


{"id":814,"date":"2009-12-07T19:31:00","date_gmt":"2009-12-07T18:31:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=814"},"modified":"2009-12-07T19:31:00","modified_gmt":"2009-12-07T18:31:00","slug":"le-funambule-ainsi-parlait-angelin-preljocaj","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/le-funambule-ainsi-parlait-angelin-preljocaj\/","title":{"rendered":"Le Funambule&#8230; Ainsi parlait Angelin Preljocaj"},"content":{"rendered":"<hr \/>\n<p><em> <strong>Au Pavillon Noir Angelin Preljocaj dansait Le Funambule de Gen\u00eat, devant une salle comble qui salua le danseur, le chor\u00e9graphe et ici la voix d&rsquo;un po\u00e8te. Une heure solo pour faire \u00e9cho \u00e0 un chant d&rsquo;amour.<\/strong> <\/em><br \/>\n<em>Du devenir du regard<\/em><br \/>\nDans l\u2019\u0153uvre de Jean Gen\u00eat, il est peut-\u00eatre deux textes qui questionnent le regard. Le premier, L\u2019\u00c9trange mot de\u2026 s\u2019inqui\u00e8te de l\u2019espace o\u00f9 prend place le spectacle, Gen\u00eat s\u2019y inqui\u00e8te d\u2019architecture. Il doute de la place centrale du th\u00e9\u00e2tre au sein de la cit\u00e9. Pr\u00e9cis\u00e9ment, si les th\u00e9\u00e2tres peuvent \u00eatre (souvent) en centre ville, la centralit\u00e9 de ce b\u00e2timent sert davantage d\u2019ornements qu\u2019elle ne sert l\u2019art. Et soulignant cela, ou d\u00e9non\u00e7ant cet emploi d\u00e9voy\u00e9, il fait la critique du spectateur qui s\u2019y rend et, sans doute, s\u2019accommode de cette logique d\u2019urbanisme qui abrite ses privil\u00e8ges. Les petits bijoux architecturaux et ceux de la bourgeoisie locale se confondent ainsi dans un int\u00e9r\u00eat commun o\u00f9 le lieu du regard (le th\u00e9\u00e2tre) se change en territoire de m&rsquo;as-tu-vu.<br \/>\nC\u2019est alors que Gen\u00eat, dans ce texte qui me semble in\u00e9gal\u00e9, proposera de construire le th\u00e9\u00e2tre au sein des cimeti\u00e8res, parmi les morts, au lieu dit des recueillements et de la difficile repr\u00e9sentation du temps. Commence alors une chim\u00e8re o\u00f9 il d\u00e9crit comment le spectateur devrait passer \u00e0 travers le cimeti\u00e8re, en suivant un mime fun\u00e8bre, en \u00e9coutant Mozart avant de gagner sa place. Et il conclut que le regard en serait chang\u00e9. Que le regard qui est port\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre, au moment th\u00e9\u00e2tral, serait autre, peut-\u00eatre transfigur\u00e9, de toutes les mani\u00e8res \u00e0 jamais marqu\u00e9 par cet instant, ce passage d\u2019un monde \u00e0 l\u2019autre par le chemin des morts. Et c\u2019est en cela, me semble-t-il que L\u2019\u00c9trange mot de\u2026 est un texte sur le regard, sur la correction du regard.<br \/>\nAvec Le Funambule (le second texte donc), Gen\u00eat \u00e9crit \u00e0 nouveau sur le regard. Le sien tout d\u2019abord puisque ce po\u00e8me est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Abdallah, son amant acrobate, son amour habill\u00e9 de lumi\u00e8re qu\u2019il regarde prendre le risque de sa vie au cours d\u2019un num\u00e9ro d\u2019\u00e9quilibre. Le po\u00e8me se fait ode. Et le regard de Gen\u00eat est plein d\u2019une passion br\u00fblante, plein d\u2019un amour qui se livre dans un livre. Mais, et prenant encore le temps de la critique, Gen\u00eat s\u2019attarde \u00e9galement sur le parterre des spectateurs. Il regarde ceux qui baissent les yeux devant le risque que prend le funambule. Il s\u2019inqui\u00e8te de ce parterre de cirque venu chercher un frisson, mais qui ne supporte pas de regarder la mort en face. La mort possible qui guette le funambule \u00e0 chaque pas. Le Funambule est ainsi un livre qui tient en \u00e9quilibre le regard amoureux et le regard du voyeur. