2019english\u2026 permettrait d\u2019\u00e9tudier ce qui constitue le patrimoine europ\u00e9en, la culture occidentale, les arts d\u2019aujourd\u2019hui\u2026<br \/>\nUn \u00e9tudiant passionn\u00e9 pourrait faire l\u2019\u00e9tude des \u00ab chapeaux \u00bb qui, du XIX \u00e0 aujourd\u2019hui, sont encore le signe de quelque chose, \u00e0 Deauville ou dans les lieux couronn\u00e9s. Une doctorante du MLF pourrait, elle, se livrer \u00e0 une \u00e9tude compar\u00e9e d\u2019Hedda Gabbler, Nora et Eliza. Un h\u00e9l\u00e9niste s\u2019inqui\u00e9terait des m\u00e9tamorphoses de Pygmalion dans la litt\u00e9rature occidentale\u2026 Quand un \u00e9tudiant d\u2019arts du spectacle prendrait la proposition de Marthaler pour une invitation \u00e0 faire un m\u00e9moire sur le corps lyrique et chor\u00e9graphique.<br \/>\nL\u2019universit\u00e9 d\u2019\u00e9t\u00e9 d\u2019Avignon proposerait un cycle de conf\u00e9rences sur la variation du conte et autres histoires merveilleuses. Au programme Cendrillon et Eliza : De la victime anonyme \u00e0 l\u2019\u00e9lue des dieux. Journ\u00e9e 2 : Higgins, mentor ou maquereau. Journ\u00e9e 3 : Le p\u00e8re d\u2019Eliza, un polonius qui s\u2019ignore. Journ\u00e9e 4 : Rupture des codes th\u00e9\u00e2traux : le mariage de Freddy et Eliza. Journ\u00e9e 5 : Shaw, Cukor, Marthaler versus th\u00e9\u00e2tre, cin\u00e9ma, lyrique. Journ\u00e9e 6 : apparence et transparence dans le discours. Journ\u00e9e 7 : Comment sortir l\u2019Ego de l\u2019\u00e9gout. Journ\u00e9e 8 : Education et prostitution. Etc.<br \/>\nQuand George Bernard Shaw \u00e9crit Pygmalion au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle, il ne livre pas moins qu\u2019une fable aux divers enjeux qui viennent contrarier l\u2019id\u00e9e que le d\u00e9terminisme sociale est la seule donn\u00e9e qui agit le sujet. 5 actes r\u00e9gl\u00e9s par le hasard, l\u2019apprentissage, la soumission, la lutte des classes et la libert\u00e9\u2026 pourraient suffire \u00e0 synth\u00e9tiser l\u2019histoire de la fleuriste Eliza Dodittle, rencontrant sous le d\u00e9luge, \u00e0 Covent Garden, le professeur en linguistique Henry Higgins et son ami le colonel Pickering, avant qu\u2019elle n\u2019\u00e9pouse Freddy l\u2019aristo d\u00e9sargent\u00e9.<br \/>\nDe la rue \u00e0 l\u2019appartement cossu de Wimpole Street o\u00f9 Eliza se retrouve comme un rat de laboratoire, du parl\u00e9 vulgaire \u00e0 la parole articul\u00e9e, de la conscience du monde tel qu\u2019il est \u00e0 la conscience de la place qu\u2019on y occupe, de la fleuriste qui rel\u00e8ve le pari de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 la \u00ab princesse \u00bb que tout le monde reconna\u00eetrait\u2026 Pygmalion proc\u00e8de d\u2019un r\u00e9cit scrutant le champ social o\u00f9 le th\u00e9\u00e2tre de Shaw pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 tout aussi bien comme une pi\u00e8ce documentaire que comme une com\u00e9die satirique. Une pi\u00e8ce, encore, qui exasp\u00e9rera la critique, laquelle d\u00e9sapprouve le mariage d\u2019Eliza (personnage principal) avec Freddy (personnage secondaire). Ce qui, au regard de r\u00e8gles qui sont sans cesse d\u00e9pass\u00e9es par la communaut\u00e9 th\u00e9\u00e2trale, n\u2019est rien moins qu\u2019une contrari\u00e9t\u00e9 du formalisme qui guette le th\u00e9\u00e2tre et sa pratique.