


{"id":815,"date":"2009-11-24T19:32:00","date_gmt":"2009-11-24T18:32:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=815"},"modified":"2009-11-24T19:32:00","modified_gmt":"2009-11-24T18:32:00","slug":"michel-onfray-meffraie-pour-en-finir","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/michel-onfray-meffraie-pour-en-finir\/","title":{"rendered":"Michel Onfray m&rsquo;effraie ? pour en finir !"},"content":{"rendered":"<p>&#8212;&#8211;<br \/>\n<em> <strong>J&rsquo;anime des ateliers d&rsquo;\u00e9criture en Francophonie depuis 31 ans cet automne. En arrivant ici, comme agent de l&rsquo;\u00e9ducation populaire, je ne pouvais pas, me semblait-il, contourner Michel Onfray. J&rsquo;ai donc commenc\u00e9 avec l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de ses chroniques dans Sin\u00e9-hebdo, qui lui conf\u00e9raient son statut de rebelle patent\u00e9. Ouais&#8230; sympa qu&rsquo;il s&rsquo;oppose ainsi \u00e0 cet empaill\u00e9 de Philippe Val. A part, \u00e7a, pour le contenu, si d\u00e9tection d&rsquo;un sursaut de pens\u00e9e vive, me pr\u00e9venir, moi, je n&rsquo;ai rien constat\u00e9. Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, insist\u00e9-je, il ne saurait y avoir autant de bruit pour rien&#8230;<\/strong> <\/em><br \/>\n Je m&rsquo;\u00e9tais pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9tonn\u00e9e de ce faux trait\u00e9 d&rsquo;a-th\u00e9ologie, qui me semblait l&rsquo;oeuvre d&rsquo;un anti-leader virulent \u00e0 tendance d\u00e9viante. Contrer, contrer, comment une pens\u00e9e aussi binaire saurait-elle concevoir le divin ? aussi peu de chance que pour le fil de l&rsquo;histoire philosophique. Et puis depuis quand nous faudrait-il des sommes de philosophies pr\u00eates \u00e0 l&#8217;emploi ? depuis toujours ou presque : h\u00e9ritage anthologique, culture pr\u00e9dig\u00e9r\u00e9e qui dispense un savoir pr\u00eat-\u00e0-l&#8217;emploi pour dispenser du vertige de penser par soi-m\u00eame et de creuser son sillon t\u00e2tonnant, presque aveugle, dans le creuset des vertiges qui ont r\u00e9sist\u00e9 au temps, magma imprim\u00e9. Quoi, quoi, quoi ? vive l&rsquo;illusion collective du savoir structur\u00e9. Universit\u00e9, unis, univers, unis vers quoi, citoyens \u00e9perdus que nous sommes ?<br \/>\n\u00ab\u00a0Lis L&rsquo;esth\u00e9tique du p\u00f4le Nord\u00a0\u00bb! Mon fils est n\u00e9 sur la rive Sud de Montr\u00e9al, comment refuser ? je lis. Et, oui, je trouve s\u00e9duisants ce retour sur un trajet interactif, cette jonglerie philosophique o\u00f9 le fil de la pens\u00e9e de l&rsquo;\u00e9nonciateur semble plus structurant que les r\u00e9f\u00e9rences parsem\u00e9es (certes avec une approximation \u00e9bouriffante, mais pourquoi pas, m&rsquo;interrog\u00e9-je ? je ne suis pas gardien du temple), je remarque une verve un tantinet po\u00e9tique, qui sans me capter tout-\u00e0-fait m&rsquo;oriente vers un certain d\u00e9sir&#8230; Une telle r\u00e9v\u00e9rence au p\u00e8re me semble un brin suspecte, moi qui suis pourtant dot\u00e9e aussi de feu mon p\u00e8re formidable, mais bon, l&rsquo;exp\u00e9rience n&rsquo;est pas repoussante, alors quid de l&rsquo;Universit\u00e9 populaire ?