


{"id":722,"date":"2011-07-26T15:44:00","date_gmt":"2011-07-26T13:44:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=722"},"modified":"2011-07-26T15:44:00","modified_gmt":"2011-07-26T13:44:00","slug":"law-pieces-de-leroy-ou-sortie-de-doute","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/law-pieces-de-leroy-ou-sortie-de-doute\/","title":{"rendered":"Law pieces de Leroy\u2026 ou \u00ab sortie de doute \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>&#8212;&#8212;<br \/>\n<em> <strong>A la mani\u00e8re de Jean-Pierre Thibaudat qui n\u2019aura pas vu Mademoiselle Julie et se sera n\u00e9anmoins fendu d\u2019un papier critique \u00e0 l\u2019endroit de Juliette Binoche (qu\u2019il nomme \u00ab l\u2019Actrice \u00bb)\u2026 A la mani\u00e8re de Jean-Pierre Thibaudat que l\u2019on nommera \u00ab l\u2019Auteur \u00bb nous aurions pu \u00e9crire un article \u00e9voquant Low pieces de Xavier Leroy sans l\u2019avoir vu, sans m\u00eame l\u2019avoir entendu\u2026 pour la seule raison que le festivalier (que l\u2019on nommera la Rumeur) n\u2019en faisait pas l\u2019article, bien au contraire. Ainsi, \u00e0 la mani\u00e8re de l\u2019Auteur et de la Rumeur, il \u00e9tait envisageable de ne pas retenir le Low pieces de Xavier Leroy (que l\u2019on pourrait nommer \u00ab Et ta s\u0153ur \u00bb). Mais parce que nous ne sommes pas l\u2019Auteur, ni la Rumeur, nous avons donc \u00e9t\u00e9, au Gymnase du Lyc\u00e9e Mistral, voir \u00ab Et ta s\u0153ur \u00bb (je veux dire Low pieces ). Titre postiche, convenons-en, titre ou expression qui, dans le langage populaire, marque un d\u00e9saccord lequel exprime \u00ab qu\u2019il ne faut pas nous la faire \u00bb.<\/strong> <\/em><br \/>\nLa premi\u00e8re image est-elle toujours la bonne ?<br \/>\nLa premi\u00e8re image (comme la premi\u00e8re impression), sur sc\u00e8ne, est toujours l\u2019instant d\u2019un d\u00e9fi qui augure d\u2019une dialectique entre surface et profondeur. C\u2019est, en quelque sorte, toujours le d\u00e9but d\u2019un dialogue \u00e0 venir incertain qui attend d\u2019\u00eatre d\u00e9pass\u00e9. Ainsi, si l\u2019on peut attendre qu\u2019il y ait, via une forme artistique, un dialogue sc\u00e8ne\/salle, il est rare de s\u2019en contenter puisque ce qui est attendu au final, c\u2019est que l\u2019\u0153uvre invite \u00e0 un entretien avec soi-m\u00eame. Cet entretien, complexe et d\u00e9sir\u00e9, peut se nommer : trouble, r\u00e9flexion, conscience\u2026 Soit des espaces int\u00e9rieurs qui figurent l\u2019arri\u00e8re-cour d\u2019une cuisine c\u00e9r\u00e9brale o\u00f9 se produit une alchimie des id\u00e9es et des pens\u00e9es.<br \/>\nEn admettant que ce point est essentiel, le dialogue n\u2019est donc jamais une fin en soi et n\u2019est qu\u2019une des \u00e9tapes complexes d\u2019un processus qui conduit \u00e0 une forme de monologue int\u00e9rieur sensible. Quant aux formes du dialogue, pour autant qu\u2019il peut s\u2019agir dans sa configuration la plus simpliste d\u2019un \u00e9change de paroles entre deux personnes, il repose sur d\u2019autres modalit\u00e9s quand il s\u2019agit d\u2019une \u0153uvre qui croise un spectateur. Au vrai, le dialogue entre une \u0153uvre et un spectateur est bien souvent ind\u00e9pendant de la communication linguistique. Comprenons que la parole n\u2019est pas l\u2019\u00e9l\u00e9ment ou le fondement de celui-ci. Comprenons que la parole n\u2019est qu\u2019un des syst\u00e8mes sur lequel repose ce dialogue qui passe par un ensemble pluriel de processus. Et ce parce que la rencontre entre une \u0153uvre et un spectateur s\u2019inscrit dans un autre plan que celui qui sert de toile de fond au discours. Sans doute parce que devant l\u2019\u0153uvre, tout varie, \u00e0 commencer