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, le regard qui est marqu\u00e9 par le d\u00e9sir et d\u2019une certaine mani\u00e8re, donc, par la peur de la perte, de la disparition. De l\u2019autre, un regard qui n\u2019est qu\u2019un voir, qu\u2019une des proc\u00e9dures du spectaculaire.<br \/>\n\u00ab Quand j\u2019\u00e9tais au conservatoire et qu\u2019il m\u2019arrivait d\u2019\u00e9prouver un doute, je lisais ce texte qui m\u2019avait \u00e9t\u00e9 offert par l\u2019un de mes professeurs, Karin Waehner. Je n\u2019ai lu que celui-l\u00e0 de Gen\u00eat \u00bb confie Angelin Preljocaj. Puis, poursuivant aupr\u00e8s du public d\u2019\u00e9tudiants d\u2019Aix-Marseille, \u00ab J\u2019ai maintenant 52 ans et pour autant que j\u2019avais le d\u00e9sir de danser encore, ce \u201cgrand \u00e2ge\u201d pouvait \u00eatre hostile \u00e0 mon d\u00e9sir. Ici et l\u00e0, parmi mes proches, j\u2019entendais \u201cne prends pas ce risque. C\u2019est inutile. Que veux-tu prouver ?\u201d Et je me disais qu\u2019une vie sans risque n\u2019\u00e9tait pas digne. Que le risque dans nos m\u00e9tiers n\u2019a rien de comparable \u00e0 celui que prennent certains. Alors, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de danser Le Funambule. J\u2019ai pein\u00e9 \u00e0 lui trouver une forme sonore. J\u2019ai appris \u00e0 lire \u00e0 haute voix. J\u2019ai appris et j\u2019ai compris que ce po\u00e8me n\u2019invitait \u00e0 aucun effet de voix. Qu\u2019il fallait le dire simplement pour le faire entendre. Juste le faire entendre \u00bb. Et Angelin Preljocaj exposait ainsi, et un d\u00e9sir, et une inqui\u00e9tude. Soit, et son propos le laissait deviner, la tentative \u00ab d\u2019une fois de plus \u00bb qui pouvait \u00eatre \u00ab une fois de trop \u00bb. Soit, s\u2019il fallait le traduire alors que la parole le laisse entendre, l\u2019id\u00e9e qu\u2019il y a l\u00e0 une sym\u00e9trie avec le geste du funambule qui est de d\u00e9fier les lois de l\u2019\u00e9quilibre. Le choix de ce po\u00e8me qui s\u2019est impos\u00e9 au danseur-chor\u00e9graphe n\u2019\u00e9tait d\u00e8s lors plus neutre. Angelin Preljocaj prendrait le risque de danser ce po\u00e8me. Il prendrait le risque de \u00ab tomber \u00bb \u00e0 cause d\u2019un corps qui n\u2019est plus \u00ab jeune \u00bb (comme il le rappelle en se moquant de ces articulations plus sensibles qu\u2019avant, comme il le dit de ces muscles plus aussi ob\u00e9issants). Comme le funambule, il ferait le pari d\u2019avancer sur le file, (ici la sc\u00e8ne), au risque de tomber, (ici de perdre son aura de chor\u00e9graphe et de danseur rare). Lui qui a construit une renomm\u00e9e internationale, lui qui dirige le ballet, lui qui est \u00ab un ma\u00eetre \u00bb\u2026 Lui, Preljocaj, prendrait le risque de la chute toute m\u00e9taphorique mais pas moins mortelle, dans un monde o\u00f9 l\u2019on se pla\u00eet \u00e0 faire et d\u00e9faire les Princes. Dansant Le Funambule, Preljocaj, offrait au public et \u00e0 ses regards la possibilit\u00e9 d\u2019une mort imm\u00e9diate, moins la chute d\u2019un corps que celle d\u2019un nom.<br \/>\nEt Le Funambule parla<br \/>\nAu milieu d\u2019un espace habill\u00e9 d\u2019un autel de papier. L\u00e0, devant les yeux tapis dans l\u2019ombre attendant peut-\u00eatre la chute, Preljocaj le funambule se mit \u00e0 dire un texte d\u2019une voix marqu\u00e9e par un timbre blanc. Et cette voix, l\u00e9g\u00e8rement couverte sur les finales, peut-\u00eatre \u00e9mue, et n\u00e9anmoins tenue \u00e0 la clart\u00e9, disait les \u00ab vers libres \u00bb de Gen\u00eat. Elle prenait le temps d\u2019approcher le texte, de s\u2019y frotter, d\u2019en saisir les syllabes, de reformer le mouvement pr\u00e9cis de l\u2019\u00e9criture dans un accent simple et humble. Elle donnait \u00e0 l\u2019\u00e9criture une voix rompue \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre que chacun cherche \u00e0 pr\u00e9server, \u00e0 