<br \/>\nJe visite le site et m&rsquo;alarme. J&rsquo;\u00e9coute un enregistrement sur France-culture, puis\u00e9 dans le cycle sur Nietzsche (je viens de d\u00e9couvrir avec enthousiasme le Nietzsche \u00e0 Nice, qui a \u00e9moustill\u00e9 ma vieille faim philosophique, avec beignets de courgettes dans les ruelles d\u00e9bouchant sur la promenade des Anglais). Horreur d&rsquo;entendre ressasser en boucle l&rsquo;intervention sororelle sur La volont\u00e9 de puissance. Populaire, populiste ? je continue \u00e0 m&rsquo;inqui\u00e9ter. Reste un cadre o\u00f9 les r\u00f4les seraient r\u00e9partis entre celui qui sait et qui professe g\u00e9n\u00e9reusement du bas de l&rsquo;estrade, et la foule des t\u00eates (plut\u00f4t chenues, en l&rsquo;occurrence), \u00e0 f\u00e9conder vigoureusement &#8211; une assembl\u00e9e qui sait quoi faire du dernier tiers de sa vie : recevoir la parole de Michel Onfray, donc apprendre, donc savoir, et se d\u00e9terminer en connaissance de cause. R\u00e9volutionnaire, \u00e7a, camarade, je me dis tout de suite !<br \/>\nQuand m\u00eame, je vais v\u00e9rifier sur place. Une demi-heure avant, la salle est comble, on s&rsquo;agglutine sur les marches, dans le fond, et m\u00eame dans le hall du th\u00e9\u00e2tre, devant de petits \u00e9crans dignes des t\u00e9l\u00e9s des ann\u00e9es 50, debout&#8230; fichtre!!! la faim est l\u00e0, palpable, manifeste. Je suis assise, vers le milieu de la salle (au bout d&rsquo;un rang, on ne sait jamais) : vue plongeante sur le d\u00e9cor noir ; Michel Onfray est assis, habill\u00e9 de noir, grosses lunettes \u00e0 la monture noire, devant trois micros, buste dodu dionysiaque avec petites m\u00e8ches de philosophe antique ?<br \/>\nDerri\u00e8re lui, un \u00e9cran g\u00e9ant o\u00f9 s&rsquo;affiche le \u00ab\u00a0synopsis\u00a0\u00bb de sa conf\u00e9rence. Le tournage n&rsquo;en variera pas d&rsquo;un poil. Je suis \u00e9berlu\u00e9e : presque 1000 intelligences concentr\u00e9es l\u00e0 et aucune tentation de penser sur le vif, ciel escartefigue, quel syst\u00e8me de d\u00e9fense ! Il r\u00e9p\u00e8te \u00e0 l&rsquo;envi qu&rsquo;il a quitt\u00e9 l&rsquo;Education nationale. Non, il l&rsquo;a d\u00e9plac\u00e9e. \u00ab\u00a0Notre institution\u00a0\u00bb, je l&rsquo;entends d\u00e9clarer pour parler de l&rsquo;Universit\u00e9 populaire. Notre contre-institution, faut-il d\u00e9coder ? d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;\u00e9nervement contre le manque de cr\u00e9dits nationaux pour une activit\u00e9 aussi \u00e9videmment populaire. Appr\u00e9cions la d\u00e9rive d\u00e9magogique de l&rsquo;adjectif. Le nombre, voyons, le nombre, comme indice du peuple. L&rsquo;audi mate. Et lui, mat absolu s&rsquo;acharnant contre Freud, cette ann\u00e9e &#8211; mais l&rsquo;engence freudienne, si dou\u00e9e m\u00e9diatiquement que rien ne peut me tomber des mains sur un tapis roulant sans que la caissi\u00e8re du super march\u00e9 cherche ma connivence autour du lapsus ou de l&rsquo;acte manqu\u00e9, ne m\u00e9rite-t-elle pas qu&rsquo;un nouveau surdou\u00e9 des media lui \u00e9rafle son costard ? Je tique nonobstant que Michel Onfray confonde le surmoi et les r\u00e8gles, puis d\u00e9rive jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;appel \u00e0 la r\u00e8gle r\u00e9publicaine (pas celle avec laquelle les hussards de la troisi\u00e8me nous tapaient sur les doigts, si ?). Personne ne moufte, aucune impatience. Pour me contenir, je croque, la posture, les m\u00e8ches follettes ; l&rsquo;abondance de la silhouette saurait-elle me consoler de l&rsquo;indigence de cette pseudo-pens\u00e9e ?