


{"id":739,"date":"2011-07-19T19:19:00","date_gmt":"2011-07-19T17:19:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=739"},"modified":"2011-07-19T19:19:00","modified_gmt":"2011-07-19T17:19:00","slug":"cloture-de-lamour-couple-vide-et-coupe-pleine","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/cloture-de-lamour-couple-vide-et-coupe-pleine\/","title":{"rendered":"Cl\u00f4ture de l\u2019amour : couple vide et coupe pleine"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em><a href=\"http:\/\/www.festival-avignon.com\/fr\/spectacles\/2011\/cloture-de-l-amour\">Cl\u00f4ture de l&rsquo;amour<\/a><\/em>, spectacle de <a href=\"http:\/\/www.festival-avignon.com\/fr\/artiste\/2011\/pascal-rambert\">Pascal Rambert<\/a> \u2014 Festival d&rsquo;Avignon 2011<\/p>\n<hr \/>\n<p><em> <strong>Embarqu\u00e9s avec les malles du Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers, les \u00e9l\u00e8ves du conservatoire Edgar Var\u00e8se et Guillaume Grammont apparaissent, le temps de chanter simplement Happe de Bashung, dans la nouvelle cr\u00e9ation de Pascal Rambert Cl\u00f4ture de l\u2019amour, pr\u00e9sent\u00e9e salle Beno\u00eet XII. Deux heures plus tard, un sourire en coin et heureux sans doute d\u2019avoir crois\u00e9 un semblable, Michel Jonasz (vous vous souvenez de La Chanson des vieux amants) s\u2019inqui\u00e8te de savoir si on peut trouver le livre. \u00ab Sur la table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 Michel. C\u2019est aux Solitaires intempestifs\u2026 \u00bb\u2026 Et lui, qui a tant \u00e9crit sur le motif amoureux, de lancer simplement un \u00ab merci. Salut les gars \u00bb avant de partir le livre \u00e0 la main o\u00f9 il relira l\u2019histoire de deux monologues, dans un amour qui n\u2019est plus analogue.<\/strong> <\/em><br \/>\n<sc><em>Amour et \u00e9pilogue<\/sc><br \/>\n<\/em><br \/>\nEcrivant  Cl\u00f4ture de l\u2019amour, Pascal Rambert rejoint les auteurs qui, \u00e0 un moment de leur \u0153uvre, ont questionn\u00e9 le th\u00e8me du d\u00e9sir amoureux : son apparition et son retrait, sa vivacit\u00e9 et sa mort, sa persistance et son usure. Il \u00e9crit cette rouille qui gagne tout ou partie du regard que l\u2019on portait \u00e0 l\u2019autre. Cette fa\u00e7on que l\u2019on a de ne plus respirer ensemble. Cette mani\u00e8re dont le langage amoureux, qui finit par s\u2019absenter, est remplac\u00e9 par une langue tout d\u2019abord indiff\u00e9rente qui marque la distance. Puis cette fa\u00e7on que la langue a d\u2019\u00eatre le reflet d\u2019une ind\u00e9cision o\u00f9 l\u2019oreille attend de revivre quelque densit\u00e9 et intensit\u00e9 qui ne viendront plus. Puis cette fa\u00e7on dont la langue s\u2019accommode d\u2019une convalescence interminable. Puis le moment o\u00f9 une vie sans rythme met en p\u00e9ril le sentiment de vivre. Puis le moment o\u00f9 para\u00eet le sentiment d\u2019un insupportable. Puis le moment de la rumination et de la d\u00e9cision qui affleurent dans les pens\u00e9es int\u00e9rieures tout d\u2019abord grises puis noires\u2026 Et pendant tout ce temps o\u00f9 \u00ab parler avec l\u2019autre \u00bb va petit \u00e0 petit se changer en \u00ab r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019autre \u00bb, jusqu\u2019au moment o\u00f9 l\u2019on oublie de r\u00e9pondre\u2026 Pendant tout ce temps o\u00f9 ce qui se manifeste dans le langage, c\u2019est que l\u2019on ne s\u2019entend plus, il faudrait d\u00e9crire aussi cette autre mani\u00e8re que le corps a de faire \u00e9cho \u00e0 ce langage. L\u2019histoire du discours amoureux en bout de course, \u00e0 bout de souffle, \u00e0 bout de nerf,  \u00e0 boue\u2026 recoupe ainsi celle de corps \u00e0 corps o\u00f9 la caresse na\u00efve et gratuite, l\u2019\u00e9treinte d\u00e9sirante, le souffle de l\u2019autre comme respiration de soi\u2026 se m\u00e9tamorphosent en un corps qui devient lentement \u00e9tranger. Moment o\u00f9 la chaleur du corps n\u2019est plus qu\u2019un corps froid. Ou le signe tangible de la cadav\u00e9risation des sentiments, la preuve que l\u2019autre n\u2019est plus qu\u2019un corps mort, et bient\u00f4t un poids.