


{"id":782,"date":"2011-07-07T20:14:00","date_gmt":"2011-07-07T18:14:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=782"},"modified":"2011-07-07T20:14:00","modified_gmt":"2011-07-07T18:14:00","slug":"le-suicide-mis-en-piece","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/le-suicide-mis-en-piece\/","title":{"rendered":"Le suicid\u00e9 mis en pi\u00e8ce"},"content":{"rendered":"<p>&#8212;-<br \/>\n<em> <strong>Il est un peu plus de 22H00, dans la carri\u00e8re de Boulbon, quand commence la premi\u00e8re de Le Suicid\u00e9 qui durera 2H30. Une pi\u00e8ce de Nicolas Erdman, \u00e9crite en 1928, apr\u00e8s un premier succ\u00e8s Le Mandat produit peu avant. Patrick Pineau, le metteur en sc\u00e8ne, revient ainsi au Festival d\u2019Avignon, apr\u00e8s la cour d\u2019Honneur du Palais des Papes qu\u2019il occupa en 2004, avec Peer Gynt : une autre \u00e9pop\u00e9e si l\u2019on veut bien consid\u00e9rer que celle de S\u00e9mione S\u00e9mionovitch Pods\u00e9kalnikov (interpr\u00e9t\u00e9 par Patrick Pineau lui-m\u00eame) tient lieu d\u2019un r\u00e9cit \u00e9pique aux accents \u00e9tonnamment clownesques et bien trop souvent caricaturaux\u2026<\/strong> <\/em><br \/>\n<em> Des suicid\u00e9s S\u00e9mione, Essenine et les autres\u2026<\/em><br \/>\n\u00ab Je suis un dilettante en ce domaine \u00bb r\u00e9pondait Staline \u00e0 la demande de Constantin Stanislavski d\u2019autoriser les r\u00e9p\u00e9titions du Suicid\u00e9, pi\u00e8ce qu\u2019avait command\u00e9e Vsevolod Meyerhold \u00e0 Erdman, aux alentours des ann\u00e9es 1930. La pi\u00e8ce ne sera jamais mise en sc\u00e8ne, censur\u00e9e par le REPERTKOM qui oeuvrait sous la houlette du RAPP (association russe des \u00e9crivains prol\u00e9tariens), \u00e0 \u00e9carter les \u00ab d\u00e9viants \u00bb : l\u2019avant-garde de la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Ceux qui, participant aux mouvements futuristes ou constructivistes, produisaient un art en r\u00e9ponse \u00e0 \u00ab l\u2019art bonasse \u00bb des bourgeois, dirait Badiou. Mais l\u2019\u00e9poque a chang\u00e9, les purges de 32 seront terribles, la d\u00e9koulakisation ira son train : d\u00e9portations et ex\u00e9cutions des grands propri\u00e9taires, des intellectuels aussi et de tous les \u00ab russes \u00bb qui n\u2019\u00e9pousent pas le r\u00e9alisme socialiste. Fin 37, un homme nouveau est n\u00e9 : l\u2019homo sovieticus. Le \u00ab boudetlianine \u00bb est arriv\u00e9, comprenez \u00ab l\u2019homme de l\u2019avenir \u00bb.<br \/>\nErdman, trop proche de l\u2019Ecole des imagistes de Sergue\u00ef Essenine (po\u00e8te suicid\u00e9 ou assassin\u00e9 alors qu\u2019il a \u00e9crit : \u00ab Non, non, non, je ne veux pas mourir \u00bb), verra ainsi Le suicid\u00e9 &#8211; Samoubjica en russe &#8211; censur\u00e9 en 1932 au motif qu\u2019elle est \u00ab politiquement fausse et extr\u00eamement r\u00e9actionnaire \u00bb. D\u00e9port\u00e9 trois ans en Sib\u00e9rie, il ne reviendra jamais au th\u00e9\u00e2tre, mais sera distingu\u00e9 \u00e0 maintes reprises, pour ses scenarii, par le prix Joseph Staline : petit p\u00e8re des peuples de l\u2019Union des R\u00e9publiques Socialistes Sovi\u00e9tiques.