


{"id":713,"date":"2012-02-12T12:21:00","date_gmt":"2012-02-12T11:21:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=713"},"modified":"2012-02-12T12:21:00","modified_gmt":"2012-02-12T11:21:00","slug":"le-doigt-dhonneur-de-nora-la-poupee-cadeau","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/le-doigt-dhonneur-de-nora-la-poupee-cadeau\/","title":{"rendered":"Le doigt d\u2019honneur de Nora la poup\u00e9e cadeau"},"content":{"rendered":"<hr \/>\n<p><em> <strong>\u00c7a sent le sapin\u2026 expression un rien famili\u00e8re qui dit que \u00e7a puera bient\u00f4t la mort en cette p\u00e9riode de No\u00ebl o\u00f9 nous porte Maison de Poup\u00e9e. Au Th\u00e9\u00e2tre du Gymnase \u00e0 Marseille, Jean-Louis Martinelli pr\u00e9sentait Maison de Poup\u00e9e d\u2019Ibsen. Une mise en sc\u00e8ne contemporaine, o\u00f9 le divan d\u00e9pos\u00e9 en front de sc\u00e8ne, indique clairement que l\u2019on va autopsier les bo\u00eetes cr\u00e2niennes, les consciences\u2026Un peu plus de deux heures apr\u00e8s\u2026 et sous le charme d\u2019un bande d\u2019acteurs rompus \u00e0 l\u2019exercice th\u00e9\u00e2tral, Ibsen est bien notre contemporain.<\/strong> <\/em><br \/>\n<em> Ibsen notre contemporain<\/em><br \/>\nFin du XIX\u00e8me, en 1879, Ibsen livre Une Maison de Poup\u00e9e. L\u2019auteur des Revenants, du Canard sauvage, d\u2019Hedda Gabler, de Solness le Constructeur, de John Gabriel Borkman\u2026 Peer Gynt\u2026 Brand\u2026  est le grand auteur norv\u00e9gien de cette fin de si\u00e8cle qui a vu le th\u00e9\u00e2tre s&rsquo;europ\u00e9aniser. A ses c\u00f4t\u00e9s, on d\u00e9couvre Strindberg, Tchekhov, Maeterlinck\u2026 Le th\u00e9\u00e2tre, lui, dans ses mutations historiques, est pris entre esth\u00e9tique naturaliste et symboliste, entre th\u00e9\u00e2tre populaire et th\u00e9\u00e2tre d\u2019Art. Sous l\u2019influence de ces mouvements qui voient l\u2019affirmation du Drame, l\u2019\u00e9criture th\u00e9\u00e2trale rel\u00e8ve de nouveaux d\u00e9fis et s\u2019affranchit un peu plus des lois qui gouvernaient \u00e0 la structure des pi\u00e8ces. On \u00e9crit en Un acte afin de gagner en tension dramatique. On en finit avec le spectaculaire et les effets visuels pour privil\u00e9gier un th\u00e9\u00e2tre d\u2019oreille. C\u00f4t\u00e9 th\u00e9\u00e2tre, les salles \u00e0 l\u2019italienne sont concurrenc\u00e9es par de nouvelles architectures o\u00f9 le dispositif frontal modifie la r\u00e9ception et les hi\u00e9rarchies sociales. Les fables, elles, se nourrissent aussi des nouvelles sciences qui modifient la repr\u00e9sentation que l\u2019on se faisait du sujet. La psychanalyse naissante, entre autres, mais \u00e9galement un monde qui entre dans la modernit\u00e9 technique, viennent se heurter aux anciens dogmes.