retrouver, \u00e0 ressaisir. Par instants, rarement, une brusque acc\u00e9l\u00e9ration rompait l\u2019\u00e9conomie apprivois\u00e9e. Par instants, jouant d\u2019une vitesse br\u00e8ve, les mots semblaient alors l\u2019objet d\u2019une prouesse articulatoire. Et qui entendait ces instants y reconnaissait le mouvement du funambule qui, sur son file en \u00e9quilibre, prend le temps de la m\u00e9ditation, de la concentration, de la lenteur\u2026 avant d\u2019effectuer l\u2019acrobatie et la figure dangereuses. Car le funambule est celui qui, avant tout, est le ma\u00eetre de l\u2019arr\u00eat. Non pas l\u2019arr\u00eat qui est le temps n\u00e9cessaire \u00e0 la mont\u00e9e de la tension et du tragique, mais celui de la concentration. C\u2019est le temps de la mesure du danger, de la r\u00e9p\u00e9tition mentale du geste, de la repr\u00e9sentation c\u00e9r\u00e9brale du mouvement. Et ce temps, arr\u00eat\u00e9, est la trace souterraine de la figure p\u00e9rilleuse, du geste millim\u00e9tr\u00e9 au bout duquel se tiennent en \u00e9quilibre la poursuite de la vie et la culbute vers la mort.<br \/>\nEt Preljocaj d\u2019ex\u00e9cuter, seul face \u00e0 la salle, une danse qui ressemblerait trait pour trait \u00e0 celle que dessine l\u2019\u00e9criture, la fable et le regard que nous lui portons. En retrait de tout exc\u00e8s, attentif aux \u00e9carts musicaux de Godenthal, de Tcha\u00efkovski, cible de spirales de papier l\u00e2ch\u00e9es des cintres, \u00ab ivre \u00bb au souvenir d\u2019un rythme balkanis\u00e9, immobile aussi\u2026 Preljocaj donnera une heure durant un corps aux mots, un pied de danseur aux vers, un rythme de \u00ab gentleman des ab\u00eemes \u00bb \u00e0 l\u2019amour de Gen\u00eat. Seul, dis-je, et en m\u00eame ma\u00eetre choral de la voix de Gen\u00eat et de la sienne qui se m\u00ealent. Et de le regarder prendre la parole et apprendre du texte comment, peut-\u00eatre, marcher. Le suivre esquisser un pas, puis un autre, feindre la perte d\u2019\u00e9quilibre, se reprendre en embo\u00eetant le pas \u00e0 la voix qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve du texte et le guide. Du danseur, il faut ainsi comprendre qu\u2019il est l\u2019\u00e9cho et la forme plastique d\u2019une silhouette qui n\u2019est qu\u2019\u00e9vocation, fant\u00f4me, silhouette crayonn\u00e9e. De Preljocaj, il faut le suivre avan\u00e7ant dans le po\u00e8me comme dans un lieu saint o\u00f9 sa voix porte en pri\u00e8re et rapporte des mots d\u2019amour \u00e0 celui que l\u2019on place plus haut que soi. L\u2019amour de Gen\u00eat, en 1955, pour Abdallah le danseur de corde de 19 ans se d\u00e9ploie ainsi ex-cathedra.Et Preljocaj le met en lumi\u00e8res. Celles de vitraux modernes pos\u00e9s en fond de sc\u00e8ne qui ont l\u2019\u00e9clat des rouges et des jaunes de Kandinsky. Celle foudroyante et \u00e9tincelante qui passe dans la lame brillante d\u2019un couteau ou quand Preljocaj relaie l\u2019image d\u2019une tauromachie convoqu\u00e9e par Gen\u00eat. Celle d\u2019\u00e9toiles scintillantes et dor\u00e9es, volantes et comme tatou\u00e9es sur le corps enduit de sueur de Preljocaj qui semble go\u00fbter ici la gloire \u00e9ph\u00e9m\u00e8re des ar\u00e8nes du cirque. Image lointaine, aussi, de \u00ab l\u2019homme qui marche \u00bb de Giacometti, bronze meurtri, d\u2019une luminosit\u00e9 int\u00e9rieure, aur\u00e9ol\u00e9 d\u2019une force immobile, d\u2019un pas qui s\u2019arrache \u00e0 la pesanteur tout en rappelant l\u2019attraction. Et dont Gen\u00eat aura rapport\u00e9 le geste dans L\u2019Atelier de Giacometti.<br \/>\nImages troublantes, en d\u00e9finitive, d\u2019un danseur qui semble ici suivre une danse int\u00e9rieure en r\u00e9sonance avec une voix int\u00e9rieure n\u00e9e de la lecture du Funambule. Et qui, dansant et dans l\u2019attraction de la gr\u00e2ce, semble avoir fait sienne cette pens\u00e9e de Cioran sur la possibilit\u00e9 tragique de toute existence et donc de ne pas oublier \u00ab de savourer (le risque) de la chute en la sublimant dans un pas de danse \u00bb[1].