<br \/>\nEn 1964, Cukor qui s\u2019empare du texte de l\u2019irlandais, aura au moins deux raisons de s\u2019y attacher. La premi\u00e8re veut que le r\u00e9alisateur porte un int\u00e9r\u00eat \u00e0 la repr\u00e9sentation de la femme dans le champ social et qu\u2019Eliza en est l\u2019un des signes. La seconde, plus strat\u00e9gique par rapport \u00e0 la crise qui frappe les studios d\u2019Hollywood, exige de nouvelles histoires, l\u00e0 o\u00f9 le western des ann\u00e9es 50 et les claquettes en appartement de Fred Aster et Roggers (ann\u00e9es 30) ne ravissent plus le spectateur. Le petit \u00e9cran est pass\u00e9 par l\u00e0, et si l\u2019on est encore loin de West Side Story, il faut renouveler un genre.<br \/>\nAudrey Hepburn, en Eliza ; Rex Harrison, en Henry Higgins, Stars, seront d\u00e8s lors les vedettes qui pr\u00eateront leur aura au film de Cukor qui proc\u00e8de d\u2019une r\u00e9\u00e9criture de la pi\u00e8ce de Shaw. Com\u00e9die musicale oblige, les parties chant\u00e9es alternent avec les espaces monologu\u00e9s, les mouvements chor\u00e9graphiques et dans\u00e9s s\u2019ajoutent \u00e0 une gestuelle plus neutre. Le flou de l\u2019image est r\u00e9current pour donner \u00e0 voir les pens\u00e9es int\u00e9rieures d\u2019Eliza. Chez Cukor, Le costume (robes et chapeaux) est l\u2019indice de la mutation sociale et les plans (rues ou appartements) augmentent les traits d\u2019une transformation physique. La richesse des d\u00e9cors, les sc\u00e8nes d\u2019anthologie (celle du champ de course), un jeu enjou\u00e9, les cocasseries linguistiques\u2026 marqueront les m\u00e9moires.<br \/>\n8 Oscars viennent r\u00e9compenser ce film consid\u00e9r\u00e9 comme la plus \u00ab grande com\u00e9die musicale \u00bb qui s\u2019inscrit, d\u00e9sormais, dans la cat\u00e9gorie des chefs d\u2019\u0153uvre. Les rois et reines qu\u2019\u00e9taient Hepburn et Harrison gagnent l\u2019\u00e9tat de divinit\u00e9.<br \/>\nHollywood pass\u00e9 par-l\u00e0, on en oublierait presque qu\u2019au-del\u00e0 d\u2019interpr\u00e8tes qui cr\u00e8vent l\u2019\u00e9cran et rayonnent de mille feux, la pi\u00e8ce de Shaw soulignait des enjeux s\u00e9mantiques qui sont bien loin d\u2019\u00eatre exclusivement valables pour le seul d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle.<br \/>\nAu le\u00e7on du professeur, au naturel de son \u00e9l\u00e8ve, des \u00ab bas-fonds \u00bb aux \u00e9tages sup\u00e9rieurs de la soci\u00e9t\u00e9, de l\u2019anonymat populaire \u00e0 la reconnaissance princi\u00e8re\u2026 Pygmalion ou My Fair Lady rappelle que l\u2019\u00e9ducation versus l\u2019int\u00e9gration n\u2019est pas une fin en soi. Ou disons que la ma\u00eetrise des codes, ou leur imitation, n\u2019est pas suffisante pour oublier ce que l\u2019on est et ce que l\u2019on veut. Qu\u2019une t\u00eate bien faite, disponible pour accueillir un savoir, ne signifie pas une raison d\u00e9faite de son d\u00e9sir inali\u00e9nable. Qu\u2019un sujet ayant un \u00ab quant \u00e0 soi \u00bb n\u2019est pas r\u00e9ductible au regard des autres. Qu\u2019une femme ayant une pens\u00e9e de ce qu\u2019elle est n\u2019est pas une \u00ab Girls \u00bb que l\u2019on peut man\u0153uvrer\u2026 Bref, un ensemble de th\u00e8mes qui permettent d\u2019\u00e9tablir que le renoncement n\u2019est pas exclusivement tragique, mais qu\u2019il participe pleinement d\u2019une conscience enfin n\u00e9e et d\u2019une libert\u00e9 gagn\u00e9e.