


{"id":539,"date":"2014-07-09T18:32:00","date_gmt":"2014-07-09T16:32:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.insense-scenes.net\/wordpress\/?p=539"},"modified":"2022-09-25T21:54:32","modified_gmt":"2022-09-25T19:54:32","slug":"non-merci","status":"publish","type":"edito","link":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/edito\/non-merci\/","title":{"rendered":"NON MERCI\u2026"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-537\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/arton25.jpg\" width=\"920\" height=\"613\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-538\" src=\"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/non_merci.png\" alt=\"non_merci.png\" align=\"center\" width=\"376\" height=\"511\"><\/p>\n<hr>\n<p><em> <strong>Petit hommage \u00e0 Denis Slakta qui, des ann\u00e9es durant, \u00e9crivit la rubrique \u201cLa vie du langage\u201d chaque dernier vendredi, dans Le Monde, avant que la maladie n\u2019interdise \u00e0 ce linguiste rare cette gymnastique c\u00e9r\u00e9brale et spirituelle.<\/strong> <\/em><\/p>\n<hr>\n<p><em>Non Merci<\/em><br \/>\nEst l\u2019une des banderoles \u2013 que le festivalier peut croiser \u2013 au frontispice des salles participant \u00e0 la programmation du festival (in) d\u2019Avignon. L\u2019apercevant, c\u2019est moins un programme qui annonce un spectacle, qu\u2019une revendication qui s\u2019exprime en lettres noires sur fond blanc. Visible pour un myope, mais un rien artisanale, la banderole oblige \u00e0 lever les \u201cyeux aux ciel\u201d. Expression de circonstance tant il semble que ceux qui la motivent laissent ceux qui l\u2019\u00e9crivent dans le d\u00e9sarroi et la circonspection. Ce \u201cNon merci\u201d, parmi les autres slogans qui ornent les lieux patrimoniaux qui accueillent le spectacle vivant, m\u2019invitera r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 faire quelques commentaires\u2026<br \/>\nNon Merci<br \/>\nDeux mots simples, lisibles, qui expriment le refus, ou une mani\u00e8re de d\u00e9cliner avec politesse, mais fermet\u00e9, une proposition qui est faite.<br \/>\nDans la langue fran\u00e7aise, c\u2019est ce que l\u2019on appelle un syntagme fig\u00e9. Soit l\u2019association de deux mots qui peuvent avoir une vie s\u00e9mantique ind\u00e9pendante, mais qui par l\u2019emploi et l\u2019usage que l\u2019on en fait finissent par former une expression, augment\u00e9e d\u2019une nouvelle signification. Par exemple \u201cDieu Merci\u201d qui signifie grosso modo qu\u2019on l\u2019aura \u00e9chapp\u00e9 belle et que l\u2019on a trouv\u00e9 une protection inesp\u00e9r\u00e9e. Il est clair que \u201cDieu\u201d a une existence ind\u00e9pendante de \u201cMerci\u201d. Quand on les agglutine (principe du syntagme fig\u00e9), l\u2019expression n\u2019a de sens que parce que les deux termes sont unis. Le r\u00e9sultat, c\u2019est que leur valeur respective diminue, pour gagner une signification commune.<br \/>\nC\u2019est le cas de \u201cDieu\u201d et de \u201cMerci\u201d. Pris isol\u00e9ment, \u201cDieu\u201d peut tout pour ceux qui y croient. Il peut, entre autres, prot\u00e9ger. Le mot \u201cMerci\u201d, lui, ne renvoie \u00e0 rien d\u2019autre qu\u2019\u00e0 une politesse, une r\u00e9action polie \u00e0 un geste ou une parole dont on est l\u2019objet. Entre l\u2019un et l\u2019autre, il n\u2019y a ainsi rien de commun, jusqu\u2019\u00e0 ce que les mots agglutin\u00e9s, la composition produise une nouvelle signification. Enfin presque, car pour les croyants \u201cDieu merci\u201d renvoie encore \u00e0 un geste divin. Pour un la\u00efc, en revanche, \u201cDieu merci\u201d est une expression pass\u00e9e dans l\u2019usage. Un La\u00efc ne remercie pas \u201cDieu\u201d, il recourt \u00e0 un trope du langage qui lui permet d\u2019exprimer un soulagement, une reconnaissance, l\u2019acceptation. On pourrait r\u00e9sumer en disant que pour le croyant au commencement \u00e9tait le Verbe, quand pour le la\u00efc, c\u2019est le langage.