par l\u2019inscription de celle-ci dans l\u2019espace qui s\u2019ouvre \u00e0 un ensemble de virtualit\u00e9s. Espace plastique, espace sonore, espace po\u00e9tique, espace esth\u00e9tique, espace imaginaire\u2026 sont ainsi quelques-uns des espaces qu\u2019occupera l\u2019\u0153uvre et que d\u00e9couvrira le spectateur; le changement ou la r\u00e9v\u00e9lation de ces espaces modifiant le rapport que nous entretenons au discours auquel on substitue la notion de \u00ab langage \u00bb. C&rsquo;est-\u00e0-dire, et comprenons de quoi il retourne quand on dit \u00ab langage \u00bb, un territoire o\u00f9 la domination de la parole et la sup\u00e9riorit\u00e9 du discours s\u2019estompent, voire s\u2019effacent. De ce langage, qui ne nous est pas \u00e9tranger mais s\u2019insinue sous des formes nouvelles, disons qu\u2019il vient au hasard de la sensibilit\u00e9 mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Ainsi, c\u2019est moins la parole telle que nous le connaissons habituellement qui vient \u00e0 se manifester, qu&rsquo;un langage augment\u00e9 de particules : sensations soudaines, association d&rsquo;images, registres multiples, mots isol\u00e9s, lambeaux de phrases, syntaxes disloqu\u00e9es, flux de t\u00e2ches de couleurs, souvenirs impr\u00e9visibles, repr\u00e9sentations inattendues, effets intensifs\u2026 qui vient \u00e0 se former, de mani\u00e8re difforme.<br \/>\nLa rencontre d\u2019une \u0153uvre avec un spectateur est ainsi l\u2019instant d\u2019un \u00ab dialogue \u00bb qui \u00e9merge de mani\u00e8re impromptue. C\u2019est une sorte de brouillon ou de buvard des pens\u00e9es. Et c\u2019est au vrai ce qui constitue ce \u00ab dialogue \u00bb qui ne peut \u00eatre adress\u00e9 \u00e0 l\u2019autre, pour la seule raison qu\u2019il est une masse informe de sensations vives, sans lien avec la grammaire qui gouverne \u00e0 la communication. Et d\u2019ajouter que ce \u00ab langage \u00bb entretient avec le jeu un rapport \u00e9troit o\u00f9 chaque manifestation s\u2019entend et se sent comme un jeu hors r\u00e8gle de la raison. En pour cela, il est indisponible et tr\u00e8s rarement partageable puisqu\u2019il est le propre du sujet qui, \u00e0 cet instant, s\u2019entretient avec la puissance du langage, lequel rappelle son rapport distendu vis-\u00e0-vis des puissances de la raison.<br \/>\nLes \u00e9tapes de la conversion du regard<br \/>\nQuelques tableaux plus loin\u2026 Quelques tableaux \u00ab hybrides \u00bb plus loin apr\u00e8s que Xavier Leroy a expos\u00e9 la nudit\u00e9 des interpr\u00e8tes via une s\u00e9rie de motifs plus ou moins figuratifs et abstraits, la sc\u00e8ne aura \u00e9t\u00e9 le territoire d\u2019une alternance de s\u00e9quences lumi\u00e8res et de s\u00e9quences noires. Rythme binaire s\u2019il en est o\u00f9 le noir (ou le plein feu) : sorte de virgule ou de ponctuation, s\u2019intercale dans des espaces ralentis, l\u00e0 o\u00f9 le mouvement tient d\u2019abord \u00e0 une sorte de pesanteur. S\u00e9rie de tableaux o\u00f9 les corps blanchis par la lumi\u00e8re en limite de la surexposition mettaient ceux-ci en relief via des postures prises au registre min\u00e9ral, v\u00e9g\u00e9tal et animal. S\u00e9rie d\u2019amalgames ou d\u2019unicat qui faisait de chaque tableau un \u00e9v\u00e9nement ind\u00e9pendant.