<br \/>\nJe quitte la salle au bout d&rsquo;une heure quarante-six minutes, en me faufilant avec de menues excuses zygomatiques au milieu des affam\u00e9s de philosophie agglom\u00e9r\u00e9s sur les escaliers ; je crains pour eux l&rsquo;inanition, mais, non, c&rsquo;est comme la malbouffe, \u00e7a a un public, vaste, vaste&#8230; Dans mon lit, le soir, je pleure, sur ces affam\u00e9s que ce pauvre type d\u00e9tourne,  pour le malheur de tous, ne puis-je m&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;estimer. Quelle horreur!!! bon, respire ! qui m&rsquo;enjoint de le faire ? Rembobine, reviens sur le synopsis ! Non, pas le sien, je crains de ne pouvoir y d\u00e9nicher la moindre surprise requinquante. Ce qui compte, ce n&rsquo;est pas cette \u00e9pouvantable b\u00e9atitude des repus r\u00e9publicains, cet assouvissement d\u00e9voy\u00e9. Enracine-toi dans le constat des affam\u00e9s de la terre qui trouveront bien un jour leur verticalit\u00e9 ! Qui me parle ainsi \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur ? aurait susurr\u00e9 Freud. Tant de tombeaux o\u00f9 mes anc\u00eatres et leur attrait jubilatoire du phalanst\u00e8re se retournent comme nos galettes de Bretagne et de Normandie, moins l&rsquo;argent du beurre, n&rsquo;est-ce pas ?<br \/>\nJe me hasarde encore, dans la Sculpture de soi. \u00d4 tristesse qu&rsquo;un voyage \u00e0 Venise n&rsquo;augure que de l&rsquo;exaltation narcissique de la silhouette, tellement virile, d&rsquo;un condottiere, dont il est \u00e9crit qu&rsquo;il est permis d&rsquo;en supposer de vertueux. \u00d4 rage devant la division pr\u00e9suppos\u00e9e du monde entre pleutres et non pleutres. Je ne peux m&#8217;emp\u00eacher de penser \u00e0 Tartuffe. En quel sein sommes-nous diable pour imaginer ainsi le monde ?<br \/>\nJe n&rsquo;avais pas toute cette exp\u00e9rience quand j&rsquo;ai achet\u00e9 ma place au th\u00e9\u00e2tre. Je fus nonobstant intrigu\u00e9e de d\u00e9couvrir la signature de la pr\u00e9sentation de la saison dans le petit catalogue de la Com\u00e9die de Caen. Quelle place \u00e9tait donc vacante pour la combler ainsi, songeais-je, m\u00e9dus\u00e9e ?<br \/>\nLe jour venu de la repr\u00e9sentation, la premi\u00e8re, du Recours aux for\u00eats, je tombe dans la matin\u00e9e, en continuant mes pr\u00e9paratifs, sur cette phrase de Michel Onfray  : \u00ab\u00a0Aux deux tiers de sa vie, si l&rsquo;on ne sait pas ce que contient le dernier tiers, c&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;a rien appris, donc, qu&rsquo;on n&rsquo;apprendra jamais, donc qu&rsquo;on n&rsquo;apprendra plus\u00a0\u00bb&#8230; Vous voyez ? le ressassement  martel\u00e9 comme pratique d&rsquo;hypnose&#8230; Pour moi cette phrase est de la m\u00eame famille que : \u00ab\u00a0\u00c0 50 ans, si on ne peut pas se payer une rollex, c&rsquo;est qu&rsquo;on a rat\u00e9 sa vie !