<br \/>\nCela \u00e9tant dit, la langue est ainsi faite qu\u2019elle multiplie les syntagmes fig\u00e9s. Par exemple, et pour revenir au paradigme du \u201cmerci\u201d, on trouve encore le \u201csans merci\u201d ou le \u201c\u00eatre \u00e0 la merci\u201d, etc. L\u2019un et l\u2019autre de ces nouveaux syntagmes fig\u00e9s figurant pour l\u2019un une radicalit\u00e9 de comportement (sans merci = pas de quartier), et pour l\u2019autre une menace qui p\u00e8se sur le sujet \u201c\u00eatre \u00e0 la merci\u201d.<br \/>\nLisant la banderole des intermittents, on peut donc lire le \u201cNon merci\u201d comme le r\u00e9sultat d\u2019un combat \u201csans merci\u201d o\u00f9 ils \u201csont \u00e0 la merci\u201d d\u2019un tiers (le MEDEF) qui, \u201cDieu merci\u201d n\u2019est pas leur seul interlocuteur ce qui leur permet d\u2019exprimer un \u201cNon Merci\u201d.<br \/>\nReste \u00e0 mesurer l\u2019effet de cette politesse sur une r\u00e9alit\u00e9 mena\u00e7ante, car enfin que vaut un \u201cNon Merci\u201d face \u00e0 la brutalit\u00e9 du \u201cSans Merci\u201d.<br \/>\nOn l\u2019imagine fort bien, l\u00e0 o\u00f9 le \u201cNon Merci\u201d renvoie \u00e0 une politesse, une forme de courtoisie, une \u00e9l\u00e9gance observ\u00e9e et donc \u00e0 un code et \u00e0 quelques lois qui r\u00e8glent la communaut\u00e9 autour des \u00e9changes qu\u2019elle peut avoir, le \u201cSans merci\u201d est exactement le contraire puisqu\u2019il induit le \u201cpas de quartier\u201d (\u00e9quivalent synoymique) qui exprime la fin de toutes r\u00e8gles, l\u2019ignorance de tous codes.<br \/>\nCes points s\u00e9mantiques soucieux de linguistiques ramen\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des conversations entre les intermittents, l\u2019Etat, le MEDEF, les Syndicats et autres partenaires sociaux, autour d\u2019une table des \u201cn\u00e9gociations\u201d, on est alors en droit de se demander, alors que ces \u201ccat\u00e9gories\u201d sont contraintes d\u2019occuper le m\u00eame espace, ce que p\u00e8se le \u201cNon Merci\u201d quand il rencontre le \u201cSans merci\u201d. Au vrai, il y a fort \u00e0 parier que si dialogue il y a, il prendra le tour d\u2019un dialogue de sourds.<br \/>\nEn effet, deux logiques distinctes s\u2019affrontent ; les uns, courtois, adeptes d\u2019un code commun ; les autres, brutaux, affranchis de toutes r\u00e8gles communes.<br \/>\nEt on distingue alors, entre le \u201cNon Merci\u201d et le \u201cSans Merci\u201d, deux formes id\u00e9ologiques qui n\u2019ont, bien entendu, rien \u00e0 voir ensemble mais qui sont tenues de se parler.<br \/>\nSi le \u201cNon merci\u201d renvoie \u00e0 la politesse, mais \u00e9galement \u00e0 une forme de pratique de la politique (puisqu\u2019il s\u2019agit de garantir des codes communs des membres d\u2019une m\u00eame cit\u00e9), le \u201cSans merci\u201d renvoie non pas \u00e0 la politique, mais \u00e0 une pratique libre et autonome, une sorte de loi du thalion, autant dire l\u2019une des formes du lib\u00e9ralisme.<br \/>\nNa\u00efvement, on pourrait craindre qu\u2019il n\u2019y ait donc aucune issue. D\u2019autant que si nous contextualisons davantage, on peut pr\u00eater au \u201cNon Merci\u201d une valeur d\u2019implicite qui, d\u00e8s lors que l\u2019expression est contextualis\u00e9e historiquement (2003), signifiera le \u201cRas le bol\u201d, le \u201c\u00e7a suffit\u201d, le \u201cfranchement pas\u201d\u2026 D\u2019une certaine mani\u00e8re, ce \u201cNon Merci\u201d peut donc se lire comme l\u2019expression d\u2019un \u201cenvoyer promener\u201d et d\u2019une lassitude en 2014.<br \/>\nBien entendu, ceci n\u2019est lisible et audible que si les protagonistes de cette situation discursive, et un tiers t\u00e9moin de l\u2019histoire (nous) savent rep\u00e9rer ce que Sperber et Wilson nommerait un \u201costensif inf\u00e9rentiel\u201d.