


{"id":951,"date":"2015-07-12T12:13:32","date_gmt":"2015-07-12T10:13:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=951"},"modified":"2015-07-12T12:13:32","modified_gmt":"2015-07-12T10:13:32","slug":"la-resistible-ascension-de-richard-iii-ou-le-bal-des-maudits","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/article\/la-resistible-ascension-de-richard-iii-ou-le-bal-des-maudits\/","title":{"rendered":"La r\u00e9sistible ascension de Richard III ou le bal des maudits"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">&#8212;&#8212;<br \/>\nD&rsquo;un Shakespeare \u00e0 l&rsquo;autre, d&rsquo;<i>Hamlet<\/i> \u00e0 <i>Richard III<\/i>, Thomas Ostermeier signe une mise en sc\u00e8ne baroque, violente&#8230; et dr\u00f4le, o\u00f9 son ami et complice Lars Eidinger assume le r\u00f4le titre d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre des trois heures. Recourant \u00e0 une nouvelle traduction de Marius von Mayenburg qui r\u00e9ussit dans ce travail d&rsquo;\u00e9criture \u00e0 entretenir l&rsquo;intimit\u00e9 des langues (voir W. Benjamin), Ostermeier a d\u00fb couper le texte de Shakespeare ? Rien de bien grave.<\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-950\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/arton357.jpg\" width=\"1400\" height=\"975\" \/><\/p>\n<p><sc><strong>Richard III, <em>un parmi d\u2019autres\u2026<\/h2>\n<p><\/sc><br \/>\nDans la galerie de portraits des personnages shakespeariens, Richard Duc de Gloucester, fils d\u2019Edouard, trop loin dans la lign\u00e9e des h\u00e9ritiers pour devenir Roi et n\u00e9anmoins Roi prenant le nom de Richard III se regarde sans doute comme l\u2019une des icones de la radicalit\u00e9 et de la d\u00e9mesure. Assassin puissant, Grand toxique pour son environnement familial, Redoutable figure de la violence, Poison insidieux, Difforme bossu et boiteux sans scrupules\u2026 Richard III est l\u2019essence m\u00eame de la volont\u00e9 de pouvoir. Boucher pasolinien de <em>Salo<\/em> plus que Machiavel, le sens politique de Richard III rel\u00e8ve d\u2019une seule qualit\u00e9, la barbarie. Et pr\u00e9cis\u00e9ment, la barbarie \u00e9lev\u00e9e au raffinement o\u00f9 actes comme paroles convergent syst\u00e9matiquement et se rejoignent \u00e0 l\u2019endroit du d\u00e9sert qu\u2019a laiss\u00e9 l\u2019abandon de toutes formes morales, de tout sentiment humain, de toute observation des r\u00e8gles communes\u2026 C\u2019est que Richard III se donne les moyens de son ambition et qu\u2019\u00e0 l\u2019ombre de celle-ci rien ne peut la diminuer, la r\u00e9duire, la raisonner. Richard III est un boucher, et sa cour ou ce qu\u2019il en restera une variation des abattoirs. Tueur de s\u00e9ries (et non en s\u00e9rie), Richard III \u00e9limine tout ce qui peut, de pr\u00e8s ou de loin, ressembler \u00e0 un h\u00e9ritier. C\u2019est-\u00e0-dire tout ce qui aura un semblant de l\u00e9gitimit\u00e9\u2026 Fr\u00e8res, s\u0153urs, descendances, alli\u00e9s et cousins\u2026 En cela, <em>Richard III<\/em> est la pi\u00e8ce historique de Shakespeare qui s\u2019inqui\u00e8te du g\u00e9n\u00e9alogique, du temps clos, du mouvement pr\u00e9visible, de l\u2019immuable, de la reproduction du m\u00eame et donc, d\u2019une certaine mani\u00e8re, de l\u2019Histoire fig\u00e9e laquelle, \u00e0 lire et relire Shakespeare, est bien loin de figurer une Histoire id\u00e9ale puisque celle-ci a, comme on dit, \u00ab pas mal de cadavres dans le placard \u00bb. D\u00e8s lors, il faut bien voir dans Richard III un a\u00efeul d\u2019Arturo Ui ou celui qui a tent\u00e9, par la catastrophe que l\u2019on sait, d\u2019\u00e9crire une Histoire qui ne rel\u00e8verait plus du cycle ferm\u00e9 des familles l\u00e9gitimes tout aussi meurtri\u00e8res mais ayant pour elles le droit.