<br \/>\nLe Suicid\u00e9, en ces pages, n\u2019ignore rien de toute cette histoire m\u00eame si les d\u00e9tails cruels, au regard de la chronologie, ne peuvent \u00eatre connus par Erdman qui, au pr\u00e9texte sans doute d\u2019une satire, peint une autre fresque, en limite d\u2019un absurde qui se fonde sur un saucisson.<br \/>\nDu Saucisson \u00e0 la Pravda<br \/>\nLe Suicid\u00e9 ou l\u2019histoire d\u2019un saucisson de foie\u2026 est ainsi le motif sur lequel s\u2019\u00e9branle la machine caustique d\u2019Erdman. Et la sc\u00e8ne conjugale et nocturne, autour de ce qui est aux yeux des russes, comme des sovi\u00e9tiques, un aliment fondamental de l\u2019art culinaire au m\u00eame titre que la Vodka, les champignons ou les cornichons, n\u2019est rien moins qu\u2019amusante. Motif ridicule de d\u00e9part donc, et imbroglio par la suite puisque la conversation entre S\u00e9mione et sa femme Maria Loukianovna nourrira une rumeur qui veut que le ch\u00f4meur S\u00e9mione veuille se suicider. Se suicider pour un saucisson, certes, mais surtout parce que sans emploi, vivant au crochet de sa femme et de sa belle-m\u00e8re, il n\u2019accepte plus d\u2019\u00eatre dans l\u2019absence de reconnaissance sociale, refuse d\u2019\u00eatre dans l\u2019assistance ou de figurer un poids mort dans le mouvement d\u2019une histoire qui \u00e9difie le socialisme au-dessus de toutes les autres transcendances. Et cette fiction qui ne concerne que les affres d&rsquo;un foyer, et n\u2019est d\u2019aucune mani\u00e8re un \u00e9v\u00e9nement qui devrait contrarier le cours de l\u2019Histoire, devient sous la patte d\u2019Erdman une affaire nationale. Le leitmotiv d\u2019une saga tumultueuse et folle o\u00f9, la rumeur agissant, toutes les figures d\u2019un monde en mutation voient dans le geste de S\u00e9mione un acte de r\u00e9sistance. Sur ce quiproquo, S\u00e9mione est alors d\u00e9march\u00e9 par tous les voisins de son quartier, d\u2019ailleurs et de plus loin, qui lui demandent de faire don de son suicide pour une cause qui exc\u00e8de la sienne. Dans ce destin qui semble s\u2019\u00e9crire sans lui, S\u00e9mione le r\u00e9sistant, verra ainsi passer \u00e0 son chevet le voisin, la romantique \u00e9vapor\u00e9e, l\u2019intellectuel mis au ban, \u00ab l\u2019homme de l\u2019avenir \u00bb en uniforme, le pope clandestin, un orchestre tzigane\u2026 qui tous, repr\u00e9sentants de commerce d\u2019autres pens\u00e9es et d\u2019int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s, tenteront de payer de sa mort leurs propres int\u00e9r\u00eats.<br \/>\nAu point que le Suicid\u00e9 est, au terme de la pi\u00e8ce, un rendez-vous avec une mort organis\u00e9e. Un horaire : midi. Un banquet, en guise d\u2019adieu. Une communaut\u00e9 soud\u00e9e autour de celui qu\u2019elle exp\u00e9die dans le monde \u00e0 l\u2019envers. Et, last but not least, un suicid\u00e9 qui voudrait vivre, ne se r\u00e9signe pas \u00e0 se sacrifier et \u00e0 mourir. Soit un coup de th\u00e9\u00e2tre, pour un monde qui croyait encore que l\u2019homme pouvait avoir d\u00e9finitivement abandonn\u00e9 tout discernement, tout jugement logique, tout rapport \u00e0 soi. Soit, un fr\u00e8re lointain de Peer Gynt o\u00f9 \u00ab \u00eatre soi-m\u00eame \u00bb se d\u00e9couvre au long d\u2019une \u00e9pop\u00e9e faite de rebondissements comiques, de phrases de bon sens qui font mouches et rire. Histoire dr\u00f4le ou presque, si un voisin (et il faut entendre ce mot, ce voisinage qui dit le cousinage de pens\u00e9e) ne se suicidait vraiment lui, pour tous les motifs qui feront que S\u00e9mione se d\u00e9tournera de ce projet.