<br \/>\nEn Norv\u00e8ge, Ibsen revenu d\u2019exil, s\u2019est impos\u00e9 sur la sc\u00e8ne nationale et son \u0153uvre n\u2019est rien moins que le journal quotidien de ces mutations radicales o\u00f9, face aux conservatismes, dans un espace protestant et rigoureux, des individus pris dans ces glaces sociales, n\u2019en finissent pas d\u2019\u00eatre an\u00e9antis et ali\u00e9n\u00e9s. Soumis aux r\u00e8gles, aux h\u00e9ritages, \u00e0 un fonctionnement patriarcal\u2026 les personnages d\u2019Ibsen sont le reflet d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de contr\u00f4le, d\u2019un espace carc\u00e9ral qui n\u2019offrent d\u2019issues que la fuite, le suicide, la folie\u2026 Ecrivain d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 douloureuse et tragique, Ibsen fait ainsi le portrait de familles n\u00e9vros\u00e9es qui vivent le deuil de la volont\u00e9 pour endurer la servilit\u00e9. Construits sous la forme de sagas familiales, les personnages ibs\u00e9niens et ses pi\u00e8ces ob\u00e9issent tous \u00e0 la m\u00eame logique et \u00e0 la qu\u00eate revendiqu\u00e9e de leur auteur : \u00ab Comment \u00eatre soi-m\u00eame ? \u00bb<br \/>\nDans un monde gouvern\u00e9 par les int\u00e9r\u00eat financiers, dirig\u00e9 par les banques\u2026 Dans les familles arbitr\u00e9es par les p\u00e8res et autres maris\u2026 Ibsen aura vraisemblablement \u00e0 c\u0153ur de parler et de souligner le destin des victimes : les femmes, les enfants qui ne sont \u00e9pargn\u00e9s ni par la mort volontaire, ni par la folie h\u00e9r\u00e9ditaire ou gagn\u00e9e. Je me souviens de la mort du petit Eyolf entrant dans le lac froid\u2026 De la mort du nouveau-n\u00e9 dans les bras de Brand\u2026 Des illusions perdues de Peer Gynt courant dans les bois Troll pour \u00e9chapper \u00e0 une vie destin\u00e9e\u2026 De la solitude de Solness qui ne construira que sa d\u00e9ch\u00e9ance. Du suicide d\u2019Hedda Gabler dans la salle \u00e0 manger\u2026 De la claudication du banquier Borkman dans le grenier qui handicape ses h\u00e9ritiers\u2026 Et \u00e0 chaque fois, chez Ch\u00e9reau, chez Braunschweig, chez Bondy, chez Osterme\u00cfer \u2026 de ces d\u00e9cors et sc\u00e9nographies de la p\u00e9nombre, du bois dur, de la glace gagnant chaque centim\u00e8tre\u2026<br \/>\nFin XIX\u00e8me, un nouveau th\u00e9\u00e2tre est n\u00e9 qui nous met au plus pr\u00e8s de drames intimes. Comprenons bien, on parle d\u00e9sormais de ce que le th\u00e9\u00e2tre jusqu\u2019alors taisait.<br \/>\nMaison de Poup\u00e9e<br \/>\nNora aura \u00e9pous\u00e9 Torvald. L\u2019\u00e9pousant, elle est pass\u00e9e du statut de fille de son p\u00e8re \u00e0 celui de femme de son mari. Nora n\u2019existe qu\u2019\u00e0 travers leurs paroles d\u2019autorit\u00e9. \u00ab Femme de\u2026 \u00bb et \u00ab m\u00e8re de\u2026 \u00bb\u2026 la vie de Nora se r\u00e9sume \u00e0 \u00e7a. Torvald, lui, est l\u2019homme qui acc\u00e8de au rang social qui s&rsquo;incarne dans la visibilit\u00e9 du notable. Bient\u00f4t directeur de la banque qui lui donnera pignon sur rue, il endosse et chausse l\u2019ensemble des propri\u00e9t\u00e9s morales de son statut. Il devra \u00eatre irr\u00e9prochable. Autour d\u2019eux, amis et menaces gravitent. Le bonheur est fragile. Le docteur Rank est l\u2019ami jusqu\u2019au moment o\u00f9 il r\u00e9v\u00e8lera qu\u2019il pourrait \u00eatre l\u2019amant. Nora est un peu plus seule. Christine est l\u2019amie qui, de