\u00a0\u00bb<br \/>\nJ&rsquo;ajouterai dans le genre : un mec qui est capable de prof\u00e9rer de tels propos n&rsquo;a probablement jamais pris le risque de penser, et la chance qu&rsquo;il s&rsquo;y mette soudain est exigu\u00eb. J&rsquo;affirme :  Michel Onfray est incapable d&rsquo;int\u00e9grer le myst\u00e8re. Il n&rsquo;y a pas que la question de dieu qu&rsquo;il n&rsquo;est pas capable d&rsquo;envisager. Peut-\u00eatre c&rsquo;est le principe de la question qui lui \u00e9chappe, et je ne trouve aucun charme \u00e0 ses \u00e9chapp\u00e9es. S&rsquo;il ne trouve pas illico une mani\u00e8re de s&rsquo;ouvrir \u00e0 la vie dans ce qu&rsquo;elle peut avoir de surprenant, d&rsquo;impr\u00e9visible, de d\u00e9stabilisant et de fonci\u00e8rement myst\u00e9rieux, \u00e7a va se terminer avec une d\u00e9pression misanthropique \u00e0 caract\u00e8re parano\u00efaque&#8230; il est peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 trop tard, je souhaite que non.<br \/>\nBon. Mais si on enfermait tous les paranos, y aurait certainement moins de ch\u00f4mage&#8230;  c&rsquo;est une solution que Carla ne saurait murmurer \u00e0 son ch\u00e9ri.<br \/>\nEt c&rsquo;est dans cet \u00e9tat de d\u00e9couragement que j&rsquo;arrive au th\u00e9\u00e2tre. Passons sur le comptoir VIP et autres lunettes \u00e0 changer de regard sur le r\u00e9el de la sc\u00e8ne. Chers spectateurs actifs, d\u00e9cidez au moins de ce menu geste d&rsquo;enfiler l&rsquo;attirail \u00e0 transformation du regard, ou non. J&rsquo;envoie un baiser symbolique \u00e0 ma ch\u00e8re vieille Ariane (Qui mouche-t-elle \u00e0 pr\u00e9sent, la gu\u00eape ?). Je joue une fois ou deux avec mes lunettes. Je ne vois pas l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;aplatir cette magnifique ombre dansante et ses contorsions de grenouilles \u00e9touffant sous la psalmodie (qui persistera tout le spectacle, un peu moins d&rsquo;une heure, \u00e7a suffira, merci) des quatre voix superbes (d\u00e8s les premi\u00e8res phrases, je me prends \u00e0 penser qu&rsquo;avec pareille enveloppe incantatoire, le bottin aurait ses charmes).<br \/>\nDonc, je tente l&rsquo;op\u00e9ration schizophr\u00e9nique de me concentrer \u00e0 la fois sur le texte (o\u00f9 je r\u00e9entends d\u00e8s les premi\u00e8res minutes la phrase t\u00e9tanisante en forme de rollex) affranchi du charme hypnotisant de ces voix magnifiques (je ris en songeant au voyage d&rsquo;Ulysse et \u00e0 l&rsquo;attraction des sir\u00e8nes, si \u00e7a continue je vais me naufrager dans les bras de Morph\u00e9e). Concentration, donc, au-del\u00e0 du bruit des voix, sur une matrice textuelle que j&rsquo;essaie de d\u00e9sincarner (bizarrerie d&rsquo;avoir \u00e0 faire \u00e7a), et sur ce corps fabuleusement plastique du respectable et somptueux Juha-Peka Marsalo. Texte en deux temps, me dis-je enfin. Normal, si l&rsquo;on pouvait se soustraire \u00e0 la pens\u00e9e binaire, maintenant, on le saurait. Donc une partie d&rsquo;\u00e9num\u00e9ration du tragique d\u00e9sordre du monde, de l&rsquo;incommensurable vilenie des pseudo-humains, catalogue de la barbarie (je vais vous inviter une demi-heure \u00e0 ressasser le r\u00e9pertoire des inf\u00e2mies du monde barbare, \u00e7a va vous