<br \/>\nCruelle v\u00e9rit\u00e9 que cette issue finale o\u00f9 un personnage, absent tout au long de cette \u00e9pop\u00e9e, renvoie les pr\u00e9sents \u00e0 un tragique ind\u00e9passable. O\u00f9 le comique, comme l\u2019\u00e9crivait Heiner M\u00fcller, n\u2019est qu\u2019un tragique vu de dos, o\u00f9 le l\u00e9ger est la partie \u00e9merg\u00e9e de la profondeur. Curieuse com\u00e9die russe ou trag\u00e9die sovi\u00e9tique qui, \u00e9crite sur le motif d\u2019un saucisson, nous laisse entrevoir qu\u2019il est aussi la m\u00e9taphore qui met en jeu : le partage, la p\u00e9nurie\u2026 Et qu\u2019artifice a priori d\u00e9volu au registre du risible (ici se retrouve vraisemblablement le rire appr\u00e9hend\u00e9 par Gogol), il n\u2019en est pas moins, comme un grain de sable, ce qui vient \u00e0 faire d\u00e9railler la com\u00e9die et la jeter dans un empirisme fun\u00e8bre o\u00f9 la tentation de mourir (socle de toutes les tergiversations graves et dr\u00f4les) est rattrap\u00e9e par une mort brutale qui coupe la parole au Suicid\u00e9 et fait un entendre un silence inattendu. Celui, rare, du moment o\u00f9 les consciences saisissent l\u2019\u00e9chelle exacte du prix d\u2019une vie.<br \/>\nLe suicid\u00e9 mis en pi\u00e8ce<br \/>\nC\u2019est ce silence ou ces nuances, disons cette ponctuation finaude, qui aura manqu\u00e9 le plus souvent dans la mise en sc\u00e8ne de Patrick Pineau qui semble se rattraper \u00e0 la derni\u00e8re seconde. Silence qui semblait faire le guet \u00e0 l\u2019ombre d\u2019un gigantesque mur gris b\u00e9ton bard\u00e9 de n\u00e9ons et appelait l\u2019image d\u2019un paysage sous surveillance. Silence pr\u00e9liminaire qui surplombait les logements bunkeris\u00e9s qui serviraient \u00e0 accueillir cette histoire de famille. Car tout au long de cette pi\u00e8ce, o\u00f9 la carri\u00e8re de Boulbon a davantage \u00e9t\u00e9 investie comme une piste de cirque, le groupe d\u2019acteurs dirig\u00e9 par Patrick Pineau (qui joue le r\u00f4le principal), s\u2019installe dans le registre d\u2019un comique excessif, parfois exc\u00e9dant. Non qu\u2019il faille nier son plaisir \u00e0 quelques phrases d\u2019Erdman o\u00f9 le bon sens dispute \u00e0 l\u2019esprit sa verve critique. Exemple : Ce qu\u2019un vivant peut penser, seul un mort peut le dire \u00bb ou \u00ab l\u2019homme est une cellule \u00bb. Ce qui corrobore les pens\u00e9es d\u2019Hamlet : \u00ab Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark \u00bb, vers qui viendra \u00e0 servir d\u2019oraison fun\u00e8bre dans ce d\u00e9dale de sketchs et de sayn\u00e8tes que d\u00e9roule Le Suicid\u00e9. Celle de l\u2019apprentissage de l\u2019h\u00e9licon par S\u00e9mione en reconversion et formation pour ch\u00f4meur longue dur\u00e9e pouvait rappeler, finalement, celui de Sim et de son sketch : \u00ab je joue de l\u2019h\u00e9licon \u00bb. Un marcel en guise de queue de pie, dans un froc de bidasse, et la t\u00eate du type qui souffle \u00e0 s\u2019essouffler, ou qui pavoise au premier son de la m\u00e9thode Schulz pour apprendre la musique fera toujours sourire. Une belle-m\u00e8re envahissante, en blouse \u00e0 pois, et fichus sur la t\u00eate, miroir de sa femme