<br \/>\nA cet endroit, alors (et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu\u2019\u00e9crit Pascal Rambert) au terme cette histoire, de cette d\u00e9gradation, de ces d\u00e9clinaisons qui disent la fin de toute inclination (on ne se penche plus sur l\u2019autre, on ne l\u2019aime plus), il peut y avoir ce que le commun appelle une rupture. Soit un mot qui d\u00e9signe, dans l\u2019histoire d\u2019un couple vide, le moment d\u2019un affrontement parce que la coupe est pleine. Soit un mot qui se fonde pour partie sur le spectre heureux de l\u2019amour et une situation pr\u00e9sente o\u00f9 le souvenir devient douloureux et insupportable. Soit un mot qui dit que l\u2019on ne croit plus dans la possibilit\u00e9 d\u2019un futur commun, d\u2019un temps partageable.<br \/>\nCl\u00f4ture de l\u2019amour de Pascal Rambert est donc, dans l\u2019histoire des \u0153uvres litt\u00e9raires et th\u00e9\u00e2trales qui questionne la complexit\u00e9 du d\u00e9sir amoureux : son \u00e9rosion, sa fin\u2026une pi\u00e8ce qui fait l\u2019arch\u00e9ologie d\u2019une rupture. C\u2019est-\u00e0-dire un po\u00e8me qui livre les raisons souterraines et lointaines de celle-ci, en m\u00eame temps qu\u2019elle en fait entendre les accents sonores.<br \/>\nEn \u00e9crivant Cl\u00f4ture de l\u2019amour, Pascal Rambert traite donc de la question d\u2019un passage entre une vie \u00ab avec \u00bb et une vie \u00ab sans \u00bb. \u00ab Avec \u00bb l\u2019autre, \u00ab Sans \u00bb l\u2019autre. Une histoire o\u00f9 le seuil et le cap pourraient d\u00e9signer les topographies du discours amoureux, quand au terme d\u2019un voyage qui se nommait d\u00e9sir, l\u2019un ou l\u2019autre, \u00e9prouvant une lassitude ind\u00e9passable, d\u00e9cide de mettre un terme \u00e0 une histoire commune : un union. A cet endroit pr\u00e9cis de la rupture, qui est l\u2019endroit exact de Cl\u00f4ture de l\u2019amour ou l\u2019\u00e9criture clinique d\u2019une travers\u00e9e solitaire, l\u2019un ou l\u2019autre vide alors son sac.<br \/>\nDans cet instant-l\u00e0, s\u2019engage alors un t\u00eate \u00e0 t\u00eate o\u00f9, curieusement et brutalement, confus\u00e9ment et radicalement, amoureusement et irr\u00e9pressiblement, \u00ab parler \u00e0 l\u2019autre \u00bb, c\u2019est comme parler \u00e0 nouveau ensemble pour annoncer qu\u2019on ne se \u00ab parlera plus \u00bb. Et, de m\u00e9moire vieillissante, cette parole-l\u00e0, la premi\u00e8re fois qu\u2019on se parle comme la derni\u00e8re fois qu\u2019on se parle, est faite de contorsions, de phrases qui ne viennent pas toutes seules, de mots qui sont dits et repris, de silences qui remuent l\u2019esprit, de rapidit\u00e9s qui essaient de prendre de vitesse le d\u00e9ficit de sens ou de b\u00eatises\u2026 Mais alors que si la premi\u00e8re fois que l\u2019on se parle, les amants cherchent dans la langue de quoi construire du commun ; la derni\u00e8re fois que l\u2019on se parle, le commun sert de preuves \u00e0 charge, d\u2019actes d\u2019accusation qui chargent les mots, la syntaxe et le rythme de condamnation. C\u2019est que \u00ab la derni\u00e8re fois que l\u2019on se parle \u00bb entre l\u2019un et l\u2019autre, ce qui doit dispara\u00eetre, d\u00e9finitivement, c\u2019est le lien qui unissait l\u2019un \u00e0 l\u2019autre.