<br \/>\nAinsi dansait Preljocaj<br \/>\nRegardant Preljocaj danser Le Funambule, mimer \u00e0 certains instants le d\u00e9tail de ce po\u00e8me, inventer un pas qui convienne \u00e0 cette grammaire, trouver une respiration \u00e0 la souplesse de cette langue, dessiner un geste \u00e0 ces figures po\u00e9tiques, arpenter la sc\u00e8ne comme les yeux la ligne et la page\u2026Le suivant au moment o\u00f9 rejoint par le d\u00e9sir de quitter son \u00e9tat de danseur, Preljocaj s\u2019\u00e9l\u00e8vera en surplomb de la salle sur une barre m\u00e9tallique\u2026 Le d\u00e9couvrant en train de jouer d\u2019un d\u00e9doublement magique avec un fragment de miroir. Le suivant, dis-je, dans cette pi\u00e8ce o\u00f9 sa voix \u00e9tait tenue de rendre une autre voix\u2026 il me semble que Preljocaj atteignait l\u00e0, peut-\u00eatre, quelque chose d\u2019essentiel de son art, et plus g\u00e9n\u00e9ralement de l\u2019art. D\u00e9j\u00e0, et par exemple dans Blanche-Neige, il avait recouru \u00e0 ce d\u00e9doublement lui donnant la force et l\u2019\u00e9nergie de l\u2019image. D\u00e9j\u00e0, la question du double \u00e9tait l\u00e0 dans l\u2019utilisation du miroir.<br \/>\nMais en d\u00e9finitive, cette interrogation sur le double n\u2019est jamais que la m\u00e9taphore qui pose la question de l\u2019autre. Ainsi, la chose essentielle que l\u2019art couve n\u2019est peut-\u00eatre pas \u00e9trang\u00e8re \u00e0 cette pr\u00e9sence de l\u2019autre (celui que le metteur en sc\u00e8ne lit, celui que le chor\u00e9graphe fait danser, etc.). L\u2019autre comme compagnon, interlocuteur, matrice et, in fine, celui avec lequel Preljocaj dialogue.<br \/>\n\u00ab Autre \u00bb qui pourrait bien encore et aussi \u00eatre Angelin Preljocaj lui-m\u00eame qui, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de la maturit\u00e9 et ma\u00eetre de son art, s\u2019interrogerait non pas sur ce qu\u2019il fut ou ce qu\u2019il est, mais sur ce qu\u2019il a encore \u00e0 d\u00e9couvrir de lui. Dans l\u2019exercice du solo, si l\u2019on peut alors envisager une performance qui tiendrait un peu trop simplement \u00e0 l\u2019\u00e2ge de son danseur, il est vraisemblable qu\u2019il faille davantage y voir le danseur qui cherche encore \u00e0 affronter ses limites. Qui cherche \u00e0 \u00e9prouver le seuil qu\u2019il pressent. Celui qui met la barre toujours plus haut comme celle qui s\u2019\u00e9levait au-dessus du plateau et sur laquelle il se tint debout au risque de\u2026 Du double, on pourrait ainsi dire qu\u2019il est chez Preljocaj cet autre qui n\u2019est que lui-m\u00eame, en lisi\u00e8re d\u2019un temps o\u00f9 la danse menace le corps et o\u00f9 le corps, tel celui du funambule, se met en p\u00e9ril pour r\u00e9pondre \u00e0 ses doutes. Le funambule ou le d\u00e9fi pourrait ainsi \u00eatre l\u2019autre nom de cette pi\u00e8ce qui montra Preljocaj parlait de ce qu\u2019il dansait. Parler de ce qu\u2019il d\u00e9sire et que Le Funambule lui a offert, une fois de plus.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au Pavillon Noir Angelin Preljocaj dansait Le Funambule de Gen\u00eat, devant une salle comble qui salua le danseur, le chor\u00e9graphe et ici la voix d&rsquo;un po\u00e8te. Une heure solo pour faire \u00e9cho \u00e0 un chant d&rsquo;amour. Du devenir du regard Dans l\u2019\u0153uvre de Jean Gen\u00eat, il est peut-\u00eatre deux textes qui questionnent le regard. Le premier, L\u2019\u00c9trange mot de\u2026 s\u2019inqui\u00e8te de l\u2019espace o\u00f9 prend place le spectacle, Gen\u00eat s\u2019y inqui\u00e8te d\u2019architecture. 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