


{"id":736,"date":"2011-07-20T19:16:00","date_gmt":"2011-07-20T17:16:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=736"},"modified":"2011-07-20T19:16:00","modified_gmt":"2011-07-20T17:16:00","slug":"ebauche-dun-portrait-pour-trait","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/ebauche-dun-portrait-pour-trait\/","title":{"rendered":"Ebauche d&rsquo;un portrait pour trait"},"content":{"rendered":"<p>&#8212;&#8211;<br \/>\n<em> <strong>Vu \u00e0  Caen, en novembre derniers, Francois Berreur est \u00e0  l&rsquo;Auditorium du Grand-Avignon-Le Pontet pour Ebauche d&rsquo;un portrait. Ou une mise en sc\u00e8ne intime et sobre, dr\u00e0\u00b4le et s\u00e9rieuse de la vie de Jean-Luc Lagarce \u00e0  partir de son Journal publi\u00e9 aux Solitaires intempestifs[1]. Un travail o\u00e0\u00b9 Laurent Poitrenaux (alias Jean-Luc Lagarce), discute avec lui-m\u00eame, fait son courrier et r\u00e9pond aux autres, pense et se pense \u00e0  travers sa vie, la maladie, sa famille, le th\u00e9\u00e2tre, l&rsquo;amiti\u00e9&#8230;ou l&rsquo;histoire d&rsquo;un temps compt\u00e9 dont on aurait conscience.<\/strong> <\/em><br \/>\nC&rsquo;\u00e9tait au Panta Th\u00e9\u00e2tre, devant un parterre assembl\u00e9 autour de Fran\u00e7ois Berreur, le public \u00e9coute celui qui fut l\u2019un des tr\u00e8s proches de Jean-Luc Lagarce. Celui qui, tout au long de la vie de Lagarce jusqu\u2019au 30 septembre 1995, de Besan\u00e7on \u00e0 Paris, des tourn\u00e9es en province jusqu\u2019en Avignon, de Th\u00e9\u00e2tre ouvert \u00e0 la Roulotte jusqu\u2019\u00e0 la fondation des Editions des Solitaires Intempestifs, des coups durs \u00e0 la reconnaissance\u2026ne s\u2019en sera jamais \u00e9loign\u00e9 et l\u2019aura toujours accompagn\u00e9. Au point qu\u2019\u00e0 la mort de Lagarce, ce dernier demandera \u00e0 Fran\u00e7ois Berreur d\u2019assurer la p\u00e9rennit\u00e9 d\u2019un projet qu\u2019ils ont men\u00e9 ensemble. Histoire qui passe, d\u00e8s lors et forc\u00e9ment, par un travail sur l\u2019\u0153uvre po\u00e9tique, sc\u00e9nique et litt\u00e9raire laiss\u00e9e par Jean-Luc Lagarce. Histoire qu\u2019\u00e9crit Fran\u00e7ois Berreur aussi en inventant ce que Lagarce ne pouvait imaginer malgr\u00e9 l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00e0 laquelle il pensait. On pense imm\u00e9diatement aux colloques universitaires, aux essais et autres \u00e9crits sur l\u2019\u0153uvre. On songe aussi, bien entendu, au d\u00e9veloppement de la maison d\u2019\u00e9dition et ses diff\u00e9rentes collections, mais \u00e9galement \u00e0 tout ce travail sur le site internet qui est devenu l\u2019un des espaces de r\u00e9f\u00e9rences du th\u00e9\u00e2tre contemporain. On songe encore \u00e0 la mise en place d\u2019un fonds d\u2019archives consultable au sein de l\u2019IMEC, etc. Soit un ensemble de projets qui, d\u2019une certaine mani\u00e8re, semble faire \u00e9cho \u00e0 une pens\u00e9e de Jean-Luc Lagarce \u00ab l\u2019id\u00e9e  toute simple \u2013 mais tr\u00e8s tr\u00e8s apaisante, tr\u00e8s joyeuse, c\u2019est \u00e7a que je veux dire, tr\u00e8s joyeuse, oui \u2013 l\u2019id\u00e9e que je reviendrai, que j\u2019aurai une autre vie apr\u00e8s celle-l\u00e0 o\u00f9 je serai le m\u00eame \u00bb qui figure en exergue d\u2019Ebauche d\u2019un portrait que vient d\u2019\u00e9crire et de mettre en sc\u00e8ne Fran\u00e7ois Berreur.