mani\u00e8re impr\u00e9visible, comme Oenone pour Ph\u00e8dre, trahit. Anne-Marie est la domestique\u2026 Elle est la fille-m\u00e8re, ayant abandonn\u00e9 son enfant, pour avoir une place dans cette soci\u00e9t\u00e9 qui la mena\u00e7ait d\u2019exclusion. Elle est tol\u00e9r\u00e9e. Enfin, il y a Krogstad\u2026 celui par qui le tragique est embray\u00e9. Celui qui vient faire chanter Nora. Moins le salop de service, que le double de Nora, qui cherche \u00e0 s\u2019en sortir en recourant aux m\u00e9canismes pervers que g\u00e9n\u00e8rent ces soci\u00e9t\u00e9s. Le tragique naturaliste est l\u00e0 en son entier. A l&rsquo;endroit d&rsquo;une sc\u00e8ne arr\u00eat\u00e9e au moment des f\u00eates  de No\u00ebl. Un petit monde joyeux, qui se r\u00e9jouit de l&rsquo;avenir et ignore son futur. Un bonheur falsifi\u00e9 par quelques secrets vit ses derni\u00e8res heures de qui\u00e9tude et d&rsquo;indiff\u00e9rence. A la diff\u00e9rence d&rsquo;Hedda Gabler, le suicide de Nora ne sera pas physique, mais social. Elle quittera le foyer parce qu&rsquo;elle ne pourra survivre \u00e0 ce qui lui r\u00e9v\u00e8le sa faute (une dette, une cr\u00e9ance contract\u00e9e, une signature usurp\u00e9e, un mensonge pieux&#8230;). Elle quittera le foyer parce que, comme le dit le \u00ab\u00a0petit oiseau chanteur\u00a0\u00bb, elle a attendu le Merveilleux et que Torvald, pris dans les apparences, les convenances&#8230; n&rsquo;a pu lui offrir. Ou l&rsquo;en a priv\u00e9, lui substituant l&rsquo;artificieux des f\u00eates mondaines qui d\u00e9guisent et travestissent un peu plus Nora dont la robe rouge de soir\u00e9e, \u00e0 grosses ceintures de mauvais go\u00fbt , entre autres, la pr\u00e9sente comme une Poup\u00e9e cadeau.<br \/>\nLe temps dramatique de Maison de Poup\u00e9e est donc le temps que Nora met \u00e0 prendre conscience qu\u2019elle doit vivre r\u00e9signer. C\u2019est le temps d\u2019un th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 la parole est le lieu d\u2019une exp\u00e9rience et d\u2019un apprentissage des rouages constricteurs de la bonne soci\u00e9t\u00e9. Nora qui quitte le foyer peut ainsi se lire comme un signe tragique (disparition d\u2019une famille) ou le signe d\u2019un espoir (pour le sujet) dont la fuite est le premier indice. Le temps de l\u2019\u00e9coute de ce drame aura \u00e9t\u00e9, lui, celui de la perception de hi\u00e9rarchies qui passent par le discours o\u00f9 l\u2019on saisit, tout au long du texte, que Nora n\u2019a d\u2019autres identit\u00e9s que celles qui la rapportent \u00e0 une \u00ab petite \u00bb chose, qui la confinent \u00e0 n\u2019\u00eatre qu\u2019une marionnette baptis\u00e9e de sobriquets et autres noms d\u2019oiseaux\u2026 O\u00f9 quand le discours amoureux, entre interrogatoire et pr\u00e9ceptes rappel\u00e9s sans cesse, est un discours qui organise les dominations et les rapports de forces. O\u00f9 quand la bienveillance se m\u00e2tine de surveillance. Ou quand les bras enla\u00e7ants sont une cha\u00eene inavou\u00e9e et les joutes amoureuses une partie de bras de fer permanent.