<br \/>\nPar c\u0153ur, j\u2019te connais par coeur<br \/>\nGennevilliers, 17 juillet 2011, studio 3\u2026 C\u2019est cette id\u00e9e qui traverse la t\u00eate quand Stanislas Nordey et Audrey Bonnet allument la lumi\u00e8re en entrant, en contrebas par l\u2019escalier. Lumi\u00e8re blanche, dans un espace blanc, qui ne changera plus d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de Cl\u00f4ture de l\u2019amour : un conflit monologique et statique. Un parti pris de Pascal Rambert qui donne la parole \u00e0 Norday pendant une heure, puis la c\u00e8de \u00e0 Audrey Bonnet pour un temps similaire. Parti pris pens\u00e9, en lisi\u00e8re d\u2019un exc\u00e8s et d\u2019un d\u00e9s\u00e9quilibre, qui souligne tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019impossibilit\u00e9 de trouver une quelconque forme de dialogue dans l\u2019instant de la rupture. Mise en sc\u00e8ne, tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment, non pas d\u2019une joute mais de l\u2019\u00e9chec de la parole. Sur la diagonale qui relie l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, dans la distance qui les s\u00e9pare, lui en jean et Tee shirt jaune, elle en jean et Tea shirt bleu sont face \u00e0 face et dos au mur. Ils viennent de rentrer, et vont avouer ce qui est rentr\u00e9. Commence ce qui pourrait relever du d\u00e9ballage de maux de ventre et que l\u2019on doit avoir le courage d\u2019avouer. Entre maux de ventre et avoir du ventre donc\u2026<br \/>\nEt Norday, d\u2019avancer et de reculer, de sabrer l\u2019air d\u2019un revers de main, d\u2019apposer les mains dans le vide  pour marquer l\u2019opposition, de se prendre la t\u00eate, de relever le menton, de tourner sur lui-m\u00eame\u2026Sorte de Nijinski qui ex\u00e9cuterait une danse de mort, de mise \u00e0 mort, de matamore devant l\u2019ex-objet du d\u00e9sir \u00e0 qui il interdit de bouger et impose de le regarder\u2026 Partition en t\u00eate, il d\u00e9roule, d\u00e9verse, vide : \u00ab la vie n\u2019est pas un panier de fraises \u00bb, \u00ab avoir le blanc des yeux actif \u00bb, \u00ab il faut dire stop \u00bb, \u00ab param\u00e9trer notre relation \u00bb\u2026 \u00ab je n\u2019ai plus de d\u00e9sir pour toi \u00bb, \u00ab ton regard et ta poitrine n\u2019allument plus rien en moi \u00bb\u2026 \u00ab j\u2019aurai voulu dire quand tu seras vieille\u2026 mais ce ne sera pas le cas \u00bb, \u00ab la guerre \u00bb, \u00ab la guerre \u00e0 la ba\u00efonnette \u00bb, \u00ab c\u2019est le jour du Dakota Building \u00bb\u2026<br \/>\nLa langue est syncop\u00e9e, les mots trouvent des m\u00e9taphores et des points de comparaisons. La langue est priv\u00e9e de sa continuit\u00e9 syntaxique m\u00eame si l\u2019id\u00e9e est fil\u00e9e. Et l\u2019autre encaisse. Sans presque broncher, tremble un peu, voudrait s\u2019\u00e9carter de ces estocades violentes, de ces rappels heureux aujourd\u2019hui r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9s.L\u2019autre voudrait \u00e9chapper au flot d\u2019injures, au d\u00e9versement d\u2019amour m\u00e9pris\u00e9, aux reproches tous azimuts. Norday, lui, change de couleur, rougit Tee-shirt tremp\u00e9 de sueur (virant \u00e0 l\u2019orange) ou de larmes d\u2019un corps qui transpire tout \u00e0 la fois le d\u00e9sir mort et le souvenir br\u00fblant. C\u2019est le paradigme de la chaleur qui est ici trait\u00e9 et les lois d\u2019un thermodynamisme amoureux o\u00f9 le chaud est devenu froid, o\u00f9 l\u2019\u00e9tincelle a fini par mourir.<br \/>\nLa fi\u00e8vre amoureuse ne va retomber et l\u2019interm\u00e8de chant\u00e9 par les enfants de Gennevilliers qui font entendre Baschung sur un lecteur CD pos\u00e9 au sol en guise d\u2019orchestre est le temps o\u00f9 l\u2019un prend la place de l\u2019autre dans la diagonale. \u00ab peu \u00e0 peu tout me happe\/ Je me d\u00e9robe Je me d\u00e9tache\/ Sans laisser d\u2019aur\u00e9ole \u00bb.<br \/>\nDeuxi\u00e8me mi-temps, second round, after the break musical, Before the end\u2026 Rambert qui aime les after et les before, les valses \u00e0 deux temps et les pass de catch, sonne la r\u00e9plique. Audray Bonnet qui vient de passer un sale quart d\u2019heure d\u2019une heure prend la parole et reprend Stanislas. \u00ab Stan \u00bb lui dit-elle, comme il l\u2019appelait \u00ab Audrey \u00bb.