<br \/>\nEbauche d\u2019un portrait ou un texte de Fran\u00e7ois Berreur qui vient \u00e0 l\u2019\u00e9criture en recourant au mat\u00e9riau Lagarce, pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 son journal. Soit un texte fait \u00e0 partir du journal, mais qui est avant tout une lecture du journal (et un regard sur le journal\/video), et donc un travail d\u2019\u00e9criture. Oui, un travail d\u2019\u00e9criture dont le mat\u00e9riau principal est bien s\u00fbr, pour une part, le journal et donc l\u2019\u00e9criture de Jean-Luc Lagarce. Pour une part, dis-je, car Ebauche d\u2019un portrait n\u2019est ni le journal, ni pas tout \u00e0 fait le journal, et pas totalement le journal. Il ne lui est pas \u00e9tranger. C\u2019est un peu le journal, quelques endroits d\u2019un journal constitu\u00e9 de deux tomes o\u00f9 appara\u00eet une succession de dates, de jours, de noms, d\u2019impressions, de d\u00e9veloppements, de phrases br\u00e8ves, d\u2019heures relev\u00e9es, de lieux occup\u00e9s&#8230; Un espace de t\u00e9moignages, une \u0153uvre qui a tout \u00e0 voir avec la m\u00e9moire et l\u2019oubli. Une surface d\u2019impressions, un terrain de jeux o\u00f9 le sinc\u00e8re c\u00f4toie l\u2019arrang\u00e9, et la r\u00e9flexion profonde, l\u2019anecdote l\u00e9g\u00e8re. Le journal de Lagarce contient ainsi, en friches, une th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 qui concerne la vie de son auteur.<br \/>\nMais pas seulement. Pas seulement car Fran\u00e7ois Berreur, com\u00e9dien, metteur en sc\u00e8ne, directeur, ami\u2026 livre \u00e0 travers Ebauche d\u2019un portrait un regard, une m\u00e9moire et une relation \u00e0 cet autre ami et \u00e0 cette \u0153uvre en archipels faite de citations, d\u2019extraits, de fragments litt\u00e9raires et d\u2019\u00e9pisodes divers qui forment une autobiographie o\u00f9 Lagarce met en sc\u00e8ne sa vie et sa mort. Mise en sc\u00e8ne dans une \u00e9criture qui, en conscience, m\u00eale la fiction, le r\u00e9el et joue sur les niveaux du vrai et du romanc\u00e9.<br \/>\nEt d\u2019une certaine mani\u00e8re, \u00e9crivant avec ces lambeaux, revisitant ce journal, s\u2019arr\u00eatant et organisant cette parole autrement, Fran\u00e7ois Berreur, subtilement, recourt \u00e0 son tour \u00e0 la pratique d\u2019\u00e9criture qu\u2019observait Lagarce. Il coupe, enl\u00e8ve, organise, cite, remanie. En quelque sorte, Fran\u00e7ois Berreur prolonge donc une technique. Mais \u00e0 la diff\u00e9rence de son ami, de l\u2019auteur qui n\u2019en a jamais fini avec le d\u00e9voilement, Fran\u00e7ois Berreur \u00e9crit un autoportrait. Une Ebauche. Dans la distance que lui permet la connaissance de celui \u00e0 qui il \u00e9tait li\u00e9, il r\u00e9alise une esquisse.