<br \/>\nMais bon, c\u2019est aller un peu trop loin en p\u00e9riode estivale que d\u2019entrer dans ces nuances linguistiques. Reprenons\u2026<br \/>\nNa\u00efvement, on pourrait craindre qu\u2019il n\u2019y ait donc aucune issue. Ce constat simpliste arrange sans doute les idol\u00e2tres du consensus et les \u00e9ternels non engag\u00e9s, mais c\u2019est oublier un peu vite que les pratiquants du \u201cNon Merci\u201d comme du \u201cSans Merci\u201d ont en commun le langage. Et le langage, compos\u00e9 de la parole et de la langue, au moins depuis Saussure \u2013 \u201cDieu Merci\u201d \u2013 est politique.<br \/>\nL\u00e0-dessus, plusieurs penseurs s\u2019accordent et le plaisir de les faire partager m\u2019invite \u00e0 nouveau \u00e0 les citer\u2026<br \/>\n\u201cChaque mot, nous le savons, se pr\u00e9sente comme une ar\u00e8ne en r\u00e9duction o\u00f9 s&rsquo;entrecroisent et luttent les accents sociaux \u00e0 orientation contradictoire. Le mot s&rsquo;av\u00e8re, dans la bouche de l&rsquo;individu, le produit de l&rsquo;interaction vivante des forces sociales[[Mikhail Bakhtine, Le marxisme et la philosophie du langage, trad. Marina Ya guello, coll. \u00ab Sens commun \u00bb, \u00e9d. Minuit, 1977, p. 67.]] \u00e9crivait Bahktine. Ou comme le pensait Arendt : \u201c d\u00e8s que le r\u00f4le du langage est en jeu, le probl\u00e8me devient politique par d\u00e9finition\u201d[[Hannah Arendt, L\u2019Humaine condition, trad. Georges Fradier, Paris, Gallimard, 2012, p. 61.]], voire comme l\u2019enseignant Marcuse : \u201c la syntaxe, la grammaire, le vocabulaire sont des actes moraux et politiques\u201d[[Herbert Marcuse, L\u2019Homme unidimensionnel, essai sur l\u2019id\u00e9ologie de la soci\u00e9t\u00e9 industrielle avanc\u00e9e, trad. Monique Wittig et H. Marcuse, Paris, Minuit, 1968, p. 220.]]. Marx, quant \u00e0 lui, rappelant que le fonctionnement et le m\u00e9canisme des \u00e9changes, dans le capitalisme, concerne \u00ab tout aussi bien le langage \u00bb[[Karl Marx, Le Capital, trad. J. Roy, avertissement L. Althusser, Paris, Garnier Flammarion, 1969, p. 70.]].<br \/>\nLe \u201cNon Merci\u201d et le \u201cSans Merci\u201d sont donc des formes de la politique, voire du politique. Et donc, s\u2019ils sont \u201cpolitique\u201d, alors il n\u2019y a aucune raison de pr\u00eater plus de s\u00e9rieux \u00e0 l\u2019un qu\u2019\u00e0 l\u2019autre, aucune raison de marginaliser l\u2019un contre l\u2019autre\u2026 Autrement dit, que le \u201cNon Merci\u201d soit le fait d\u2019une parole artistique ou que le \u201cSans Merci\u201d soit celui de partenaires \u00e9conomiques influents dits \u201cs\u00e9rieux\u201d ne doit pas faire oublier que les deux syntagmes fig\u00e9s renvoient \u00e0 la \u201cchose politique\u201d.<br \/>\nRelisant la banderole, il faut alors admettre que pour autant que le \u201cNon Merci\u201d exprime un refus des intermittents, li\u00e9 \u00e0 la politesse ou \u00e0 un implicite qui aurait la valeur d\u2019un \u201cenvoyer promener\u201d, il marque \u00e9galement une mani\u00e8re d\u2019utiliser le langage. Le \u201cNon Merci\u201d (comme le \u201cSans Merci\u201d) marque alors tout \u00e0 la fois une dramatisation du langage (une certaine mani\u00e8re d\u2019imaginer la politique et de la pratiquer via le langage et son utilisation) qui \u00e0 trait \u00e0 une \u201cguerre des langages\u201d. L\u00e0 o\u00f9 le \u201cSans Merci\u201d lib\u00e9ral proc\u00e8de de la tentative que soulignait Jean-Fran\u00e7ois Lyotard, \u00e0 savoir \u201cd\u00e9truire ce qui reste des cultures non capitalistes \u00bb [[C\u2019est ce que d\u00e9veloppe Jean-Fran\u00e7ois Lyotard, lorsqu\u2019il analyse l\u2019action et l\u2019ambition du lib\u00e9ralisme de \u00ab d\u00e9truire ce qui reste des cultures non capitalistes \u00bb, in Jean-Fran\u00e7ois Lyotard, \u00ab Avis de d\u00e9luge \u00bb, Des Dispositifs pulsionnels, Paris, Galil\u00e9e, 1994, p. 13.]], le \u201cNon Merci\u201d est un syntagme fig\u00e9 qui marque une r\u00e9sistance \u00e0 cette entreprise, en m\u00eame temps qu\u2019il pose une autre mani\u00e8re de recourir au langage.