<br \/>\nElle dit : \u00ab ici logeait le Da-sein, \u00e7a te d\u00e9frise connard \u00bb, \u00ab comment on peut parler comme \u00e7a \u00bb, \u00ab est-ce que c\u2019est humain \u00bb, \u00ab garde la chaise rose \u00bb, \u00ab je n\u2019arrive plus \u00e0 te voir \u00bb, \u00ab regarde moi stan \u00bb\u2026 Et elle \u00e9gr\u00e8ne, r\u00e9p\u00e8te, rappelle, redit, renomme\u2026 tout ce qui vient d\u2019\u00eatre d\u00e9natur\u00e9. La fiert\u00e9 piqu\u00e9e, mais l\u2019amour intact, elle r\u00e9pond \u00e0 l\u2019accusation par une le\u00e7on qui rappelle toutes les formes que prend l\u2019amour. Et d\u2019\u00e9couter Audrey Bonnet dans le r\u00f4le de la m\u00e8re, de la femme, de la ma\u00eetresse, de l\u2019aimante\u2026 Servante amorosa dont le verbe est foudroyant, elle n\u2019en conserve pas moins l\u2019allure d\u2019une pieta qui invite Norday \u00e0 se redresser. Lui est sol, courb\u00e9, figure de suppliant. Elle lui demande la force, la dignit\u00e9\u2026 Elle lui rappelle qu\u2019elle a toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0.<br \/>\nPour autant que les gestes appartiennent \u00e0 des registres de sens, ceux d\u2019Audrey marquent l\u2019ent\u00eatement, l\u2019affront ressenti comme une injustice, l\u2019amour infini qui vient en but\u00e9e. Et si ces mains se l\u00e8vent, c\u2019est pour marquer une incompr\u00e9hension autant qu\u2019une rage, une d\u00e9ception autant qu\u2019une r\u00e9signation, une fin autant qu\u2019un abandon.<br \/>\nFin du second monologue. Fin identique, \u00e9crit par Rambert ou, pr\u00e9cis\u00e9ment, pris par Rambert \u00e0 Tchekhov et ses Trois s\u0153urs \u00ab Il faut travailler, nous travaillerons, etc. \u00bb. Mot de fin chez le Docteur qui laisse place \u00e0 la perspective d\u2019un ailleurs, \u00e0 un espoir diff\u00e9r\u00e9.<br \/>\nMot de fin, mais pas derni\u00e8re image d\u2019un double solo qui laisse deux athl\u00e8tes \u00e0 terre. Car la derni\u00e8re image est celle de trois enfants qui rentrent sur le plateau. Leurs enfants qui leur demandent de \u00ab rentrer \u00e0 la maison \u00bb parce que Maya, la plus petite, est fatigu\u00e9e. Audrey, Stanislas ont abandonn\u00e9 la diagonale. Ils sont face \u00e0 face et ont coiff\u00e9 une parure de plumes d\u2019indien bleu\u2026 Et la petite voix de l\u2019enfant qui les interpelle les nomme autrement : Papa et maman. Nom des couples quand ils ont form\u00e9 une famille.<br \/>\nRambert a \u00e9crit un hymne \u00e0 l\u2019amour et tout racontant une crise, personne ne pourrait dire si elle est fatale ou seulement une \u00e9tape. Et alors que tout cela se passe au th\u00e9\u00e2tre, que l\u2019humour de Rambert l\u2019aura conduit \u00e0 proposer, comme Claudel, quelques r\u00e9flexions sur son art, il faut peut-\u00eatre y voir juste une \u00ab sc\u00e8ne \u00bb. Soit, alors qu&rsquo;il fait allusion aux \u00ab\u00a0Baigneuses\u00a0\u00bb de Fragonard, une \u00e9tape o\u00f9 \u00ab\u00a0ne plus se voir en peinture\u00a0\u00bb est encore une fa\u00e7on de se voir. Et peut-\u00eatre de saisir, comme Rambert le d\u00e9crit, la longe qui nous unit au-del\u00e0 de ce qui semble nous \u00e9loigner&#8230; A moins d&rsquo;\u00eatre un connard.<br \/>\nDu 18 au 24 juillet, salle Beno\u00eet XII, \u00e0  18H00<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cl\u00f4ture de l&rsquo;amour, spectacle de Pascal Rambert \u2014 Festival d&rsquo;Avignon 2011 Embarqu\u00e9s avec les malles du Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers, les \u00e9l\u00e8ves du conservatoire Edgar Var\u00e8se et Guillaume Grammont apparaissent, le temps de chanter simplement Happe de Bashung, dans la nouvelle cr\u00e9ation de Pascal Rambert Cl\u00f4ture de l\u2019amour, pr\u00e9sent\u00e9e salle Beno\u00eet XII. 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