<br \/>\nLe temps de l\u2019\u00e9coute Maison de Poup\u00e9e aura livr\u00e9 son lot de repr\u00e9sentations de pens\u00e9es misogynes, de formes convenues, de relations sociales attendues\u2026 Son flux de petites sc\u00e8nes de la vie pratique, en d\u00e9finitive, path\u00e9tique. Ou quand la respiration de l\u2019\u00eatre est subordonn\u00e9e \u00e0 l\u2019air que l\u2019autre veut bien lui laisser. Monde d&rsquo;asphyxie, et minutes d&rsquo;apn\u00e9e forment les eaux troubles de ces couples.<br \/>\n<em>La poup\u00e9e de Martinelli<br \/>\n<\/em><br \/>\nAdoss\u00e9 \u00e0 une for\u00eat blanche stylis\u00e9e fig\u00e9e par le givre, dans un int\u00e9rieur d\u2019appartement tapiss\u00e9 de lambris, derri\u00e8re la porte massive d\u2019un bureau qui demeure secret ou au c\u0153ur d\u2019un salon organis\u00e9 autour d\u2019un canap\u00e9\u2026 Martinelli offre aux acteurs qu\u2019il dirige une surface contemporaine o\u00f9 les figures ibs\u00e9niennes semblent plus proches dans leurs gestes, dans leurs v\u00eatements, dans l\u2019espace musical qui est convoqu\u00e9. Et chaque acteur sera au diapason d\u2019une partition r\u00e9gl\u00e9e sur la ma\u00eetrise du dialogue. Chaque acteur, dis-je, jouant plus ou moins \u00ab naturellement \u00bb ce monde de conventions au rythme d\u2019effets lumi\u00e8re qui seront le graduant de la d\u00e9liquescence qui s\u2019invite. A ce jeu-l\u00e0, Rank (Gr\u00e9goire Oestermann), enjou\u00e9, tout en \u00e9tant ce cadavre ambulant, oscille entre ton d\u00e9bonnaire et tragique d\u2019un clown triste. Son complice Torvald, avec lequel il forme un couple, lui, aura privil\u00e9gi\u00e9 (parce que son r\u00f4le l\u2019impose) la caricature. Homme-Ma\u00eetre, arriviste ou juste chanceux, Alain Fromager joue le niais. Face \u00e0 ces figures l\u00e9g\u00e8res, qui ne sont pas parfois sans \u00eatre gagn\u00e9es par une forme de gravit\u00e9, les personnages habill\u00e9s d\u2019une douleur qui les mutilent sont Laurent Gr\u00e9vill (Krogstad). Lui, aura adopt\u00e9 une raideur qui sied \u00e0 son \u00e9tat de paria malmen\u00e9 par une destin\u00e9e qu\u2019il n\u2019aura pas su contourner.<br \/>\n<em>Disons qu\u2019on leur reconna\u00eetra du m\u00e9tier.<\/em><br \/>\nReste Nora (Marina Fois : l\u2019autre personnage habill\u00e9 de douleur) et ce petit geste constant, p\u00e9renne, obsessionnel qui, tout au long de cette Maison de Poup\u00e9e, est comme le sympt\u00f4me de ce qu\u2019elle vit. Je veux parler de cet index qui vient \u00e0 la commissure des l\u00e8vres, et n\u2019en finit pas d\u2019obstruer sa bouche. Ce doigt qui vient sans arr\u00eat comme une sorte de mesure qu\u2019elle applique \u00e0 ce qu\u2019elle pourrait dire, peut dire, est en droit de dire. C\u2019est ce doigt que j\u2019ai regard\u00e9 ou qui m\u2019a interpell\u00e9. Cette fa\u00e7on que Marina Fois a, pour jouer et faire entendre Nora, trouv\u00e9 un geste. Un geste rare et identifiable, th\u00e9\u00e2tral, propre \u00e0 une actrice qui a su, juste par ce geste, indiquer la nature du conflit qui est en elle depuis son mariage. Et ce conflit n\u2019est autre que celui de la parole : le d\u00e9sir de parler refoul\u00e9, le d\u00e9sir de se faire entendre. Et simultan\u00e9ment, comme on pose l\u2019index au milieu de la bouche, cet index l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9cal\u00e9 r\u00e9v\u00e9lait son secret.