faire du bien, souvenez-vous que je suis un h\u00e9doniste et que je veux notre jouissance : le monde comme un immense journal de 20h). Pendant tout ce temps, danse d\u00e9sarticul\u00e9e et plus ou moins r\u00e9p\u00e9titive, illustrative en tous cas, du sieur Marsaleau, comment r\u00e9sister, potache,  \u00e0 une orthographe jarryque ? Fond de nuages vent\u00e9s sur arbres hi\u00e9ratiques. La m\u00e9taphore squelettique et la confusion sont l\u00e0 : puisque l&rsquo;homme est un loup pour l&rsquo;homme, danse avec les flaques.<br \/>\nAlors on bascule dans la deuxi\u00e8me phase du texte : r\u00e9pertoire de l&rsquo;\u00e9merveillement du solitaire enamour\u00e9 de la Nature, avec de temps en temps, irruption ici ou l\u00e0 de la figure de l&rsquo;autre rompant l&rsquo;isolement de l&rsquo;ermite. Evidemment, si se d\u00e9v\u00eatant, Michel Onfray offrait l&rsquo;exotisme nordique de ce danseur magique, je le laisserais in petto me mettre des boutons d&rsquo;or sous le menton ou m&rsquo;apprendre \u00e0 faire des poup\u00e9es avec les coquelicots (pour offrir un floril\u00e8ge des images candidement pauvrettes de ce po\u00e8te en son jardin). En fait de for\u00eats, exit la sauvagerie des ours, autres reptiles et insectes tueurs de la vraie nature des grands espaces dont on pourrait douter que ce philosophe en chambre les ait test\u00e9s. Sommes-nous \u00e0 ce stade du spectacle, arros\u00e9s par procuration dans ces chutes de colorants alimentaires, du magnifique d\u00e9nud\u00e9 se contorsionnant encore, cette fois, pour nous laisser guetter sa virilit\u00e9 cache-cach\u00e9e, trempant le pinceau de ces cheveux d\u00e9faits dans ces couleurs mouvantes sens\u00e9es nous rendre l&rsquo;\u00e9merveillement du monde dans l&rsquo;\u00e9pisode contemplatif, inquiets pour lui si nous ne somnolons pas encore : a-t-il froid ? ces colorants sont-ils toxiques ? tout \u00e7a est-il bien \u00e9cologique ? quid de ces deniers publics ainsi liqu\u00e9fi\u00e9s ?<br \/>\nPas grave ? tout est grave, qui finit dans l&rsquo;abandon d\u00e9finitif \u00e0 la gravit\u00e9 terrestre. Nous mourrons tous \u00e0 la fin, nous rappelle ce foncier philosophe (que philosopher, c&rsquo;est apprendre \u00e0 mourir !), et vous vouliez la flamme ? vous n&rsquo;aurez que les planches, celles du th\u00e9\u00e2tre ? celles du cercueil impos\u00e9 par le texte, dans un soucis de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 finale triomphante. Ouf!!!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;&#8211; J&rsquo;anime des ateliers d&rsquo;\u00e9criture en Francophonie depuis 31 ans cet automne. En arrivant ici, comme agent de l&rsquo;\u00e9ducation populaire, je ne pouvais pas, me semblait-il, contourner Michel Onfray. J&rsquo;ai donc commenc\u00e9 avec l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de ses chroniques dans Sin\u00e9-hebdo, qui lui conf\u00e9raient son statut de rebelle patent\u00e9. Ouais&#8230; sympa qu&rsquo;il s&rsquo;oppose ainsi \u00e0 cet empaill\u00e9 de Philippe Val. A part, \u00e7a, pour le contenu, si d\u00e9tection d&rsquo;un sursaut de pens\u00e9e vive, me pr\u00e9venir, moi, je n&rsquo;ai rien constat\u00e9. 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