qui prend le m\u00eame chemin de rides et de travers\u2026 confirmera toujours dans l\u2019esprit des \u00e9poux trahis qu\u2019il y a l\u00e0 une destin in\u00e9luctable. Une blonde platine \u00e0 lunette noire du quartier voisin, copie conforme de l\u2019am\u00e9ricaine l\u00e9opard\u00e9e, au brushing laqu\u00e9 inalt\u00e9rable et rouge \u00e0 l\u00e8vre flash sera toujours regard\u00e9 comme une pin up ou une poup\u00e9e russe. Un intello en imperm\u00e9able, casquette viss\u00e9e sur la t\u00eate masqu\u00e9e par des lunettes \u00e0 \u00e9caille et qui porte un cartable comme d\u2019autres une trousse \u00e0 outil se verra toujours comme un facteur d\u2019id\u00e9es nouvelles, recyclables et d\u00e9pass\u00e9es. Une femme lib\u00e9r\u00e9e, veuve ou pas donc, fumera toujours une cigarette en agitant un porte-cigarette comme Garbo. Un homme qui trompe sa femme aura toujours un probl\u00e8me avec son emploi du temps et ses gesticulations, mensonges incontr\u00f4l\u00e9s, etc. sont \u00ab clonables \u00bb \u00e0 vie. Un motard acquis \u00e0 la cause des masses et du parti aura toujours des lunettes de protection sur le front, les jambes arqu\u00e9es et le verbe fort du minus qui terrorise son entourage\u2026. Un pope sera toujours un pop, reconnaissable de loin, agitant de l\u2019encens\u2026 Un groupe Tzigane chantera comme toujours et la gomina viendra sur le cheveu des hommes en complet pendant qu\u2019une femme gitane fera tournoyer ses bras au-dessus de sa t\u00eate\u2026 Une bande de croque-mort organis\u00e9e en l\u00e9gion sportive, avec \u00ab survet \u00bb bleu, rompt naturellement avec l\u2019affaissement d\u2019un corps pris dans le deuil. De quoi s\u2019amuser, donc, de ce ballet militaire ! De quoi rire d\u2019un jet\u00e9 de belle-m\u00e8re dans un d\u00e9cor d\u2019appartement exigu o\u00f9 l\u2019espace offert tient plus d\u2019une canadienne que d\u2019un espace \u00e0 vivre.<br \/>\nEt le comique na\u00eetra de ces silhouettes et de ces spectres r\u00e9alistes. Il na\u00eetra de la confusion qui gagne cette assembl\u00e9e quand elle se retrouve autour d\u2019un chariot m\u00e9tamorphos\u00e9 en table de banquet. Image tchekovienne lointaine. Il na\u00eetra des m\u00e9diations sur l\u2019\u00e9lasticit\u00e9 du temps, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un sourd muet, d\u2019un S\u00e9mione philosophant sur la \u00ab seconde \u00bb, le \u00ab tic \u00bb et le \u00ab tac \u00bb, le \u00ab chien \u00bb du pistolet et finalement sur \u00ab l\u2019homme \u00bb. Le pr\u00e9visible du risible se trouvant exactement dans la formule r\u00e9p\u00e9t\u00e9e \u00ab abordons \u00ab la\/le \u2026 \u00bb sous l\u2019angle philosophique \u00bb. D\u00e9monstration pouss\u00e9e aux limites de la logique na\u00efve et r\u00e9p\u00e9titions garantissent le rire. Tout comme la contorsion, la course \u00e0 l\u2019\u00e9chalote ou la d\u00e9ambulation incongrue\u2026 ont toujours amus\u00e9 celui qui regarde et y retrouve une situation d\u2019inconfort, de frousse : un souvenir pris \u00e0 quelques v\u00e9cus ou fictions. Lorgnant du c\u00f4t\u00e9 du cin\u00e9ma burlesque aux meilleurs endroits, rattrap\u00e9 par l\u2019esth\u00e9tique du cirque qui permet d\u2019occuper la surface qu\u2019offre la carri\u00e8re de Boulbon\u2026. Patrick Pineau a fait le choix des hyst\u00e9ries collectives, des n\u00e9vroses communautaires, des solitudes idiotes, d\u2019un comique de geste et de mimiques st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es\u2026 et pr\u00e9sente ainsi un Suicid\u00e9 qui a d\u00e9finitivement gagn\u00e9 les rivages de la farce convenue.