<br \/>\nC\u2019est sans doute dans cet intervalle conceptuel que se joue l\u2019int\u00e9r\u00eat de Richard III. Moins une pi\u00e8ce sur le difforme, sur la cruaut\u00e9, qu\u2019une pi\u00e8ce sur l\u2019introduction de la politique \u00e0 l\u2019endroit d\u2019un monde qui s\u2019en passe puisque le mod\u00e8le monarchique l\u2019en prive. Comprenons bien, ce que met en sc\u00e8ne Richard III, ce n\u2019est pas \u00ab le faire de la politique \u00bb qui n\u2019est qu\u2019un art oratoire mis au service de quelques id\u00e9es, mais c\u2019est bien \u00ab introduire la politique \u00bb ou si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re la possibilit\u00e9 de remettre en marche l\u2019Histoire dont Hegel a pr\u00e9venu qu\u2019elle ne pouvait s\u2019\u00e9crire qu\u2019avec et dans le sang. Lisant <em>Richard III<\/em>, et c\u2019est vraisemblablement la raison pour laquelle cette \u0153uvre fascine, il est \u00e9vident que l\u2019on ne peut que condamner les pratiques et les moyens auquel recourt le barbare qu\u2019est Richard III. Mais simultan\u00e9ment, on ne peut que se trouver questionner par la r\u00e9-introduction du politique puisqu\u2019il fait d\u00e9faut dans les syst\u00e8mes \u00e9tablis et reconduits.<br \/>\nLa difformit\u00e9 de Richard III, son \u00e9l\u00e9gance bancale et inhabituelle, cette contrefa\u00e7on de la nature arbitraire, ce souci du sang qui doit couler, ce liquidateur\u2026 est d\u00e8s lors moins la quintessence de la cruaut\u00e9 et de la violence, que le reflet d\u2019un monde o\u00f9 les mod\u00e8les qui le constituent sont catalys\u00e9s dans Richard III. Ce qui ne fait pas de Richard III une victime, mais qui le constitue, dans le rapport de fascination et d\u2019hypnose qu\u2019il affirme aupr\u00e8s de son environnement, comme l\u2019ic\u00f4ne d\u2019un leurre. C\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00e9chec de tout changement de l\u2019\u00e9tat des choses et le spectre d\u2019un mal radical, r\u00e9current au formes et aux pratiques politiques&#8230; Lisant <em>Richard III<\/em>, il n\u2019est en d\u00e9finitive question que de la perception d\u2019une \u00e9chelle de ce mal.<br \/>\nDans cette perspective, la pi\u00e8ce historique qu\u2019est <em>Richard III<\/em>, met alors un seul principe \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Une seule \u00ab strat\u00e9gie \u00bb si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re : la gestion du temps qui se d\u00e9cline entre attente et acc\u00e9l\u00e9ration, patience et execution, temps du complot et temps du meurtre. Deux temps compl\u00e9mentaires qui forment l\u2019humus de l\u2019action. Et de regarder <em>Richard III<\/em> comme la pi\u00e8ce qui, r\u00e9glant le hasard autant que les d\u00e9s le permettront, livrant sa cohorte de cadavres et d\u2019extermin\u00e9s, ce qui se dessine via les courbes de ces temps, c\u2019est la silhouette de Richard III. Du d\u00e9but de cette histoire, \u00e0 la fin de cette pi\u00e8ce, de la foule o\u00f9 il se tient anonyme, \u00e0 la fabrique de sa solitude qui point pour avoir \u00e9vid\u00e9 la cour, dans le mouvement final appara\u00eet Richard. Et s\u2019il est une seule image r\u00e9ussie dans la mise en sc\u00e8ne d\u2019Ostermeier, c\u2019est cette Apparition o\u00f9 Richard III, parvenu \u00e0 ses fins mais r\u00e9v\u00e9l\u00e9 en ses fins, se tient face \u00e0 la salle, dans une forme hybride o\u00f9 corset et minerve, tout en l\u2019inscrivant dans la tentative d\u2019incarner une forme politique l\u00e9gitime en r\u00e9v\u00e8lent aussi la difformit\u00e9. Et d\u2019ajouter que ce que d\u2019aucuns verront comme un travestissement de Richard III, souligne en d\u00e9finitive la nature du pouvoir politique qu\u2019il soit ou pas, l\u00e9gitime.