<br \/>\nChez Marthaler\u2026 l\u2019art en libert\u00e9<br \/>\nTout doit dispara\u00eetre ou presque\u2026 serait-on tent\u00e9 de dire, si par touches transpos\u00e9es tout n\u2019\u00e9tait pas finalement ici recompos\u00e9. Dans un d\u00e9cor de laboratoire de langue o\u00f9 les cabines audio sont autant de box pour jeunes poulains \u00e0 d\u00e9bourrer, sous l\u2019\u00e9cran LCD d\u00e9volu \u00e0 la communication publicitaire et au zapping, au milieu d\u2019un espace o\u00f9 un escalier moderne figure le territoire dramatique de toutes les trag\u00e9dies exsitencielles, en compagnie d\u2019un pianiste fou et d\u2019un organiste migraineux ne supportant plus les sons \u00e9clectiques des intruments \u00e9lectriques (c\u2019est Frankenstein qui a eu sa dose de foudre : \u00e9lectricit\u00e9 statique), devant une porte vitr\u00e9e dont on ne sait si c\u2019est une issue de secours ou l\u2019entr\u00e9e des pissoti\u00e8res, devant un pupitre comme devant les commandes informatiques d\u2019une rampe de lancement\u2026 toute la sc\u00e9nographie de Marthaler se regarde \u00e0 l\u2019aune d\u2019un changement d\u2019\u00e9chelle, voire un changement de braquet o\u00f9 tout p\u00e9dalera \u00e0 l\u2019envers du bon sens, de la logique, de l\u2019attendu\u2026 entre p\u00e9dalage (en danseuse) et r\u00e9trop\u00e9dalage ( ?), quel dr\u00f4le de petit v\u00e9lo trotte donc dans la t\u00eate de Marthaler, sinon un tandem qui le place dans un peloton o\u00f9 il fait \u00e9quipe avec les pens\u00e9es du professeur cyclop\u00e8de (alias Desproges dont on aimait tant le rapport ludique \u00e0 la langue). M\u00e9taphore cycliste, en cette p\u00e9riode de tour de France, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans influencer la litt\u00e9rature et notamment Jarry.<br \/>\nDe la salle de Ved\u00e8ne, on pr\u00e9tendra donc que c\u2019\u00e9tait, ce soir, un quartier g\u00e9n\u00e9ral pour dissident du discours officiel, un laboratoire clandestin pour chercheurs azimut\u00e9s, une cave c\u00e9leste o\u00f9 r\u00e9appara\u00eetraient les danseurs, rimeurs chanteurs de Saint Germain, une clinique hospitali\u00e8re pour d\u00e9pressifs oubli\u00e9s, le camp retranch\u00e9 d\u2019une famille ubuesque, l\u2019appartement hlm des frappadingues, une couveuse de sons galactiques aux prises avec les tympans atomis\u00e9s, une bergerie de doux dingues en goguette, un atelier oulipien\u2026<br \/>\nMeine Faire Dame est donc pour commencer un lieu, un espace, un territoire difficilement identifiable par la nature m\u00eame qu\u2019ici, l\u2019ad\u00e9quation entre le lieu et l\u2019activit\u00e9 qui s\u2019y donne, est mouvante, changeante et du coup branlante. Espace de folies donc qui tiennent \u00e0 l\u2019activit\u00e9 des locataires qui s\u2019y meuvent et y vivent. Groupe curieux, d\u00e9pareill\u00e9, et en rupture d\u2019harmonie. Membres d\u2019une secte sans objet transcendant. Patients asilaires en attente d\u2019une r\u00e9mission d\u2019\u00e9missions sonores. Colons en vacances ayant perdu leur guide. Concalescents fragiles en rupture avec l\u2019avenir\u2026<br \/>\nMeine Faire Dame est donc simultan\u00e9ment un ensemble de personnages haut en couleurs d\u00e9lav\u00e9es, en psychologies complexes et intriguantes. Une bande, en quelque sorte, de gens normaux aux comportements bizarres, acoutr\u00e9s \u00e0 la mode kiloshop, aux go\u00fbts vestimentaires prononc\u00e9s pour les couleurs, les tailles et les formes un rien d\u00e9pass\u00e9. Si une photo de famille devait \u00eatre prise, on penserait \u00e0 un photo-montage qui r\u00e9unirait sur un seul plan : un p\u00e8re c\u00e9r\u00e9bralement d\u00e9faillant, associ\u00e9 \u00e0 une femme d\u2019avant-hier, formant une famille recompos\u00e9e, ayant eu une flopp\u00e9e de moutards pr\u00e9coces en d\u00e9bilit\u00e9, pr\u00e9matur\u00e9s en constipation, introvertis en relation, sexuellement dangereux pour eux-m\u00eames et la masturbation, primairement rendus \u00e0 l\u2019\u00e9tat de no futur pour l\u2019humanit\u00e9, en passe d\u2019accueillir, dans le cadre d\u2019un regroupement familial ou par adoption, ce qui se fait de plus insolite pour l\u2019harmonie.