<br \/>\nPr\u00e9cis\u00e9ment un pr\u00e9cipit\u00e9 d\u2019une centaine de pages[2]. Presque rien au regard des deux tomes du journal. Presque rien, mais comme l\u2019a d\u00e9clin\u00e9 aussi Jank\u00e9l\u00e9vitch en d\u2019autres endroits, c\u2019est justement ce \u00ab presque rien \u00bb qui est le signe d\u2019un fr\u00f4lement d\u2019un tout o\u00f9 Lagarce est avant tout montr\u00e9 dans sa vitalit\u00e9. Car, et qui lira le journal ne peut l\u2019ignorer, le journal de Lagarce, tenu jour apr\u00e8s jour, est plein de cette vitalit\u00e9 de ceux qui \u00e9crivent une \u0153uvre. De cette vitalit\u00e9 qui se nichera en toutes parties de la vie au point que, dans la p\u00e9riph\u00e9rie de la mort et de la maladie, c\u2019est encore le d\u00e9sir, le verbe, le corps qui se donnent, qui se livrent, qui s\u2019affichent. La vitalit\u00e9 de Lagarce que rend Ebauche d\u2019un portrait qu\u2019on lira comme une ode \u00e0 la joie de se sentir vivant, rattrap\u00e9 par des pense\u00e9s fun\u00e8bres oui, bien entendu, mais avant tout et jusqu\u2019au terme, d\u2019abord des pens\u00e9es sur le vivant.<br \/>\nSur la sc\u00e8ne du Panta, devant des spectateurs qui ne pourront contenir leur rire qui c\u00f4toie des silences profonds, Laurent Poitrenaux joue Lagarce. Seul, sur le plateau, il monologue et, de temps \u00e0 autres, prend \u00e0 partie le public. Comme dans le Journal, la mise en sc\u00e8ne de Fran\u00e7ois Berreur n\u2019exclut pas le spectateur-le lecteur de la parole qui se dessine et qui lui est adress\u00e9e. Le dialogue n\u2019est jamais loin. Comme dans le journal\u2026 oui, mais ici c\u2019est le th\u00e9\u00e2tre. A la table de travail qui renvoie immanquablement \u00e0 un int\u00e9rieur et \u00e0 une intimit\u00e9, un personnage \u00e9crit sur une veille Brother. Une g\u00e9n\u00e9ration de machine \u00e0 \u00e9crire, avec une ligne \u00e0 cristaux liquide qui, pour ceux qui l\u2019ont utilis\u00e9e, poss\u00e9dait une m\u00e9moire (quelques trois \u00e0 quatre pages). Fabuleuse machine que cette Brother qui pr\u00e9c\u00e8de le premier ordinateur portable Mac, tout gris, que Poitrenaux sortira comme pour marquer un temps qui passe. C\u2019est sans doute un d\u00e9tail que ces machines, \u00e0 la table de travail autour de laquelle tra\u00eene une vieille malle et quelques objets de tourn\u00e9es. Peut-\u00eatre un d\u00e9tail, mais \u00e0 lui seul il souligne l\u2019enjeu de cette \u00e9bauche. La sc\u00e8ne est celle de l\u2019\u00e9criture. Lagarce n\u2019aura jamais cess\u00e9 d\u2019\u00e9crire et ce fut sa vie. Alors Berreur, livrant un autoportrait, insiste sur cet \u00e9tat, sur cet espace qui a rempli tous les autres espaces de la vie de Lagarce. L\u2019\u00e9criture est au c\u0153ur, parce que le c\u0153ur de la vie de Lagarce fut l\u2019\u00e9criture. C\u2019est-\u00e0-dire, et Poitrenaux le jouera, le lieu de la pens\u00e9e, en d\u00e9finitive. Car l\u2019\u00e9criture appelle la pens\u00e9e et ce que l\u2019on entendait sur cette \u00ab estrade \u00bb, c\u2019\u00e9tait le cr\u00e9pitement de la pens\u00e9e qui se donnait \u00e0 travers celui de la machine \u00e0 \u00e9crire. Pens\u00e9es moqueuses, railleuses, sombres, critiques, amoureuses, intimes, inavouables et n\u00e9anmoins avou\u00e9es. Des pens\u00e9es sur l\u2019amour, le th\u00e9\u00e2tre (le sien et celui des autres), les Attoun et notamment de la petite Attounette Micheline, l\u2019\u00e9l\u00e9gance d\u2019Emilfork, la maladie, les inqui\u00e9tudes, les r\u00e9solutions, les jeunes hommes, les m\u00e9dicaments, etc. Tout ce qui s\u2019entend fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la vie, \u00e0 ces blagues, \u00e0 ces coups de c\u0153ur, \u00e0 ces tol\u00e9rances, \u00e0 ces