<br \/>\nEnchev\u00eatr\u00e9, isol\u00e9, en qu\u00eate de l\u2019autre, dispos\u00e9 au plus pr\u00e8s du sol, rampant, marchant \u00e0 quatre pattes, allong\u00e9, arr\u00eat\u00e9 longuement\u2026 le corps, chez Xavier Leroy, semble pris dans une forme d\u2019inertie qui, pour autant qu\u2019elle lui enl\u00e8ve le saut, le bond, la geste virtuose\u2026 ne lui interdit jamais d\u2019\u00eatre l\u2019espace d\u2019une partition ma\u00eetris\u00e9e o\u00f9 le geste est l\u2019objet d\u2019un calcul millim\u00e9trique. Un peu comme si Xavier Leroy travaillait \u00e0 une \u00e9chelle chor\u00e9graphique r\u00e9duite o\u00f9 le d\u00e9tail et la nuance seraient le r\u00e9sultat d\u2019une tension lente, d\u2019une m\u00e9canique d\u00e9li\u00e9e, d\u2019une arithm\u00e9tique d\u00e9compos\u00e9e. Un peu comme si, Low pieces \u00e9tait l\u2019expression d\u2019un renoncement ou d\u2019un d\u00e9veloppement qu\u2019il faut saisir en ces plis, en ces recoins, en son furtif, \u00e0 m\u00eame un alphabet pauvre. Low pieces s\u2019\u00e9tire ainsi au gr\u00e9 de temps volontairement d\u00e9velopp\u00e9s, de temps infiniment longs privil\u00e9giant l\u2019\u00e9tude et l\u2019observation de fragments qui ne sont pas dans\u00e9s, mais chor\u00e9graphi\u00e9s. C\u2019est-\u00e0-dire mis en forme, et mis en relief par la lumi\u00e8re et les intervalles noirs. Tableaux terrestres qui reposent, en d\u00e9finitive, sur une sorte d\u2019hypnose ou de rythmes zen annon\u00e7ant \u00e9ventuellement un lien c\u00e9leste, Low pieces est fait de stations c\u00e9r\u00e9brales, de poses existentielles, d\u2019instants hors temporalit\u00e9\u2026<br \/>\nEt de contempler ces \u00e9tats suspensifs au point de croire y d\u00e9celer une meute lascive, un parterre de lianes pris dans la caresse attractive du vent, un ensemble de marbres sculpt\u00e9s hors mus\u00e9e comme dispos\u00e9s dans un jardin du soleil levant\u2026<br \/>\nXavier Leroy d\u00e9veloppe ainsi des atmosph\u00e8res contingentes o\u00f9 il n\u2019est nul r\u00e9cit, mais seulement des formes analogiques incertaines qui jouent sur le trouble sentiment de la reconnaissance et du doute. Si pour une part les interpr\u00e8tes sont dans un processus de repr\u00e9sentation figurative laissant libre court \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation, pour une autre part les images, dans ces instants plein de qui\u00e9tude et de tranquillit\u00e9, sont proches d\u2019un univers pictural qui fait de Low pieces une promenade dans un \u00ab dispositif exp\u00e9rimental \u00bb o\u00f9 le vivant et la lenteur r\u00e8glent le mouvement d\u2019\u0153uvres atemporelles. Ce qui est mesurable, d\u00e8s lors, c\u2019est un ensemble de m\u00e9canismes qui concernent les corps. Ensemble de sym\u00e9tries d\u00e9pareill\u00e9es, d\u2019effets miroirs d\u00e9cal\u00e9s et \u00e9clat\u00e9s, de mouvements newtoniens, de connexions invisibles r\u00e9glant les trajectoires du singulier jusqu\u2019\u00e0 faire appara\u00eetre la constance de l\u2019unit\u00e9 dans le fragment\u00e9\u2026 Low pieces ne raconte donc rien en particulier, sinon l\u2019histoire d\u2019un temps priv\u00e9 de toute vis\u00e9e, d\u2019un geste soustrait \u00e0 toute orientation. Un peu comme s\u2019il s\u2019agissait de permettre le retour d\u2019une sensation indiff\u00e9rente \u00e0 toute utilit\u00e9 ; un peu comme si l\u2019indiff\u00e9rence de la nature \u00e9tait au c\u0153ur d\u2019un projet visuel qui avait choisi de le montrer et de le souligner.<br \/>\nLes r\u00e8gles de la conversation<br \/>\nLow Pieces pourrait ainsi s\u2019achever sur un sentiment n\u00e9buleux et sur ces images sans int\u00e9r\u00eat. \u00ab Sans int\u00e9r\u00eat \u00bb au sens o\u00f9 Xavier Leroy ne semble d\u00e9fendre aucune th\u00e8se, aucune id\u00e9e\u2026 sinon celle, insolite, qui concerne l\u2019exercice d\u2019un passage dans un temps hors rentabilit\u00e9. Sinon celle d\u2019un cheminement dans l\u2019espace pris en ces m\u00e9andres d\u2019\u00e9tranget\u00e9. Low Pieces pourrait ainsi s\u2019achever sur les jeux de regard qui ne savent pas o\u00f9 chercher, rompant ainsi avec toutes dialectiques de