<br \/>\nL\u2019ensemble de ces remarques donnant raison \u00e0 Michel Foucault, je cite : \u201c Le discours ne doit pas \u00eatre pris comme l\u2019ensemble des choses qu\u2019on dit, ni comme la mani\u00e8re de les dire. Il est tout autant dans ce qu\u2019on ne dit pas, ou qui se marque par des gestes, des attitudes, des mani\u00e8res d\u2019\u00eatre, des sch\u00e9mas de comportement, des am\u00e9nagements spatiaux [\u2026] Il s\u2019agit ici de montrer le discours comme un champ strat\u00e9gique, o\u00f9 les \u00e9l\u00e9ments, les tactiques, les armes ne cessent de passer d\u2019un camp \u00e0 l\u2019autre, de s\u2019\u00e9changer entre les adversaires et de se retourner contre ceux-l\u00e0 m\u00eames qui les utilisent. C\u2019est dans la mesure o\u00f9 il est commun que le discours peut devenir \u00e0 la la fois le lieu et l\u2019instrument de l\u2019affrontement. Ce qui fait la diff\u00e9rence et caract\u00e9rise la bataille des discours, c\u2019est la position qui est occup\u00e9e par chacun des adversaires\u2026 \u00bb[[Michel Foucault, \u00ab Le discours ne doit pas \u00eatre pris comme\u2026 \u00bb Dits et \u00e9crits, 1976, Gallimard, 2001, pp. 123-124.]]<br \/>\nSoit un syntagme, on l\u2019aura compris, qui engage bien plus que les seuls intermittents, mais bien toute la collectivit\u00e9 qui devrait s\u2019inqui\u00e9ter d\u2019\u00eatre \u201cA La Merci\u201d du groupe de \u201cSans Merci\u201d.<\/p>\n<hr>\n<p>\u2014&nbsp;Vid\u00e9o INA : <a href=\"http:\/\/boutique.ina.fr\/video\/art-et-culture\/arts-du-spectacle\/2338423001002\/festival-d-avignon-assemblee-generale-des-intermittents-du-spectacle.fr.html\">Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des intermittents au Festival d&rsquo;Avignon, 2003<\/a><\/p>\n<p>\u2014&nbsp;\u00ab Le mod\u00e8le des intermittents, c\u2019est une sortie du ch\u00f4mage de masse \u00bb, <a href=\"http:\/\/www.reseau-salariat.info\/24b754a54c368a2f37f8fb5b7d8ea639\">entretien avec Mathieu Gr\u00e9goire<\/a>[[Mathieu Gr\u00e9goire est ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Picardie. Il est co-auteur avec Olivier Pilmis du rapport \u00ab Quelle indemnisation ch\u00f4mage pour les intermittents du spectacle ? Mod\u00e9lisation et \u00e9valuation d&rsquo;un r\u00e9gime alternatif \u00bb, command\u00e9 par le Synd\u00e9ac, le syndicat des entreprises artistiques et culturelles, et auteur de <em>Les Intermittents du spectacle \u2013 Enjeux d\u2019un si\u00e8cle de luttes,<\/em> publi\u00e9 aux \u00e9ditions La Dispute.]]<\/p>\n<hr>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Petit hommage \u00e0 Denis Slakta qui, des ann\u00e9es durant, \u00e9crivit la rubrique \u201cLa vie du langage\u201d chaque dernier vendredi, dans Le Monde, avant que la maladie n\u2019interdise \u00e0 ce linguiste rare cette gymnastique c\u00e9r\u00e9brale et spirituelle. Non Merci Est l\u2019une des banderoles \u2013 que le festivalier peut croiser \u2013 au frontispice des salles participant \u00e0 la programmation du festival (in) d\u2019Avignon. L\u2019apercevant, c\u2019est moins un programme qui annonce un spectacle, qu\u2019une revendication qui s\u2019exprime en lettres noires sur fond blanc.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":537,"menu_order":0,"template":"","class_list":["post-539","edito","type-edito","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/edito\/539","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/edito"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/types\/edito"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media\/537"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliechaumard.paris\/winsense\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=539"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}