douleurs. A ce jeu-l\u00e0, Poitrenaux, assis parmi les livres et les cahiers, excelle dans un art distanci\u00e9 o\u00f9 le pathos est \u00e9cart\u00e9. Pas question de pleurer (de se pleurer) avant l\u2019heure. D\u2019une mimique, d\u2019un petit cri discordant, d\u2019une confession inattendue, c\u2019est l\u2019\u00e9ternel retour de la vie qui vient \u00e0 se faire entendre dans une parole claire, dans un geste de d\u00e9sabusement, dans un souffle court ou un petit rire contenu, sous un halo lumineux presque simple. Une veilleuse presque comme celle qui illumine \u00e0 peine une table de travail. Comme celle aussi \u00e0 la veill\u00e9e fun\u00e8bre.<br \/>\nCar le deuil n\u2019est pas loin non plus dans cette mise en sc\u00e8ne qui ne cherche pas l\u2019effet, mais cherche juste \u00e0 donner et faire sentir une authenticit\u00e9. Le temps de la vie de Lagarce aura donc \u00e9t\u00e9 celle aussi o\u00f9 l\u2019on apprend que l\u2019on va mourir. C\u2019est le temps d\u2019une mort annonc\u00e9e. Et si \u00e7a ne prive pas son auteur de la vie, \u00e7a la rend plus sensible. Sensible pour soi, mais \u00e9galement sensible aux autres. A ceux qui partent avant, juste avant.<br \/>\nAlors revient la ligne de cristaux liquide de la Brother qui trouve sur le mur, en fond du th\u00e9\u00e2tre, son emploi r\u00e9el. Petite m\u00e9moire m\u00e9canique, \u00e0 l\u2019image d\u2019un telex qui n\u2019en finit pas d\u2019annoncer des nouvelles. Des noms, des dates, des jours, des ages\u2026 apparaissent. Et l\u2019on comprend que Lagarce, sensiblement, fut le contemporain de la mort des autres. Une liste de morts d\u00e9file, en caract\u00e8re blanc, presque spectral : janvier 1984 mort de Roger Blin, vendredi 11 octobre 1985 Simone Signoret est morte \u00e0 64 ans,  15 f\u00e9vrier 1986 Beauvoir (Simone de) est morte, Jean Genet est mort, Borges est mort, Coluche est mort, Mardi 19 janvier 1988 mort de Copi, Samedi 6 janvier 1990 Mort de Samuel Beckett, Lundi 23 avril 1990 Greta Garbo est morte \u00ab I want to be alone \u00bb\u2026 Dimanche 3 avril 1994 Eug\u00e8ne Ionesco est mort\u2026 Vendredi 20 mai 1994 Mort de Alain Cuny, Mardi 25 octobre 1994 Benoit R\u00e9gent est mort. 42 ans. Etc. Burt Lancaster est mort. 80 ans. Dommage. On l\u2019aurait bien \u00e9pous\u00e9. Etc.<br \/>\nEt de lire et de s\u2019arr\u00eater de voir pour penser ces disparus qui pour certains nous hantent. Et de savoir aussi que la lecture du Journal de Lagarce croise celle des journaux et des Unes qui, parfois, furent consacr\u00e9es \u00e0 ces figures artistiques et litt\u00e9raires. Savoir qu\u2019avec Lagarce, comme lui, dans un caf\u00e9, \u00e0 une table de restaurant, dans un train, chez soi\u2026 il est vraisemblable que nous avons lu l\u2019article de journal et parfois les pages qui \u00e9taient d\u00e9volues \u00e0 ces morts. Et de sentir dans la mise en sc\u00e8ne de Fran\u00e7ois Berreur quelque chose qui exc\u00e8de le th\u00e9\u00e2tre pour nous mettre au plus pr\u00e8s de notre vie de t\u00e9moin qui est aussi une vie de deuil.<br \/>\nEt sentir curieusement que le th\u00e9\u00e2tre est un lieu de m\u00e9moire qui nous invite \u00e0 vivre perp\u00e9tuellement dans un deuil ind\u00e9passable o\u00f9 les \u00ab artistes \u00bb ne meurent qu\u2019\u00e0 moiti\u00e9 car ils nous laissent une part vivante qui s\u2019appelle l\u2019\u0153uvre.