<br \/>\n<sc><strong>Le bal des maudits<\/strong><\/sc><br \/>\nSur un son rock, puissant et vibrant, la cohorte des com\u00e9diens de la Schaub\u00fchne traverse la salle du th\u00e9\u00e2tre op\u00e9ra d\u2019Avignon\u2026 Premi\u00e8res sensations sonores bient\u00f4t rattrap\u00e9es par les silhouettes en costumes de soir\u00e9e d\u2019un monde festif d\u00e9volu aux libations et autres formes d\u00e9r\u00e9gl\u00e9es de la jouissance \u00e9rotis\u00e9e. Et parmi, elles, alors que claquent les p\u00e9tards et les cotillons, et que se d\u00e9verse par les cintres une nu\u00e9e de confettis dor\u00e9s, une forme disgracieuse, mal habill\u00e9e, mal ajust\u00e9e, courb\u00e9e et bossue : le camarade historique d\u2019Ostermeier, l\u2019ami des quatre cents coups Lars Eidinger qui troque ici son costume d\u2019Hamlet contre celui de Richard. Pas plus lui qu\u2019eux ne renvoient \u00e0 autre chose qu\u2019un monde de nantis qui hante le monde de la nuit. Ils pourraient \u00eatre une famille d\u2019indiff\u00e9rents des ann\u00e9es trente comme nos contemporains. C\u2019est ainsi, les costards de la Haute sont sans \u00e2ge. Et dans ce monde de noctambules en goguette, l\u2019\u0153il torve de Richard les \u00ab calcule \u00bb ces invert\u00e9br\u00e9s dansants. Et se saisissant du micro qui pend au milieu du plateau et se regarde comme le cordon ombilical qui le met au contact de ses pens\u00e9es profondes, Richard fait entendre vite, et rapidement, son sentiment ou ressentiment \u00e0 l\u2019endroit des membres d\u2019une famille \u2013 pour autant qu\u2019il fait corps  avec \u2013 qu\u2019il va d\u00e9membrer.<br \/>\nLe rythme est donn\u00e9, le ton revendiqu\u00e9. Lars Eidinger, sourire en coin, voix de velours masqu\u00e9e, celui dont personne n\u2019imagine que sa bosse moletonn\u00e9e abrite un fiel, entre dans la danse et la course au pouvoir. Claudiquant mais \u00e0 pas de g\u00e9ant, il r\u00e9duit le cercle des pr\u00e9tendants qui bient\u00f4t devra \u00eatre nomm\u00e9 celui des disparus : Clarens, Rivers, York, femmes, enfants, fr\u00e8res, amis, tous de la viande pour le festin des vers\u2026 Et comme l\u2019entreprise n\u2019est pas l\u00e0 en ces d\u00e9buts, c\u2019est devant une tombe et la veuve Lady Anne que Richard excelle. Rapidement nu, il s\u00e9duit celle dont le mort est sa victime. Et nous rappelle ainsi que Richard s\u2019il est un corps difforme poss\u00e8de une langue des plus organis\u00e9e. En trois mots, dirait-on, la veuve \u00e9pleur\u00e9e et haineuse est rattrap\u00e9e par la verve \u00e9rotis\u00e9e d\u2019une verge \u00e0 vue qui ne peut laisser ce cul inhabit\u00e9. M\u00fcller l\u2019a \u00e9crit, la veuve est saillie sur la tombe du mari\u2026et c\u2019est une jouissance de voir Richard la convaincre, tout en \u00ab sexe posant \u00bb \u00e0 la pointe de l\u2019\u00e9p\u00e9e que tient la Lady, disposer du \u00ab sexe faible \u00bb. A peine conquise, et promise \u00e0 l\u2019exclusion dans la tour, Richard sondant sa m\u00e9moire sait que c\u2019est le fr\u00e8re qu\u2019il faut \u00e9liminer\u2026 deux sbires cagoul\u00e9s d\u00e9barqueront \u00e0 qui l\u2019on commande le geste surineur et voil\u00e0 que l\u2019avant sc\u00e8ne de sable se trouve gonfl\u00e9 par le corps vid\u00e9 de Clarens. Les tueurs ou les anticoagulants sont, en plus et \u00e0 la marge de la besogne, les reflets de tontons flingueurs pris parfois de sentiments. Dr\u00f4le\u2026 que cette sc\u00e8ne qui nous rappelle qu\u2019Ostermeier se souvient du grotesque qui nourrit Shakespeare, comme du baroque qui ne lui est pas \u00e9tranger.