<br \/>\nA Ved\u00e8ne, alors, en lieu et place d\u2019une communaut\u00e9 paranormale, \u00e0 la physionomie \u00e9paissie par quelques montures de lunettes s\u00e9cu, aux gestes d\u00e9cal\u00e9s et impr\u00e9visibles, aux d\u00e9placements d\u00e9boussolants et labyrinthiques\u2026 relevant du jeu de pistes sans fronti\u00e8re, c\u2019est un tableau pop-art, une fresque qui frise l\u2019antichronologie qui se d\u00e9ploie sur fond musical, lyrique, sonore, linguistique.<br \/>\nCar, dans ce d\u00e9dale mental et ce complexe c\u00e9r\u00e9bral, la folie de ce qui ne recouvre plus aucune explication dans la logosph\u00e8re, s\u2019organise dans la sonosph\u00e8re. La virelangue et le lyrique donnent ainsi \u00e0 ses enfants de la gouaille, la partition qui les met \u00e0 l\u2019endroit de la gr\u00e2ce humoristique, de l\u2019excellence du grotesque, de la maiestria du clownesque\u2026 Sans les priver, jamais, de la puissance de leurs voix, de la grandeur de leurs timbres, de la raret\u00e9 donc.<br \/>\nEt si la folie s\u2019empare des professeurs en linguistique et en phonologie, si Eliza est dilu\u00e9e en milles facettes, si une chatte cukorienne ou shawienne n\u2019y retrouvent pas leurs petits, pour autant elle adoptera ses animaux \u00e9tranges que sont les chanteurs lyriques. Peut-\u00eatre alors, dans un \u00e9quivalent fran\u00e7ais de ces exercices nomm\u00e9s \u00ab\u00a0Fourche-langue\u00a0\u00bb par Hag\u00e8ge, garderons-nous le souvenir de \u00ab\u00a0les chaussettes de l&rsquo;archi-duchesse\u00a0\u00bb qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 Eliza, avant qu&rsquo;elle ne rejette les honneurs pour privil\u00e9gier un honneur. Et qu&rsquo;au pays des hallucinations auditives, les images festives de Marthaler \u00e9taient autant d&rsquo;avertissements sonores qui nous pr\u00e9viennent que sans folie, ce monde risque \u00ab\u00a0le point mort\u00a0\u00bb. Expression presque finale qui, priv\u00e9e du mot de la fin, mais dans la proxmit\u00e9 du \u00ab\u00a0the end\u00a0\u00bb, fait de Meine Faire Dame, une sc\u00e8ne d&rsquo;espoir, un \u00e9pisode de lutte, une nouvelle internationale.<\/p>\n<hr \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec Meine Faire Dame. Ein Sprachlabor, Christoph Marthaler s\u2019intercale dans l\u2019histoire des mythes du cin\u00e9ma hollywoodien, au moment o\u00f9 ceux-ci s\u2019affrontent au d\u00e9veloppement de la t\u00e9l\u00e9vision, dans les ann\u00e9es 50. Moment de crise de la Com\u00e9die musicale donc o\u00f9 My Fair Lady, tourn\u00e9 par Georg Cukor en 1964, peut appara\u00eetre comme le chant du cygne d\u2019une \u00e9poque et d\u2019un \u00ab genre \u00bb. Salle Ved\u00e8ne, c\u2019est sur ces ruines, que Marthaler livre une cr\u00e9ation dr\u00f4latique, clownesque et lyrique. Une sorte de<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-701","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/701","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=701"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=701"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}