<br \/>\nEt l\u2019on entend \u00e0 peine le \u00ab laissez-nous le droit au chuchotement \u00bb ou l\u2019on ne distingue plus vraiment la mani\u00e8re plus fine qu\u2019il a de r\u00e9unir les figures de ce quartier en un ch\u0153ur qui fait entendre la condition humaine tortur\u00e9e par une culture sovi\u00e9tique qui est entr\u00e9e en lutte contre une nature russe. Jusque dans le d\u00e9cor des appartements, les trappes et les portes, multiples et bancales rappellent qu\u2019ici Feydeau pourrait \u00eatre le mod\u00e8le d\u2019Erdman.<br \/>\nParti pris de mise en sc\u00e8ne et d\u2019un grotesque revendiqu\u00e9, le Suicid\u00e9 de Pineau aura fait rire quelque nostalgique de la critique de l\u2019homo sovieticus. On peut s\u2019\u00e9tonner qu\u2019apr\u00e8s diff\u00e9rentes crises financi\u00e8res qui ont marqu\u00e9 ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, le metteur en sc\u00e8ne n\u2019ait pas trouv\u00e9 un texte qui fasse \u00e9tat d\u2019un capitalisme tout aussi dr\u00f4le. Certes, l\u2019\u00e9tude de caract\u00e8res peut toujours satisfaire le souci que les uns et les autres ont de mieux reconna\u00eetre une mati\u00e8re humaine \u00e9ternelle. Mais pour autant que cette \u00e9tude pouvait convenir \u00e0 qui veut entendre une \u00e9ni\u00e8me fois ce qu\u2019un homme est, alors on regrettera que l\u2019immense espace de la carri\u00e8re de Boulbon ait eu autant de difficult\u00e9 \u00e0 \u00eatre occup\u00e9e par une petite histoire qui tenait \u00e0 des intimit\u00e9s, sur quelques m\u00e8tres carr\u00e9s. Sans doute cet espace aura-t-il pris au pi\u00e8ge le Suicid\u00e9 et gageons que la sc\u00e8ne de la MC 93 de Bobigny saura r\u00e9v\u00e9ler une intensit\u00e9 autre.<br \/>\nDu 8 au 15 juillet, 22H00, Carri\u00e8re de Boulbon, d\u00e9part navette de la poste.<br \/>\n<em>Le Suicid\u00e9,<\/em> traduit par Andr\u00e9 Markowicz, est publi\u00e9 aux Editions les Solitaires intempestifs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;- Il est un peu plus de 22H00, dans la carri\u00e8re de Boulbon, quand commence la premi\u00e8re de Le Suicid\u00e9 qui durera 2H30. Une pi\u00e8ce de Nicolas Erdman, \u00e9crite en 1928, apr\u00e8s un premier succ\u00e8s Le Mandat produit peu avant. Patrick Pineau, le metteur en sc\u00e8ne, revient ainsi au Festival d\u2019Avignon, apr\u00e8s la cour d\u2019Honneur du Palais des Papes qu\u2019il occupa en 2004, avec Peer Gynt : une autre \u00e9pop\u00e9e si l\u2019on veut bien consid\u00e9rer que celle de S\u00e9mione S\u00e9mionovitch<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","categorie_article":[27],"class_list":["post-782","article","type-article","status-publish","hentry","categorie_article-critique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article\/782","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=782"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorie_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_article?post=782"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}