<br \/>\nDans les \u00e9tages du fond de sc\u00e8ne qui sert d\u2019\u00e9crans de projection, comme de coulisses et de labyrinthe o\u00f9 \u00e7a \u00ab d\u00e9guste aussi \u00bb, Richard est \u00e0 son affaire en mati\u00e8re de roueries, de mensonges, d\u2019agencements d\u00e9moniaques\u2026 et parfois de sentiments troubles qui lui reviennent comme des fant\u00f4mes. Difficile de se d\u00e9faire de \u00ab\u00a0l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb&#8230;<br \/>\nIl n\u2019est pas cruel, il est sans piti\u00e9. Il n\u2019est pas obsc\u00e8ne, il est sans ego. Il n\u2019est pas Roi, il le devient en r\u00e9duisant toutes les oppositions et autres ersatz de blasons. Au risque d\u2019\u00e9clipser l\u2019ensemble des interpr\u00e8tes que forment ses compagnons de travail, Lars Eidinger est un homme orchestre qui m\u00e8ne son monde \u00e0 la baguette, \u00e0 la pointe de la baillonnette\u2026 Fac\u00e9tieux, joueurs lunatiques, oublieux de sa propre m\u00e9moire, rugueux au d\u00e9bott\u00e9, violent et exigeant\u2026 le Richard d\u2019Eidinger est un tout qui en aucune de ses parties ne se reniera. C\u2019est sa marque, son fer\u2026<br \/>\nEt alors que les images se multiplient et que les sc\u00e8nes d\u00e9filent \u2013 comme celle d\u2019une chorale de mutil\u00e9s et de pantins d\u00e9j\u00e0 pleins de la raideur de la mort \u2013 c\u2019est lors de l\u2019\u00e9pisode de l\u2019ex\u00e9cution des enfants d\u2019Elisabeth que le Richard III d\u2019Ostermeier et le r\u00f4le de Lars Eidinger basculent. Moment o\u00f9 le repas du monstre qui prend sa soupe (fabuleux po\u00e8me d\u2019Antelme sur la nourriture des d\u00e9port\u00e9s) devient un blanc de c\u00e9ruse qui s\u2019applique sur le visage du Roi. Instant o\u00f9 le masque livide et la paleur fun\u00e8bre viennent s\u2019ajouter \u00e0 la minerve, au corset, \u00e0 la couronne d\u2019un Roi spectral. Et le regardant, de deviner que Richard libre en tout venait de perdre cette libert\u00e9 rattrap\u00e9e par une conscience. Moins Roi que statue p\u00e9trifi\u00e9e que l\u2019on retrouve, \u00e0 l\u2019avant derni\u00e8re sc\u00e8ne, priv\u00e9 du sommeil de la nuit. D\u00e9j\u00e0 ombre de lui-m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 ce que le duel final, avec l\u2019air qui empeste ses cadavres, ne le terrasse. Et de le regarder, rampant jusqu\u2019\u00e0 sa paillasse, nu, et s\u2019attachant \u00e0 un pied, s\u2019\u00e9lever dans les airs comme une carcasse suspendue \u00e0 un croc de boucher.<br \/>\nS\u2019achevait ainsi, un peu moins de trois heures plus tard, le Richard III d\u2019Osterme\u00efer. Une mise en sc\u00e8ne baroque ponctu\u00e9e de d\u00e9tails cocasses, et d\u2019une noirceur r\u00e9currente. Une sorte de nuit des \u00ab longs couteaux \u00bb ou de \u00ab bal des maudits \u00bb qui fait de Richard III notre contemporain. Mais, et cela n&rsquo;enl\u00e8ve rien \u00e0 OstermeIer, ce Richard l\u00e0 souffrait de la m\u00e9moire d&rsquo;un spectateur qui, ayant vu <strong>La Rose et la <em>Hache<\/h2>\n<p> de Georges Lavaudant, et Ariel Garcia Valdez dans le r\u00f4le de Richard, ne parvenait \u00e0 oublier l&rsquo;\u00e9blouissement que fut cette interpr\u00e9tation l\u00e0. C&rsquo;\u00e9tait il y a d\u00e9j\u00e0 longtemps&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8212;&#8212; D&rsquo;un Shakespeare \u00e0 l&rsquo;autre, d&rsquo;Hamlet \u00e0 Richard III, Thomas Ostermeier signe une mise en sc\u00e8ne baroque, violente&#8230; et dr\u00f4le, o\u00f9 son ami et complice Lars Eidinger assume le r\u00f4le titre d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre des trois heures. Recourant \u00e0 une nouvelle traduction de Marius von Mayenburg qui r\u00e9ussit dans ce travail d&rsquo;\u00e9criture \u00e0 entretenir l&rsquo;intimit\u00e9 des langues (voir W. Benjamin), Ostermeier a d\u00fb couper le texte de Shakespeare ? Rien de bien grave. 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