<br \/>\nPoitrenaux sur sc\u00e8ne n\u2019ajoutera rien \u00e0 ces victimes du temps, parfois de la maladie. A son bureau, \u00e0 sa table de travail, dans la proximit\u00e9 de ces cadavres, il parle et vit. Mais tout au long d\u2019Ebauche d\u2019un portrait, Fran\u00e7ois Berreur aura mis en sc\u00e8ne \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il aura rendu sensible \u2013 deux mondes qui se c\u00f4toient : celui des morts et celui de ceux qui vont mourir. Et d\u00e8s lors, sans doute ne peut-on regarder Poitrenaux-Lagarce que sous ce prisme ind\u00e9passable : celui qui est vivant est mourrant.<br \/>\nQuand viendra le tour de Lagarce, le telex s\u2019arr\u00eatera brusquement. La lampe du bureau sera \u00e9teinte. La veilleuse en fond de sc\u00e8ne explosera. Le fil (de la vie) ou une r\u00e9sistance (ici c\u2019est la m\u00eame chose) aura cass\u00e9 qui mettra le spectateur dans l\u2019obscurit\u00e9. La mort est l\u00e0. Le Grand soir s\u2019est fait. Presque l\u2019obscurit\u00e9, devrais-je dire, car sur le mur, en guise de g\u00e9n\u00e9rique, passe le nom d\u2019\u0153uvres qui peuvent pr\u00e9tendre, elles seules, \u00e0 l\u2019\u00e9ternit\u00e9. C\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 rester au grand jour.<br \/>\nEt dans le th\u00e9\u00e2tre, sur la sc\u00e8ne, Ebauche d\u2019un portrait affirme ce qu\u2019il est r\u00e9ellement. Tout autant un portrait sensible de Jean-Luc Lagarce, fait d\u2019humour et de tristesse dans un geste d\u2019amiti\u00e9, qu\u2019une pens\u00e9e de Fran\u00e7ois Berreur sur le devenir des \u0153uvres qui, orphelines de leurs cr\u00e9ateurs, sont parfois promises \u00e0 \u00eatre lues et vues, des spectateurs. Avenir plein d\u2019un bonheur qui \u00e9chappe \u00e0 leur fondateur.<br \/>\n[1] Le lecteur d\u00e9couvrira \u00e9galement, en marge de tous les titres de la Maison d\u2019\u00e9dition, un catalogue offert qui reprend divers extraits de l\u2019\u0153uvre de Jean-Luc Lagarce et pr\u00e9sente sa vie, et quelques endroits de sa pens\u00e9e.<br \/>\n[2] Fran\u00e7ois Berreur, Jean-Luc Lagarce Ebauche d\u2019un portrait, Besan\u00e7on, \u00e9d. Les Solitaires intempestifs, 2008.<br \/>\nA voir du 20 au 23 juillet, \u00c3  17H00<br \/>\n\ufeff<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;&#8211; Vu \u00e0 Caen, en novembre derniers, Francois Berreur est \u00e0 l&rsquo;Auditorium du Grand-Avignon-Le Pontet pour Ebauche d&rsquo;un portrait. Ou une mise en sc\u00e8ne intime et sobre, dr\u00e0\u00b4le et s\u00e9rieuse de la vie de Jean-Luc Lagarce \u00e0 partir de son Journal publi\u00e9 aux Solitaires intempestifs[1]. Un travail o\u00e0\u00b9 Laurent Poitrenaux (alias Jean-Luc Lagarce), discute avec lui-m\u00eame, fait son courrier et r\u00e9pond aux autres, pense et se pense \u00e0 travers sa vie, la maladie, sa famille, le th\u00e9\u00e2tre, l&rsquo;amiti\u00e9&#8230;ou l&rsquo;histoire d&rsquo;un<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-736","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/736","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=736"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=736"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}