<br \/>\nGeste r\u00e9current jusqu\u2019au moment o\u00f9 il dispara\u00eet quand, alors que Torvald lui \u00ab pardonne \u00bb ce qu\u2019elle est, elle d\u00e9cide de le quitter. L\u00e0, la disparition de ce geste fut sans doute, dans cette pi\u00e8ce bien faite, ce qui permettra au spectateur que je suis, de me souvenir de cette Maison de Poup\u00e9e.<br \/>\nCar ce geste qui soulignait le d\u00e9ficit d\u2019\u00eatre via une parole qui ne ressemble pas \u00e0 la pens\u00e9e, ce geste associ\u00e9 \u00e0 ses mimiques enfantines, \u00e0 son argumentation r\u00e9duite \u00e0 des effets de s\u00e9duction\u2026 disait explicitement l\u2019enjeu du texte d\u2019Ibsen. A l\u2019\u0153uvre, dans Maison de poup\u00e9e, il y a cette question r\u00e9currente de l\u2019infans. C\u2019est-\u00e0-dire, et ce mot le d\u00e9signe, cette facult\u00e9 du langage que l\u2019on ne poss\u00e8de pas encore. Facult\u00e9 qui fait d\u00e9faut, bien s\u00fbr \u00e0 l\u2019enfant. Mais qui est aussi le propre de l\u2019individu qui ne parle pas encore, qui ne poss\u00e8de pas encore le langage.<br \/>\nAussi Nora se regardait comme une femme infantilis\u00e9e, certes, mais \u00e0 travers cette infantilisation, ce que Marina Fois donnait \u00e0 voir et \u00e0 entendre, dans son phras\u00e9 si particulier et gr\u00e2ce \u00e0 ce geste, c\u2019est qu\u2019elle \u00e9tait priv\u00e9e du langage qui est le lieu m\u00eame de l\u2019\u00eatre.<br \/>\nSe retirant de ce foyer o\u00f9 l\u2019on parlait pour elle, o\u00f9 on lui disait comment parler\u2026 dans la p\u00e9nombre, et la neige qui volait l\u00e9g\u00e8rement sur le plateau, Nora la femme-enfant quittait le \u00ab concon \u00bb familial, en commen\u00e7ant \u00e0 savoir parler. Ou une mani\u00e8re pour elle de s&rsquo;\u00e9loigner de l&rsquo;humiliation, de retrouver une dignit\u00e9&#8230; un doigt d&rsquo;honneur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c7a sent le sapin\u2026 expression un rien famili\u00e8re qui dit que \u00e7a puera bient\u00f4t la mort en cette p\u00e9riode de No\u00ebl o\u00f9 nous porte Maison de Poup\u00e9e. Au Th\u00e9\u00e2tre du Gymnase \u00e0 Marseille, Jean-Louis Martinelli pr\u00e9sentait Maison de Poup\u00e9e d\u2019Ibsen. Une mise en sc\u00e8ne contemporaine, o\u00f9 le divan d\u00e9pos\u00e9 en front de sc\u00e8ne, indique clairement que l\u2019on va autopsier les bo\u00eetes cr\u00e2niennes, les consciences\u2026Un peu plus de deux heures apr\u00e8s\u2026 et sous le charme d\u2019un bande d\u2019acteurs rompus \u00e0 l\u2019exercice<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-713","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/713","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=713"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=713"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}