conversion des images en pens\u00e9es. La surprise, la suspension, le doute\u2026 pourraient ainsi \u00eatre les sensations qui suivent ces s\u00e9quences. Et de voir en ces dispositions de l\u2019esprit la red\u00e9couverte des limites de la raison prise dans l\u2019\u00e9tau d\u2019images secr\u00e8tes. Au mieux, il s\u2019agirait alors de sortir de cette exp\u00e9rience en \u00e9prouvant la qualit\u00e9 du silence que suscita cette pi\u00e8ce. Silence qui est toujours le seuil o\u00f9 se forme la pens\u00e9e. A quoi penser quand il a \u00e9t\u00e9 question de Low pieces ?<br \/>\nMais Xavier Leroy, comme au premier tableau qui exigeait une conversation d\u2019un quart d\u2019heure au commencement de son travail, impose une seconde conversation au terme de sa pi\u00e8ce. Et de vivre pour la seconde fois un temps artificiel qui prive celui qui est venu du monologue int\u00e9rieur qu\u2019il pouvait esp\u00e9rer. Pour la seconde fois, mais dans le noir cette fois-ci, il impose le discours : la parole.<br \/>\nParoles priv\u00e9es de toute exp\u00e9rience ou de toute attente \u00e0 la premi\u00e8re conversation incertaine dans la prise de parole ; la seconde conversation d\u00e9rive vers les horizons agoriques de la d\u00e9fense et de l\u2019attaque. Sur le ton du reproche ou celui de l\u2019opposition, la seconde conversation, dans le noir, autorise la parole sans visage. Elle encourage le dire anonyme, l\u2019articulation de l\u2019\u00e9nonc\u00e9 sans son responsable ou sa signature\u2026 Elle autorise pour ainsi dire les instincts gr\u00e9gaires. Temps mort mais surtout temps fade o\u00f9 la nature tr\u00e8s humaine s\u2019exprime \u00e0 nouveau.<br \/>\nAu terme du quart d\u2019heure, la lumi\u00e8re reviendra soudainement (elle avait disparu soudainement lors de la premi\u00e8re conversation), et c\u2019est \u00e7a qui marque la fin, comme c\u2019est \u00e7a qui avait marqu\u00e9 le d\u00e9but : une forme de brutalit\u00e9 plastique.<br \/>\nEt l\u2019on ne parvient \u00e0 s\u2019expliquer ce harc\u00e8lement du discours voulu par Xavier Leroy qui, \u00e0 ces endroits, aura pris en otage le public en lui imposant ce qui, par d\u00e9finition, ne s\u2019impose pas. Mode presque policier et autoritaire, en d\u00e9finitive, que ces temps oblig\u00e9s ou ces interrogatoires. Mode presque carc\u00e9ral que ce moment-l\u00e0. Retour du discours imp\u00e9tueux qui voit Low pieces se convertir en \u00ab Law pieces \u00bb o\u00f9 Xavier Leroy impose sa loi, l\u00e0 o\u00f9 pendant pr\u00e8s d\u2019une heure, il s\u2019en \u00e9tait affranchi. Retour du refoul\u00e9 en quelque sorte que le titre homophonique rendait pr\u00e9visible. Ainsi Xavier Leroy impose-t-il sa loi\u2026Et suscite-il un d\u00e9sir : celui de s\u2019\u00e9loigner\u2026Sortie de doute.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;&#8212; A la mani\u00e8re de Jean-Pierre Thibaudat qui n\u2019aura pas vu Mademoiselle Julie et se sera n\u00e9anmoins fendu d\u2019un papier critique \u00e0 l\u2019endroit de Juliette Binoche (qu\u2019il nomme \u00ab l\u2019Actrice \u00bb)\u2026 A la mani\u00e8re de Jean-Pierre Thibaudat que l\u2019on nommera \u00ab l\u2019Auteur \u00bb nous aurions pu \u00e9crire un article \u00e9voquant Low pieces de Xavier Leroy sans l\u2019avoir vu, sans m\u00eame l\u2019avoir entendu\u2026 pour la seule raison que le festivalier (que l\u2019on nommera la Rumeur) n\u2019en faisait pas l\u2019article, bien au<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-722","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/722","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=722"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=722"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}